Federico Luis : « Le cinéma est une sorte de carte émotionnelle »

Federico Luis : « Le cinéma est une sorte de carte émotionnelle »

Quelques jours après avoir remporté la Palme d’or du court-métrage à Cannes 2026 pour « Para los contrincantes », le réalisateur argentin Federico Luis revient sur son parcours, son inspiration puisée dans le réel et sa manière de faire du cinéma avec peu de moyens mais beaucoup de liberté. Déjà récompensé en 2024 par le Grand Prix Ami de la Semaine de la Critique pour Simon de la montaña, il évoque également la situation du cinéma argentin, son enfance passée dans les salles obscures et sa conviction que les films doivent laisser au spectateur « un espace pour rêver ».

Hadrien Bels : « Un auteur qui ne regarde plus le réel finit par ne plus voir grand-chose »

Hadrien Bels : « Un auteur qui ne regarde plus le réel finit par ne plus voir grand-chose »

Romancier remarqué avec Cinq dans tes yeux puis Tibi la Blanche, Hadrien Bels poursuit son exploration de Marseille avec Nouvel Hair, son premier court métrage, présenté en compétition officielle à Cannes, qui s’intéresse à un salon de coiffure confronté aux petits et grands changements de la vie. Entre littérature et cinéma, il revient sur son rapport à sa ville, la gentrification, le langage, la fabrication de son film et son installation récente à Dakar. Une conversation où il est autant question de création que d’appartenance, d’enracinement et de désir d’ailleurs.

N comme Nouvel Hair

N comme Nouvel Hair

À Marseille, la vente du salon de coiffure de Skander est suspendue à la décision de Juliette, une jeune parisienne. Mehdi, l’apprenti, joue son avenir sur un appel de la banque. La journée sera longue…
Réal. : Hadrien Bels
Fiction, 15′, 206
France

Nouvel Hair d’Hadrien Bels

Nouvel Hair d’Hadrien Bels

Connaissez-vous le terme heimat ? C’est un mot allemand difficilement traduisible en français. Il signifie à la fois « maison » et « endroit où l’on se sent chez soi ». Si il n’est jamais prononcé dans « Nouvel Hair », le nouveau court-métrage d’Hadrien Bels offre cependant à notre avis une belle réflexion sur ce mot si particulier. À l’occasion de sa présentation en compétition des court-métrages en sélection officielle du Festival de Cannes 2026, Format Court vous en propose la critique que voici.

E comme The End

E comme The End

Des personnages transitent dans un aéroport moderne. Dans le cockpit, le pilote-grenouille de l’avion n’arrive pas à joindre la tour de contrôle. Au même moment, au duty free, un homme d’affaires blaireau s’apprête à faire une folie. Dans une salle de détention bien cachée, des inspecteurs-taupes interrogent une mouche-suspecte, pendant que le vendeur-dauphin est au bord du burn-out. La catastrophe semble inévitable.
Réal. : Niki Lindroth von Bahr
Animation, 16′, 2026
Suède, Danemark, France

The End de Niki Lindroth von Bahr

The End de Niki Lindroth von Bahr

Niki Lindroth von Bahr est de retour avec son nouveau court-métrage d’animation en stop-motion, « The End », et il est super. Il s’agit de son deuxième film sélectionné à Cannes. En 2017, la réalisatrice suédoise avait déjà participé à la Quinzaine des Réalisateurs avec la comédie musicale animée « Min börda » (« The Burden »). The End est son cinquième film et une coproduction entre la Suède (Malade AB), le Danemark (Wired Fly) et la France (Les Valseurs).

Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

En compétition officielle au dernier Festival de Cannes avec « Le bain des sirènes », la réalisatrice Lola Degove, âgé de 27 ans, développe une œuvre d’animation sensorielle et intime, nourrie par l’observation du réel, les gestes du quotidien et les émotions de sa génération. Entre couleurs instinctives, travail du mouvement et sentiment de solitude contemporaine, elle revient sur sa manière de filmer les corps, de diriger ses comédiennes Eva Huault et Mara Taquin et de transformer l’intime en matière de cinéma.

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Artiste plasticienne et comédienne française d’origine sud-coréenne, membre du Jury des courts métrages et de la Cinef et des 10 to Watch d’Unifrance cette année au Festival de Cannes, Ji-Min Park évoque son rapport au cinéma, la création comme état permanent, la question de l’invisibilité des acteurs et actrices asiatiques dans le cinéma français et son besoin de naviguer et de créer entre plusieurs mondes.

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Présidente du Jury des courts métrages et de La Cinef lors du 79e Festival de Cannes, la réalisatrice Carla Simón (« Été 1993 », « Nos soleils », « Romería ») revient sur son rapport aux récits personnels, à la forme courte et à la jeune génération de cinéastes. Entre mémoire familiale, expérimentation cinématographique et transmission, la réalisatrice espagnole défend un cinéma de la recherche, du mouvement et de l’émotion.

Pyrotechnie et roublardise. Focus sur la compétition de courts métrages de la Semaine de la Critique

Pyrotechnie et roublardise. Focus sur la compétition de courts métrages de la Semaine de la Critique

Du beau cru de la Semaine de la Critique pour sa compétition de courts métrages, il faut retenir l’audace visuelle et une certaine irrévérence, un mauvais esprit qui a plané avec roublardise sur Cannes. De quoi tordre l’étau du conformisme timoré. À la Semaine, on crie : « Vive les voleurs à la petite semaine, les cinémas pornos et les rebelles aux serpents! ». Dans le noir de Miramar, il y a eu autant de sidération plastique que d’inventivité langagière. Décidément, la jeune création est au beau fixe. Quelques pensées autour des trois films les plus ahurissants et charmeurs de la sélection.

D comme Daughters of the Late Colonel

D comme Daughters of the Late Colonel

Après la mort de leur père, homme autoritaire et acariâtre, deux sœurs d’âge mûr se retrouvent désemparées. Une visite inattendue leur donne le courage de prendre un nouveau départ. Une adaptation animée de la nouvelle moderniste du même nom écrite par Katherine Mansfield en 1920.
Réal. : Elizabeth Hobbs
Animation, 9′, 2026
Royaume-Uni

Daughters of the Late Colonel d’Elizabeth Hobbs

Daughters of the Late Colonel d’Elizabeth Hobbs

Après son dernier court-métrage « The Debutante » (2022), présenté et primé plusieurs fois en festival, la réalisatrice et animatrice Elizabeth Hobbs revient cette année avec « Daughters of the Late Colonel », présenté à la Quinzaine des cinéastes lors de la 79e édition du Festival de Cannes. Dans ce court-métrage, la réalisatrice adapte la nouvelle du même nom de Katherine Mansfield publiée en 1920, qui met en avant deux sœurs désespérées par la mort de leur père, colonel autoritaire.

B comme Le Bain des Sirènes

B comme Le Bain des Sirènes

Comme chaque année, Rose et Lina, deux sœurs pas si proches, doivent faire le trajet jusqu’à Ostende, pour le traditionnel bain du Nouvel An imposé par leur mère. Problème : elle n’est plus là…elle est morte.
Réal. : Lola
Animation, 15′, 2026
Belgique, France

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Après son dernier court-métrage « Sale pluie ! » (2022), la réalisatrice Lola Degove, diplômée de l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) et de La Poudrière, présente son nouveau film « Le Bain des sirènes » en compétition officielle de courts-métrages, à l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes.