Tous les articles par Katia Bayer

Les Vendéennes de Frédéric Bayer-Azem et Johan Michel

Fiction, 19′, France, 2015, Autoproduction

Synopsis : Des Vendéennes. Des voix au ciel, des nuages dans la bouche.

Le cinéaste Frédéric Bayer-Azem, dont la trajectoire au sein de la production française de courts-métrages demeure l’une des plus singulières et des plus remarquables, s’est associé à un autre réalisateur, Johan Michel, pour réaliser ce qui reste à ce jour son ultime opus court, « Les Vendéennes ». Parti sur les routes des Pays de la Loire avec une équipe de tournage réduite à l’essentiel et surtout sans aucun scénario, le duo de réalisateurs s’est laissé porter par la vacance et par la fantaisie de leurs interprètes pour composer un film semblable à aucun autre.

Chaque nouveau plan devient le lieu d’une relance de la fiction, de l’ouverture d’un espace unique et éphémère où tout peut se jouer, où chaque acteur du film (spectateur compris) est invité à déployer son imaginaire, à mettre à l’épreuve sa croyance dans ses propres forces et dans les possibilités du cinéma. Un film qui ne prend le spectateur par la main que pour mieux le faire valser, pour mieux l’entraîner dans une danse à inventer à deux.

Marc-Antoine Vaugeois

Short Screens #71: À films ouverts – 2ème Clap

Après avoir accueilli en mars le festival “A films ouverts” et découvert les 19 courts métrages en compétition, Short Screens vous offre pour avril, sa sélection bariolée des teintes de l’interculturalité unies contre le racisme. De nombreux films accompagneront les quatre lauréats des prix coups de cœur et de l’engagement de l’édition 2017 pour une programmation diversifiée.

Rendez-vous le jeudi 27 avril à 19h30, au cinéma Aventure, Galerie du Centre, Rue des Fripiers 57, 1000 Bruxelles – PAF 6€

Visitez la page Facebook de l’événement ici!

Programmation:

Patriot de Eva Riley, fiction, Royaume-Uni, 2015, 15’ (National Film and Televison School)

Dans un contexte de tensions raciales dans la communauté anglaise rurale, la vie de la petite Hannah va basculer à jamais quand elle fait la rencontre d’un garçon issu du « mauvais côté ».

Traction de Rory Uphold, fiction, Canada, 2015, 5’ (Rory Uphold / Lije Sarki)

Une comédie gênante sur les premiers rendez-vous et les blagues racistes.

Tusk de Rory Waudby-Tolley, animation, Royaume-Uni, 2014, 5’12”(Royal College of Art)

Tusk est l’histoire d’une femelle mammouth décongelée qui se réveille dans un monde où elle n’arrive pas à trouver sa place.

Dastaar de Javian Ashton Le, fiction, Etats-Unis, 2016, 9’30’’ (Mimi Jeffries / Joseph Mazzella)

Dastaar, référence au nom du turban porté par les sikhs, suit un jeune couple interracial qui se rend à New York au lendemain de l’attaque du 11 septembre, et qui est soudainement confronté à un climat de peur et de suspicions.

Scharzfahrer (Le voyageur noir) de Pepe Danquart, fiction, Allemagne, 1992, 12’15’’ (Trans-Film Vertrieb GmbH)

Dans le tram, un jeune homme noir prend place juste à côté d’une femme blanche âgée. Sur le chemin, la vieille femme pousse une longue série de propos racistes. Les autres passagers, pourtant visiblement mal à l’aise, n’interviennent pas…

Article associé : la critique du film

La théorie des ensembles de Juliette Hamon Damourette, Marc Hericher, Jao-Eka M’Changama, animation, France, 2007, 4’ (ENSAD 2007)

Deux mains se partagent un tableau noir et tentent d’y représenter ce que pourrait être une société. Pas si évident quand le racisme, le communautarisme et l’exclusion s’en mêlent.

Rinkebysvenska (Ghettoswedish) de Bahar Pars, fiction, Suède, 2015, 10’30” (Blondell Production)

Aisatou, comédienne de couleur est engagée pour enregistrer une voix off pour la meilleure agence de publicité de Stockholm, Måns et Petter. La session commence bien, mais bientôt, il est clair que Måns et Petter veulent que l’annonce soit très typée « Ghetto ».

Et, les 4 films primés au FESTIVAL A FILMS OUVERTS 2017 :

ALLO LA TERRE de Nicolas Deru, fiction, Belgique, 3’11’’ (Centre Culturel Arabe en Pays de Liège) Prix du Jury

LE RACISME TUE de Pape Abdourahmane Dieng, fiction, 1’ (La Voix des Sans-Papiers de Liège) Prix du Public

NOIR D’ENCRE de Delphine Watteau et Laurent Van Ruysevelt, fiction/animation, 5’30’’ (Dead End Pictures) Prix du Public

TAMAM de Catherine Levêque, documentaire, 9’08’’ (Centre de Jeunesse de l’Ouest La Baraka asbl) Prix du Publ

Annecy 2017, les courts en compétition

Du 12 au 17 juin 2017, le Festival d’Annecy revient, et c’est chouette. 87 courts métrages – pas moins – figurent en compétition officielle, dont 11 dans la catégorie « Off-Limits », 21 dans la section « Perspectives » et 10 dans la section « Jeune public ». Les voici, toutes catégories confondues. Relevons quelques noms au hasard qu’on aime bien et dont nous avons déjà parlé sur Format Court : Paul Wenninger, Špela Čadež, Uri et Michal Kranot, Rémi Durin, Tomasz Siwinski, Daisy Jacobs, Lia Bertels, Ülo Pikkov et Nicolas Ménard. À noter : la présence de Lucrèce Andreae, également en sélection en compétition officielle au prochain Festival de Cannes.

Films en compétition

1960 :: Movie :: Still de Stuart POUND (Royaume-Uni)
A Photo of Me de Dennis TUPICOFF (Australie)
Adam de Veselin EFREMOV (Danemark)
After All de Michael CUSACK (Australie)
Ainigma de Antonios NTOUSIAS, Aris FATOUROS (Grèce)
Airport de Michaela MÜLLER (Croatie, Suisse)
Amalimbo de Juan Pablo LIBOSSART (Suède, Estonie)
Amor, nuestra prision de Carolina CORRAL PAREDES (Mexique)
Black Barbie de Comfort ARTHUR (Ghana)
Casino de Steven WOLOSHEN (Canada)
Casse-Croûte de Burcu SANKUR, Geoffrey GODET (France)
Cinéma Emek, Cinéma Labour, Cinéma Travail de Özlem SULAK (France, Turquie)
Clair obscur de Alain BIDARD (France)
Contact de Alessandro NOVELLI (Espagne)
Corp. de Pablo POLLEDRI (Argentine)
Dead Reckoning de Paul WENNINGER, Susan YOUNG (Autriche)
Der kleine Vogel und die Raupe de Lena VON DÖHREN (Suisse)
Dix puissance moins quarante-trois seconde de FRANCIS (France)
Double King de Felix COLGRAVE (Australie)
Dva tramvaya de Svetlana ANDRIANOVA (Russie)
Ethnophobia de Joan ZHONGA (Albanie, Grèce)
Frontera de Fabián GUAMANÍ ALDAZ (Équateur)
Fuddy Duddy de Siegfried A. FRUHAUF(Autriche)
Geno de Dato KIKNAVELIDZE (Allemagne, Géorgie)
Half a Life de Tamara SHOGAOLU (Égypte, États-Unis, Indonésie, Pays-Bas)
Hand Colored no.2 de Lei LEI, Thomas SAUVIN (Chine)
Hedgehog’s Home de Eva CVIJANOVIC (Canada, Croatie)
Hucho Hucho de Juan CARVE (Uruguay)
I Want Pluto to Be a Planet Again de Vladimir MAVOUNIA-KOUKA, Marie AMACHOUKELI (France)
In a Nutshell de Fabio FRIEDLI (Suisse)
Inhibitum de L’ATELIER COLLECTIF (Belgique)
It Is My Fault de Liu SHA (Chine)
J’aime les filles de Diane OBOMSAWIN (Canada)
Johnno’s Dead de Chris SHEPHERD (France, Royaume-Uni)
Jungle Taxi de Hakhyun KIM (Corée du Sud, Japon)
KL de William HENNE, Yann BONNIN (Belgique)
Kosmos de Daria KOPIEC (Pologne)
Kötü Kiz de Ayce KARTAL (France, Turquie)
Kozly de Yekaterina FILIPPOVA (Russie)
Kutxa beltza de Izibene OÑEDERRA, Isabel HERGUERA (Espagne)
L’Ogre de Laurène BRAIBANT (France)
La Bêtise de Thomas CORRIVEAU (Canada)
La Licorne de Rémi DURIN (Belgique, France)
Le Petit Bonhomme de poche de Ana CHUBINIDZE (France, Géorgie, Suisse)
Le Sentier de Hadrien dit Bhopal BERTUIT (France)
Lupus de Carlos Alberto GOMEZ SALAMANCA (Colombie, France)
Maacher Jhol de Abhishek VERMA (Inde)
Mammas hår de Maja ARNEKLEIV (Norvège)
Manivald de Chintis LUNDGREN (Canada, Croatie, Estonie)
MeTube 2: August Sings Carmina Burana de Daniel MOSHEL (Autriche)
Min Börda de Niki LINDROTH VON BAHR (Suède)
Mr. Night Has a Day Off de Ignas MEILUNAS (Lituanie)
My Mamma Is Bossies de Naomi VAN NIEKERK (Afrique du Sud)
Nachtstück de Anne BREYMANN (Allemagne)
Negative Space de Max PORTER, Ru KUWAHATA (France)
Nocna ptica de ŠPELA ČADEŽ (Slovénie, Croatie)
Nos faltan de Emilio RAMOS, Lucía GAJÁ (Mexique)
Nothing Happens de Uri KRANOT, Michal KRANOT (Danemark, France)
O poeta das coisas horríveis de Guy CHARNAUX (Brésil)
Orogenesis de Boris LABBÉ (France)
Ossa de Dario IMBROGNO (Italie)
Overlook de PINK TWINS (Finlande)
Panda de Shen JIE (Chine)
Pépé le morse de Lucrèce ANDREAE (France)
Plody mrakù de Katerina KARHÁNKOVÁ (Tchèque, République)
Radio Dolores de Katariina LILLQVIST (Finlande)
Roger Ballen’s Theatre of Apparitions de Emma CALDER, Ged HANEY (Afrique du Sud, Royaume-Uni)
SAMT (Silence) de Chadi AOUN (Liban)
Slovo de Leon VIDMAR (Slovénie)
Splendida Moarte Accident de Sergiu NEGULICI (Roumanie)
Sprawa Moczarskiego de Tomasz SIWINSKI (Pologne)
Sredi chernyh voln de Anna BUDANOVA (Russie)
Strange Fish de Steven SUBOTNICK (États-Unis)
TESLA : LUMIÈRE MONDIALE de Matthew RANKIN (Canada)
The Full Story de Daisy JACOBS, Chris WILDER (Royaume-Uni)
The Gap de Patrick VANDEBROECK (Belgique, Pays-Bas)
The Ultimate Guide to Inspiration de Daniela URIBE, Francisco MARQUEZ (Espagne, Venezuela)
Tiny Big de Lia BERTELS (Belgique)
Tühi ruum de Ülo PIKKOV (Estonie)
Ucieczka de Jaroslaw KONOPKA (Pologne)
Valley of White Birds de Cloud YANG (Chine)
Venus de Sávio LEITE (Brésil)
Wednesday with Goddard de Nicolas MÉNARD (Royaume-Uni)
When Time Moves Faster de Anna VASOF (Autriche, Canada)
Yal Va Koopal de Shiva SADEGH ASADI (Iran)
Yaman de Amer ALBARZAWI (Syrie)
Zug nach Peace de Jakob WEYDE, Jost ALTHOFF (Allemagne)

Semaine de la Critique, les courts en sélection

Après la sélection de la Quinzaine hier, voici celle de la Semaine de la Critique dévoilée aujourd’hui. 10 films ont été retenus par le comité de sélection. Les voici.

Films en compétition

Los Desheredados (Les Déshérités), de Laura Ferrés
Ela – Szkice na Pozegnanie (Ela – Sketches on a Departure), d’Oliver Adam Kusio
Les enfants partent à l’aube, de Manon Coubia
Jodilerks Dela Cruz, Employee of the Month, de Carlo Francisco Manatad
Möbius, de Sam Kuhn
Najpiekniejsze fajerwerki ever (The Best Fireworks Ever), d’Aleksandra Terpinska
Real Gods Require Blood, de Moin Hussain
Selva, de Sofía Quirós Ubeda
Tesla : lumière mondiale, de Matthew Rankin
Le Visage, de Salvatore Lista

Quinzaine des Réalisateurs 2017, les courts en sélection

Juste avant la sélection de la Semaine de la Critique révélée demain, voici celle de la Quinzaine des Réalisateurs annoncée ce matin. 10 courts-métrages ont été retenus par la sélection parallèle du Festival de Cannes.

Films sélectionnés

Água mole de Laura Goncalves et Alexandra Ramires
Copa-loca de Christos Massalas
Crème de menthe de Philippe David Gagné & Jean-Marc E. Roy
Farpões, baldios de Marta Mateus
La bouche de Camilo Restrepo
Min börda de Niki Lindroth Von Bahr
Nada de Gabriel Martins
Retour à Genoa city de Benoît Grimalt
Tijuana tales de Jean-Charles Hue
Trešnje de Dubravka Turić

Soirée Format Court, les photos !

Voici quelques images glanées lors de notre dernière Soirée Format Court organisée le jeudi 13 avril 2017, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème), prises par Stenny Sigere.

Pour rappel, nos invités, ce soir-là, étaient Emmanuel Marre, réalisateur du moyen-métrage « Le film de l’été » (Prix Format Court au Festival de Brive 2017 & Grand Prix National au Festival de Clermont-Ferrand 2017) et de Carlo Sironi, réalisateur de « Valparaiso », primé au Festival de Locarno 2016, accompagné par le traducteur Gianluca Matarrese.

Valentina de Maximilian Feldman

« Valentina », film d’école de Maximilian Feldmann s’est vu attribuer le Prix du Public et une Mention Spéciale lors de la 14ème édition du festival de moyen-métrage de Brive par le jury Format Court. Ce film documentaire de 51 minutes nous plonge dans les yeux d’une petite fille de 10 ans, pour le moins fascinante, qui nous confie son histoire entre lucidité et insouciance. La réalité d’une famille roumaine, quelque part en Macédoine, confrontée à une misère matérielle et financière, que le manque de considération dont elle est victime, détruit à petit feu. Dès lors, l’enjeu du film n’est pas tant de faire un cinéma tire-larmes, mais plutôt de montrer sous divers angles ce que de coutume nous préférons voir de loin ou ne pas voir du tout : la misère des autres.

Maxime Feldmann pose sa caméra au cœur d’une communauté souvent dépréciée et méprisée. Il fait le choix de la montrer dans sa simplicité allant jusqu’aux moments les plus difficiles où la misère n’existe pas seulement en filigrane. Le film alterne habilement entre des scènes du quotidien, tel que le ramassage de bois ou encore la course poursuite après une poule pour en faire le repas tant attendu du soir, et des portraits aux allures photographiques de chaque membre de cette famille. Leurs visages meurtris sont ainsi capturés par des plans rapprochés fixes, presqu’hypnotisants, qu’accompagnent les commentaires parfois drôles parfois touchants de Valentina. Face à la caméra, les regards de ces visages statiques transpercent l’écran, venant se heurter contre nos cœurs ébranlés par leur souffrance tant que par leur joie. Il est ainsi, troublant de voir comment à la simplicité de ce dispositif cinématographique se dégage une efficacité surprenante où les visages et les corps sont sublimés par l’image documentaire.

L’efficacité, on la retrouve aussi dans la manière que Feldman a de tisser son récit, comprenons ce terme au sens de discours. En tant que documentariste, sa subjectivité se lit clairement. Son utilisation du noir et blanc intrigue. Comme si cette absence de couleur était là pour signifier au spectateur, une distinction entre ce que l’on voit – pauvreté – et ce qui transparaît, l’humanité. Et c’est à travers les mots d’une enfant que le réalisateur nous permet de pénétrer dans cette famille laissant derrière nous tous jugements hâtifs. Ce sont au contraire les sentiments qui viennent s’immiscer entre le spectateur et Valentina autant qu’entre cette dernière et sa famille. La fillette fait part, d’ailleurs, à plusieurs reprises de l’amour incommensurable qu’elle éprouve envers sa famille, et ce même lorsqu’elle est contrainte de mendier dans la rue avec sa mère.

Jamais chez Valentina, on ne ressent une once de violence ou même de haine. Il y a chez elle une authenticité profonde dans sa manière de percevoir le monde qui touche. Le réalisateur choisit d’aller chercher dans cette authenticité, des moments intimes sans jamais tomber dans le misérabilisme comme ce moment où dans cette pièce qui sert à la fois de cuisine, de salon et de chambre, chacun des membres de cette grande famille se trouve une place dans une savante organisation.

C’est en cela que le génie de Maximilian Feldman mérite d’être souligné. En faisant le choix d’humaniser ces individus, il cherche à leur redonner une dignité qui ne peut que les magnifier. Il pose sa caméra comme le faisait Vigo à Nice, sur une communauté oubliée et qui pourtant semble jouir d’un bonheur simple, offrant ainsi un cinéma social de qualité sans jamais oublier l’esthétique. Diplômé de la Filmakademie Baden-Württemberg, Feldman a déjà tout des grands cinéastes et offre, plus que du cinéma, un cinéma-vérité.

Marie Winnele Veyret

Consulter la fiche technique

Pour information, « Valentina » sera projeté à l’occasion de la reprise du palmarès de Brive le lundi 24 avril à 21h au Cinéma l’Archipel (17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris), précédé de « Madame Saïdi » de Bijan Anquetil et Paul Costes

V comme Valentina

Fiche technique

Synopsis : Un camp de gitans. Valentina, 10 ans, nous invite à rencontrer sa famille. S’ensuit une succession d’anecdotes bizarres et de rêveries, vues à travers le prisme du documentaire.

Genre : Documentaire

Durée : 51’

Pays : Allemagne

Année : 2016

Scénario : Maximilian Feldmann et Luise Schröder

Réalisation : Maximilian Feldmann

Image : Luise Schröder

Montage : Gregor Bartsch

Son: Oscar Stiebitz

Musique : Oliver Ole Fries

Production : Filmakademie Baden-Württemberg

Article associé : la critique du film

« En attendant les hirondelles » de Karim Moussaoui, sélectionné à Un Certain Regard !

En 2013, notre magazine décernait un Prix Format Court au film de Karim Moussaoui « Les Jours d’avant », lors du Festival international du film francophone de Namur. Après un excellent parcours en festival, de nombreuses sélections, notamment aux César 2015, l’obtention de plusieurs prix (Prix du Jury au festival de Namur 2013, Prix de la meilleur fiction au Festival de cinéma Vues d’Afrique de Montréal en 2014, …) et une sortie en salle, en février 2015, dont nous étions partenaires, le film est sorti en DVD.

