Le 41ème Festival de Clermont-Ferrand se termine demain soir. Dans les jours à venir, nous publierons différents sujets liés au festival. Nous en profitons pour vous faire connaître les premières récompenses décernées ces derniers jours.
23ème Prix Prociprep du Producteur de Court Métrage : Insolence Productions
23 sociétés de production étaient initialement en lice pour le Prix 2019 du Producteur de Court Métrage. À l’issue du premier tour de vote, les 3 sociétés finalistes pour le Prix 2019 étaient :
– Ikki Films – Edwina Liard et Nidia Santiago
– Insolence Productions – Anaïs Bertand, Pascaline Saillant et Vincent Antonini
– Yukunkun Productions – Nelson Ghrenassia
Insolence Productions, représenté par Anaïs Bertand, a été élue 23ème Prix Prociprep du Producteur de Court Métrage. La société lauréate reçoit une dotation de 6.000 € de la Procirep sur une prochaine production de court métrage, et bénéficiera d’une carte blanche lors de la prochaine édition du Festival International du Film Court de Clermont-Ferrand, à l’instar de celle décernée l’an passé à Caïmans Productions (Jérôme Barthelmy et Daniel Sauvage), lauréat 2018 de ce Prix, dont la carte blanche a été montrée lors de cette édition (nous y reviendrons).
Le Prix France Télévisions du court métrage : Raymonde ou l’évasion verticale de Sarah Van Den Boom (Papy3D Productions, JPL Films)
Le Jury du 10e Prix France Télévisions du court métrage, présidé cette année par Clémence Poésy, a récompensé Raymonde ou l’évasion verticale, le nouveau film de Sarah Van Den Boom (après Dans les eaux profondes), par ailleurs nommé au César du Meilleur Court Métrage d’Animation 2019.
À l’occasion de cette 10e édition, deux autres mentions ont été décernées :
– La mention d’interprétation féminine du jury à Lyna Khoudri, pour le rôle de Fatiya dans le film Fatiya, de Marion Desseigne-Ravel
– La mention d’interprétation masculine du jury à Thomas Blanchard, pour le rôle de Vincent dans le film Air comprimé, d’Antoine Giorgini.
Après vous avoir avoir proposé une sélection de 5 films en ligne issus du programme d’ouverture du Festival de Clermont-Ferrand, en voici deux nouveaux retenus en compétition Labo, le point de vue expérimental du festival, à découvrir sur le web/en salle.
« Marfa »
Nikita Diakur est un animateur allemand très prolifique dont nous avions déjà repéré le film précédent Ugly (regardez sa page Vimeo). Quant aux frères anglais Myles et Greg McLeod, ils ne sont pas en reste. Leurs géniaux Codswallop et 365 nous avaient épatés précédemment. Voici leur dernière création commune : Marfa.
Ça y est : nous ouvrons notre dossier annuel consacré à Clermont-Ferrand. En guise de première actu, nous vous proposons de découvrir pas moins de 5 courts-métrages projetés ce vendredi 1er février 2019 au festival. Une façon de suivre Clermont sur place ou chez soi, bien emmitouflé dans ses couvertures.
Berlin Troika de Andrej Gontcharov /Allemagne / 2013 / Fiction / 11′
Mobilize de Caroline Monnet, Canada / 2015 / Film musical / 4’
Le nouveau Festival de Clermont-Ferrand vient de démarrer. Du 1er au 9 février, nous vous proposerons comme chaque année d’en savoir un peu plus sur le court et le festival. Retrouvez nos articles dans les prochains jours, agrémentés de films en ligne.
– Biciklisti de Veljko Popović (Croatie, France), sélection internationale
– III de Marta Pajek (Pologne), sélection internationale
– La Chanson de Tiphaine Raffier (France), sélection nationale
– Las Cruces de Nicolas Boone (France), sélection nationale
– La Nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel (France), sélection nationale
– La Chute de Boris Labbé (France), sélection nationale
– Love He Said d’Inès Sedan (France), sélection Labo
Vous avez peut-être vu passer l’info : à l’occasion de son 10ème anniversaire, Format Court lance son propre festival. Celui-ci aura lieu du mercredi 3 au dimanche 7 avril 2019 au Studio des Ursulines (Paris, 5ème) et est dédié à Agathe Demanneville, rédactrice de Format Court et grande amoureuse du cinéma, disparue en 2017.
