Sessiz-be deng (Silencieux) de Rezan Yeşilbaş

Sessiz-be deng (Silencieux) de Rezan Yeşilbaş

C’était l’un des deux films que nous avions retenus à Cannes, parmi les courts métrages de la sélection officielle (l’autre étant « Night Shift » de Zia Mandviwalla). « Sessiz-be deng (Silencieux) », Palme d’or du court métrage, nous vient de Turquie. Tout en pudeur, en silences et en échanges de regards, il évoque une situation politique forte vécue d’un point de vue personnel.

S comme Sessiz-be deng (Silencieux)

S comme Sessiz-be deng (Silencieux)

L’année 1984 à Diyarbakir. Zeynep, mère de trois enfants, veut visiter son mari en prison. Elle ne parle que kurde, sa langue maternelle, mais en prison, celle-ci est strictement interdite. Sans l’usage du turc, elle est dans l’impossibilité de prononcer même un seul mot. Sa frustration augmente lorsqu’on lui interdit aussi d’apporter une nouvelle paire de chaussure pour son mari.
Réal. : Rezan Yeşilbaş
Fiction, 14′, 2012, Turquie

Annecy, le palmarès courts métrages 2012

Annecy, le palmarès courts métrages 2012

Le festival d’animation Annecy s’est terminé hier. Bien belle surprise que de voir « Tram » de Michaela Pavlátová, repéré à Cannes, remporter le Cristal d’Annecy et le Prix FIPRESCI (critique internationale) et « Edmond était un âne » de Franck Dion, programmé dans notre prochaine séance Format Court, obtenir le Prix spécial du jury. Voici le palmarès entier, côté court.

C comme 15 Iulie

C comme 15 Iulie

Un après-midi en famille. Le père fait des réparations dans la salle de bain, la grand-mère regarde la télé, le gendre veut partir et la fille se retrouve au milieu.
Réa: Cristi Iftime
Fiction, 12′, 2011
Roumanie

15 Iulie de Cristi Iftime

15 Iulie de Cristi Iftime

De passage à Brasov, une jeune femme, accompagnée de son petite ami, rend visite à son père le jour de son anniversaire. Ils n’ont que quinze minutes devant eux car la mère les attend pour dîner. Seulement voilà que le père vient de faire des travaux et se trouve sale. Il s’en va prendre une douche laissant sa fille et son copain attendre avec la grand-mère. Assis tous les trois devant la télévision, les deux jeunes font mine de patience. Mais sitôt le père sorti de la salle de bain, il est déjà temps pour le couple de repartir. Au résultat, une scène qui n’a pas lieu, ou plutôt un lieu qui n’a pas de scène.

Croq’Anime, appel à film

Croq’Anime, appel à film

Croq’Anime, le Rendez-vous du Film d’Animation de Paris prépare la 5ème édition de son Festival qui aura lieu les 7, 8 et 9 septembre 2012 à Paris. Vous pouvez d’ores et déjà envoyer vos films soit par internet en HD soit par courrier postal (pas en recommandé) à l’adresse suivante : 2 rue Boyer – 75020 Paris. Pour participer au Festival, vous devez remplir une fiche d’inscription et une déclaration sur l’honneur que vous renverrez par courrier, datées et signées à Croq’Anime.

Tania de Giovanni Sportiello

Tania de Giovanni Sportiello

« Tania » est un film sur un coup de tête : il devait se passer quelque chose, il se passe autre chose. Le film qui en découle jouit de liberté et d’une certaine malice à enchaîner les détails. Tania, une jeune fille de 16 ans, attendait certainement que ce garçon avec qui elle a couché une fois revienne pour l’assommer d’un coup de marteau, juste parce qu’il ne répond pas au téléphone. Mais voilà qu’en l’attendant, c’est une vieille dame qui se prend un coup dans la figure en tombant. Comme par hasard.

Fyzal Boulifa : « Ce qui m’épate avec les non professionels, c’est de ne pas savoir ce qu’ils sont en mesure de faire et de donner, et de me laisser surprendre par leur potentiel »

Fyzal Boulifa : « Ce qui m’épate avec les non professionels, c’est de ne pas savoir ce qu’ils sont en mesure de faire et de donner, et de me laisser surprendre par leur potentiel »

Lauréat du Prix illy du court métrage (pour « The Curse ») à la dernière Quinzaine des Réalisateurs, Fyzal Boulifa, cinéaste britannique d’origine marocaine, marche aux tranches de vie, à l’instinct, et à l’auto-apprentissage. Rencontre.

