Marion et Camille, 15 ans, sont inséparables. Elles débarquent pleines d’ambition sur une île du sud pour la dernière sortie scolaire de l’année. C’est le temps des premières fois, et la fin brutale de l’insouciance.
Avec son deuxième court métrage d’animation, Le dernier printemps, sélectionné en compétition officielle à Cannes, Mathilde Bédouet prolonge son geste sensible déjà à l’œuvre dans Été 96. La réalisatrice y explore l’adolescence, l’âge des premières fois où l’insouciance s’efface à mesure que surgissent les premières désillusions.
Ce vendredi 23 février 2024, 3 courts-métrages de fiction, d’animation et documentaire ont été primés lors de la 49ème cérémonie des César, organisée à l’Olympia. Ils sont tous trois réalisés par des femmes. Youpie !
Premier film professionnel, « Été 96 » parle de la découverte de l’individualité du jeune Paul, le temps d’un été sur une île du Finistère. Court d’animation réalisée en rotoscopie, il est issu de l’imaginaire de Mathilde Bédouet, une jeune réalisatrice passée par les Arts Décoratifs, l’illustration, le dessin de presse et le clip. César du meilleur court d’animation 2024, il mêle souvenirs personnels, espaces vides et explosion de couleurs, dessins et jeu d’acteurs, douceur-insouciance propre à l’enfance et réalité-dureté du monde adulte.