Depuis 2009, notre revue assure bénévolement la promotion de la forme courte et des professionnels sur la toile à travers plus de 4.000 articles (actualités, critiques, interviews, reportages, dossiers, films en ligne), mais aussi près de 150 événements (Prix & soirées Format Court, After Short, Rencontres professionnelles, cartes blanches, …).
Durant cette décennie, nous avons identifié et valorisé bon nombre de films, d’auteurs, de producteurs, de techniciens, de sélectionneurs de festivals, …. Aujourd’hui, nous souhaitons franchir une nouvelle étape avec ce tout nouveau projet : un festival de courts-métrages qui nous ressemble, qui met la liberté et la diversité du court à l’honneur, qui fait du lien, qui bénéficie de l’expertise de 10 ans de soutien au court, et qui est organisé par une super équipe !
Pour cette première édition, nous venons de lancer une campagne de financement participatif, active du 31 janvier au 15 mars 2019. L’objectif est de récolter 5.000 €. Si nous dépassons ce montant, nous pourrons être encore plus confiants dans cette première édition dont nous vous invitons à découvrir les tempsforts sur Ulule. Nous y reviendrons prochainement sur notre site.
Ce nouveau projet s’adresse à tous, ami(e)s, fans de courts métrages, mécènes d’un jour ou gentils anonymes. Pour chaque montant (à partir de 5 €), nous avons imaginé de très nombreuses et chouettes contreparties que nous vous invitons à découvrir directement en ligne.
Si vous souhaitez nous soutenir et faire partie de l’aventure, connectez-vous à la page Ulule consacrée à notre projet et cliquez sur le don de votre choix. N’hésitez pas également à nous envoyer votre petite vidéo de soutien à Format Court et à son festival, à l’image de Alice Vial, César du Meilleur court métrage de fiction pour Les Bigorneaux (produit par Les Films du Cygne), visible ci-dessus. Nous relayerons avec plaisir les éléments reçus sur nos réseaux !
Après The Send-off et The Rabbit Hunt, Skip Day est un épisode de plus dans le travail documentaire des cinéastes Ivete Lucas et Patrick Bresnan sur leur terre de prédilection : la Floride rurale.
Le temps d’une journée, le film suit l’escapade buissonnière d’une bande de jeunes filles et de jeunes garçons, à un moment charnière de leur vie, s’engager vers la majorité avec insouciance. Avec sa réalisation sobre et son économie de dialogues, Skip Day est une nouvelle réflexion sur le passage à l’âge adulte.
Le film qui a reçu le prix Illy du court-métrage à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2018 est depuis peu en ligne. Nous en avions parlé à l’époque de sa sélection cannoise, retrouvez notre critique intégrale en ligne, agrémentée de The Rabbit Hunt visible dans son entièreté.
La conférence de presse des César a eu lieu ce mercredi 23 janvier 2019, en matinée. Côté courts, 9 titres ont été retenus par les votants de l’Académie. Les voici, pour certains accompagnés de leurs films en entier, comme nous vous l’avons proposé ces derniers jours sur notre site et les réseaux divers.
Sont nommés pour le César du Meilleur Film de Court Métrage
Il y a un mois, nous vous proposions de découvrir pas moins de 7 films courts en lice pour les Oscars 2019. Voici 3 courts supplémentaires disponibles sur la Toile, profitez-en !
Documentaire
A Night at the Garden de Marshall Curry (Etats-Unis)
Notre 3ème soirée Sunday Shorts aura lieu le dimanche 27 janvier prochain à 19h30 au bar Le Central Park (Paris, 1er) et sera consacrée à notre tout premier festival Format Court créé à l’occasion du 10ème anniversaire de notre site. Pour info/rappel, notre festival aura lieu du mercredi 3 au dimanche 7 avril 2019, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème).
Le 27 janvier, nous vous annoncerons les grandes lignes et les événements prévus durant ce tout nouveau festival mis en place à Paris. Trois films, en lien avec notre programmation, seront projetés pour l’occasion, tous représentés par leurs équipes.
Programmation
« Les vies de Lenny Wilson » de Aurélien Vernhes-Lermusiaux. Fiction, 26′, 2017, France, Noodles Production, Le Studio Orlando. Présélectionné aux César du Meilleur Court Métrage 2019. En présence de l’équipe
Synopsis : En sortant d’un casting, Boris rencontre Julia, qu’il n’avait pas vue depuis plusieurs années. Troublés de se revoir, tous deux vont devoir faire face au passé qu’ils avaient fui.
