Le Bain des sirènes de Lola Degove

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Après son dernier court-métrage « Sale pluie ! » (2022), la réalisatrice Lola Degove, diplômée de l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) et de La Poudrière, présente son nouveau film « Le Bain des sirènes » en compétition officielle de courts-métrages, à l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes.

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Avec son deuxième court métrage d’animation, Le dernier printemps, sélectionné en compétition officielle à Cannes, Mathilde Bédouet prolonge son geste sensible déjà à l’œuvre dans Été 96. La réalisatrice y explore l’adolescence, l’âge des premières fois où l’insouciance s’efface à mesure que surgissent les premières désillusions.

Para los contrincantes de Federico Luis

Para los contrincantes de Federico Luis

Palme d’or du court métrage au Festival de Cannes 2026, « Para los contrincantes », réalisé par Federico Luis, apparaît comme l’une des grandes révélations de la sélection. Le cinéaste revient ici au court métrage avec une œuvre d’une grande maîtrise. Sous une apparente simplicité, le documentaire développe une réflexion puissante sur la pression familiale, le regard des adultes et l’enfermement psychologique d’un enfant boxeur écrasé par les attentes des autres.

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Révélée très jeune au cinéma, l’actrice suisse Ella Rumpf se balade entre Zurich et Paris. A Cannes, elle fait partie des 10 to Watch d’Unifiante et présente à la Quinzaine des cinéastes « L’Espèce explosive », le premier long-métrage de Sarah Arnold, récompensé du Prix Label Europa Cinemas. A l’occasion de cet entretien, elle revient sur sa formation punk à Londres, son rapport instinctif au jeu, son besoin d’espace et sa vision d’une nouvelle génération suisse plus politisée, plus libre, moins intimidée par les codes du cinéma.

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Présenté en séance d’ouverture de la Semaine de la Critique 2026, le premier long-métrage de Phuong Mai Nguyen est une adaptation de In Waves, le roman graphique autobiographique d’AJ Dungo retraçant sa découverte du surf et sa rencontre avec Kristen, son amour de jeunesse. Formée aux Gobelins puis à La Poudrière, la réalisatrice revient sur son parcours, les années de fabrication du film, le travail d’adaptation et la manière dont l’animation permet, selon elle, de « faire revivre » les êtres disparus.

Yom : « Je pense être plus inspiré par le cinéma que par la musique »

Yom : « Je pense être plus inspiré par le cinéma que par la musique »

Invité par la SACEM à Cannes pour y donner un concert avec Don Turi, le musicien et clarinettiste Yom revient sur son rapport très intuitif au cinéma, son besoin de travailler dans l’émotion plutôt que dans la technique. A l’occasion de cette interview, il aborde également la question de l’héritage, du silence et de l’identité. A Cannes, sa musique se laisse reconnaître et apprécier dans Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg (Un Certain Regard) et Mauvaise étoile de Lola Cambourieu et Yann Berlier (ACID). Un peu plus tôt dans l’année, sa musique était également présente dans A voix basse de Leyla Bouzid, présenté à Berlin.

Eva Huault : « Je mets de l’espoir dans tout ce que je fais »

Eva Huault : « Je mets de l’espoir dans tout ce que je fais »

À Cannes, la comédienne Eva Huault présente « Shana », le deuxième long-métrage de Lila Pinell — sélectionné à la Quinzaine des cinéastes et le court « Le bain des sirènes » de Lola Degove, en compétition officielle. Que ce soit dans « Le Roi David » de la même Lila Pinell où on l’a découverte, dans « Le Dernier des Juifs » de Noé Debré, « L’Affaire Laura Stern » d’Akim Isker, Eva Huault impose une parole instinctive sans filtre, où ça déborde, bifurque, précise. Rares sont les rencontres où ça part dans tous les sens, où l’on convoque les animaux, les pots de Nutella, l’envie de cinéma, la franchise, l’humour et la vie.

Format Long : Gabin de Maxence Voiseux

Format Long : Gabin de Maxence Voiseux

En sélection officielle à la Quinzaine des Cinéastes cette année, « Gabin » de Maxence Voiseux intrigue d’abord par son statut de premier long métrage. Si le cinéaste a déjà derrière lui plusieurs années de travail dans le court et moyen métrage documentaire télévisuel ou non, ce nouveau film semble pourtant s’inscrire dans une continuité très cohérente avec ses précédents projets.

Sandra Desmazières : « Je suis une femme et mes choix vont naturellement vers le récit de femmes »

Sandra Desmazières : « Je suis une femme et mes choix vont naturellement vers le récit de femmes »

Présenté en compétition officielle lors de la 78e édition du Festival de Cannes en 2025 et récompensé d’un César du meilleur court-métrage d’animation lors de la 51e cérémonie des César en février dernier, « Fille de l’eau » de Sandra Desmazières a émergé d’un récit personnel. La réalisatrice nous raconte l’histoire de la pression sociale féminine autour de la fertilité, en adoptant le point de vue de Mia, une plongeuse en apnée, à travers ses souvenirs et sa douleur. Cet entretien revient sur le processus créatif de la réalisatrice, l’influence de son histoire personnelle sur son œuvre et la place des femmes dans le court-métrage d’animation.

