Archives par mot-clé : Fiction

Tang Yi : « Faire des films revient à faire la paix avec moi-même »

Tang Yi : « Faire des films revient à faire la paix avec moi-même »

 Jeune chinoise vivant à New York, la réalisatrice Tang Yi a réalisé le film All the Crows in the World. Celui-ci a comme particularité d’avoir remporté la Palme d’or du court cette année à Cannes. Cet été, nous l’avons longuement interrogée via Zoom sur son parcours, son travail d’écriture, ses défis et ses doutes. Encore étudiante à la NYU Tisch School de New York, elle évoque aussi le low-budget, la comédie sombre, les erreurs à commettre, les revendications qui l’anime et l’influence du réel sur ses films.

Manolis Mavris : “J’ai besoin de soulever des questions un peu plus profondes que ma vie”

Manolis Mavris : “J’ai besoin de soulever des questions un peu plus profondes que ma vie”

Rencontré quelques temps après avoir remporté le Prix Canal+ du court-métrage à la Semaine de la Critique 2021, le jeune réalisateur grec Manolis Mavris revient sur son parcours et l’histoire de Brutalia, Days of Labour qu’on pourrait intituler “Douze refus puis Cannes”. Au cours de cette discussion, on retrouve chez lui les qualités de son film : drôle, observateur, curieux, engagé et profondément humaniste. Un réal à suivre.

All crows in the world de Tang Yi

All crows in the world de Tang Yi

Dans All crows in the world, film de quatorze minutes qui a reçu cette année la Palme d’Or du court-métrage en sélection officielle à Cannes, la réalisatrice Yi Tang dépeint une jeunesse chinoise à la fois audacieuse et réservée qui questionne certaines pratiques sociales qui semblent redondantes et dépassées. C’est d’ailleurs de son histoire personnelle que la réalisatrice a puisé l’inspiration pour ce film, qui sous des allures de comédie laisse apparaître une évaluation plus acerbe du rapport aux relations et à la sexualité en Chine. 

B comme Brutalia, Days of Labour

B comme Brutalia, Days of Labour

Des filles identiques, en tenue militaire, qui se tuent au travail. Une société matriarcale et oligarchique. Que se passerait-il si nous remplacions les abeilles par des humains ? Anna une abeille ouvrière, ne pouvant souscrire à la violence qui l’entoure, sera conduite à prendre une décision radicale.
Réal. : Manolis Mavris
Fiction, 26′, 2021
Grèce, Belgique

L’Enfant salamandre de Théo Degen

L’Enfant salamandre de Théo Degen

C’est une légende : la salamandre ne résiste pas au feu, elle brûle comme tout autre amphibien et préfère même les zones humides à la chaleur. Pourtant, le garçon mi-homme mi-salamandre de L’enfant-salamandre brûle, lui, de vraies flammes. Le film de Théo Degen enflamme le nitrate de la pellicule pour nous transporter loin de notre monde.

Loïc Barché : « Montrer des salauds qui détruisent le monde, c’est l’un des enjeux du cinéma »

Loïc Barché : « Montrer des salauds qui détruisent le monde, c’est l’un des enjeux du cinéma »

Le réalisateur Loïc Barché vient de connaître sa première nomination aux César. Son film L’Aventure atomique, le troisième produit par ses amis de Punchline Cinéma, est en lice pour le César du meilleur court-métrage 2021. Format Court est allé à sa rencontre où, en dehors du nucléaire, il a été question de l’Algérie, des Trente Glorieuses, mais aussi des… vélibs et des Playmobil.

Marie Le Floc’h, Jalal Altawil : « Le désir de l’histoire, c’est le moteur de toute l’écriture »

Marie Le Floc’h, Jalal Altawil : « Le désir de l’histoire, c’est le moteur de toute l’écriture »

Elle a réalisé Je serai parmi les amandiers, un court franco-belge nommé aux César 2021 (verdict ce vendredi). Il joue dans son film. Marie Le Floc’h est une cinéaste française. Jalal Al Tawil est un acteur syrien. Installés à Bruxelles, ils discutent autour d’un thé noir de liberté, de geste politique, d’instinct, et de graines à retrouver.

Sofia Alaoui : « Ce qui m’intéresse, c’est l’humain »

Sofia Alaoui : « Ce qui m’intéresse, c’est l’humain »

Format Court a rencontré la réalisatrice franco-marocaine Sofia Alaoui. Son dernier film Qu’importe si les bêtes meurent a obtenu le César du Meilleur Court-Métrage 2021. On évoquera notamment le poids des dogmes, la liberté de penser, sa vision du cinéma ou encore l’influence du documentaire dans la mise en scène.

William Laboury : « On ne peut pas prévoir ce qu’on va ressentir devant un personnage qu’on n’a pas filmé, il faut rester ouvert »

William Laboury : « On ne peut pas prévoir ce qu’on va ressentir devant un personnage qu’on n’a pas filmé, il faut rester ouvert »

Après avoir été sélectionné au TIFF et au dernier Festival de Clermont-Ferrand, Yandere fait partie des courts-métrages présélectionnés aux César 2021. Le court-métrage de William Laboury raconte le parcours de Maïko, la petite amie holographique de Tommy qui va voir ce dernier la quitter pour une fille bien réelle.

David de Zach Woods

David de Zach Woods

Il y a maintenant un mois se clôturait l’édition 2020 du festival de Cannes, l’occasion idéale de découvrir David, un court métrage réalisé par l’Américain Zach Woods. Sélectionné en compétition officielle du festival et retenu aussi en compétition internationale au prochain Festival de Clermont-Ferrand, David est le tout premier court métrage réalisé par Zach Woods, connu notamment pour ses rôles dans diverses séries comiques à succès comme The Office ou encore Silicon Valley.

I am afraid to forget your face de Sameh Alaa

I am afraid to forget your face de Sameh Alaa

« Je crains d’oublier ton visage » : c’est autour de cette peur que ce court-métrage de Sameh Alaa, Palme d’or à Cannes 2020, est construit. Son précédent film Fifteen (2017) avait été sélectionné en Première Mondiale au Festival de Toronto 2017 (section Shorts Cuts). Le réalisateur égyptien nous livre à nouveau un film sobre, qui nous fait suivre le parcours d’Adam, bien décidé à rendre un dernier hommage à la femme qu’il aime.