Retour sur Côté Court 2016

Retour sur Côté Court 2016

Le festival Côté Court a fêté sa vingt-cinquième édition en juin dernier, à l’intérieur et hors des murs du Ciné 104 de la ville de Pantin qui l’a vu naître et accueillir plusieurs générations de cinéastes et leurs courts-métrages, devenant au fil des années une référence en la matière. En plus de reconduire le programme habituel partagé entre les séances consacrées aux différentes sélections de films (compétition officielle, panorama, rétrospectives…) et les live mêlant concerts et projections (ceux de Barbara Carlotti, du groupe Slip ou encore de Zombie Zombie) , cette édition a inauguré une nouvelle série de rencontres sobrement intitulée « Conversations » et qui, comme son nom l’indique, devait réunir et faire dialoguer des réalisateurs appartenant à différentes générations du cinéma français. Une initiative qui, si elle a dû faire face à quelques avaries cette année, confirmait bien la vigueur d’un festival toujours soucieux d’élargir le champ pour mieux libérer la parole, quitte à charger encore un peu plus son programme.

Locarno 2016, le palmarès

Locarno 2016, le palmarès

Achevé il y a quelques jours, le festival de Locarno a primé bon nombre de jeunes réalisateurs en compétition internationale : Ralitza Petrova a obtenu le Pardino d’Or, Radu Jude a glané le Prix Spécial du Jury et João Pedro Rodrigues celui du meilleur réalisateur. Du côté de la compétition « Cinéastes du Présent », Eduardo Williams a reçu le Pardo d’or, Yuri Ancarani a remporté le Prix Spécial du Jury, Mariko Tetsuya, celui du meilleur réalisateur émergent, Kiro Russo, une mention spéciale et Maud Alpi, celui du Swatch Art Peace Hotel. Bonne nouvelle : tous ont fait leurs armes en court-métrage et bon nombre d’entre eux ont été repérés par notre équipe !

Sparrows au cinéma

Sparrows au cinéma

Rúnar Rúnarsson, un réalisateur islandais qu’on aime beaucoup à Format Court, auteur de trois courts passionnants dont « Smáfuglar » et « Anna », a réalisé un premier long-métrage, « Volcano », puis un deuxième, « Sparrows », toujours à l’affiche dans quelques rares salles françaises et présenté cet été au Festival de La Rochelle.

Ali Asgari & Farnoosh Samadi Frooshani. I comme Iran

Ali Asgari & Farnoosh Samadi Frooshani. I comme Iran

À deux, ils façonnent un cinéma qui nous plaît énormément, un cinéma sur le fil, très pudique, simple et intime. Si on a découvert l’Iranien Ali Asgari il y a trois ans à Cannes avec un film très maîtrisé en compétition officielle, « More than two hours » (titre original « Bishtar Az Do Saat »), on l’y a retrouvé cette année avec un nouveau titre, également très fort, en compétition, « Il silenzio », accompagné de sa compagne et co-réalisatrice, Farnoosh Samadi Frooshani.

Ouaga mélodie de Uriel Jaouen Zrehen

Ouaga mélodie de Uriel Jaouen Zrehen

Après « Pivot » d’André Bergs choisi par Harry Bos, chargé du cinéma néerlandais pour l’Ambassade des Pays-Bas à Paris, notre rubrique « Le film de la semaine » accueille un nouveau titre repéré par une autre pro du court, Michèle van Panhuys-Sigler, directrice du festival CourtsCourts (21-23 juillet 2016), à Tourtour (Var) : « Ouaga mélodie » de Uriel Jaouen Zrehen.

Rory Waudby-Tolley, Prix Format Court à Angers 2016

Rory Waudby-Tolley, Prix Format Court à Angers 2016

Notre dossier consacré à Rory Waudby-Tolley est de sortie. Le réalisateur de « Mr Madila Or The Colour of Nothing » primé par notre équipe au 28ème Festival d’Angers est l’auteur de plusieurs films dont « Tusk » et « Merfolk ». Entre documentaire et fiction, humour absurde et sujets d’actu, couleur et animation, le jeune réalisateur britannique se constitue petit à petit une filmo intéressante que nous vous proposons de découvrir par le présent focus.

Rory Waudby-Tolley. L’anticipation dans l’animation

Rory Waudby-Tolley. L’anticipation dans l’animation

Réaliser des films animés, pour Rory Waudby-Tolley, est un jeu d’enfants. Ce jeune adulte, diplômé du Royal College of Art, a fait de l’animation sa spécialité et ce faisant, il en est devenu maître en la matière. Ce qui frappe dans son cinéma, c’est ce subtil mélange des genres qui s’y opère : entre documentaire et fiction, le cinéaste oscille, surplombe des sujets d’actualité avec un recul suffisant pour lui offrir une vision des plus justes du monde actuel. Qu’il se fasse le porte-parole d’un vieux couple (sirène-triton) dans son « Merfolk » ou qu’il illustre le voyage dans le futur, d’un mammouth aux grandes défenses dans « Tusk », Rory Waudby-Tolley cultive une mise en scène épurée et maîtrisée sans manquer de caractère.

Plongeons de Axel Danielson et Maximilien Van Aertryck, en ligne

Plongeons de Axel Danielson et Maximilien Van Aertryck, en ligne

Publié il y a quelques jours, notre reportage consacré au dernier festival IndieLisboa s’est intéressé à plusieurs films dont le génial « Hopptornet » (Ten Meter Tower ou Plongeons en français). Ce documentaire suédois de 16 minutes sur la peur, le vide, le choix de sauter ou non d’un plongeoir haut de 10 mètres a été sélectionné au festival de Berlin avant d’être choisi par celui de Lisbonne.

Hommage à Abbas Kiarostami. Le vent l’a emporté

Hommage à Abbas Kiarostami. Le vent l’a emporté

Difficile de parler d’Abbas Kiarostami au singulier, par une désignation qui semblerait trop personnelle, tant l’œuvre et l’engagement vital du réalisateur le plaçaient au milieu des êtres, inscrits profondément dans les rues et les paysages. Depuis les trajectoires enfantines et adolescentes, à pied ou enfourchant une motocyclette, traversant singulièrement les avenues chaotiques de Téhéran, son œuvre emprunte la finesse d’un regard en prise avec l’observation. Qu’est-ce qu’observer ? C’est poser son regard dans la complexité des attentes et des frustrations les plus intimes; c’est aussi, par extension, trouver dans les limites qu’imposent les lois et les normes une façon de tenir en respect.

Rory Waudby-Tolley. Animation, humour & chaos

Rory Waudby-Tolley. Animation, humour & chaos

Rory Waudby-Tolley. Jeune réalisateur & animateur britannique. Issu du Royal College of Art (passé précédemment par l’université de Bournemouth), il a réalisé « Mr Madila, Or The Colour of Nothing », lauréat de notre Prix Format Court lors de la dernière édition du Festival Premiers Plans d’Angers. Le film, documentaire animé de grande qualité, confronte, entre réalité et fiction, le réalisateur avec Mr Madila, un guérisseur spirituel dont il possède une carte de visite. En avril dernier, Rory Waudby-Tolley est venu présenter son film à notre séance Format Court au Studio des Ursulines (Paris, 5ème) grâce au soutien du British Council. Nous en avons profité pour l’interviewer, lui demander de nous croquer un dessin et nous envoyer une vidéo-bonus créée spécialement pour Format Court (tous deux publiés dans cet article).