E comme Eenentwintig + zeven

E comme Eenentwintig + zeven

Vibe, 7 ans, vit chez ses grands-parents. Le week-end, elle fait des kilomètres pour aller voir ses parents. La magie de l’enfance disparaît pour laisser place à la réalité.
Réa: Kenneth Michiels
Documentaire, 30′, 2011
Belgique

Eenentwintig + Zeven de Kenneth Michiels

Eenentwintig + Zeven de Kenneth Michiels

Si « Eenentwintig + Zeven » de Kenneth Michiels, présenté en compétition nationale au Brussels Short Film Festival, ne laisse pas indifférent c’est qu’il est une expérience unique en son genre, un documentaire qui convie à une vraie rencontre entre le spectateur et Vibe qui, à sept ans, fait face à la dépression de sa mère avec une maturité déconcertante.

Le Crépuscule des vieux

Le Crépuscule des vieux

Cette année, davantage que les autres, la sélection du Brussels Short Film Festival révélait la noirceur de l’âme. Des films venus des quatre coins du monde qui déclinaient la même souffrance, la même peur d’exister et la même peur de mourir. Parmi ceux-ci Darwaazon wala Ghar (La Maison aux portes) de Nishant et Rohit Sharma et Tuba Atlantic d’Hallvar Witzø ont retenu l’attention grâce à leur façon poétique et originale de traduire le déclin de l’Homme.

Focus Brussels Short Film Festival 2012

Focus Brussels Short Film Festival 2012

Cette année, le Brussels Short Film Festival fêtait ses 15 ans. Une édition qui comme chaque année a vu déferler bon nombre de spectateurs dans les salles du Vendôme, du Mercelis, du Flagey et du Bozar, pour apprécier pas moins de 3 programmes « Best of », une séance spéciale « anniversaire » et de jolies découvertes des cinémas basque, allemand, latino sans oublier les habituelles compétitions nationale et internationale.

Michaela Pavlátová : « Parfois, j’ai l’impression que mes films n’ont rien en commun, à part mon nom au générique »

Michaela Pavlátová : « Parfois, j’ai l’impression que mes films n’ont rien en commun, à part mon nom au générique »

Projeté il y a une dizaine de jours à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, « Tram » s’insère dans un projet collectif, Sexpériences, qui conjugue animation et érotisme au féminin. En entretien, Michaela Pavlátová, la réalisatrice, d’origine tchèque, convoque travail en solitaire, réalisme et exagération, et lien “diamanté” au court.

Oyez, oyez. Soirée Format Court, le 14 juin prochain

Oyez, oyez. Soirée Format Court, le 14 juin prochain

Enfin, l’info. Après la séance Short Screens hier soir, à Bruxelles, Format Court vous propose d’assister à son ultime soirée de courts métrages avant la rentrée de septembre. La p’tite formule demeure inchangée : nous vous invitons à découvrir cinq films courts, repérés en festival, toujours au Studio des Ursulines, et de rencontrer les équipes de films présentes, avant d’échanger autour d’un verre, à quelques pas de la salle. Cliquez sur les plumes de paon pour découvrir la programmation.

Ernesto Oña : « La Collection Canal + a été pour moi, comme une expérimentation, un travail sur un nouveau format »

Ernesto Oña : « La Collection Canal + a été pour moi, comme une expérimentation, un travail sur un nouveau format »

Ernesto Oña fait partie des huit réalisateurs sélectionnés dernièrement pour participer à la Collection Canal +. Son film, « La dette », un film léger abordant le thème plus général et sérieux de la dette mondiale, raconte l’histoire de Yasmine, interprétée par l’actrice Sabrina Ouazani, qui décide de prendre les choses en main lorsque son petit ami annule leur week-end en amoureux à cause d’une dette qu’il doit rembourser à Merguez, un dealer du quartier.

Lorsque la Collection prend la voi(e)x de Cannes

Lorsque la Collection prend la voi(e)x de Cannes

Dix ans maintenant que Canal +, grâce au dynamisme de Pascale Faure et Brigitte Pardo, met le court métrage sur le devant de la scène à travers la Collection Canal+. Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) ladite Collection, on résumera son concept de la manière suivante : chaque année, aux alentours du mois de juin, une dizaine de personnalités, acteurs, chanteurs, animateurs, sportifs, etc… se prêtent au jeu de la comédie le temps d’un court métrage qui aura été écrit spécialement pour eux, avec une « ligne éditoriale » à suivre.