Citizen Inmate de Hesam Eslami

Citizen Inmate de Hesam Eslami

Terre à la fois en pleine ébullition sociale et politique depuis plusieurs années, l’Iran voit émerger de plus en plus de réalisateurs issus de cet environnement de contrôle quotidien, qui livrent des films absolument passionnants. C’est notamment le cas récemment de cinéastes comme Jafar Panahi, ou encore Saeed Roustaee avec le remarquable Leila et ses frères. Ainsi de plus en plus d’auteurs iraniens ne s’interdisent pas le recours au genre pour parler des problèmes politiques et sociaux qui rongent leur pays. C’était notamment le cas de Hesam Eslami avec « Citizen Inmate » sélectionné à Clermont-Ferrand dans la catégorie Labo.

Clermont-Ferrand. Chroniques d’un été

Clermont-Ferrand. Chroniques d’un été

Il n’y a pas que du côté de la rétrospective Vacances à Clermont-Ferrand, que l’on boucle ses valises pour goûter les beaux jours. Dans la compétition nationale, on peut aussi faire une traversée, souvent au bord de l’eau, dans les voyages des personnages. L’été où le temps des drames et relations dissolues, éphémères, aussi belles et intenses que cruelles et révoltantes. La vacance, c’est aussi ce qui manque. Petit panorama des films où il fait presque bon de vivre et d’aimer, dans l’instant suspendu de la belle saison : « Rives », « Du pain et des Jeux » et « Les Tremblements ». Ou dire avec Albert Camus : « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été ».

Julia Zahar : La majorité des œuvres d’art qui me touchent sont faites par des femmes.

Julia Zahar : La majorité des œuvres d’art qui me touchent sont faites par des femmes.

Vues par des centaines de milliers de personnes sur YouTube ou encore sur la plateforme France.tv, « Sœurs, Journal d’une reconstruction » s’impose comme un film générationnel et nécessaire, abordant une problématique de santé mentale de plus en plus présente dans le débat public. Sa réalisatrice, Julia Zahar, qui a suivi pendant pas moins de quatre ans la reconstruction mentale et sociale de sa sœur, livre ici son parcours et son expérience autour de la création de son premier long métrage à l’occasion de sa projection au Fipadoc.

Najla Barouni et Julie Sanchez. Un regard sans jugement sur l’IA

Najla Barouni et Julie Sanchez. Un regard sans jugement sur l’IA

Imprégnés par la dernière édition du Fipadoc, qui s’est achevée il y a peu, nous avons été confrontés à des œuvres expérimentant de nouvelles formes dans le cadre du documentaire. C’est dans ce contexte que s’est dessiné le travail de Najla Barouni et Julie Sanchez. Issues de parcours différents, l’une venant de l’acting, l’autre de la photographie, elles se sont imposées comme un duo de cinéma à la fois multiple et profondément passionnant. Leur dernière collaboration, « La Conversation », nous a bouleversés jusqu’aux larmes.

2ème rendez-vous, D’entrée de jeu, mardi 24 février 2026 à l’ESRA

2ème rendez-vous, D’entrée de jeu, mardi 24 février 2026 à l’ESRA

Des premiers castings aux premiers pas sur un plateau de tournage de court ou de long-métrage, des planches des écoles à celles des théâtres, de la reconnaissance aux moments plus compliqués… Le magazine Format Court vous invite à son deuxième rendez-vous : « D’entrée de jeu », organisé en collaboration avec l’ESRA le mardi 24 février 2026 à 19h.

Marius Larrayadieu : « Avoir deux parents photographes m’a énormément inspiré »

Marius Larrayadieu : « Avoir deux parents photographes m’a énormément inspiré »

Récemment diplômé d’un master d’anthropologie visuelle, Marius Larrayadieu, fils de photographe, est un réalisateur émergent qui s’exerce comme un auteur en quête d’aventures et qui n’hésite pas à créer des portraits et à s’exporter à l’étranger. C’est notamment le cas avec son film « Là-bas, la lumière ne s’en va pas », nommé en catégorie jeune création a la dernière édition du Fipadoc.

Agnès Patron et Pierre Oberkampf. L’accueil des fantômes

Agnès Patron et Pierre Oberkampf. L’accueil des fantômes

Réalisatrice de « L’Heure de l’ours » (César du meilleur court-métrage d’animation 2021), Agnès Patron signe avec « Une fugue » son retour au court. Le film explore la mémoire, la fratrie et les fantômes qui nous accompagnent, dans un geste où la peinture, le son et l’animation se répondent. Présenté à la Semaine de la Critique en séance spéciale en mai, « Une fugue » se balade actuellement en festival. En septembre, il remportait le prix du meilleur court d’animation à Toronto. En février, il concourt en compétition à Clermont-Ferrand.

