Critiques

Hillbrow de Nicolas Boone

Hillbrow de Nicolas Boone

Tout commence par un souffle prêt à rompre, celui d’un garçon sur le toit d’un gratte-ciel. On ne sait pas vraiment où on est, mais on devine bientôt, c’est bien Johannesburg derrière lui. Ce garçon surgit dans l’étrange lourdeur d’une caméra qui plane. Il respire fort, il est sur le point de sauter, il est à bout de course, son regard ne dérive pas.

Bim Bam Boom Las Luchas Morenas de Marie Losier

Bim Bam Boom Las Luchas Morenas de Marie Losier

Que ce soit en filmant le cinéaste canadien Guy Maddin, la chanteuse délurée Peaches ou l’icône new-yorkaise Alan Vega, le style-signature de Marie Losier est immuable. Caméra Bolex 16mm à la main, elle capture l’intime, la vie et la douce folie de ses amis dans des portraits anti-cinéma vérité. Présenté cette année au FNC à Montréal, « Bim Bam Boom » ne déroge pas à la règle et offre en 13 minutes chrono un home made movie sur les sœurs Moreno, reines du catch mexicain.

La Maison de poussière de Jean-Claude Rozec

La Maison de poussière de Jean-Claude Rozec

C’est en voisin que Jean-Claude Rozec a présenté son film au festival Court Métrange de Rennes, puisque c’est dans cette ville que sont basés ses producteurs et que lui-même est originaire de la région. La remarque n’a rien d’anodin si l’on ajoute que la question du foyer (à la fois la famille et le quartier) est justement au cœur de « La Maison de poussière », le très beau troisième court-métrage d’animation du réalisateur.

Shadow de Lorenzo Recio

Shadow de Lorenzo Recio

Présenté en sélection internationale au festival Partie(s) de Campagne, « Shadow » a également reçu cet été les Prix du Jury Jeune et du Festival Connexion, ainsi que la mention du Jury Presse au Festival du Film Court en Plein Air de Grenoble. Le film de Lorenzo Recio emprunte les voies du récit fantastique pour faire sombrer le destin d’un timide marionnettiste vers une métaphore vertigineuse de la relation amoureuse.

Scars of Cambodia d’Alexandre Liebert

Scars of Cambodia d’Alexandre Liebert

3 ans, 8 mois et 20 jours : durant cette période, les khmers rouges ont insaturé un pouvoir sanguinaire qui a décimé pas moins d’un cinquième de la population cambodgienne de 1975 à 1979. « Scars of Cambodia », documentaire d’Alexandre Liebert, primé deux fois au festival de Clermont-Ferrand (Meilleures photo et musique) et présenté récemment au festival Partie(s) de campagne dans la section Doc 2, s’attache à livrer le témoignage silencieux d’un survivant de ce régime liberticide.