Emmanuel Mouret : « Faire des films, c’est se confronter à une image de soi et de ses limites »

Emmanuel Mouret : « Faire des films, c’est se confronter à une image de soi et de ses limites »

À l’affiche ce mercredi avec son 11ème long-métrage Chronique d’une liaison passagère réunissant Vincent Macaigne et Sandrine Kiberlain, Emmanuel Mouret est mis à l’honneur à la Cinémathèque française jusqu’à demain à l’occasion de la présentation de deux programmes de courts (ses premiers diffusés à 18h30, alors qu’il était encore à la Fémis, ses derniers à 21h, réalisés entre ses longs-métrages). L’occasion pour nous de faire le point sur ses débuts, son rapport au scénario, à la parole, aux acteurs, à Rohmer et au désir.

3 coups de coeur identifiés au Festival Silhouette

3 coups de coeur identifiés au Festival Silhouette

C’est au Parc de la Butte du Chapeau Rouge, dans le 19ème arrondissement de Paris, que s’est achevée ce 3 septembre 2022 la 21ème édition du Festival Silhouette. Cette année encore, les séances en plein air, dédiées au court-métrage, nous ont proposé une programmation diverse constituée d’une sélection internationale, de documentaires, de clips et d’œuvres hybrides, qui a su ravir et étonner. L’occasion, sinon brève, de revenir sur Madrugada de Leonor Noivo (Prix du jury jeune), A86 Nord, Sortie 10 de Nicolas Boone (Mention spéciale du jury jeune) et Hideous de Yann Gonzalez, trois coups de cœur singuliers et marquants de cette édition.

Déborah François. La chorégraphie entre les acteurs et la caméra

Déborah François. La chorégraphie entre les acteurs et la caméra

Elle a débuté dans L’Enfant des Dardenne. Premier rôle, premier Cannes. Déborah François, jurée au festival Le Court en dit long à Paris, raconte son apprentissage sur le plateau des frères, ce qui l’intéresse chez les acteurs. Comédienne, elle vient de passer à la réalisation avec son premier court, Mouton noir, conçu dans le cadre des Talents Adami (cherchant à valoriser des jeunes comédiens entre 18 et 30 ans). Son film a été diffusé à Cannes avec ceux d’autres comédiens passés à la réalisation spécialement pour ce projet : Aïssa Maïga, Pascale Arbillot et Raphaël Personnaz. Rencontre au café du coin, en mode pluvieux, avant la remise des prix du Court en dit long.

Joseph Pierce : « Chacun de mes films m’obsède et finit par me consumer »

Joseph Pierce : « Chacun de mes films m’obsède et finit par me consumer »

La Semaine de la Critique diffusait cette année une séance spéciale comprenant 3 films de réalisateurs bien repérés : Emmanuel Gras, Yann Gonzalez et Joseph Pierce. Ce dernier est animateur au Royaume-Uni. Depuis son film de fin d’étude de la NFTS, Stand Up, il a réalisé deux courts d’animation sélectionnés et acclamés en festivals : The Pub et A Family Portrait. Après une tentative de fiction (The Baby Shower) et en parallèle de son travail à The Guardian, Joseph Pierce a terminé son nouveau projet, hyper ambitieux à plusieurs niveaux (histoire, co-production, durée, couleurs, …) : Scale.

Monia Chokri : « Mon école du cinéma s’est faite sur les plateaux »

Monia Chokri : « Mon école du cinéma s’est faite sur les plateaux »

Actuellement à l’affiche avec Babysitter, Monia Chokri a fait partie, comme Laura Wandel et Félix Moati, du Jury officiel de Cannes qui a attribué ce samedi la Palme d’Or du court-métrage (à The Water Murmurs de Jianying Chen) et jeudi le Premier Prix de la Cinef (Il Barbiere Complottista de Valerio Ferrara). À l’occasion de cet entretien réalisé avant la clôture de Cannes, l’actrice et réalisatrice québécoise, Prix Coup de coeur Un Certain Regard en 2019 pour La Femme de mon frère, évoque ses débuts de l’autre côté de la caméra avec son court Quelqu’un d’extraordinaire, son intérêt pour le tragi-comique et son rapport à l’écriture. Rencontre.

Carlos Segundo. L’absence plutôt que la présence

Carlos Segundo. L’absence plutôt que la présence

Carlos Segundo est cinéaste, scénariste producteur et professeur de cinéma au nord-est du Brésil, dans la ville de Natal. Il a réalisé Sideral, un court-métrage génial, co-produit par Les Valseurs, qui faisait partie de la sélection officielle de Cannes 2021 et qui pourrait bien se retrouver aux prochains Oscars.

Niki Lindroth von Bahr : « On apprend beaucoup sur la narration en travaillant sur des courts »

Niki Lindroth von Bahr : « On apprend beaucoup sur la narration en travaillant sur des courts »

Invitée en décembre au Forum des images (Paris) dans le cadre du Carrefour du cinéma d’animation, l’animatrice et réalisatrice suédoise Niki Lindroth von Bahr est à l’origine de plusieurs courts-métrages remarqués et primés dont Something to remember programmé en novembre lors de la séance suédoise de notre festival. Alors que The House, co-réalisé avec Emma de Swaef, Marc Roels et Paloma Baeza, est diffusé depuis quelques jours sur Netflix, l’animatrice nous parle avec humour et lucidité de son métier, de ses difficultés et de cette case courte qui lui va si bien.

Tang Yi : « Faire des films revient à faire la paix avec moi-même »

Tang Yi : « Faire des films revient à faire la paix avec moi-même »

 Jeune chinoise vivant à New York, la réalisatrice Tang Yi a réalisé le film All the Crows in the World. Celui-ci a comme particularité d’avoir remporté la Palme d’or du court cette année à Cannes. Cet été, nous l’avons longuement interrogée via Zoom sur son parcours, son travail d’écriture, ses défis et ses doutes. Encore étudiante à la NYU Tisch School de New York, elle évoque aussi le low-budget, la comédie sombre, les erreurs à commettre, les revendications qui l’anime et l’influence du réel sur ses films.