Pierre Etaix n’est plus

Pierre Etaix n’est plus

Pierre Etaix est parti vendredi matin, a-t-on appris. Quelle tristesse. Nous l’avions rencontré au Festival de Vendôme en 2010, il y a près de 6 ans. Gentil, poli, souriant, élégant, il avait raconté ses souvenirs, son lien au court-métrage, au gag, à Tati, à Keaton, au music-hall, au cirque avant de présenter avec humour « Le Grand Amour » devant un parterre composé de nombreux jeunes conquis par ce vieux monsieur, petit enfant aimant la scène comme personne.

Le Loup blanc de Pierre-Luc Granjon & Molii de Carine May, Yassine Qnia, Hakim Zouhani, Mourad Boudaoud visibles en ligne !

Le Loup blanc de Pierre-Luc Granjon & Molii de Carine May, Yassine Qnia, Hakim Zouhani, Mourad Boudaoud visibles en ligne !

À Format Court, nous avons pour habitude de diffuser bon nombre de courts-métrages en salle et sur le net (à ce sujet, connaissez-vous notre vidéothèque forte de plusieurs centaines de films ?).

À l’occasion du Jour le plus court et en prévision de notre séance de ce soir – gratuite – dédiée à la manifestation (rendez-vous aux Ursulines, à 20h30), nous diffusons depuis hier plusieurs films en ligne issus de la programmation de cette année, « Que c’est bon l’insolence ! ».

En pleine forme de Pierre Etaix & La force des choses de Alain Guiraudie visibles en ligne !

En pleine forme de Pierre Etaix & La force des choses de Alain Guiraudie visibles en ligne !

Pour accompagner la cinquième édition du Jour le plus court, nous diffusons à partir d’aujourd’hui notre sélection de films en ligne issus de la programmation de cette année, « Que c’est bon l’insolence ! ». Pendant trois jours (du vendredi 18 au dimanche 20 décembre 2015), retrouvez sur notre site 6 courts-métrages récents comme plus anciens, animés comme fictionnels, à raison de deux films quotidiens.

Jutra de Marie-Josée Saint-Pierre

Jutra de Marie-Josée Saint-Pierre

Sélectionné cette année à la Quinzaine des réalisateurs, le court-métrage documentaire animé “Jutra” semble poursuivre l’une des ambitions de sa réalisatrice Marie-Josée Saint-Pierre, quelques années après le remarqué “Les négatifs de McLaren” (2006) : faire dialoguer des archives traitées par le dessin avec l’œuvre d’un cinéaste.

Pierre Murat : « Ce qui m’intéresse dans les films, c’est de sentir une personnalité, que le sujet traité me plaise ou non »

Pierre Murat : « Ce qui m’intéresse dans les films, c’est de sentir une personnalité, que le sujet traité me plaise ou non »

Au Festival de Clermont-Ferrand, les journalistes ne manquent pas. Venus de France, de Belgique, du Liban, d’Italie, de Pologne et d’ailleurs, ils sont nombreux à être accrédités et à se croiser au petit déjeuner à l’Hôtel Kyriad ou en salle de presse, installée à l’étage de la piscine municipale. Si on peut regretter ces dernières années l’absence d’un prix de la presse, on peut s’étonner de la présence d’un prix Télérama au palmarès.

V comme Voyage des pierres

V comme Voyage des pierres

Des miracles se produisent dans un village, des pierres se déplacent par des coups de fouet et nombre d’autres mystères qui se terminent par la vue magnifique d’un pont. Une vieille dame y passe avec sa fille, elle raconte à celle-ci l’histoire de la construction de cet ouvrage : « Le pont de Markala ».
Réal. : Seydou Cissé
Fiction, 11′, 2012
Mali, France

Pierre Mazingarbe : « Pour moi, le cinéma est un art de la désinhibition »

Pierre Mazingarbe : « Pour moi, le cinéma est un art de la désinhibition »

La sélection du court métrage « Les poissons préfèrent l’eau du bain » au Festival d’Aubagne est, pour son réalisateur Pierre Mazingarbe, une première dans un festival international de cette renommée alors que le film a déjà un an. On osera s’en étonner tant le film est unique en son genre : il parle d’un thème grave et tabou, l’avortement, sur un ton léger voire désinvolte, le tout dans un décor directement sorti des films de Tim Burton. Avec ce film, Pierre Mazingarbe nous plonge dans un univers étouffant, dérangeant et merveilleux à la fois, où la recherche esthétique tient la même place importante que celle de la narration dénonciatrice.

