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Paris Courts Devant 2012

Du 4 au 7 octobre 2012, s’est tenu le 8ème festival Paris Courts Devant, au Cinéma des Cinéastes (Paris, 17ème). Pendant 4 jours, des films d’étudiants en animation se sont confrontés à des films de musique, des auto-productions, des documentaires, des films « bord cadre » et des courts pour enfants. Voici, quelques jours plus tard, notre couv’ festivalière.

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Retrouvez dans ce Focus :

La critique de « Musique de chambre » de Julia Kowalski (France)
La critique de « Protoparticulas » de Chema Garcia Ibarra (Espagne)
Filmer la violence à distance : aller au-delà de la provocation ? Critique de « Les Meutes » de Manuel Schapira
La critique de « Tennis Elbow » de Vital Philippot (France)
La critique de « At The Formal » d’Andrew Kavanagh (Australie)
La critique de « Ce n’est pas un film de cow-boys » de Benjamin Parent (France)
La critique de « Papa, Lénine et Freddy » d’Irène Dragasaki (Grèce)
– Palmarès Paris Courts Devant

Derniers jours pour les inscriptions nationales du Festival de Clermont-Ferrand

Bonne info. Vous avez encore quelques jours pour soumettre vos films au prochain Festival de Clermont-Ferrand.

Date limite d’inscription et de réception des fichiers vidéo pour visionnement : 27 octobre 2012

Transfert d’un fichier vidéo pour visionnement téléchargé sur shortfilmdepot.com (recommandé) ou envoi d’un ou des fichier(s) vidéo sur CD-ROM ou DVD-ROM.

Frais d’inscription : gratuit

Conditions :

1) Film terminé après le : 1er novembre 2011
2) Durée maximale : 59 minutes
3) Origine : France comme pays de production principal
4) Support de projection au festival : 35 mm, fichiers DCP et Quicktime

Contact : Nadira Ardjoun

Règlement National (pdf)

Michael Langan : « Notre coopération a été très simple : deux amis travaillant ensemble autour d’un projet commun pour en faire le meilleur film possible »

Pour accompagner le Coup de cœur Format Court remis à « Choros » de Michael Langan et Terah Maher, lors du festival Silhouette, nous avons posé quelques questions aux co-réalisateurs de ce film de danse ayant fait l’unanimité du jury. Après quelques échanges par mails, nous vous proposons d’en savoir plus sur leur travail, leurs influences et leur coopération artistique.

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Format Court : Michael, quelles techniques avez-vous utilisées dans le film ?

Michael : A la fin du 19ème siècle, les photographes ont développé une nouvelle technique appelée « chronophotographie ». Il s’agit d’assembler une multitude de photos prises successivement et très rapidement. Cela permettait d’étudier le mouvement d’un sujet. Eadweard Muybridge a ainsi filmé la course d’un cheval en 1878. Avec l’utilisation d’un zootrope, ces images ont constitué les premières images animées au monde.

Quelques années plus tard, Etienne-Jules Maret a développé une variation de cette technique qui consistait à capturer de multiples poses d’un sujet sur une même couche de pellicule, créant ainsi une sorte d’écho visuel des mouvements.

En 1968, Norman McLaren a travaillé sur une adaptation cinématographique des techniques photographiques de Marey et Muybridge et a créé le film « Pas de deux ». Cependant, tout comme ses prédécesseurs, il s’est retrouvé confronté à un problème technique qui limitait les prises de vue à des actions en studio pour pouvoir obtenir l’effet souhaité.

« Choros » revisite ces innovations techniques et propose ses propres innovations autour de la technique initiale. Le compositing permet de s’affranchir des barrières techniques utilisées auparavant.

Vous évoquez Norman McLaren et « Pas de deux ». Avez-vous été fort influencé par  ce film ?

Michael : Notre amour mutuel pour le film « Pas de deux » a en effet influencé notre travail. Je pense que pour apprécier complètement « Choros », il est nécessaire de revoir le film de McLaren. C’est une condition importante pour comprendre qu’il s’agit d’un travail cinématographique dans la continuité de son travail. Lors de la création de « Choros », notre plus grande peur était de faire une sorte de copie de « Pas de deux » qui aurait été trop similaire à ce film de légende. Mais finalement, le film a été très bien accueilli et les fans de « Pas de deux » sont même devenus les plus grands fans de « Choros » !

Pouvez-vous nous parler des séquences en extérieur du film ? Que représentent-elles dans la narration ?

Terah : Nous savions dès le départ que le film parlerait d’intériorité et que la lumière vacillante représenterait une sorte de sensation que le personnage aurait du mal à extérioriser. Pour le danseur, cela revient à chercher à communiquer au spectateur ses émotions et ses sentiments à travers les mouvements de son corps.

Les trois parties du film représentent symboliquement la plongée de plus en plus profonde dans la psyché du personnage : en premier, une pièce faiblement éclairée, puis un espace plus sombre avec des bordures invisibles mais sensibles et enfin un champ ouvert et lumineux. Terminer sur le champ infini a une double fonction : d’une part, d’un point de vue visuel, cela permet de libérer les spectateurs de l’obscurité et, plus métaphoriquement, cela signifie que plus nous allons dans l’introspection, plus nous devenons expansifs.

Comment s’est organisé votre travail en duo sur ce film ?

Michael : Globalement, nous avons tous les deux touché à tout, que ce soit la structure du film, la réalisation ou la chorégraphie. Je me suis malgré tout plutôt concentré sur les aspects plus techniques du film comme la prise de vue et le compositing alors que Terah composait la chorégraphie et dansait devant la caméra. Notre coopération a été très simple : deux amis travaillant ensemble autour d’un projet commun pour en faire le meilleur film possible.

Terah : Prenez trois parts égales de jeu, de réflexion et de révision, combinez et répétez le tout, prenez le meilleur en y ajoutant une bonne dose de perfectionnisme et vous obtiendrez notre façon de travailler sur « Choros ».

La musique du film a été composée par Steve Reich. Pouvez-vous nous en parler ?

Michael : Il s’agit d’un extrait de « Music for 18 Musicians » qui a été composé en 1974. Quand nous avons commencé à travailler sur « Choros », nous n’avions pas de musique en tête. Nous avons testé le morceau de Steve Reich sur les images et cela a parfaitement fonctionné tant sur un plan rythmique qu’au niveau des émotions que nous souhaitions faire passer dans le film. Ce test fut si concluant que nous avons décidé d’acquérir les droits du morceau et heureusement Steve Reich a été d’accord.

Que souhaitiez-vous montrer au public en filmant cette chorégraphie avec cette technique ?