« Sexe faible » de Nicolas Jacquet. Animation, 14′, 2017, France, Joseph Productions. Présélectionné pour le prix Emile-Reynaud. En présence du réalisateur
Synopsis : Particulier loue femme mûre, quarante-sept ans, blonde, un mètre soixante-cinq, cinquante kilos, facile à vivre, ouverte, calme, attachante, courageuse, attentionnée, loyale, pour des moments chaleureux et conviviaux. Ref MCO586.
« Icare » de Nicolas Boucart. Fiction, 27′, 2017, France, Belgique, Offshore, Hélicotronc. En lice pour les Oscars 2019. En présence de Fabrice Préel-Cléach et Rafael Andrea Soatto (Offshore)
Synopsis : Sur une minuscule île couronnée de falaises abruptes, se dresse face à la mer une seule et unique maison. Obsédé par le rêve que l’homme puisse un jour voler à l’image de l’oiseau, un inventeur expérimente ses machines sur ce morceau de terre abandonné. Pour cet homme, seule une âme pure, légère, naïve est capable d’un tel exploit. Recruté du continent, Joseph, onze ans, semble être le parfait candidat.
En pratique
Sunday Shorts #3, spécial Festival Format Court !
Dimanche 27 janvier 2019, 19h30 : entrée libre
Central Park Paris : 5 Rue du Jour, 75001 Paris (métro : Châtelet – Les Halles)
Les votes du premier tour des César se clôturent ce 22 janvier 2019 à minuit. Nous vous avons déjà proposé de voir en ligne deux courts : Les Indes galantes de Clément Cogitore et Féroce d’Izù Troin (visibles ici).
Dernièrement, plusieurs producteurs présélectionnés ont également joué le jeu de la visibilité géniale procurée par le Net. C’est le cas notamment de Papy 3D Productions qui vient de mettre en ligne (Fool Time) JOB de Gilles Cuvelier, un film concourant pour le prix de l’animation.
Du 16 au 28 janvier, Agnès Varda est l’invitée de la Cinémathèque Française. Bon nombre de ses courts seront projetés en même temps que ses longs. 7 séances avec un ou plusieurs courts sont au programme, jetez-y un oeil sur le site dédié : http://www.cinematheque.fr/cycle/quinze-jours-avec-agnes-varda-491.html
Pour l’occasion, on vous invite à aller voir les courts (et les longs) de Dame Varda et de lire ou relire l’article que nous avions consacré au DVD de ses courts-métrages« Varda, tous courts », produit par Ciné Tamaris, co-édité en 2007 avec le Scérén-CNDP.
Le mercredi 9 janvier 2019, Format Court a fêté ses 10 ans d’existence. Le dimanche 27 janvier, nous vous invitons à nous rejoindre dès 19h30 au bar Le Central Park Paris (5 rue du Jour, 75001 Paris) pour trinquer avec nous pour le 10ème anniversaire du site, assister à une projection de courts-métrages (en présence de leurs équipes) et participer au lancement officiel du premier Festival Format Court qui se tiendra du 3 au 7 avril 2019 au Studio des Ursulines (Paris, 5ème).
Format Court étant un projet collectif, nous vous invitons à afficher votre soutien au site en nous envoyantavant le vendredi 1er février une vidéo/un dessin/une photo sympa vous présentant, évoquant votre intérêt pour le court, l’anniversaire de Format Court, notre festival et la campagne de financement participatif prévue dès fin janvier pour mener à bien ce tout nouveau projet. Nous ne manquerons pas de publier les éléments reçus sur nos réseaux divers !
L’équipe de Format Court vous souhaite une excellente année 2019 ! Pour bien démarrer le mois, nous vous donnons rendez-vous le dimanche 27 janvier à 19h30 au bar Le Central Park Paris, 5 rue du Jour (75001 Paris) pour un nouveau Sunday Shorts.
Après deux projections de courts en octobre et décembre, nous vous invitons à nous rejoindre pour trinquer à la nouvelle année, fêter les 10 ans de Format Court mis en ligne le 9 janvier 2009 (super bouchon!) mais aussi découvrir notre tout nouveau projet, à savoir notre tout premier festival, accompagnant le 10ème anniversaire du site.