L’annonce des sélections officielles cannoises a dévoilé hier celle du tout premier long-métrage de Karim Moussaoui, « En attendant les hirondelles » dans la section Un Certain Regard. Le film est une coproduction franco-germano-algérienne tournée en Algérie qui a participé à la Résidence de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2015. Félicitations à Karim Moussaoui & à son équipe !

Synopsis : Aujourd’hui, en Algérie. Passé et présent s’entrechoquent dans les vies d’un riche promoteur immobilier, d’un neurologue ambitieux rattrapé par son passé, et d’une jeune femme tiraillée entre la voie de la raison et ses sentiments. Trois histoires qui nous plongent dans l’âme humaine de la société arabe contemporaine.

Cinéfondation 2017, la sélection

Après la composition des courts en compétion officielles à Cannes, voici celle de la Cinéfondation 2017. Pour sa vingtième édition, la section cannoise réservée aux films d’écoles a retenu 16 films (14 fictions et 2 animations) issus de 14 pays, parmi les 2.600 présentés.

Les trois Prix de la Cinéfondation seront remis par le jury des courts métrages et de la Cinéfondation, présidé cette année par le réalisateur roumain Cristian Mungiu, le vendredi 26 mai prochain.

Films sélectionnés

– Heyvan de Bahman Ark, Iran – 15′
– Atlantída de Michal Blaško, Slovaquie -30′
– Lejla de Stijn Bouma, Bosnie-Herzégovine – 22′
– Vazio do lado de fora d’Eduardo Brandão Pinto, Brésil -22′
– Tokeru d’Aya Igashi, Japon -45′
– Afternoon Clouds de Payal Kapadia, Inde -13′
– À perdre haleine de Léa Krawczyk, France -4′
– Give up the ghost de Marian Mathias, U.S.A-13′
– Paul est là de Valentina Maurel, Belgique -24′
– Camouflage d’Imge Özbilge, Belgique -6′
– Pequeño manifiesto en contra del cine solemne de Roberto Porta, Argentine -14′
– Wild Horses de Rory Stewart, Royaume-Uni -26′
– Láthatatlanul d’Áron Szentpéteri, Hongrie -32′
– Deux égarés sont morts de Tommaso Usberti, France -27′
– Yin shian bien jian gon lu de Wang Yi-Ling, Taïwan -28′

Cannes 2017, les courts-métrages en compétition officielle

La veille de la conférence de presse de la 70ème édition de Cannes, voici les 9 films (8 fictions, une animation) retenus par le comité de sélection (sur 4843 courts métrages reçus), concourant pour la Palme d’Or, décernée par Cristian Mungiu et son Jury.

Films en compétition

Katto de Teppo Airaksinen (Finlande)

Pépé le Morse de Lucrèce Andreae (France)

A Drowning man de Madhi Fleifel (Royaume-Uni/Danemark/Grèce)

Lunch Time d’Alireza Ghasemi (Iran)

Across my land de Fiona Godivier (Etats-Unis)

Koniec widzenia de Grzegorz Molda (Pologne)

Xiao cheng er yue de Qiu Yang (Chine)

Damiana d’Andrés Ramirez Pulido (Colombie)

Push it de Julia Thelin (Suède)

Rappel. Soirée Format Court, ce jeudi 13 avril 2017 !

Format Court a le plaisir de vous inviter ce jeudi 13 avril 2017, à 20h30 à assister à sa nouvelle soirée de courts-métrages au Studio des Ursulines (Paris, 5ème).

Quatre films français, belges, italiens et danois sélectionnés et primés en festivals, seront projetés en présence de nos invités : Emmanuel Marre, réalisateur du moyen-métrage « Le film de l’été » (Prix Format Court au Festival de Brive 2017 & Grand Prix National au Festival de Clermont-Ferrand 2017) et Carlo Sironi, réalisateur de « Valparaiso », primé au Festival de Locarno 2016.

Venez les rencontrer !

En bonus : une exposition de dessins & croquis préparatoires sera consacrée au film d’animation « Between Walls » de Sara Jespersen Holm !

En pratique

– Projection : 20h30, accueil : 20h
– Durée de la séance : 70′
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Épée), Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton (mais apprêtez-vous à marcher un peu…)
– Evenement Facebook
Entrée : 6,50 €
Réservations vivement recommandées : soireesformatcourt@gmail.com

Kiss my brother de Rasmus Kloster Bro

Kiss my brother de Rasmus Kloster Bro. Fiction, 15’20 », 2010, Danemark, Beofilm, Super16

Lasse se rend à une fête du nouvel an organisée chez une jeune fille qui lui plaît beaucoup. Pour l’occasion, il a transformé son fauteuil roulant en rampe de lancement pour fusées. Il est accompagné de Simon, son frère aîné, qui est là pour l’aider. Lorsque Lasse a l’opportunité de se retrouver seul avec la jeune fille, un bras de fer s’engage entre les deux frères. Le malaise s’installe…

L’amour en général est difficile, mais il pose de nombreuses limites lorsqu’il est question de handicap. A cet effet, « Kiss my brother » soulève la dure réalité de l’invalidité face aux épreuves quotidiennes et filme avec douceur la relation complexe entre deux frères, confrontés à quantité d’obstacles dont l’amour, faisant souvent bien plus mal que les autres difficultés.