Terah : C’est très difficile de filmer la danse. L’expérience sensorielle et tridimensionnelle du live a tendance à disparaître quand elle est filmée en deux dimensions. Alors, notre idée a été de créer un langage dansé spécialement en accord avec la technique filmique utilisée. Quand je dansais, j’étais constamment avertie du rendu de mes mouvements sur l’image en deux dimensions qui allait être produite. La technique filmique utilisée dans « Choros » permet de mettre en évidence, de visualiser l’écoulement du temps, de fractionner et reconstruire le mouvement, de donner à voir des formes et des textures qui sont habituellement invisibles. Pendant que Michael programmait les paramètres du compositing, je m’entrainais à danser de plus en plus doucement.

Dans quelle mesure, Michael, vos films publicitaires ont-ils eu une influence sur vos courts métrages ?

Michael : J’ai eu tellement de chance de travailler dans la publicité avec des clients qui voulaient des films expérimentaux que j’ai utilisé mes travaux en pub comme un terrain de jeu pour développer des techniques et des idées pour mes courts métrages. D’ailleurs, certaines idées de mes courts sont citées dans les pubs. Par exemple, la stabilisation aérienne expérimentée dans « Doxology » a influencé mon travail technique dans la publicité « Fast Shoes » pour Adidas. Mais cette publicité a également servi d’expérimentation technique pour « Dahlia », un autre de mes courts, et ainsi de suite.

Qu’en est-il de vos projets, notamment de votre prochain court métrage « Butler, Woman, Man »?

Michael : Je viens de terminer « Butler, Woman, Man » qui a été produit par Paprika films avec le soutien de Ciclic et d’Arte France. L’action du film, située pendant la période de la belle époque, se déroule dans un château de la vallée de la Loire. Les habitants de ce château sont enfermés dans une sorte de cycle sisyphéen où chaque personnage se transforme à l’infini en un autre et ce, pour accomplir une routine immuable. C’est une ambiance assez noire et plus subtile que dans la plupart de mes films… C’est un peu comme si l’on cherchait à assembler les pièces d’un puzzle que l’on ne peut jamais finir. J’espère commencer à le diffuser au début de l’année prochaine.

Avez-vous envie de tourner un long métrage ? A quel genre collerait-il ?

Michael : J’adorerais faire un long métrage, j’anticipe d’ailleurs la pré-production d’un long pour l’année prochaine. Les courts métrages me plaisent beaucoup, je serai content de pouvoir continuer à en réaliser tout au long de ma carrière mais l’envie de long métrage est assez irrésistible quand on pense à la force créatrice que cela peut générer. Je pense que le film sera une combinaison stylistique de l’ensemble de mon travail, serpentant entre expérimentation technique et vignettes humoristiques. Pour l’instant, la partie la plus difficile est d’affiner le récit qui soutiendra le tout, je suis encore en plein travail !

Propos recueillis par Julien SavèsJulien Beaunay et Fanny Barrot

Article associé : la critique du film

Consulter la fiche technique du film

Michael Langan/Terah Maher, Prix Format Court au Festival Silhouette 2012

Depuis quelques années, Michael Langan est parvenu à se faire un nom dans le petit monde du court métrage expérimental. Repéré en France en 2009, au Festival de Clermont-Ferrand, dans la sélection Labo avec « Doxology » (2007), il persiste et signe avec « Dahlia » (2009) et « Heliotropes » (2010). Son dernier court métrage en date, « Choros » (2011), co-réalisé avec la danseuse Terah Maher, récompensé du Coup de coeur Format Court au dernier festival Silhouette et projeté au Studio des Ursulines le 11 octobre 2012, marque une nouvelle étape dans la filmographie de ce réalisateur américain multi-primé.

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Avant de découvrir son prochain court métrage « Butler Woman Man » prévu pour 2013, nous vous proposons d’en savoir un peu plus sur cet auteur qualifié de jeune prodige par le magasine « Variety » et le quotidien « The New York Times ».

Retrouvez dans ce dossier spécial :

La critique de « Choros »

L’interview de Michael Langan et de Terah Maher

Short Screens #21 : spéciale jeunesse

Pour sa 21ème séance et son passage à l’âge adulte, Short Screens a décidé de célébrer la jeunesse, ce doux oiseau ! Qu’elle soit rebelle ou réfléchie, affranchie ou asservie, elle ne cesse de nous toucher, de nous questionner car elle nous renvoie aussi une image de la société de demain. A travers 5 courts d’ici et d’ailleurs (Belgique, France, Australie, Espagne), c’est la jeunesse dans tous ses états que vous allez découvrir ce jeudi 25 octobre !

Rendez-vous le jeudi 25 octobre, dès 19h30 à l’Actor’s Studio, rue de la Fourche, 1000 Bruxelles !

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Festival Court Métrange, Métrange du Format Court

La 9ème édition du Festival Court Métrange (spécialisé dans le court métrage insolite et fantastique) se déroulera du 25 au 28 octobre à Rennes. Pour la deuxième année consécutive, Format Court attribuera un prix, le Métrange du Format Court, à l’issue du festival. Un dossier spécial consacré au meilleur film international sera publié sur le site et le film lauréat sera projeté au Studio des Ursulines (Paris, 5ème), lors d’une de nos séances mensuelles. Le Jury Format Court se compose de Xavier Gourdet, Nadia Le Bihen-Demmou et Katia Bayer.

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Sélection internationale

Séance « Le Volume est Trop Fort »

Bad Toys II de Daniel BRUNET et Nicolas DOUSTE / 5’43 / 2012 /Animation – France
Bobby Yeah de Robert MORGAN/ 23′ /2011/ Animation – Royaume Uni
Crépuscule de Eric FALARDEAU / 19’43/ 2012/ Animation – Quebec
The narrative of Victor Karloch 
 de Kevin MCTURC /14’48/ 2012 / Animation – USA

Séance « Il Etait Plusieurs Fois »

Akerbeltz, Las Brujas y el Inquisidor 
de César URBINA – 10’29 /2011 / Animation – Espagne
Edmond etait un âne de Franck DION – 15’/ 2011/ Animation – France
Mamembre 
de Christophe Feuillard, Sylvain Payen, Caroline Diot, Guillaume Griffoni, Clarisse Martin, Julien Ti-I-Taming, Quentin Cavadaski – 6’35 / 2011 / Animation – France
Plume de Barry PURVES – 14’05/ 2011 / Animation – France
Two friends 
de Paw Charlie RAVN – 9’/ 2011 / Animation – Danemark
Kuhina
 de Joni MANNISTO – 8′ / 2011 / Animation – Finlande

Séance « L’Eden de la Mort »

Baby Sitting
 de Lucas MASSON – 19’59 / 2010/ Fiction – France
Motorhome 
de Thierry UYTTENHOVEN – 6’38 / 2011/ Fiction – Belgique
Overture 
de Dan SACHAR – 30’/ 2011/ Fiction – Israël
Sink hole 
de Greg HANSON – 2′ / 2011/ Fiction – USA
Der Fall (the case of John Doe)
de Achim WENDEL – 2011 / Fiction – Allemagne

Séance « Temps attendu »