Retenez bien ces dates : le Festival Format Court aura lieu du mercredi 3 au dimanche 7 avril 2019, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème), qui a accueilli pendant plus de 5 ans, de 2012 à 2017, nos projections mensuelles de courts-métrages.
Le 27 janvier, nous vous annoncerons les grandes lignes du festival, et les événements prévus durant ces 5 jours de programmation. Pour participer à cette soirée (en libre accès), veuillez nous envoyer un mail à festivalformatcourt@gmail.com. Pour info, dès le lundi 28 janvier, une campagne de crowdfunding sera lancée sur la Toile pour nous aider à mener à bien ce tout nouveau projet monté en un temps record !
En pratique
Sunday Shorts #3, spécial Festival Format Court !
Dimanche 27 janvier 2019, 19h30 : entrée libre
Central Park Paris : 5 Rue du Jour, 75001 Paris (métro : Châtelet – Les Halles)
Depuis 9 ans déjà, les membres de Format Court se prêtent à l’exercice du Top 5 des meilleurs courts-métrages de l’année. Rituel oblige, voici les films qui ont marqué notre équipe en 2018 ! Dès demain, découvrez les courts-métrages qui vous ont le plus intéressés cette année…
Fanny Barrot
1. Bonobo de Zoel Aeschbacher, Suisse
2. Min Börda de Niki Lindroth von Bahr, Suède
3. Roujoula de Ilias El Faris, Maroc, France
4. Acide de Just Philippot, France
5. Un peu après minuit de Jean-Raymond Garcia, Anne-Marie Puga, France
Katia Bayer
1. J’mange froid de Romain Laguna, France
2. J’attends Jupiter d’Agathe Riedinger, France
3. Les Indes Galantes de Clément Cogitore, France
4. Vihta de François Berry, France, Belgique
5. III de Marta Pajek, Pologne
Julien Beaunay
1. Mr. Deer de Mojtaba Mousavi, Iran
2. Re-vue de Dirk de Bruyn, Australie
3. Ape Sodom de Maxwell McCabe-Lokos, Canada
4. Falling de Ewen Wright, Etats-Unis
5. Telefonul de Anca Damian, Roumanie
1. La Mazda jaune et sa sainteté de Sandra Heremans, Belgique, Rwanda
2. KA de Claudio Capant, Belgique
3. Turkkiosken de Bahar Pars, Suède
4. KL de William Henne, Yann Bonnin, Belgique
5. One-up de Eimi Imanishi & Julia Thompson, Etats-Unis
Pierre Le Gall
1. The Final day of Rudolf Nietsche de Blaz Kutin, Slovénie
2. Ultra Pulpe de Bertrand Mandico, France
3. La Chanson de Tiphaine Raffier, France
4. Fauve de Jérémy Comte, Canada
5. Ce magnifique gâteau ! de Emma de Swaef et Marc James Roels, Belgique, France
1. Hurlevent de Fréderic Doazan, France
2. Fauve de Jérémy Comte, Canada
3. Bavure de Donato Sansone, France
4. La Mort, père et fils de Denis Walgenwitz et Winshluss, France
5. Reruns de Rosto, Pays-Bas, France, Belgique
Repéré à Clermont-Ferrand et à Angers, programmé par Format Court au festival Séquence Court Métrage, Port Nasty, réalisé par Rob Zywietz alors étudiant à la National Film and Television School (NFTS), nous avait enchantés à l’époque de sa diffusion (2015). Depuis un mois, le film est en ligne sur la Toile.
Doté d’une bande-son bien foutue et d’un trio de couleurs assumé (bleu, blanc, noir), le film parle d’intégration, de solidarité, de mise à mort, de fonds marins, d’hommes sans femmes et de chasse à la baleine.
Port Nasty ? Un film d’école, un film d’atmosphère beau, fort, sombre, clair, un film dans lequel le ciel se fond avec la mer, la solitude rejoint le collectif, la simplicité apparente du graphisme émerge dans l’étendue des plans. Ici et là, des mains, un visage, des silhouettes, un œil ou encore une queue de cétacé se détachent, se découpent, dans la nuit noire, en apparence calme, en réalité menacée par les hommes et leur environnement naturel.