Ce film d’école réalisé par Rasmus Kloster Bro a beau dater de 2010, il demeure encore et toujours très actuel dans sa perception du handicap engendrant malaise comme humanité en nous, des sentiments bien inhérents à nos sociétés.

Clément Beraud

Le film de l’été d’Emmanuel Marre, Prix Format Court au Festival de Brive 2017

Depuis 4 ans, Format Court accompagne le festival de Brive et soutient des auteurs maîtrisant l’art de raconter des histoires singulières et originales.

Cette année, le jury Format Court (composé de Aziza Kaddour, Marie Winnele Veyret et Katia Bayer) a choisi de remettre une Mention Spéciale en plus de son prix annuel.

La Mention Spéciale revient à un film d’école touchant et offre un regard particulièrement fin sur une famille roumaine, porté par une photo superbe, « Valentina » de Maximilian Feldmann.

Valentina de Maximilian Feldmann, Documentaire, 2016, 51′, Allemagne, Filmakademie Baden-Württemberg

Syn. : Un camp de gitans. Valentina, 10 ans, nous invite à rencontrer sa famille. S’ensuit une succession d’anecdotes bizarres et de rêveries, vues à travers le prisme du documentaire.

Le Jury Format Court a souhaité également récompenser un film fort et ambitieux, porté par des personnages singuliers et attachants en distinguant « Le film de l’été » d’Emmanuel Marre.

Le film de l’été d’Emmanuel Marre, Fiction, 30′, 2016, France, Belgique, Kidam, Michigan Films

Syn. : C’est un film d’autoroute, de touristes en transhumance, de tables de pique-nique en béton, de files d’attente pour les WC, de melons tièdes et de Carwash. C’est le film d’un homme qui veut londopartir et d’un petit garçon qui le retient. C’est le film de l’été.

Programmé à Paris ce jeudi 13 avril 2017 à 20h30 au Studio des Ursulines (Paris, 5ème), en présence du réalisateur, le film fera l’objet d’un focus spécial sur Format Court. Le réalisateur bénéficie également d’un DCP pour un prochain court-métrage – dans un délai de 2 ans – doté par le laboratoire numérique Média Solution.

Panthéon Discount de Stéphan Castang

Résistance des corps

La salle d’attente d’un établissement médical, crépusculaire, inquiétante, aux pas et aux paroles feutrés, aux chuchotements indistincts : des lignes noires verticales barrent la lumière, une musique planante esquisse un sentiment d’irréalité. Puis, le personnage qu’on voyait au fond de la salle passe dans une sorte de scanner angulaire flottant au milieu du noir total. Les paroles et les gestes mécaniques de l’infirmière ne nous rassurent pas vraiment, lui non plus vu l’angoisse de ses expressions. Trois personnages sont ainsi convoqués dans ces machines épurées à peine futuristes.

Le scanner dans lequel ils sont analysés précédemment se nomme le Sherlock : il livre les diagnostics, s’occupe des traitements. Il «ne peut pas se tromper», selon les dires d’un médecin.

S’ensuivent trois confrontations montées en parallèle, entre un médecin, dont la caméra épouse le point de vue, et ses patients. C’est là que « Panthéon Discount », Prix de la Jeunesse et Prix du Public au Festival de Clermont-Ferrand 2017, révèle tragiquement son sens : nous sommes dans un univers dystopique étrangement proche du nôtre où la médecine est allée puiser du côté du post-humanisme pour contrôler la vie des gens, leur mémoires, leur visions, leur morts.

L’originalité de « Panthéon Discount », c’est d’abord son ambiguïté spatio-temporelle : ces trois patients sont vêtus d’habits courants de notre époque, ont des problèmes très actuels comme les dettes ou la retraite, et sont brutalement placés dans cet univers en noir et blanc, comme dans un cauchemar géométrique. Ce décalage crée un sentiment d’étrangeté, accentué par le noir et blanc, l’abstraction du décor et l’absence de contexte. D’où l’identification assez immédiate à ces personnages qui sont le seul dénominateur commun entre notre monde et la fiction.

Stéphan Castang explore le même dispositif que dans son précédent court-métrage « Jeunesse Françaises » : les personnages sont placés face caméra, et discutent avec un interlocuteur dont nous, spectateurs, ne connaissons que la voix.

Dans « Panthéon Discount », le réalisateur se situe à première vue du côté du médecin, qui rappelle dans son innocence feinte l’idée d’un système dont il est seulement un rouage, obéissant aveuglement aux commandements du Sherlock. Comme pour les patients, le réalisateur joue sur un décalage : ses intonations bienveillantes, ses formulations communes, la forme de ses paroles, tout cela contraste avec le fond, c’est-à-dire des propositions autoritaires et sordides, qui laissent très peu de place à la volonté des trois patients.

