Archives pour l'étiquette Suisse

Reel Unreel de Francis Alÿs

Reel Unreel de Francis Alÿs

Rechercher sur Internet des courts-métrages réalisés par des artistes plasticiens ne permet pas souvent d’en trouver d’aussi faciles accès. Francis Alÿs, artiste belge expatrié au Mexique depuis plusieurs années, en a une opinion différente. Exposé notamment à la Tate Modern à Londres ou encore au Centre Pompidou à Paris, il laisse ses vidéos visualisables en ligne et disponibles en Creative Commons. Pratique qui en dit long sur sa vision du cinéma, proposition volontariste d’obtenir une portée aussi large que possible.

Luciano Barisone : « La forme courte s’approche plus de la poésie, de l’aphorisme, de la pensée fragmentaire »

Luciano Barisone : « La forme courte s’approche plus de la poésie, de l’aphorisme, de la pensée fragmentaire »

Le festival Vision du réel met en avant le cinéma documentaire à Nyon, en Suisse, depuis 1969. Luciano Barisone, son directeur depuis 2010 s’efforce de maintenir le festival dans sa continuité, suivant un axe qui lui est cher. Pour Format Court, il est revenu sur son lien au documentaire et sa passion pour LE cinéma.

Hors Autoroute de Rhona Mühlebach

Hors Autoroute de Rhona Mühlebach

Sélectionné au Poitiers Film Festival et primé à deux reprises cet été à Locarno (Prix Action Light du «meilleur espoir Suisse & Prix Cinema e Gioventù), le court métrage suisse « Hors Autoroute », réalisé par Rhona Mühlebach pour son bachelor à l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL), relate les péripéties d’un couple à la dérive au milieu de paysages montagneux. Née en 1990, Rhona Mühlebach a également réalisé deux autres courts, « Ferien » et « Schwesterherz » en 2013.

Christophe M. Saber : « Le multiculturalisme n’est pas assez abordé dans le cinéma suisse. Dès le début, je voulais avoir plein de nationalités, de cultures et de dialectes dans mon film »

Christophe M. Saber : « Le multiculturalisme n’est pas assez abordé dans le cinéma suisse. Dès le début, je voulais avoir plein de nationalités, de cultures et de dialectes dans mon film »

Repéré au 29ème Festival Européen du Film Court de Brest, le film « Discipline » est un huis clos d’une dizaine de minutes dont la majeure partie de l’intrigue se déroule dans une épicerie. Dans ce film, l’action anodine d’un enfant provoque une succession de réactions de la part de chacun emmenant à réfléchir sur les problèmes d’éducation, de racisme et de jugement de l’autre.

D comme Discipline

D comme Discipline

21h50, dans une épicerie de Lausanne tenue par des Egpytiens. Excédé, un père de famille perd patience et corrige son enfant désobéissante. Une cliente choquée exprime son désaccord. D’autres clients interviennent, chacun y met son grain de sel et le personnel est dépassé. La conversation se transforme en débat, le débat en dispute.
Réal. : Christophe M. Saber
Fiction, 12′, 2014
Suisse

E comme En août

E comme En août

Margaux, six ans, se réveille tôt en ce matin d’août. Elle s’approche de la fenêtre et voit son père ranger des objets et des cartons dans la voiture. Sa mère dort encore. Cette matinée d’été s’annonce particulière pour la petite fille qui s’apprête à vivre un moment important de sa vie.
Réal. : Jenna Hasse
Fiction, 9′, 2014
Suisse

A iucata de Michele Pennetta

A iucata de Michele Pennetta

Présenté à Brive ces jours-ci, « A iucata » s’ouvre avec cette image assez improbable : celle d’un cheval attelé à un sulky, qui galope sous la pluie, en pleine nuit, suivi par quantité d’automobiles et de scooters qui éclairent la route de leurs phares et font gronder leur moteur. À première vue, on hésite entre une scène grotesque ou à l’inverse, à un film de guerre futuriste voire apocalyptique. En tout les cas, ce lent et long travelling nous hypnotise totalement et nous plonge au plus près de l’univers de ces courses clandestines.