Glucose 
de Mihai GRECU et Thibault GLEIZE – 8’/ 2012/ Fiction – France
La mécanique des anges de Bertrand GUERRY – 3’/ 2012/ Fiction – France
This is not an umbrella 
de Zoé WITTOCK – 20’/ 2011/ Fiction – USA
La vitesse du passé
de Dominique ROCHER – 17’/ 2011/ Fiction – France
Waiting for Gorgo de Benjamin CRAIG – 18’ – 2010 – Royaume Uni

Séance « Que Personne n’en Sorte »

Bucle
 de Aritz MORENO / 3’/ 2011/  Fiction – Espagne
Chroniques des survivants 
de Dominique ROCHER, Mathieu LALANDE, Morgan SALAUD-DALIBERT, Thibault MOMBELLET, Sacha CHELLI, Clément MORIN, Jim VIEILLE / 38’/ 2011/ Fiction – France
Sudd
 de Erik ROSENLUND / 15’/ 2011/ Animation – Suède/Danemark
Sunset day
 de J.A DURAN / 15’/ 2012/ Fiction – Espagne

Séance « Sans Dessus Dessous « 

Leyenda
 de Pau TEIXIDOR / 15’46/ 2011/ Fiction – Espagne
Night of the devil 
de Wolfgang BOHM and Florian PUCHERT / 15’/ 2011/ Fiction – Allemagne
Réflexion de Alexis BOUVIER / 2012/ 5’/  Fiction – France
Silence de Angelo and Giuseppe CAPASSO / 10’/ 2012 /  Fiction – Italie
Un orgasme
 de Fred JOYEUX / 1’20 / 2012 / Animation – France
The Headless Lover 
de Kim LYSGAARD ANDERSEN / 27’/ 2011/ Fiction – Danemark

César du meilleur court métrage 2013, les 12 films préselectionnés

Le  Comité court métrage  de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a sélectionné hier matin les 12 films suivants parmi lesquels les membres de l’Académie vont choisir le César du meilleur court métrage 2013.

Voici cette sélection :

– Ce n’est pas un film de cow-boys de Benjamin Parent
– Ce qu’il restera de nous de Vincent Macaigne
Le Cri du homard de Nicolas Guiot
Cross de Maryna Vroda
– Et ils gravirent la montagne de Jean-Sébastien Chauvin
– Fais Croquer de Yassine Qnia
Jeunesses françaises de Stéphan Castang
Les Meutes de Manuel Schapira
– Oh Willy…, d’Emma de Swaef et Marc Roels
Sur la route du Paradis de Uda Banyamina
La Vie parisienne de Vincent Dietschy
– Vilaine fille, mauvais garçon de Justine Triet

Ces films seront projetés au Cinéma Le Balzac, les 1er et 8 décembre 2012, en matinée (séances ouvertes au public, au tarif appliqué dans cette salle). Le premier tour de vote désignera les cinq films « nommés » pour le César du meilleur court métrage. Ils seront révélés lors de la conférence de presse d’annonce des nominations qui aura lieu le 25 janvier 2013.

12e Festival international des écoles de cinéma (FIDEC) du 17 au 21 octobre à Huy

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À la fois vitrine et laboratoire, le FIDEC présente les courts-métrages de jeunes réalisateurs et étudiants en cinéma, belges et étrangers. Comme chaque année, ses sélections nationale et internationale vous permettront de découvrir les plus jolies promesses de la jeune création cinématographique.

Cette douzième édition accueillera deux invités, dont l’INSAS, Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des Techniques de diffusion, qui fête ses 50 ans. Au programme : deux séances rétrospectives, des interviews filmées de grands photographes belges, des rencontres… et l’exposition Arrêt sur image qui nous permettra de découvrir le regard photographique d’artistes issus de cette école.

Dans un autre genre, mais avec la même volonté de célébrer le cinéma dans son excitante diversité, le FIDEC offrira deux « cartes roses » au Pink Screens Film Festival, le festival bruxellois des genres d’à côté. Son équipe remettra pour la première fois un Prix Queer à un court-métrage en compétition à Huy.

Des séances scolaires, une soirée Ciné-club, une séance Culottes courtes pour les familles, un atelier d’analyse autour des films musicaux, des soirées… compléteront cette programmation rafraîchissante et (im)pertinente qui s’adresse à tous les amoureux de l’image.

Entre découvertes, jolis souvenirs, coups de foudre artistiques et baisers de cinéma, le FIDEC vous donnera cette année encore le rose aux joues.

La vie est courte. Profitez-en !

Découvrez la programmation ici.

César du meilleur film d’animation, les 10 courts métrages préselectionnés

Le comité Animation de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a sélectionné les dix courts métrages qui, avec l’ensemble des longs métrages d’animation de production française et européenne sortis en salle durant l’année 2012, vont concourir au César 2013 du meilleur film d’animation.

La sélection est la suivante :

– Agnieszka d’Izabela Bartosik-Burkhardt

– Après moi (un film du “Laboratoire d’images”, de Supinfocom)

– Bao de Sandra Desmazières

Bisclavret d’Émilie Mercier

– Les conquérants de Tibor Banoczki

– Edmond était un âne de Franck Dion

– Fleuve rouge, Sông Hông de Stéphanie Lansaque et François Leroy

Oh Willy… d’Emma de Swaef et Marc Roels

Tempête dans une chambre à coucher de Laurence Arcadias et Juliette Marchand

– The Monster of Nix de Rosto

Seuls d’eux d’entre eux seront retenus pour entrer en compétition avec trois longs métrages choisis parmi ceux qui seront sortis en 2012 pour se voir remettre le trophée du meilleur film d’animation. Les nominations seront révélées lors de la conférence de presse d’annonce des nominations qui aura lieu le vendredi 25 janvier 2013.

European Film Awards 2012, 14 courts métrages nominés

Alors que la dernière nomination vient d’être rendue publique lors du International Short Film Festival de Drama (Grèce) aux European Film Awards, la liste des courts métrages nominés est enfin complète. La compétition des courts métrages est organisée par la European Film Academy, en collaboration avec une série de festivals européens. Lors de chacun de ces festivals, un jury indépendant sélectionne un film qui est nominé dans la catégorie « courts métrages » des European Film Awards. Les films nominés seront présentés aux 2700 membres de la European Film Academy qui sélectionneront le gagnant. Le lauréat du European Film Academy Short Film 2012 sera annoncé lors des 25è European Film Awards qui auront lieu à Malte le 1er décembre.