Pour justifier la soumission des patients face au médecin, celui-ci convainc d’abord par son statut, un peu comme dans l’expérience de Milgram, mais également par sa rhétorique liée à l’argent. Par exemple lorsqu’il propose au patient M. Bove, atteint du cancer, un suicide assisté, il ajoute que cette alternative pourra éviter d’endetter ses enfants. Il précise aussi avec une ironie noire : « on est tous un peu obligé de terminer ».

Le cadre est alors vu comme symbolisant l’enfermement des personnages dans un système qui les contrôle, les broie, leur enlève jusqu’à ce qui constitue leur humanité : leurs souvenirs.

Un autre élément constitutif du court-métrage est la présence d’informations numériques qui s’affichent autour des personnages, étant donné que nous voyons l’action du point de vue du médecin et qu’il a fait subir une augmentation à ses yeux en y plaçant des implants. Résultat : il connaît exactement la situation économique, familiale et administrative de ses patients.

Ici, le réalisateur propose une alternative. Le spectateur peut se concentrer sur ces informations, comme le médecin, et ainsi constituer sa vision des personnages sur leurs rapports à la société.Il peut aussi aller au-delà de cet océan numérique toujours en mouvement, et voir la nuance des visages, des expressions, des regards des patients. L’humanité opposée aux possibilités numériques, tel semble être l’affrontement conceptuel central du film.

« Panthéon Discount » est un récit d’anticipation, se situant dans un futur proche mais peut-être bien plus proche de notre époque que nous pouvons le penser à première vue. Rappelons par exemple que les Google Glass sont en phase de test depuis 2012 et qu’elles ont été utilisées dans le secteur médical depuis 2014.

Plus quotidiennement, nos visions ne sont-elles pas déjà occupées par toute sortes d’images, d’écrans censés rendre nos vies plus efficaces, à l’image des implants améliorant la vision du médecin du film ? Nous ne sommes pas à l’abri de la déshumanisation semble nous dire Stéphane Castang, en représentant ce même médecin dont nous découvrons à la toute fin le visage et qui est mis face à ses propres contradictions par un de ses patients: « Il y a un fond de tristesse en vous» lui dit-il. Pas de réponse possible.

Thibaud Fabre

Consulter la fiche technique du film

P comme Panthéon Discount

Fiche technique

Synopsis : En 2050, la médecine est remplacée par une machine : le Sherlock. Sorte de super scanner qui non seulement diagnostique, mais soigne également suivant les moyens du patient. Le docteur n’est plus qu’un conseiller financier qui propose des assurances, des mutuelles et des solutions plus ou moins radicales.

Genre : Fiction

Durée : 14’44’’

Pays : France

Année : 2016

Scénario : Stéphan Castang

Image : Jean-Baptiste Moutrille

Son : Émilie Mauguet

Montage : Stéphan Castang

Décor : Florent Gauthier

Musique : John Kaced

Production : Takami Productions

Article associé : la critique du film

Nouvelle Soirée Format Court, jeudi 13 avril 2017 !

Format Court a le plaisir de vous inviter le jeudi 13 avril 2017 à 20h30 à sa nouvelle soirée de courts-métrages au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour l’occasion, quatre films français, belges, italiens et danois sélectionnés et primés en festivals, seront projetés en présence de nos invités : Emmanuel Marre, réalisateur du moyen-métrage « Le film de l’été » (Prix Format Court au Festival de Brive 2017 & Grand Prix National au Festival de Clermont-Ferrand 2017) et de Carlo Sironi, réalisateur de « Valparaiso », primé au Festival de Locarno 2016. Venez les rencontrer !

En bonus : une exposition de dessins & croquis préparatoires sera consacrée au film d’animation « Between Walls » (Mellem Vaeggene) de Sara Jespersen Holm !

Programmation

Le film de l’été d’Emmanuel Marre, Fiction, 30′, 2016, France, Belgique, Kidam, Michigan Films. Prix Format Court au Festival de Brive 2017, Grand Prix National au Festival de Clermont-Ferrand 2017, sélectionné à la Berlinale 2017. En présence du réalisateur

Synopsis : C’est un film d’autoroute, de touristes en transhumance, de tables de pique-nique en béton, de files d’attente pour les WC, de melons tièdes et de Carwash. C’est le film d’un homme qui veut partir et d’un petit garçon qui le retient. C’est le film de l’été.

Between Walls (Mellem Vaeggene) de Sara Jespersen Holm, Animation, 8’03’’, 2015, Danemark, The Animation Workshop. En sélection au Festival Anima 2017, programmé au Poitiers Film Festival 2016

Synopsis : Un écrivain en panne d’inspiration essaie d’écrire un poème. L’énergie négative qu’il dégage se matérialise en corbeaux noirs, que seule sa fille Millie semble être capable de voir.