Les poissons préfèrent l’eau du bain de Pierre Mazingarbe

Les poissons préfèrent l’eau du bain de Pierre Mazingarbe

Le film commence et finit dans une baignoire. D’ailleurs, tout le film ou presque se situe dans cet espace, si bien qu’on en ressort avec la peau des doigts toute fripée. L’ambiance y est d’autant plus moite qu’une brume vaporeuse demeure du début à la fin, comme si nous étions dans un hammam (ou le ventre d’une femme), auquel se greffe un degré de sensualité et de chaleur gratifié par la musique folk du duo Lilt.

Pierre Etaix ou le goût irrésistible du comique

Pierre Etaix ou le goût irrésistible du comique

Un brin charmant, un brin discret, le clown Etaix n’aurait pas fait de cinéma sans être passé par le music-hall, face à un public présent chaque soir. À 80 ans passés, l’homme continue à faire rire, comme lorsqu’il déclare avoir toujours fait des films dans des délais brefs (“mon producteur peut en être fier, d’ailleurs, il en est mort”). Influencé par Jacques Tati et Buster Keaton, il nous parle du son, du gag, du cirque et du ping-pong. Rencontre en images, en ouverture du festival de Vendôme.

Le mystère de Pierre

Le mystère de Pierre

Pour parler de Pierre Etaix, peut-être faut-il (ré)introduire le personnage lui-même. Pierre Etaix s’inspire et inspire. Clown, comique visuel, il a joué ou est apparu dans les films des autres (« Pickpocket » de Bresson, « Les clowns » de Fellini, « Max mon amour » d’Oshima, …) et dans les siens, travaillé avec Jacques Tati (il a dessiné, a créé des gags et été assistant-réalisateur sur « Mon oncle »), joué avec les sons, et développé un cinéma poétique teinté de burlesque (à moins que ce ne soit l’inverse) dont l’exploitation s’est étonnement interrompue dans les années 1990.

Tiphaine Raffier: « Ça m’amusait de détruire ma ville d’enfance »

Tiphaine Raffier: « Ça m’amusait de détruire ma ville d’enfance »

Tiphaine Raffier, dramaturge, metteuse en scène et comédienne pour le théâtre vient de réaliser La Chanson son premier court-métrage. Après avoir découvert son film lors de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, nous avions envie d’en savoir un peu plus sur l’univers de Tiphaine et son rapport au cinéma…

La Chanson de Tiphaine Raffier

La Chanson de Tiphaine Raffier

On connaissait Tiphaine Raffier dans le milieu du spectacle vivant. Dramaturge, metteuse en scène, et comédienne, elle a monté sa compagnie « La Femme coupée en deux » en 2015. France-Fantôme, son troisième spectacle créé en 2017 a été salué par la critique et reprendra en 2019. La Chanson, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs cette année, est son premier court-métrage, adapté de sa première pièce du même nom

Le film de la semaine : Night Shift de Zia Mandviwalla

Le film de la semaine : Night Shift de Zia Mandviwalla

Alors que la sélection de la Compétition Officielle des court-métrages cannois et de la Cinéfondation 2018 ont été dévoilées ce mercredi, et en attendant que Bertrand Bonello préside ces deux sélections du 8 au 19 mai prochain, Format Court vous propose de revenir sur un court-métrage remarqué quelques années plus tôt.

Retour sur Côté Court 2016

Retour sur Côté Court 2016

Le festival Côté Court a fêté sa vingt-cinquième édition en juin dernier, à l’intérieur et hors des murs du Ciné 104 de la ville de Pantin qui l’a vu naître et accueillir plusieurs générations de cinéastes et leurs courts-métrages, devenant au fil des années une référence en la matière. En plus de reconduire le programme habituel partagé entre les séances consacrées aux différentes sélections de films (compétition officielle, panorama, rétrospectives…) et les live mêlant concerts et projections (ceux de Barbara Carlotti, du groupe Slip ou encore de Zombie Zombie) , cette édition a inauguré une nouvelle série de rencontres sobrement intitulée « Conversations » et qui, comme son nom l’indique, devait réunir et faire dialoguer des réalisateurs appartenant à différentes générations du cinéma français. Une initiative qui, si elle a dû faire face à quelques avaries cette année, confirmait bien la vigueur d’un festival toujours soucieux d’élargir le champ pour mieux libérer la parole, quitte à charger encore un peu plus son programme.