Les films nominés sont :

Ghent Short Film Nominee : DEMAIN, ÇA SERA BIEN de Pauline Gay. France, 16 min, fiction

Valladolid Short Film Nominee : SUPERMAN, SPIDERMAN SAU BATMAN (Superman, Spiderman or Batman) de Tudor Giurgiu. Roumanie, 11 min, fiction

Cork Short Film Nominee : TWO HEARTS de Darren Thornton. Irlande, 17 min, fiction

Bristol Short Film Nominee : MITEN MARJOJA POIMITAAN (How To Pick Berries) de Elina Talvensaari. Finlande, 18 min, documentaire

Angers Short Film Nominee : L’AMBASSADEUR ET MOI de Jan Czarlewski. Suisse, 15 min, documentaire

Rotterdam Short Film Nominee : IM FREIEN (In the Open) de Albert Sackl. Autriche, 23 min, expérimental

Berlin Short Film Nominee : VILAINE FILLE MAUVAIS GARÇON de Justine Triet. France, 30 min, fiction

Tampere Short Film Nominee : CSICSKA (Beast) de Attila Till. Hongrie, 20 min, fiction

Krakow Short Film Nominee : VILLA ANTROPOFF de Vladimir Leschiov & Kaspar Jancis. Lettonie, Estonie, 13 min, animation

Grimstad Short Film Nominee : SESSIZ / BÉ DENG (Silent) de L. Rezan Yeşilbaş. Turquie, 14 min, fiction

Vila do Conde Short Film Nominee : MANHÃ DE SANTO ANTÓNIO (Morning of Saint Anthony’s Day) de João Pedro Rodrigues. Portugal, 25 min, fiction

Locarno Short Film Nominee : BACK OF BEYOND de Michael Lennox. Royaume-Uni, 25 min, fiction

Venice Short Film Nominee : TITLOI TELOUS (Out of Frame) de Yorgos Zois. Grèce, 10 min, expérimental

Drama Short Film Nominee : EINSPRUCH VI (Objection VI) de Rolando Colla, Suisse, 17 min, fiction

Infos : www.europeanfilmawards.eu

Rappel : De la Toile à l’Ecran. Projection Format Court, demain 11/10 !

Demain, jeudi 11 octobre, nous vous proposons d’assister à notre sixième soirée Format Court, au Studio des Ursulines. Notre programme de cinq films se compose d’un film de patrimoine (« One Week » de Buster Keaton et Edward F. Cline, en copie restaurée), de deux films d’animation (« Je criais contre la vie. Ou pour elle. » de Vergine Keaton, « El Empleo » de Santiago Grasso), et de deux films expérimentaux que nous avons récompensés en festivals (« Choros » de Michael Langan et Terah Maher et « La maladie blanche » de Christelle Lheureux). Comme à l’accoutumée, la séance sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes (Pascaline Saillant, Carolyn Laplanche, Sabine Zipci et Christelle Lheureux). A demain, donc !

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Palmarès, festival Paris Courts Devant 2012

Dimanche, s’est clôturé le 8ème festival Paris Courts Devant, au Cinéma des Cinéastes. Voici les films distingués par le Jury officiel (Radu Mihaileanu, Thierry Jousse, Corinne Bernard, Artus de Penguern, Guillaume Rieu, Christine Citti, Angèle Paulino) et le Jury presse (Leonard Haddad/Technikart, Gauthier Jurgensen/Allociné, Charles-Pierre Vallière/France Musique, Stéphane Bou/France Inter et Katia Bayer/Format Court).

Le palmarès

Prix Les Petits Courts Devant : Kill the roach, l’art du geste de Dov Ellia et Paul Belêtre

Mention du Jury Jeunes : Virgen Negra de Raùl de la Fuente

Prix Beaumarchais-Sacd; Prix du Jury Jeunes : Ce n’est pas un film de cowboy de Benjamin Parent

Prix « Musique au cinéma » : Tram de Michaela Pavlatova

Prix Sacd – Du rififi dans les écoles d’animation : A la française de Julien Hazebroucq, Emmanuelle Leleu, William Lorton, Morrigane Boyer et Ren Hsien Hsu

Prix TV5 Monde, Mention pour le prix de la Presse : Musique de chambre de Julia Kowalski

Mention pour le prix du film étranger : Einspruch VI de Rolando Colla

Prix du meilleur film étranger : At the formal de Andrew Kavanagh

Prix France 2 – Histoires courtes pour le scénario : Ogurets ou les turpitudes d’un concombre russe de Fabien Bertrand et Richard Mothes

Prix de la Presse : Les meutes de Manuel Schapira

Prix du Cher Public : Carn de Jeffig le Bars

Mention spéciale du Jury : Odysseus Gambit de Alex Lora

Grand Prix Paris Courts Devant : A Fabrica de Aly Muritiba

Palmarès des courts & des clips du 27ème FIFF de Namur

Vendredi, s’est achevée la 27ème édition du Festival International du film francophone de Namur. Le Jury, composé de Alessandro Marcionni, Sabine El Chamaa, Thomas Coumans, la chanteuse Yelle et d’Amira Casar, a décerné les prix suivants…

Compétition Internationale

Bayard d’Or du Meilleur Court Métrage – Prix François Bovesse : « On The Beach » de Marie-Elsa Sgualdo (Suisse)

Prix du Jury  : « Sur la route du paradis » de Uda Benyamina (Maroc/France)

Mention Spéciale : « Les Meutes » de Manuel Schapira (France)

Compétition nationale

Prix du Meilleur court métrage : “A New Old Story” de Antoine Cuypers (Belgique)

Prix du Jury : “U.H.T.” de Guillaume Senez (Belgique/France)

Prix d’interprétation : Vincent Kohler pour « Un monde meilleur » de Sacha Feiner (Belgique/Suisse).

Prix de la Meilleure photographie : Thomas Schira pour « Le Fils du blanc » de Maxence Robert (Belgique)

Prix du Public Court métrage UniversCiné.be :  » Tristesse animal sauvage  » de Florian Berutti

Prix BeTV – Court métrage belge :  » Le Fils du blanc  » de Maxence Robert

Compétition Clips

Prix du Meilleur clip :  » Run Boy Run » de Woodkid, réalisé par Yohann Lemoine

Paris Courts Devant, les sélections en compétition

Paris Courts Devant, le festival « des films courts qui avancent », commence ce soir, au Cinéma des Cinéastes, avec la programmation « Si loin, si proche » (19h45). Différentes sections proposent bon nombre de films en compétition, dont voici les titres. Format Court, présent dans le Jury presse, vous livrera dans les jours à venir son propre regard sur cette huitième édition.