A comme A Iucata

A comme A Iucata

Au milieu des quartiers populaires de Catane, en Sicile, loin du regard des autorités, se cachent de nombreuses écuries de fortune. Une de celles-ci appartient à Concetto, dit le pharmacien. Personnage respecté voire craint, il s’est construit une renommée dans le monde des courses clandestines.
Documentaire, 40′, 2013
Suisse

Apiyo Amolo : « Un dicton de chez moi dit que si tu veux que quelqu’un t’écoute et te donne toute l’attention, tu dois parler la même langue que lui »

Apiyo Amolo : « Un dicton de chez moi dit que si tu veux que quelqu’un t’écoute et te donne toute l’attention, tu dois parler la même langue que lui »

Apiyo Amolo, la réalisatrice de « Not Swiss Made », est un phénomène en soi. Boulimique de projets artistiques en tous genres, actrice, top model, chanteuse, animatrice d’une émission radio et réalisatrice, cette touche-à-tout hyperactive s’est posée un moment à la cantine du festival Filmer à tout prix pour nous parler de son parcours.

Marie-Elsa Sgualdo : « On ne peut jamais raconter ce qui s’est vraiment passé, on s’inspire de la réalité mais on la raconte au travers d’un prisme, avec des outils narratifs et cinématographiques, ce qui la déforme »

Marie-Elsa Sgualdo : « On ne peut jamais raconter ce qui s’est vraiment passé, on s’inspire de la réalité mais on la raconte au travers d’un prisme, avec des outils narratifs et cinématographiques, ce qui la déforme »

Avec 4 courts métrages à son actif, dont « On The Beach » qui a remporté le Bayard d’or au FIFF, l’an dernier, Marie-Elsa Sgualdo nous est revenue cette année, dans la capitale wallonne comme membre du jury courts métrages et pour présenter son petit dernier au titre évocateur « Mann Kann nicht alles auf einmal tun aber man kann alles auf einmal lassen » (« On ne peut pas tout faire en même temps mais on peut tout laisser tomber d’un coup »), sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs et présenté dans la section « Regards du présent ».

Plug & Play de Michael Frei

Plug & Play de Michael Frei

Parmi les films de fin d’études sélectionnés au dernier Festival d’Annecy, on a retrouvé, après l’avoir vu à Clermont en Labo, « Plug & Play » du Suisse Michael Frei, essai délirant et chargé d’humour qui nous branche sur courant alternatif pour poursuivre les obsessions magnétiques des rapports complexes entre les hommes et les femmes.

P comme Plug & Play

P comme Plug & Play

Des personnages à tête de prise électrique se branchent les uns aux autres dans un monde où les doigts sont les maîtres. Mais les doigts se prodiguent également des caresses. Est-ce de l’amour ?
Réal. : Michael Frei
Animation, 6′, 2012
Suisse

L’Amour bègue de Jan Czarlewski

L’Amour bègue de Jan Czarlewski

Pile, on réunit les éléments sensoriels venus de l’imaginaire pour représenter le mouvement des êtres. Face, on appréhende le monde et ses labyrinthes en plongeant directement en son sein. Fiction et documentaire, loin d’être des démarches opposées, ne sont en réalité que les deux faces d’une même carte. Ce n’est pas la réalité elle-même qui est enregistrée (comme le disent certains maladroitement), mais une vision du monde qui s’imprime. L’enjeu personnel de chaque cinéaste est de « piéger les faits qui (les) traversent », pour reprendre l’expression du peintre Francis Bacon.

A comme L’Amour bègue

A comme L’Amour bègue

Tim a 23 ans. Il est intelligent, plutôt beau garçon mais il est bègue. Séduire une fille est un calvaire pour lui. Poussé par son ami, il va tenter de décrocher le graal – Victoria, une jolie fille qu’il croise à la boxe. Mais Tim est incapable d’aligner deux mots correctement.
Réal. : Jan Czarlewski
Fiction, 20′, 2012
Suisse

Kali le petit vampire de Regina Pessoa

Kali le petit vampire de Regina Pessoa

Déjà en 2005, la réalisatrice d’origine portugaise Regina Pessoa avait ouvert la voie de son art avec « Histoire tragique avec fin heureuse ». Elle revient aujourd’hui avec un autre court métrage tout aussi personnel, au ton délicat et angoissant, « Kali le petit vampire », présenté à Vendôme et bientôt à Bruz et à Clermont-Ferrand.

P comme Prora

P comme Prora

Prora, au bord de la Mer Baltique. Un centre de vacances érigé par les Nazis aux dimensions infinies. Dans ce colosse de béton, Jan et Matthieu, un Allemand et un Français, 17 ans, s’embarquent dans une aventure qui va confronter leurs identités et mettre en péril leur amitié. Fable sur l’adolescence et la découverte de soi, Prora est une tendre histoire d’amour et d’amitié.
Fiction, 23′, Suisse
2012