Les films shortlistés pour les Oscars 2019 ont été annoncés cette semaine. Parmi les courts présélectionnés (retrouvez la liste complète sur le site de l’Académie), 6 films documentaires, animés et fictionnels sont en ligne. Les voici.
Documentaire
Black Sheep de Ed Perkins, Royaume-Uni
My Dead Dad’s Porno Tapes de Charlie Tyrell, États-Unis
Animation
Lost & Found de Andrew Goldsmith & Bradley Slabe (Australie)
Depuis 9 ans, l’équipe de Format Court se prête à l’exercice du Top 5 des meilleurs courts-métrages de l’année. D’ici quelques jours, nos choix seront publiés sur notre site internet qui s’apprête à fêter son 10ème anniversaire (on y reviendra très prochainement).
Depuis 3 ans, nous vous invitons à nous indiquer, vous aussi, vos 5 films préférés de l’année par mail.
Faites-nous part jusqu’au vendredi 28 décembre 2018 inclus de vos 5 courts-métrages favoris de l’année, tous pays et genre confondus, par ordre de préférence, en n’oubliant pas de mentionner leurs réalisateurs et pays d’appartenance.
Nous ne manquerons pas de publier les résultats de vos votes sur Format Court ! À vos tops, prêts ? Partez !
Après une première séance Sunday Shorts en octobre, Format Court vous donne à nouveau rendez-vous ce dimanche 9 décembre à 19h au Central Park, 5 rue du Jour (75001 Paris) pour une deuxième projection gratuite de films, tous les quatre présélectionnés au César du Meilleur Court Métrage 2019, en présence de certaines équipes.
Programmation
Ato San Nen de Pedro Collantes. Fiction, France, Espagne, 25′, 2017, Easy Tiger, Mizunonaka. En présence de Marc-Benoît Créancier (producteur délégué) et Marine Mary (productrice exécutive)
Synopsis : Marisa est une veuve qui vit seule dans un petit village de campagne, avec la seule compagnie de son chien, Tico. Un jour, Marisa et Tico reçoivent la visite inespérée d’Hiroshi, un Japonais qui dit être un ami du fils de Marisa. Malgré la barrière de la langue, Hiroshi et Marisa font des efforts pour communiquer.
Ordalie de Sacha Barbin. Fiction, France, 15′, 2017, Yukunkun Productions, Vixens
Synopsis : À l’heure du thé, on sonne à la porte de M. Kaplan. Le cinquantenaire se trouve nez à nez avec un jeune homme qu’il ne connaît pas, une visite qu’il n’attendait plus.
Les Petites Mains de Rémi Allier. Fiction, France, 15′, 2017, Films Grand Huit, Wrong Men. En présence de Rémi Allier
Synopsis : Léo, un an et demi, est le fils du directeur d’une usine de produits chimiques. Quand les employés apprennent la fermeture du site, Bruno, un ouvrier plus radical, enlève Léo pour tenter de négocier.
J’mange froid de Romain Laguna. Fiction, France 18′, 2017, Les Films du clan. En présence de Romain Laguna et de Charles Philippe (producteur)
Synopsis : Veille de concert pour Melan, Selas et Abrazif. Entre l’affiche, la Nintendo et la pizza froide, les trois rappeurs s’embrouillent.
Du 6 au 11 novembre dernier à Brest, se tenait la 33ème édition du Festival européen du Film Court. Avec 30.000 entrées et près de 200 professionnels accrédités, la ville bretonne comptait encore cette année parmi les plus importants festivals de courts-métrages en Europe.
À chaque édition, son lot d’incontournables : les compétitions européennes, françaises, Made in Breizh ou encore ovni. Et, d’une année sur l’autre, quelques nouveautés venues étoffer les festivités. C’était le cas pour cette édition, du rapport étroit entre musique et cinéma, mis à l’honneur au travers d’une projection, de rencontres avec les compositeurs et d’un Prix de la meilleure musique originale. Format Court est allé y faire un tour. Au programme, des bonnes surprises, des moins bonnes, des déjà vu, des piscines, quelques zombies et de la pluie évidemment !