Si loin, si proche

– Dad, Lenin and Freddy d’Irène Dragasaki – Grèce
– A Fábrica (L’usine) d’Aly Muritiba – Brésil
– Hai, Tu’, Sáu (Lundi, mercredi, vendredi) de Hoang Diep Nguyen – Vietnam
– Dicen d’Alauda Ruiz de Azúa – Espagne
– Chasse à l’âne de Maria Nicollier – Suisse
– Pornobrujas de Juan Gautier – Espagne

Fiction et compagnie

– Ce n’est pas un film de cow-boys de Benjamin Parent – France
– Je t’attends toujours de Clément Rière – France
– Tennis Elbow de Vital Philippot – France
– Fleuve rouge, Song Hong de Stéphanie Lansaque, François Leroy – Animation – France
– 505 g. de Jérémy Azencott – France
– La règle de trois de Louis Garrel – France
– Les meutes de Manuel Schapira – France
– Bonjour de Maurice Barthélémy – France

Bord cadre

– Estereoscopía de Xacio Baño – Espagne
– Decapoda Shock de Javier Chillon – Espagne
– Aalterate de Christobal de Oliveira – Animation – France / Pays-Bas
– Il ne fait pas soleil de Xavier Beauchesne-Rondeau – Québec
– Les poissons préfèrent l’eau du bain de Pierre Mazingarbe – France
– Au poil de Hélène Friren – Animation – France
– Microfilms de Simon Lehembre – France
– Einspruch VI de Rolando Colla – Suisse
– Organopolis de Nieto – Animation – France
– At the formal d’Andrew Kavanagh – Australie
– The thing in the corner de Zoé Berriatúa – Animation – Espagne

Films sans pression

– Her name is crazy de Arnaud Sadowski et Loïc Paillard – France
– Bake a cake d’Aliocha – France
– Les mamans et les putains de Jeanne Dressen – France
– Amour monstre de Julien Lecat – France
– Lapsus de Rémy Durand, Sara Renau – France
– Orages. Crevette. d’Antoine Mocquet – France
– No(s) Limite(s) de Dorian Hays, Sébastien Dubor – France
– City of silence de Robert Ly – France

Du rififi dans les écoles d’animation

– Rhapsodie pour un pot-au-feu 
C. Cambon de La Valette, S. Mercier, S. Mouton, M. Roussel – Les Gobelins
– Azul de R. Busson, F. Canitrot, A. Dyhayon, S. Iglesias, M. Maxence et P. Monge – Supinfocom
– Lux de Juliette Oberndorfer – Emca
– Jim’s Tie de T. Digiacomi, N. Millot, A. Thay, J. Sanchez-Romero, L. Vincent – Esma
– Histoire courte et absurde du suicide d’un bourreau de Jérémie Balais – Emile Coh
– Reverso de K. Honma, C. Lauricella Et A. Seguin – Artfx
– Tu fais quoi comme boulot ? de François Dufour – Emile Coh
– Destiny de Fabien Weibel – Esia Bellecour
– Alister le loup de Gathier Vaiana – Emca
– Infernship de S. Jaber, A. De Testa, T. Finas Et K. Buchillot – Lisaa
– Carn de Jeffig Le Bars – Emile Cohl
– Il Creatore de N. B de enoit, R. Cancellier, V. Chapelain, E. Frechou, R. Villareal – Isart Digital
– Bye Bye Bunny de J. Bueno, C. Li, C. Lepicard, I. Pagniez, J. Roguet Et P. Torris – Supinfocom
– Get Wild de J. Catté, O, Leonetti, V. Astier Et G. Vattan – Artfx
– In Between de A. Bissonnet, A. Desoubries Binet, S. Hanji Kuang, J. Laurent, S. – Markatatos – Les Gobelins
– Louchebem de T. Girettes, S. Grard, B. Laprade, F. Masson – Esma
– A la française De M. Boyer, J. Hazebroucq, R. H. Hsu, E. Leleu, W. Lorton – Supinfocom

Docs et courts (nouvelle sélection)

– Murs blancs, peuple muet de  Dounia Georgeon – France
– Odysseus’ Gambit d’Àlex Lora – Espagne / Etats-Unis
– Stremt 89 de Dragos Dulea, Anda Puscas – Roumanie
– Veronika de Mark Michel – Allemagne
– Native American de Giulia Grossman – France
-Le plaidoyer de Robert Doisneau de Vladimir Vasak – France
– Virgen negra de Raúl de la Fuente – Espagne

Films de musique

– Finale de Balázs Simonyi – Hongrie
– Una furtiva lagrima de Carlo Vogele – Etats-Unis
– Fuga de Juan Antonio Espigares – Animation – Espagne
– Il battimanista de Roberto Cicogna – Italie
– Brandt Rhapsodie de François Avril, Morrigane Boyer, Thibaud Clergue, Paolo Didier, Ren-Hsien Hsu, Tristan Ménard, Lucas Morandi, William Ohanessian, Lucas Veber – Animation – France
– Musique de chambre de Julia Kowalski – France
– La vuelta de Marius Portmann – Animation – Suisse
– Tram de Michaela Pavlatova – Animation – France / République tchèque
– Aunque todo vaya mal de Cristina Alcázar – Espagne

Les Petits Courts Devant (Prix décerné par le jeune public)

– La mystérieuse disparition de Robert Ebb de Clément Bolla, François-Xavier Goby, Matthieu Landour – France
– African Race de Julien Paolini – France
– La boîte de sardines de Louise-Marie Colon – Animation – Belgique
– Deep inside de Marc Gibaja – France
– Kill the roach, l’art du geste de Dov Ellia et Paul Belêtre – France
– Grand net couteau de Fabrice Main – France
– Bad Toys II de Daniel Brunet – Animation – France

Retrouvez toutes les infos sur le site du festival : http://www.courtsdevant.com/

Emma de Swaef. Créer son propre monde, susciter la curiosité et installer le yéti sur le sofa

Emma de Swaef est la co-réalisatrice du mystérieux et textile « Oh Willy… », Grand Prix du festival Silhouette et Cartoon d’Or (meilleur film d’animation européen) 2012. Avec Marc Roels, repéré il y a quelques années pour son atypique et absurde « Mompelaar », elle fait des films où il est question de marionnettes, de douceur, de fantastique et de monde parallèle. Rencontre à Malines, en Belgique, au studio Beast Animation où Emma tourne actuellement une publicité et où demeurent quelques restes de « Oh Willy… ».

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© KB

Tu as étudié le cinéma documentaire puis, tu t’es tournée vers l’animation. Qu’est-ce qui t’intéressait dans le cinéma du réel et qui t’a fait, par la suite, basculer dans le cinéma d’animation ?

Le documentaire et la fiction en général m’intéressent beaucoup. Mais j’ai du mal à filmer les gens. Pendant mes études à St-Lukas, à Bruxelles, les sujets qui m’intéressaient touchaient à l’intime, ils étaient très personnels. J’avais des difficultés à filmer les visages et j’étais plutôt introvertie, j’en avais marre de pénétrer dans la vie des gens avec une caméra. À vrai dire, quand je commence à filmer quelqu’un, je deviens vite fascinée par sa personnalité, ses faiblesses. Mes envies vont très loin et je ne peux pas aller si loin avec de vraies personnes.

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J’ai alors commencé à mélanger un peu les genres, à faire des interviews audio, à refaire les images en animation et ça a évolué tout doucement vers l’animation. Lors d’un travail de troisième année, « Wollen Honden », au lieu de filmer une vieille dame parlant de maltraitance conjugale, j’ai crée un personnage en laine dialoguant avec un enfant. C’était une expérimentation, c’était aussi le tout début de l’animation. Elle n’était pas géniale, ce n’était pas vraiment comme maintenant (rires) !

Pourquoi avoir choisi la laine à ce moment-là ?

