Vidéothèque

Il neige sur Liège…mais y’a des poules… Petit billet d’humeur sur le court métrage belge à Anima

Il neige sur Liège…mais y’a des poules… Petit billet d’humeur sur le court métrage belge à Anima

Certes, c’est la crise, le réchauffement de la planète, la catastrophe écologique, les émeutes de la faim, la guerre en Irak, au Darfour, au Congo, à Madagascar, en France (ben oui, les amis, en France aussi !)… Certes, certes, certes ! Et quand bien même, pas un seul des courts métrages belges d’animation présentés à Anima cette année ne s’ancrait dans le réel de nos jours difficiles – « Persepolis » est loin des préoccupations de notre plat pays dirait-on -, la plupart de ces films pourtant, étaient tristes, mais d’un triste ! – version condition de l’homme moderne, ab abstracto, entre solitude, folie, isolement, dérèglement, absurde…

The Man with the beautiful eyes (L’homme aux beaux yeux) de Jonathan Hodgson

The Man with the beautiful eyes (L’homme aux beaux yeux) de Jonathan Hodgson

Bukowski : Trois divines syllabes aux senteurs nicotinées et aux vapeurs éthyliques. Souffrances, scandales et sexes sont les S qui parsèment toute l’œuvre du poète américain. Il y a du Gainsbarre chez Charles, et du Baudelaire aussi, Baudelaire dont il partage le prénom, les initiales et le goût de la provocation. Ses « Fleurs du Mal » à lui , il les a plantées dans chacun des vers incisifs et étonnants de simplicité de « The man with the beautiful eyes ».

La petite collection de Bref : une sélection de courts métrages néerlandais

La petite collection de Bref : une sélection de courts métrages néerlandais

En 2007, Bref, le magazine français du court métrage, inaugurait “La petite collection”. En partenariat avec l’éditeur Chalet Pointu, il lançait un DVD de films belges francophones en lien avec la rétrospective belge programmée par le festival de Clermont-Ferrand. Deux ans plus tard, après 10 volumes majoritairement associés au contenu de la revue, Bref a établi une sélection de 15 courts métrages néerlandais, faisant écho à la rétrospective consacrée cette année par le festival aux Pays-Bas.

The Heart of Amos Klein (Le Cœur d’Amos Klein) de Michal Pfeffer-Kranot et Uri Kranot

The Heart of Amos Klein (Le Cœur d’Amos Klein) de Michal Pfeffer-Kranot et Uri Kranot

Sélectionné dans divers festivals dont celui de Clermont-Ferrand et Anima, « The Heart of Amos Klein » (Le Cœur d’Amos Klein), dernier film des animateurs israéliens Michal Pfeffer et Uri Kranot, entremêle l’artistique et le politique, dans la lignée de leurs précédents courts métrages.

Entretien avec Zhang Xian Min, juré à Clermont-Ferrand

Entretien avec Zhang Xian Min, juré à Clermont-Ferrand

Membre du Jury International au dernier festival de Clermont-Ferrand, Zhang Xian Min dissimule plusieurs identités dans ses poches. Diplômé de la Sorbonne et de La Fémis, il est aussi réalisateur, acteur, écrivain, producteur, enseignant à l’Académie du cinéma de Pékin, et co-fondateur du Festival du Film Indépendant de Nankin. Entretien autour du cinéma, de la Chine, du court métrage, et de la France.

Les courts métrages récompensés aux Oscars en 2009

Les courts métrages récompensés aux Oscars en 2009

Dimanche, Los Angeles vivait sa 81ème cérémonie des Oscars. Hugh Jackman, Danny Boyle, Sean Penn, Kate Winslet, Penelope Cruz, Brad Pitt, Angelina Jolie, Marion Cotillard, Natalie Portman, et les autres avaient sorti leurs smokings/robes/noeux pap’/escarpins pour l’occasion. Ce fut également le cas pour Jochen Alexander Freydank, Kunio Kato, Megan Mylan, les trois réalisateurs de courts métrages récompensés ce soir-là.

Le Festival Premiers Plans d’Angers vu par Raoul Servais

Le Festival Premiers Plans d’Angers vu par Raoul Servais

Il y a de petits objets géniaux que l’on aurait aimé inventer, le post-it, l’entonnoir pliable. Il y a des titres que l’on aurait aimé imaginer, Les affinités électives, À l’ombre des jeunes filles en fleurs…Et puis des noms, des intitulés, des slogans politiques qui frappent, qui restent. Ainsi en est-il de Premiers Plans, le Festival d’Angers mettant à l’honneur chaque année au mois de février, les premières œuvres, longues, courtes ou moyennes.

Domino de Sandy Claes

Domino de Sandy Claes

Créé et présenté dans le cadre du Festival International du Court Métrage de Louvain de 2007, « Domino » retrace, en moins de deux minutes, le mécanisme de l’animation et du cinématographe. Sous son aspect simple, se cache un jeu sémantique sophistiqué. La forme rectangulaire du domino sert de cadre pour une série de plans dessinés, tel un flip-book. À l’instar de l’effet domino et conformément au jeu de hasard, défile une succession bruyante de formes aléatoires (dominos, homme, ballon, arbre…) pour créer une animation quasi fantasmagorique.

Thiam B.B. d’Adams Sié

Thiam B.B. d’Adams Sié

Présenté déjà dans de nombreux festivals (Amiens, Vues d’Afrique, Namur) et en compétition au festival Média 10-10, « Thiam B.B. » est un court documentaire d’une grande intelligence, réalisé dans le cadre d’un atelier organisé au Média Centre de Dakar par le festival Filmer à tout prix, et animé par Philippe de Pierpont et Pierre-Yves Vandeweerd qui signe la très belle photographie du film.

Orgesticulanismus de Mathieu Labaye

Orgesticulanismus de Mathieu Labaye

« Orgesticulanismus » est le premier court métrage d’animation d’un ancien élève de La Cambre, produit par Caméra etc. Animateur dans cette maison de production consacrée principalement au film d’atelier, Mathieu Labaye a déjà réalisé en son nom propre deux courts métrages. À Media 10-10, son premier film professionnel aura fait l’unanimité, empochant le Prix du Meilleur Court Métrage d’Animation remis par le Jury Officiel et celui du Jury Presse.

Milovan Circus de Gerlando Infuso

Milovan Circus de Gerlando Infuso

Dans son film de troisième année, Margot (Prix Jury Jeunes au Festival d’Annecy), Gerlando Infuso, étudiant à La Cambre, avait développé un récit autour d’un personnage partagé entre la folie et le froid. Un an a passé, une nouvelle idée a poussé, celle d’un artiste de cirque en proie au rejet et à la vieillesse. Avec Milovan Circus, Gerlando Infuso renoue avec le sentiment de solitude, la poésie du sombre et l’animation en volume, éléments qui avaient contribué à la qualité de son court métrage précédent.