Archives par mot-clé : Festival de Cannes

The End de Niki Lindroth von Bahr

The End de Niki Lindroth von Bahr

Niki Lindroth von Bahr est de retour avec son nouveau court-métrage d’animation en stop-motion, « The End », et il est super. Il s’agit de son deuxième film sélectionné à Cannes. En 2017, la réalisatrice suédoise avait déjà participé à la Quinzaine des Réalisateurs avec la comédie musicale animée « Min börda » (« The Burden »). The End est son cinquième film et une coproduction entre la Suède (Malade AB), le Danemark (Wired Fly) et la France (Les Valseurs).

Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

En compétition officielle au dernier Festival de Cannes avec « Le bain des sirènes », la réalisatrice Lola Degove, âgé de 27 ans, développe une œuvre d’animation sensorielle et intime, nourrie par l’observation du réel, les gestes du quotidien et les émotions de sa génération. Entre couleurs instinctives, travail du mouvement et sentiment de solitude contemporaine, elle revient sur sa manière de filmer les corps, de diriger ses comédiennes Eva Huault et Mara Taquin et de transformer l’intime en matière de cinéma.

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Artiste plasticienne et comédienne française d’origine sud-coréenne, membre du Jury des courts métrages et de la Cinef et des 10 to Watch d’Unifrance cette année au Festival de Cannes, Ji-Min Park évoque son rapport au cinéma, la création comme état permanent, la question de l’invisibilité des acteurs et actrices asiatiques dans le cinéma français et son besoin de naviguer et de créer entre plusieurs mondes.

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Présidente du Jury des courts métrages et de La Cinef lors du 79e Festival de Cannes, la réalisatrice Carla Simón (« Été 1993 », « Nos soleils », « Romería ») revient sur son rapport aux récits personnels, à la forme courte et à la jeune génération de cinéastes. Entre mémoire familiale, expérimentation cinématographique et transmission, la réalisatrice espagnole défend un cinéma de la recherche, du mouvement et de l’émotion.

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Après son dernier court-métrage « Sale pluie ! » (2022), la réalisatrice Lola Degove, diplômée de l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) et de La Poudrière, présente son nouveau film « Le Bain des sirènes » en compétition officielle de courts-métrages, à l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes.

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Avec son deuxième court métrage d’animation, Le dernier printemps, sélectionné en compétition officielle à Cannes, Mathilde Bédouet prolonge son geste sensible déjà à l’œuvre dans Été 96. La réalisatrice y explore l’adolescence, l’âge des premières fois où l’insouciance s’efface à mesure que surgissent les premières désillusions.

Para los contrincantes de Federico Luis

Para los contrincantes de Federico Luis

Palme d’or du court métrage au Festival de Cannes 2026, « Para los contrincantes », réalisé par Federico Luis, apparaît comme l’une des grandes révélations de la sélection. Le cinéaste revient ici au court métrage avec une œuvre d’une grande maîtrise. Sous une apparente simplicité, le documentaire développe une réflexion puissante sur la pression familiale, le regard des adultes et l’enfermement psychologique d’un enfant boxeur écrasé par les attentes des autres.

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Révélée très jeune au cinéma, l’actrice suisse Ella Rumpf se balade entre Zurich et Paris. A Cannes, elle fait partie des 10 to Watch d’Unifiante et présente à la Quinzaine des cinéastes « L’Espèce explosive », le premier long-métrage de Sarah Arnold, récompensé du Prix Label Europa Cinemas. A l’occasion de cet entretien, elle revient sur sa formation punk à Londres, son rapport instinctif au jeu, son besoin d’espace et sa vision d’une nouvelle génération suisse plus politisée, plus libre, moins intimidée par les codes du cinéma.

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Présenté en séance d’ouverture de la Semaine de la Critique 2026, le premier long-métrage de Phuong Mai Nguyen est une adaptation de In Waves, le roman graphique autobiographique d’AJ Dungo retraçant sa découverte du surf et sa rencontre avec Kristen, son amour de jeunesse. Formée aux Gobelins puis à La Poudrière, la réalisatrice revient sur son parcours, les années de fabrication du film, le travail d’adaptation et la manière dont l’animation permet, selon elle, de « faire revivre » les êtres disparus.