Ce n’était pas vraiment un choix. J’ai toujours fait des marionnettes depuis que je suis très petite. J’étais scolarisée dans une école très catholique où la couture était très importante. C’était ce que je faisais vraiment bien, j’étais même la meilleure de la classe (rires) !

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Et comment en es-tu arrivée aux marionnettes ?

On a appris à faire des poupées, à l’école, mais dans un but ludique. Je dois avoir une photo de moi, toute petite, avec ma première marionnette (rires) ! Mais ma famille s’y connait bien aussi en travaux manuels. Mon père possède une ferme avec des moutons, il utilise leur laine pour faire des tapis. C’est lui qui m’a appris à tricoter en réalité. Ma base vient de là.

La laine offre de la douceur, de la chaleur. Est-ce qu’il t’est arrivé de penser qu’elle pouvait offrir un contrepoint à la dureté des histoires que tu pouvais raconter ?

Mes documentaires ont toujours été assez durs, le travail de Marc aussi. Je ne pense pas que l’usage de la laine ait été quelque chose de très réfléchi, mais elle s’harmonise bien avec nos idées de films. C’est une bonne coïncidence.

Comment as-tu travaillé sur « Zachte planten », ton film de fin d’études ?

La technique était tellement compliquée qu’elle demandait beaucoup de travail et de temps. J’ai parfois négligé l’histoire, alors que c’était ce qui comptait avant tout. Le travail avec la laine a livré un résultat trop doux, à mon goût. Du coup, avec « Oh Willy… », on a éprouvé une sorte de libération. On a pu aller beaucoup plus loin avec l’animation, « Zachte planten » a été une transition.

Les deux films sont muets. L’absence de dialogues permet de laisser beaucoup de place à l’imagination, à la suggestion. Est-ce que tu as envie de passer à la voix au prochain film ?

Ce n’est pas facile, avec une marionnette, de trouver la bonne voix qui s’y prête, du coup, on s’est dit que c’était mieux de laisser chaque personne se l’imaginer (rires) ! Mais pour le prochain projet, on va justement passer à la voix (rires) ! Ce ne sera pas évident mais ce sera chouette aussi, car ça permettra d’aller plus loin dans l’histoire aussi.

Qu’est-ce que Marc apporte à ton travail ?

Il est très fort (rires) ! On se connaît depuis dix ans, c’est de plus en plus facile de travailler ensemble. Il est très bon en structure narrative, il connaît bien le cinéma. Il apporte ses connaissances. J’avais écrit un début de scénario autour de Willy et du naturisme et on a construit la structure ensemble. Il a donné vie aux images, et au scénario et au montage, il était également présent.

Il a plutôt fait de la fiction et de la pub. Comment s’est-il retrouvé avec des personnages d’autres dimensions, avec des plateaux fixes ?

Avant de commencer chaque jour, il y avait une montagne de travail. On commençait avec un plateau vide, on le remplissait au fur et à mesure, on installait la lumière. Tout cela pouvait durer toute une journée. Le côté spontané du tournage disparaissait, c’était un peu dur pour lui, mais maintenant, je pense qu’il a fort envie de continuer, de faire d’autres films d’animation parce que cela lui offre la liberté de créer un univers totalement fictif. Marc a étudié l’animation au KASK, à Gand, c’est quelque chose qui lui va très bien, au même titre que la fiction. Même quand tu regardes « Mompelaar », tu y trouves un peu d’animation, dans la façon dont bougent les acteurs. Ils sont dirigés mais leurs mouvements ne semblent pas très naturels.

Est-ce que tu as vu travailler Marc sur « Mompelaar » ?

Oui, j’étais aussi sur le plateau. Le film a été tourné en partie chez mes grands-parents, dans leur living et leur cuisine. Je collais chaque matin des bouts de faux poils sur la tête de l’acteur principal, pour lui donner un air mal soigné ! Voilà ma tâche sur le film !

Tu me disais, en me montrant les lieux, que tu avais passé beaucoup de temps aux abords du plateau…

Des fois, le soir, on restait dormir au studio parce qu’on habitait trop loin. On était à deux, tous seuls, bien fatigués. J’allais voir mes décors, surtout les intérieurs. Parfois, on remplaçait les murs, on ouvrait la toute petite porte et on regardait à l’intérieur, comme dans une maison de poupées (rires) ! J’étais contente de voir mes marionnettes, d’avoir créé ce petit monde bien sécurisé et doux. Aujourd’hui, le yéti est sur notre sofa, à la maison ! Quand j’ouvre les yeux, la première chose que je vois, c’est lui, je suis contente ! Dès fois, on lui parle, il fait partie de notre petite famille ! On lui a attribué une personnalité.

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C’est vrai ? Comment s’appelle-t-il ?

Yéti. Pour nous, il s’appelle Yéti. Du coup, quand on reçoit des visiteurs, on leur dit : « Désolés, le canapé est déjà pris (rires) !

Les autres poupées sont aussi chez vous ?

Willy, lui, est sur la cheminée, mais il voyage beaucoup, car je l’emmène en festival !

Dans « Oh Willy… », le souffle occupe beaucoup l’espace…

Le son est souvent négligé dans les films, je trouve. Notre preneur de son travaille en général sur des documentaires. Je lui ai demandé avant que le film commence d’aller chercher des sons dans des grands espaces, dans des champs par exemple. Après, on a ajouté les effets et la musique. Ce son assez réaliste m’a beaucoup aidé à l’intérieur de ce décor artificiel, ça a crédibilisé notre travail. On avait déjà travaillé de cette façon avec « Zachte planten ». Du coup, les deux films sont très silencieux. J’ai remarqué ça au Cartoon d’Or, à Toulouse. Le son du premier film, « Zing », était très hollywoodien, celui du deuxième était très bas, c’était le nôtre, et après, c’était celui de « Tram », très enjoué. J’ai vraiment senti la différence. C’était très dur pour nous de regarder le film, en général, on s’enfuit, on sort de la salle, mais là, on ne pouvait pas (rires) !

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© KB

On sent une vraie évolution dans le développement des marionnettes d’un film à l’autre. Dans ton film de fin d’études, les yeux étaient en tissu, la bouche ne tenait qu’à un fil, les membres étaient mous et dans « Oh Willy… », le regard devient plus expressif, les formes prennent corps…

Pour moi, c’est comme si tu passais du flou au net, avec une autre lentille. Maintenant, on voit ce que je voulais faire. J’espérais à l’époque faire quelque chose de stylisé, mais avec 500 euros et en étant très seule, tu es forcément limitée. Le film s’est fait dans le grenier de la mère de Marc. J’ai tout construit, tout animé, on était qu’à deux, on avait très peu de lumière. Les armatures ne se concrétisaient qu’en quelques fils d’aluminium placés dans une marionnette.