The Chronology of Water de Kristen Stewart

The Chronology of Water de Kristen Stewart

Présenté au Festival de Cannes 2025, « The Chronology of Water » marque le passage au long métrage de Kristen Stewart. Sorti en salles françaises en octobre de cette même année dans la foulée de sa présentation en festival, le film a depuis fait l’objet d’une édition vidéo qui permet d’en prolonger l’expérience et la réflexion. Adapté des mémoires de Lidia Yuknavitch, le film suit le parcours d’une jeune femme marquée par une enfance traversée de violences et de traumatismes, dont elle tente de se reconstruire à travers l’écriture, le corps et le rapport aux autres. Refusant toute linéarité, Stewart épouse une temporalité fragmentée, faite de souvenirs, de sensations et de surgissements, où passé et présent se confondent dans une même expérience intérieure.

Focus Cannes 2026

Focus Cannes 2026

Entre héritage et désir de renouvellement, cette 79e édition du Festival de Cannes semble vouloir faire dialoguer toutes les temporalités du cinéma. Le choix de « Thelma & Louise » pour son affiche n’a rien d’anodin. Derrière cette image devenue iconique se dessine l’idée d’un cinéma en mouvement, traversé par des élans de liberté, de réinvention et de prise de risque. Cette dynamique se retrouve dans des sélections particulièrement foisonnantes, où cohabitent films patrimoniaux, grands auteurs confirmés et nouvelles voix appelées à marquer les années à venir.

Imago de Déni Oumar Pitsaev

Imago de Déni Oumar Pitsaev

Comment appréhende-t-on un territoire au Cinéma ? Sur qui ou quoi mettre l’emphase ? Les personnes qui l’habitent ? La nature qui le constitue ? La langue, la nourriture, la musique ? En retournant sur sa terre natale (la frontière entre la Géorgie et la Tchétchénie) avec un rêve de bâtir une maison et une petite équipe technique, Déni Oumar Pitsaev se confronte à cette question à la fois intime et cinématographique. À l’occasion de sa sortie en DVD chez Blaq Out, Format Court vous propose une critique de ce film qui a touché en plein cœur le Festival de Cannes 2025, où il a remporté le Prix French Touch du jury de la Semaine de la Critique et l’Œil d’or du meilleur film documentaire.

Ambroise Rateau : “Je pense que le cinéma d’auteur doit continuer à défendre des gestes audacieux”

Ambroise Rateau : “Je pense que le cinéma d’auteur doit continuer à défendre des gestes audacieux”

« Mort d’un acteur » suit un comédien confronté à sa propre disparition à l’écran, dans un jeu de mise en abyme où fiction et réalité se brouillent. Le film interroge la place de l’acteur, entre incarnation et effacement, et la fabrication des images. Récompensé du César du meilleur court métrage, il révèle Ambroise Rateau. Cet entretien se concentre principalement sur ce court métrage, dont le cinéaste détaille la genèse et les enjeux de mise en scène, tout en annonçant son passage au long : un biopic consacré à Gérard de Suresnes, figure culte de Fun Radio révélée dans Star System par Max, incarné par Raphaël Quenard.

L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre

L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre

« L’Épreuve du feu », premier long-métrage d’Aurélien Peyre, est disponible en DVD. Sorti en salles le 13 août 2025, le film s’est imposé comme une révélation du cinéma français récent. Le film a notamment valu à ses interprètes des nominations aux César 2026 (révélations masculine et féminine) ainsi qu’une nomination pour le meilleur premier film. Le récit suit Hugo, 19 ans, qui passe l’été sur l’île de Noirmoutier avec sa petite amie Queen. Mais ce séjour, en apparence paisible, se fissure rapidement : confronté à ses anciens amis et aux tensions sociales latentes, le couple vacille. Entre désir, jalousie et rapports de classe, « L’Épreuve du feu » dissèque avec précision la fragilité des sentiments et la violence des dynamiques de groupe.

Festival Format Court. Reprise de films primés & coups de cœur au Jeu de Paume !

Festival Format Court. Reprise de films primés & coups de cœur au Jeu de Paume !

Bonne nouvelle ! Le Festival Format Court, dont la 7ème édition s’est tenue du 8 au 12 avril dernier au Studio des Ursulines (Paris, 5), vous invite à une séance de reprise organisée au Jeu de Paume le jeudi 30 avril 2026 à 20h15. 3 films primés ainsi que 2 coups de cœur issus de la compétition 2026 seront diffusés en salle en présence de l’équipe du festival, de certain·es réalisateur·rices des films programmés, ainsi que de membres de nos jurys.

Cannes 2026, la sélection des courts en compétition officielle et de La Cinef

Cannes 2026, la sélection des courts en compétition officielle et de La Cinef

Dernière sélection très attendue du côté de Cannes, celle des courts et des films de la Cinef, dévoilée hier. Sur 3184 films, 10 courts métrages font partie de la compétition cette année. Du côté de la Cinef, ce sont 19 films (sur 2 750 candidatures présentées par les écoles de cinéma à travers le monde) qui font partie de la sélection 2026. 

Kyrylo Zemlyanyi : «  Je peux seulement être moi-même devant la caméra »

Kyrylo Zemlyanyi : «  Je peux seulement être moi-même devant la caméra »

Présenté en février à Clermont-Ferrand après avoir fait ses débuts à Venise, le film « Unavailable » suit le destin de Serhii, un jeune bénévolat qui perd le contact avec sa mère restée en territoire occupé, en Ukraine. Lorsque celle-ci décide finalement de partir, l’espoir renaît brièvement, avant d’être anéanti par la destruction d’un convoi humanitaire en provenance de sa ville natale lors d’un bombardement. Originaire d’Ukraine, le jeune réalisateur de 25 ans Kyrylo Zemlyanyi revient à l’occasion de cet entretien sur son rapport au cinéma, né presque par accident, et sur ce que signifie aujourd’hui faire des films en temps de guerre.