Yom : « Je pense être plus inspiré par le cinéma que par la musique »

Yom : « Je pense être plus inspiré par le cinéma que par la musique »

Invité par la SACEM à Cannes pour y donner un concert avec Don Turi, le musicien et clarinettiste Yom revient sur son rapport très intuitif au cinéma, son besoin de travailler dans l’émotion plutôt que dans la technique. A l’occasion de cette interview, il aborde également la question de l’héritage, du silence et de l’identité. A Cannes, sa musique se laisse reconnaître et apprécier dans Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg (Un Certain Regard) et Mauvaise étoile de Lola Cambourieu et Yann Berlier (ACID). Un peu plus tôt dans l’année, sa musique était également présente dans A voix basse de Leyla Bouzid, présenté à Berlin.

Eva Huault : « Je mets de l’espoir dans tout ce que je fais »

Eva Huault : « Je mets de l’espoir dans tout ce que je fais »

À Cannes, la comédienne Eva Huault présente « Shana », le deuxième long-métrage de Lila Pinell — sélectionné à la Quinzaine des cinéastes et le court « Le bain des sirènes » de Lola Degove, en compétition officielle. Que ce soit dans « Le Roi David » de la même Lila Pinell où on l’a découverte, dans « Le Dernier des Juifs » de Noé Debré, « L’Affaire Laura Stern » d’Akim Isker, Eva Huault impose une parole instinctive sans filtre, où ça déborde, bifurque, précise. Rares sont les rencontres où ça part dans tous les sens, où l’on convoque les animaux, les pots de Nutella, l’envie de cinéma, la franchise, l’humour et la vie.

Sandra Desmazières : « Je suis une femme et mes choix vont naturellement vers le récit de femmes »

Sandra Desmazières : « Je suis une femme et mes choix vont naturellement vers le récit de femmes »

Présenté en compétition officielle lors de la 78e édition du Festival de Cannes en 2025 et récompensé d’un César du meilleur court-métrage d’animation lors de la 51e cérémonie des César en février dernier, « Fille de l’eau » de Sandra Desmazières a émergé d’un récit personnel. La réalisatrice nous raconte l’histoire de la pression sociale féminine autour de la fertilité, en adoptant le point de vue de Mia, une plongeuse en apnée, à travers ses souvenirs et sa douleur. Cet entretien revient sur le processus créatif de la réalisatrice, l’influence de son histoire personnelle sur son œuvre et la place des femmes dans le court-métrage d’animation.

The Chronology of Water de Kristen Stewart

The Chronology of Water de Kristen Stewart

Présenté au Festival de Cannes 2025, « The Chronology of Water » marque le passage au long métrage de Kristen Stewart. Sorti en salles françaises en octobre de cette même année dans la foulée de sa présentation en festival, le film a depuis fait l’objet d’une édition vidéo qui permet d’en prolonger l’expérience et la réflexion. Adapté des mémoires de Lidia Yuknavitch, le film suit le parcours d’une jeune femme marquée par une enfance traversée de violences et de traumatismes, dont elle tente de se reconstruire à travers l’écriture, le corps et le rapport aux autres. Refusant toute linéarité, Stewart épouse une temporalité fragmentée, faite de souvenirs, de sensations et de surgissements, où passé et présent se confondent dans une même expérience intérieure.

Focus Cannes 2026

Focus Cannes 2026

Entre héritage et désir de renouvellement, cette 79e édition du Festival de Cannes semble vouloir faire dialoguer toutes les temporalités du cinéma. Le choix de « Thelma & Louise » pour son affiche n’a rien d’anodin. Derrière cette image devenue iconique se dessine l’idée d’un cinéma en mouvement, traversé par des élans de liberté, de réinvention et de prise de risque. Cette dynamique se retrouve dans des sélections particulièrement foisonnantes, où cohabitent films patrimoniaux, grands auteurs confirmés et nouvelles voix appelées à marquer les années à venir.