Formats Longs : Sœurs, journal d’une reconstruction de Julia Zahar

Formats Longs : Sœurs, journal d’une reconstruction de Julia Zahar

Représentative de son temps, cette 8e édition du Fipadoc a vu émerger, à travers plusieurs sélections, des auteurs et des films qui s’attachent à aborder des problématiques de plus en plus modernes et envahissantes, notamment celle de la santé mentale chez les jeunes, un trouble majeur qui s’apparente de plus en plus à une véritable épidémie. C’est précisément de cela dont parle le long métrage « Sœurs, journal d’une reconstruction » réalisé par Julia Zahar.

Et vogue le festival. Clermont-Ferrand 2026

Et vogue le festival. Clermont-Ferrand 2026

Un immense bateau qui pourfend un ciel violet, avec à son bord la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption et de minuscules personnages mouchoirs au vent, voilà cette année comment se dévoile toutes voiles dehors le festival de court-métrage de Clermont-Ferrand. Une 48e édition qui se tient du 30 janvier au 7 février 2026, et qui invite à une formidable traversée du court, de bâbord à tribord. Karolis Strautniekas propose une lumineuse et rêveuse affiche qui n’aurait pas déplu à Fellini, celui d’ »Amarcord » et d’ »E la nave va » aux paquebots mélancoliques.

César 2026, les nominations des courts

César 2026, les nominations des courts

Ce mercredi 28 janvier, l’Académie des Arts et Techniques du cinéma a dévoilé la liste des films et artistes nommés pour la 51ème Cérémonie des César qui aura lieu le 26 février prochain dans la salle de l’Olympia à Paris. Voici les courts en lice pour le César du meilleur court-métrage de fiction, documentaire et d’animation. Bon à savoir : 9 équipes sur 10 ont participé à nos After Short spécial César !

C comme La conversation

C comme La conversation

Lola, 83 ans, dialogue avec Carmen. Pour vivre son deuil et tenter d’apaiser son chagrin, Lola a mille questions. Les réponses douces de l’intelligence artificielle l’apaisent, révélant comment l’algorithme semble combler des besoins émotionnels. Jusqu’à un certain point.
Réal. : Najla Barouni, Julie Sanchez
Documentaire, 13′, 2025

Antoine Reinartz : « Dans ce métier, on dépend beaucoup du regard de l’autre. Même pour s’évaluer »

Antoine Reinartz : « Dans ce métier, on dépend beaucoup du regard de l’autre. Même pour s’évaluer »

Révélé au grand public par des longs (« 120 battements par minute », « Petite nature », « Anatomie d’une chute », « Love me tender », …) comme des séries (« Tapie », « La maison », « Des vivants », …), Antoine Reinartz faisait partie du  jury des longs-métrages au Festival d’Angers qui vient de s’achever ce weekend. De ses débuts au théâtre à son rapport très concret aux scénarios, de la fragilité du métier à sa préparation, il convoque la discipline et la nécessité de bien s’entourer pour ne pas se perdre.

Jocelyn Charles. L’animation, le réel inventé, le vivant réinjecté

Jocelyn Charles. L’animation, le réel inventé, le vivant réinjecté

Réalisateur de « Dieu est timide », son premier film professionnel produit par le studio Remembers (fondé par Ugo Bienvenu et Félix de Givry), Jocelyn Charles explore le son, le gore et le réel. Présélectionné au César du meilleur court-métrage d’animation 2026, son film a été présenté à Cannes, à la Semaine de la Critique. Il est actuellement montré au Festival Premiers Plans d’Angers, dans la section Plans Animés.

Arnaud Delmarle, Rod Paradot : « Quand tu n’exprimes pas tes sentiments, ça passe souvent par la violence, les non-dits »

Arnaud Delmarle, Rod Paradot : « Quand tu n’exprimes pas tes sentiments, ça passe souvent par la violence, les non-dits »

« Un été caniculaire dans un petit village près de Marseille. Après trois années d’absence, Lucas et son groupe de potes voient revenir leur meilleur ami Hicham. Ce retour très attendu suscite rapidement des émotions contradictoires au sein de la bande, mais surtout de nouveaux espoirs chez Lucas. » À l’occasion de la sélection aux César 2026 du court-métrage « Big Boys Don’t Cry », nous avons rencontré son réalisateur, Arnaud Delmarle, et son acteur principal, Rod Paradot, sacré Meilleur espoir masculin en 2016 pour « La Tête haute », d’Emmanuelle Bercot. Échange sur ce film d’amour et d’amitié sous le soleil méridional.

Vos films préférés en 2025

Vos films préférés en 2025

En janvier, Format Court fête ses 17 ans (bouchon !). Après avoir publié il y a quelques jours notre propre Top 5 des meilleurs courts-métrages de l’année, retrouvez les résultats de votre propre Top, suite à notre appel publié récemment sur notre site internet. Voici les 5 films, vus cette année, qui ont remporté le plus de suffrages du côté des internautes.