Archives par mot-clé : Festival de Cannes

Federico Luis : « Le cinéma est une sorte de carte émotionnelle »

Federico Luis : « Le cinéma est une sorte de carte émotionnelle »

Quelques jours après avoir remporté la Palme d’or du court-métrage à Cannes 2026 pour « Para los contrincantes », le réalisateur argentin Federico Luis revient sur son parcours, son inspiration puisée dans le réel et sa manière de faire du cinéma avec peu de moyens mais beaucoup de liberté. Déjà récompensé en 2024 par le Grand Prix Ami de la Semaine de la Critique pour Simon de la montaña, il évoque également la situation du cinéma argentin, son enfance passée dans les salles obscures et sa conviction que les films doivent laisser au spectateur « un espace pour rêver ».

Hadrien Bels : « Un auteur qui ne regarde plus le réel finit par ne plus voir grand-chose »

Hadrien Bels : « Un auteur qui ne regarde plus le réel finit par ne plus voir grand-chose »

Romancier remarqué avec Cinq dans tes yeux puis Tibi la Blanche, Hadrien Bels poursuit son exploration de Marseille avec Nouvel Hair, son premier court métrage, présenté en compétition officielle à Cannes, qui s’intéresse à un salon de coiffure confronté aux petits et grands changements de la vie. Entre littérature et cinéma, il revient sur son rapport à sa ville, la gentrification, le langage, la fabrication de son film et son installation récente à Dakar. Une conversation où il est autant question de création que d’appartenance, d’enracinement et de désir d’ailleurs.

Nouvel Hair d’Hadrien Bels

Nouvel Hair d’Hadrien Bels

Connaissez-vous le terme heimat ? C’est un mot allemand difficilement traduisible en français. Il signifie à la fois « maison » et « endroit où l’on se sent chez soi ». Si il n’est jamais prononcé dans « Nouvel Hair », le nouveau court-métrage d’Hadrien Bels offre cependant à notre avis une belle réflexion sur ce mot si particulier. À l’occasion de sa présentation en compétition des court-métrages en sélection officielle du Festival de Cannes 2026, Format Court vous en propose la critique que voici.

The End de Niki Lindroth von Bahr

The End de Niki Lindroth von Bahr

Niki Lindroth von Bahr est de retour avec son nouveau court-métrage d’animation en stop-motion, « The End », et il est super. Il s’agit de son deuxième film sélectionné à Cannes. En 2017, la réalisatrice suédoise avait déjà participé à la Quinzaine des Réalisateurs avec la comédie musicale animée « Min börda » (« The Burden »). The End est son cinquième film et une coproduction entre la Suède (Malade AB), le Danemark (Wired Fly) et la France (Les Valseurs).

Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

En compétition officielle au dernier Festival de Cannes avec « Le bain des sirènes », la réalisatrice Lola Degove, âgé de 27 ans, développe une œuvre d’animation sensorielle et intime, nourrie par l’observation du réel, les gestes du quotidien et les émotions de sa génération. Entre couleurs instinctives, travail du mouvement et sentiment de solitude contemporaine, elle revient sur sa manière de filmer les corps, de diriger ses comédiennes Eva Huault et Mara Taquin et de transformer l’intime en matière de cinéma.

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Artiste plasticienne et comédienne française d’origine sud-coréenne, membre du Jury des courts métrages et de la Cinef et des 10 to Watch d’Unifrance cette année au Festival de Cannes, Ji-Min Park évoque son rapport au cinéma, la création comme état permanent, la question de l’invisibilité des acteurs et actrices asiatiques dans le cinéma français et son besoin de naviguer et de créer entre plusieurs mondes.

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Présidente du Jury des courts métrages et de La Cinef lors du 79e Festival de Cannes, la réalisatrice Carla Simón (« Été 1993 », « Nos soleils », « Romería ») revient sur son rapport aux récits personnels, à la forme courte et à la jeune génération de cinéastes. Entre mémoire familiale, expérimentation cinématographique et transmission, la réalisatrice espagnole défend un cinéma de la recherche, du mouvement et de l’émotion.