On a fait « Oh Willy… » avec 4 boîtes différentes, parce qu’un film en stop motion est bien plus cher qu’un film d’animation normal et surtout un film de fiction. On avait un budget, une équipe, des gens en France aussi. Heureusement que le premier film a donné l’envie de financer le deuxième. En même temps, ce n’était pas facile de trouver de l’argent. Tu imagines un scénario pareil arriver au CNC (rires) ! Les membres des commissions ont fort hésité à valider un projet tellement bizarre, mais ils devaient être curieux et se demander ce que donnerait ce truc tellement bizarre, car c’est cette curiosité qui nous a sauvés (rires) !

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Dans « Oh Willy… », une forme d’émotion se transmet au fur et à mesure, et de différentes manières, par la musique, la lumière, l’atmosphère, les personnages, la texture, etc. Véhiculer l’émotion, cela vous tient à cœur ?

Oui, on a essayé de la faire passer de différentes manières. On a beaucoup travaillé sur l’expressivité des yeux, par exemple. Suzie Templeton, la réalisatrice de « Pierre et le loup » a été mon mentor. Elle m’a un peu aidé sur le scénario, comme elle s’intéresse de près à l’expressivité, elle m’a beaucoup fait réfléchir sur cela. Faire passer l’émotion par les couleurs, les atmosphères, la lumière surtout, nous importait également. C’était gai de pouvoir créer son propre monde. On a consacré énormément de temps aux installations, parce qu’on n’était content qu’au moment où il y avait une certaine émotion dans l’image.

Que peux-tu me dire sur votre prochain projet ?

Il se passera en Afrique, à l’époque coloniale, en 1900. C’est une histoire en vignettes, avec des personnages qui se croisent. « Zachte planten », « Mompelaar », « Oh Willy… » ont des structures similaires. On a envie d’en tenter une autre. On est en plein dans l’écriture et dans le développement des personnages. On espère finir le story-board en novembre. Un des personnages s’appellera même Willy (rires) !

Qu’est-ce qui te plaît, finalement, en fiction et en animation ?

Dans « La double vie de Véronique » de Kieslowki, il y a un petit passage qui se déroule dans un théâtre de marionnettes. Ca m’a fort influencée, je l’ai vu très jeune. C’est une des raisons, je crois, pour lesquelles j’anime des marionnettes. J’aime aussi beaucoup le travail de Suzie et celui d’Igor Kovalyov, pour son sens de l’animation et du rythme. On a montré un de ses films, « Milch », à tous nos animateurs, avant de commencer « Oh Willy… ».

Le cinéma t’importe beaucoup, on dirait…

Oui, je suis d’ailleurs contente que le film ait gagné un prix à Silhouette. Ce n’est pas un festival d’animation, mais un festival normal et les animations ne gagnent pas souvent des prix dans ces lieux-là. Quand ça arrive, on a l’impression que les films sont égaux alors que souvent, l’animation est le petit frère de la fiction. Avec Marc, nous avons voulu faire un film, avant tout.

Propos recueillis par Katia Bayer

Article associé : la critique de « Oh Willy… »

Consultez la fiche technique du film

Le site d’Emma de Swaef : www.emmadeswaef.be

Nouvelle projection Format Court, le 11 octobre 2012

Après le succès de notre soirée de rentrée, nous vous convions à un nouveau rendez-vous autour du court, le jeudi 11 octobre prochain, à partir de 20h. La p’tite formule demeure inchangée : nous vous proposons de découvrir cinq films courts, vus et primés en festival, au Studio des Ursulines, une charmante salle d’art et essai à l’ancienne (osez le balcon !), et de rencontrer les équipes de films présentes.

La Maladie blanche de Christelle Lheureux. Fiction, expérimental, 45′, 2011, France (Prix Format Court au festival de Vendôme 2011, Grand Prix Côté court)

Syn. : Un soir de fête dans un village isolé des Pyrénées. Un père et sa fille de cinq ans, Myrtille. Des adolescents, un chasseur, un berger, des lucioles, des brebis et des chats. Un monde nocturne où des histoires d’ombres chinoises, de miroir magique et de peintures préhistoriques s’entremêlent. Dans la nuit, un être préhistorique vient chercher Myrtille.

Sujet associé : le focus consacré à Christelle Lheureux (interview, critique, reportage)

El Empleo de Santiago Grasso. Animation, 6’19’’, 2008, Argentine (Prix Fipresci au Festival d’Annecy 2009)

Syn. : Un homme, en chemin vers le travail, est plongé dans un monde où l’utilisation de gens en tant qu’objets fait partie du quotidien.

Articles associés : la critique du film , l’interview du réalisateur

Choros de Michael Langan et Terah Maher. Animation, Expérimental, 12′44”, 2011, États-Unis (# Coup de Cœur Format Court au festival Silhouette 2012)

Syn. : Une danseuse donne vie à une ribambelle de figures féminines dans ce “pas de trente-deux” surréaliste.

Articles associés : la critique du film, l’interview de Michael Langan et de Terah Maher

Je criais contre la vie. Ou pour elle. de Vergine Keaton. Animation, 9′10”, 2009, France (Prix de la meilleure musique originale (SACEM) au festival de Clermont-Ferrand 2010, Prix de la presse et Prix Emile Reynaud au festival de Bruz 2010)

Syn. : Dans une forêt, un troupeau de cerfs se retourne contre la meute de chiens qui le poursuivait jusque-là. De cette étrange course naissent des paysages s’élevant du sol.

Articles associés : la critique du film et l’interview de Vergine Keaton

One Week (La Maison démontable) de Buster Keaton et Edward F. Cline. Fiction, 20′, 1920, États-Unis

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Syn. : Buster, en cadeau de mariage, reçoit une dizaine de caisses contenant une maison préfabriquée. Un rival dépité intervertit les numéros de toutes les caisses, vouant l’assemblage des pièces à l’échec.

Infos pratiques

Projection Format Court, en présence des équipes, le jeudi 11 octobre

Séance : 20h. Projection des films : 20h30.

Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris

PAF : 6 €

Accès au cinéma : BUS : 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon).
RER : Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Epée).
 Métro le plus proche : Ligne 7 (Censier Daubenton), en marchant un peu…

Réservations souhaitées : soireesformatcourt@gmail.com

3 Dni Wolności (3 jours de liberté) de Lukasz Borowski

On a beau être parti en vacances, l’effet d’un film montré au festival Silhouette, il y a près de trois semaines, n’est pas resté à Paris. Si les films en compétition, les plus suivis, bénéficient des premières pages du catalogue, les programmations clips, hybrides et documentaires sont reléguées aux dernières pages. Et c’est regrettable tant un film comme « 3 Dni Wolności » (3 jours de liberté, page 47) de Lukasz Borowski vaut la peine d’être mis en avant.

Un homme salue ses collègues de travail, prend ses cigarettes, arrange son col, entre dans un bureau. Il se nomme Piotr (Pierre) et a un laisser-passer pour sortir de prison pendant trois jours. Mais avant cela, il doit décliner son identité, faire inspecter ses affaires et être fouillé. À deux postes de contrôle successifs.