Avec 38 films en provenance de 20 pays, l’Europe était une nouvelle fois bien représentée. À côté des habituelles Belgique, Allemagne et Grande-Bretagne, les jeunes cousins : la Serbie (dont le film Sretan Put de Sinisa Galic est reparti avec le prix du jury jeune), la Pologne, Chypre ou Malte donnaient le change. Les 7 compétitions européennes ont donné lieu à un panorama riche et subjectif de la création européenne d’aujourd’hui. Si les propositions – drôles, décalées ou engagées – ne se valaient pas toutes, certains films n’ont pas manqué de nous enthousiasmer. Du côté des réalisations primées, voici les trois films qui ont retenu notre attention.
C’est avec plaisir que l’on a retrouvé le premier court-métrage de la comédienne Tiphaine Raffier, La Chanson, adapté de sa troisième pièce de théâtre, dont vous pouvez retrouver la critique et l’interview de la réalisatrice sur le site de Format Court. Le film qui se déroule dans l’environnement étrange de Val d’Europe met en scène trois amies d’enfance qui rêvent de gagner un concours de sosies ensemble mais dont l’une, Pauline, se désolidarise pour écrire en solo. Pour sa première réalisation au cinéma, Tiphaine Raffier s’est amusée à déconstruire la ville dans laquelle elle a vécu les premières 20 années de sa vie. Une ville, copie artificielle du patrimoine architectural européen, entièrement pensée et conçue par l’homme, qu’elle a quitté pour mieux la raconter. Elle a choisi de suivre Pauline, le personnage principal, dans son parcours vers l’émancipation du groupe et de la norme. Si l’on se moque d’abord un peu de cette jeune femme différente, on sourit aussi parce qu’elle est touchante cette fille, avec ses paroles de chansons pour le moins habituelles qui décrivent le fonctionnement d’objets manufacturés. Et puis, très vite, on perçoit la portée philosophique du film. Dans La Chanson, Tiphaine Raffier raconte la difficulté d’être singulière dans un univers où tout n’est qu’immitation et celle de partager ses rêves avec ses meilleures amies. Le film marque pas sa forme, l’absence de linéarité et l’intégration d’images documentaires.
Le court-métrage, avait déjà fait l’objet d’une sélection à la Quinzaine des Réalisateurs cette année, il a également convaincu le jury brestois en emportant le Grand Prix du Film court de la ville de Brest. Nous, on attend la prochaine réalisation de Tiphaine Raffier…
La technique qui consiste, dans les rayonnages de supermarchés, à placer les produits les plus frais derrière les plus avancés a un nom : le « first in first out » ou FIFO. C’est aussi celui du film de Sacha Ferbus et Jérémy Puffet qui montre un employé de supermarché, Stéfan, tiraillé entre ses obligations professionnelles et sa difficulté à détruire les produits bientôt périmés sous les yeux des personnes qui pourraient les consommer. Mais sa supérieure est intraitable : les produits dont la date de consommation arrive à expiration doivent être détruits à grands coups de Javel. Dans le parking glauque d’un supermarché, le spectateur, comme Stéfan, se confronte à cette triste réalité terriblement actuelle. Le film convainc par son image presque documentaire et sa critique, sans véhémence, de la société de consommation dans laquelle nous vivons et de ses absurdités. La réalisation étudiante (produite par l’IAD en Belgique) avait déjà été récompensée par le Prix Arte du Jury professionnel lors du concours de fiction organisé par le magazine Court-circuit d’ARTE. À Brest, elle est repartie avec le prix spécial du jury et c’est mérité !
Venerman, le premier court-métrage de l’acteur césarisé Swann Arlaud, est une histoire de famille! Co-réalisé avec sa mère Tatiana Vialle, il raconte le passage à l’âge adulte un peu particulier de son frère, Tobias Nuytten, qui joue son propre rôle dans le film. Charles, Tobias Nuytten donc, a 18 ans et vit dans une campagne tranquille en rêvant d’être noir et de vivre en ville. Il fait du rap et son fantasme a un nom : Black Charles, son double qui l’accompagne partout, y compris dans cette journée où il décide sur un coup de tête de rompre avec son quotidien pour rejoindre son frère aîné à Paris, dans l’espoir d’une nouvelle vie. Il y a du rythme et du rap dans ce film pour exprimer une crise universelle, celle du passage vers l’âge adulte avec son corollaire, la résignation et le désenchantement. Une belle entrée dans le monde de la réalisation pour Swann Arlaud puisque le film est reparti avec le prix du public de la compétition française. À quand la version longue?