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Après son dernier court-métrage « Sale pluie ! » (2022), la réalisatrice Lola Degove, diplômée de l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) et de La Poudrière, présente son nouveau film « Le Bain des sirènes » en compétition officielle de courts-métrages, à l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes.

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Avec son deuxième court métrage d’animation, Le dernier printemps, sélectionné en compétition officielle à Cannes, Mathilde Bédouet prolonge son geste sensible déjà à l’œuvre dans Été 96. La réalisatrice y explore l’adolescence, l’âge des premières fois où l’insouciance s’efface à mesure que surgissent les premières désillusions.

Para los contrincantes de Federico Luis

Para los contrincantes de Federico Luis

Palme d’or du court métrage au Festival de Cannes 2026, « Para los contrincantes », réalisé par Federico Luis, apparaît comme l’une des grandes révélations de la sélection. Le cinéaste revient ici au court métrage avec une œuvre d’une grande maîtrise. Sous une apparente simplicité, le documentaire développe une réflexion puissante sur la pression familiale, le regard des adultes et l’enfermement psychologique d’un enfant boxeur écrasé par les attentes des autres.

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Révélée très jeune au cinéma, l’actrice suisse Ella Rumpf se balade entre Zurich et Paris. A Cannes, elle fait partie des 10 to Watch d’Unifiante et présente à la Quinzaine des cinéastes « L’Espèce explosive », le premier long-métrage de Sarah Arnold, récompensé du Prix Label Europa Cinemas. A l’occasion de cet entretien, elle revient sur sa formation punk à Londres, son rapport instinctif au jeu, son besoin d’espace et sa vision d’une nouvelle génération suisse plus politisée, plus libre, moins intimidée par les codes du cinéma.

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Présenté en séance d’ouverture de la Semaine de la Critique 2026, le premier long-métrage de Phuong Mai Nguyen est une adaptation de In Waves, le roman graphique autobiographique d’AJ Dungo retraçant sa découverte du surf et sa rencontre avec Kristen, son amour de jeunesse. Formée aux Gobelins puis à La Poudrière, la réalisatrice revient sur son parcours, les années de fabrication du film, le travail d’adaptation et la manière dont l’animation permet, selon elle, de « faire revivre » les êtres disparus.

Yom : « Je pense être plus inspiré par le cinéma que par la musique »

Yom : « Je pense être plus inspiré par le cinéma que par la musique »

Invité par la SACEM à Cannes pour y donner un concert avec Don Turi, le musicien et clarinettiste Yom revient sur son rapport très intuitif au cinéma, son besoin de travailler dans l’émotion plutôt que dans la technique. A l’occasion de cette interview, il aborde également la question de l’héritage, du silence et de l’identité. A Cannes, sa musique se laisse reconnaître et apprécier dans Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg (Un Certain Regard) et Mauvaise étoile de Lola Cambourieu et Yann Berlier (ACID). Un peu plus tôt dans l’année, sa musique était également présente dans A voix basse de Leyla Bouzid, présenté à Berlin.

Eva Huault : « Je mets de l’espoir dans tout ce que je fais »

Eva Huault : « Je mets de l’espoir dans tout ce que je fais »

À Cannes, la comédienne Eva Huault présente « Shana », le deuxième long-métrage de Lila Pinell — sélectionné à la Quinzaine des cinéastes et le court « Le bain des sirènes » de Lola Degove, en compétition officielle. Que ce soit dans « Le Roi David » de la même Lila Pinell où on l’a découverte, dans « Le Dernier des Juifs » de Noé Debré, « L’Affaire Laura Stern » d’Akim Isker, Eva Huault impose une parole instinctive sans filtre, où ça déborde, bifurque, précise. Rares sont les rencontres où ça part dans tous les sens, où l’on convoque les animaux, les pots de Nutella, l’envie de cinéma, la franchise, l’humour et la vie.