Ouaga mélodie de Uriel Jaouen Zrehen

Après « Pivot » d’André Bergs choisi par Harry Bos, chargé du cinéma néerlandais pour l’Ambassade des Pays-Bas à Paris, notre rubrique « Le film de la semaine » accueille un nouveau titre repéré par une autre pro du court, Michèle van Panhuys-Sigler, directrice du festival CourtsCourts (21-23 juillet 2016), à Tourtour (Var) : « Ouaga mélodie » de Uriel Jaouen Zrehen.

Ouaga mélodie de Uriel Jaouen Zrehen. Burkina Faso, France, 2011, fiction, 13’

Synopsis : Un flûtiste dans la ville, une femme qui tombe, une éclaircie… celle de Ouaga et Mélodie.

Ce film, c’est une histoire, une histoire que Uriel Jaouen Zrehen raconte par le biais du court-métrage, qui fonctionne à merveille, et qui nous désarçonne continuellement : l’Afrique ? Un homme et une femme? Le handicap ? Les clichés nous guettaient pourtant, mais on y voit une Afrique sans violence, avec son décor quotidien, la poussière, les couleurs chaudes, rose, ocre, jaune, turquoise… Dans ce film, les rôles de chacun ne sont pas déterminés par la couleur de la peau, l’Afrique offre un autre visage. Une Afrique dans laquelle la musique est partout : le bruit de la foule, une petite musique de flûte qui s’entrelace dans le récit, les chants, et enfin cette mélodie qui court à travers le film…

Pour ce réalisateur qui a filmé dans de nombreux pays, le court est une aventure humaine et le processus technique, un moyen et un défi (le film a été réalisé lors d’une séance Kino de 48h au Burkina Faso) au service d’un récit universel.

Michèle van Panhuys-Sigler

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