Valparaiso de Carlo Sironi. Fiction, 20′, 2016, Italie, Kino produzioni, Prix « Film Fonds Video Untertitelung » au Festival de Locarno 2016. En présence du réalisateur

Synopsis : Rocio, 20 ans, détenue dans le centre de rétention administrative de Rome, attend d’être renvoyée dans son pays d’origine. Tombée enceinte pendant sa détention, elle ne veut révéler ni les circonstances ni l’identité de l’homme, préférant se taire. La loi n’autorisant pas l’État à retenir une femme enceinte dans un centre de rétention, Rocio est donc relâchée au quatrième mois de grossesse avec un titre de séjour temporaire pour cause de maternité. Désormais libre, elle doit faire face à une grossesse non désirée.

Nymphet de Laura Hermanides. Fiction, 12′, 2015, Belgique, Unity Productions. Grand Prix du Jury au Sundance London Film Festival 2016, en sélection au Festival Go Short 2017

Synopsis : Une adolescente de douze ans joue à un jeu dangereux et doit faire face aux conséquences.

En pratique

– Projection : 20h30, accueil : 20h
– Durée de la séance : 70′
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Épée), Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton (mais apprêtez-vous à marcher un peu…)
– Événement Facebook : ici !
Entrée : 6,50 €
Réservations vivement recommandées : soireesformatcourt@gmail.com

Des nouvelles de Simon Coulibaly Gillard

Le 39ème Festival Cinéma du Réel s’est terminé ce weekend. L’un de nos anciens Prix Format Court, Simon Coulibaly Gillard, que nous avions récompensé au Festival Filmer à tout prix, à Bruxelles, en 2013 pour son film « Anima », vient d’être récompensé du Prix du Patrimoine de l’Immatériel pour son nouveau film « Boli Bana ».

Nous vous invitons à redécouvrir le dossier spécial que nous avions consacré à son auteur passionné par l’Afrique et le cinéma documentaire et à jeter un oeil au teaser ci-dessus.

Bonne info : le film est à découvrir ce mercredi 5 avril à 14h à La Scam (5 Avenue Velasquez, 75008 Paris) à l’occasion de la reprise d’une sélection de films primés au 39e Cinéma du réel – Festival international de films documentaires – Festival international de films documentaires.
Réservation souhaitée à culture@scam.fr
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Infos : ici !

Synopsis : La nuit, le jeune Ama et sa bande voyagent dans la brousse de Boli Bana. Des bêtes immenses et bienveillantes les accompagnent. Ils se jaugent, se cherchent, s’apprivoisent. Le jour, la jeune Aissita est l’attention du village de Boli Bana. Une sorcière est venue pour un rituel : Assista rentre dans l’âge adulte. A travers les yeux de ces enfants se dessine l’histoire d’un monde nomade et mystique. Une enfance peulhe au Burkina Faso.

En lien avec cet article : le palmarès entier de la 39ème édition du Cinéma du Réel

Wednesday with Goddard de Nicolas Ménard

Animation, 4’30″, 2016, Royaume-Uni, Nexus Studios

Synopsis : Une quête pour le développement spirituel mène à la romance et au désespoir.

Prix du Public et Prix Spécial du Jury aux Sommets du cinéma d’animation à Montréal en 2016, « Wednesday with Goddard » de Nicolas Ménard fait partie de nos coups de cœur récents.

Programmé à notre dernière Soirée Format Court mi-mars, le film a eu la bonne idée de rejoindre rapidement la Toile, muni de son humour mordant, son graphisme hallucinant, son bon rythme et ses couleurs folles.

Quête spirituelle, coup de foudre, désespoir, personnages aux curieuses proportions, durée chouette (4 minutes), titre énigmatique, voire cinéphile : « Wednesday with Goddard » a tout du film de chevet aimé/animé, entre « smartitude » et clin d’oeil amusé. Son auteur, le réalisateur canadien Nicolas Ménard, diplômé du Royal College of Art, est bel et bien un nom à retenir et à suivre. Très actif, ses autres pubs et courts fous, absurdes et colorés sont également à découvrir sur Vimeo.

Katia Bayer

Fixeur d’Adrian Sitaru en salles

En juin 2016, nous vous parlions de la sortie d’« Illegitime » du cinéaste roumain, Adrian Sitaru, que nous avions primé en 2014 au Festival du film francophone de Namur pour son très beau court-métrage, « Art ».

Son nouveau long-métrage, le quatrième de cet auteur très prolifique, « Fixeur », est à découvrir en salles (à Paris au MK2 Beaubourg et au Reflet Médicis). Le film est distribué par Damned Films, très proche du cinéaste (à l’origine également de la sortie en salles et en DVD d’« Illegitime »).

Synopsis : Radu, un jeune et ambitieux journaliste veut se faire un nom dans la presse internationale. Quand deux prostituées mineures sont rapatriées de France, il est engagé comme fixeur dans l’équipe d’une chaîne de télévision française dirigée par un journaliste reconnu. Mais durant le voyage, les intentions, les ambitions et les limites de chacun vont se révéler.