Piotr s’avance calmement vers la sortie. À l’extérieur, ses amis l’attendent « de l’autre côté du mur, parmi les vivants ». Piotr est ému, l’air lui semble différent, il se renseigne sur ce qu’est un GPS, une fois installé dans la voiture. Cette permission, c’est la première. Quinze ans qu’il est derrière les barreaux.

Marek, son ami, son ange gardien, l’accompagne pendant ses jours de liberté, le guide, lui explique pourquoi les tickets de caisse sont si petits, lui fait découvrir les tourniquets de métro, l’emmène au restaurant. Chaque minute, chaque instant compte. Piotr enregistre tout, ne lâche pas une miette du regard, s’imprègne de tout ce qu’il voit, les badauds, les filles, les bruits, la liberté, l’insouciance.

Quand Marek demande à Piotr de coucher ses rêves sur papier. Piotr pense naturellement à une maison, à une piscine, à une voiture, à un téléphone portable, à une femme. Mais Marek l’incite à ajuster ses rêves à la réalité : sa peine de prison est loin d’être finie et ses finances ne lui permettent pas de remplir ses espoirs. Pourtant, Piotr voit la vie différemment grâce à son ami et retourne dans sa cellule avec un peu de bonheur dans les poches.

Nous ne saurons rien du crime de Piotr. Il l’évoque en deux mots sans le dévoiler. L’important est ailleurs, il réside dans l’idée de suivre un homme, d’être à ses côtés à l’intérieur et à l’extérieur, de le voir confronté à la société qui l’a envoyé derrière les barreaux. La caméra de Lukasz Borowski, étudiant à l’école d’Andrzej Wadja, est au plus près de son personnage, ne le lâche pas, se tient à bonne distance de ses interrogations à voix haute, de ses regards perdus dans le vide, de sa découverte du nouveau monde et de sa perplexité face au changement. Profondément humain, le film accroche le regard et se construit comme une boucle. Piotr a beau retrouver la liberté pendant 72 heures, il peine à se libérer de ses chaînes et de son étiquette de détenu, fouillé avant et après sa sortie.

Katia Bayer

Consultez la fiche technique du film

D comme 3 Dni Wolnosci (3 jours de liberté)

Fiche technique


Synopsis : Après quinze ans passés derrière les barreaux, Piotr obtient sa première permission. Trois jours de liberté intense dans un monde qui a considérablement évolué.

Genre : Documentaire

Durée : 27’

Pays : Pologne

Année : 2011

Réalisation : Lukasz Borowski

Scénario : Lukasz Borowski

Image : Michael Stajniak

Musique: Patricia Krysik

Son: Mariusz Bielecki

Production: Ecole d’Andrzej Wajda

Article associé : la critique du film

25ème Festival d’Angers – appel à candidature

La 25e édition du Festival Premiers Plans se déroulera à Angers du vendredi 18 au dimanche 27 janvier 2013. La sélection est ouverte aux premiers et seconds longs métrages, aux films d’écoles et aux premiers courts métrages produits en Europe en 2011 ou 2012.

CATÉGORIES OFFICIELLES

Vous pouvez soumettre votre film dans l’une des sections suivantes :

– premiers et seconds longs métrages,

– premiers courts métrages,

– films d’école, films d’animation.

La fiction, l’animation et le documentaire sont acceptés pour la compétition. Les courts métrages en 3D-Relief et les films expérimentaux forment des panoramas hors compétition.

MODALITÉS D’INSCRIPTION
Si vous souhaitez inscrire un film :
– remplissez le formulaire d’inscription
– et envoyez un DVD à :
Festival Premiers Plans d’Angers, C/O C.S.T.
22-24, avenue de Saint-Ouen
75018 Paris
(Les envois en recommandé ne sont pas acceptés)

DATE LIMITE D’INSCRIPTION : 17 octobre !
Règlement (pdf)
Formulaire d’inscription

Horn OK Please de Joël Simon

Programmé lors de la dernière séance Short Screens intitulée « Beyond Bollywood : un autre cinéma indien », l’animation « Horn OK Please » de Joël Simon est le fruit d’un véritable cocktail : produit en Irlande du Nord et réalisé par un Belge, le film a fait appel à une grande équipe d’Indiens pour montrer la vie à Bombay vue à travers les yeux d’un taximan! Un doux moment d’allégresse qui venait couronner une séance éclectique posant un regard inhabituel sur l’Inde, le film a d’emblée été un succès et a reçu l’accolade du Coup de cœur du public.

Inspiré par son propre voyage dans le pays qui ne laisse personne indifférent, Simon a reconstruit à merveille en stop-motion le monde trépident et agité de Bombay. Un vrai melting-pot de nationalités, de cultures, de classes sociales et de modes de vie, c’est que cette gigapole de plus de 20 millions d’habitants est la ville la plus peuplée de l’Inde.

Pour traiter son sujet vaste, le réalisateur a choisi comme protagoniste un profil qui est incontestablement le plus à même de vivre cette diversité au quotidien : l’omniprésent taximan. Le titre fait d’ailleurs référence à cette fameuse devise, non grammaticale et insensée, marquée sur les taxis et camions, invitant les doubleurs à s’annoncer en klaxonnant. On accompagne donc ce conducteur qui ne rêve que de s’acheter un taxi climatisé (le Cool cab), bien plus chic que sa carriole croulante. A partir de cette prémisse basique se défile une gamme quasi infinie de types qui constituent le tissu cosmopolite de Bombay : des amoureux pudibonds qui passent leur vie en taxi pour avoir un peu d’intimité et pour échapper aux sanctions contre la public display of affection ou la «démonstration publique d’affection » (se tenir par la main, s’embrasser, etc.), des touristes paumés terrorisés face à l’inconnu, des eunuques-mendiants collants qui terrorisent à leur tour le chauffeur, des mamies persuadées de se faire avoir avant même que la voiture ne démarre, des gangsters louches, des politiciens encore plus louches, des vedettes liste B frustrées et arrogantes… Bref, un monde que les spectateurs familiers reconnaissent tout de suite et que les nouveaux venus trouvent incroyable, mais même ceux-ci finissent par comprendre que it happens only in India !

En même temps, le travail remarquable de l’animation aide à plonger le spectateur directement dans l’univers recréé. Le chromatisme riche voire kitsch qu’on associe avec l’esthétique indienne est rendu parfaitement par l’image soignée. En l’absence de dialogue (les bribes de drôleries prononcées par les personnages en différentes langues indiennes sont délibérément laissées non traduites), la musique – une partition simpliste évoquant les jeux vidéo et les cartoons d’antan – ajoute une dimension comique, et incite à ne pas prendre les choses trop au sérieux : une leçon précieuse en ce qui concerne l’Inde.

Une excursion filmique vivement recommandée autant pour les indophiles acharnés que pour les curieux de ce pays impénétrable et sans pareil, terre de mille et une visages !

Adi Chesson

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