La Main sur la gueule d’Arthur Harari
Sans concession, le deuxième film d’Arthur Harari tente de décrire en près d’une heure les âpres retrouvailles entre un père et son fils sous le regard de la petite amie de ce dernier.
Sans concession, le deuxième film d’Arthur Harari tente de décrire en près d’une heure les âpres retrouvailles entre un père et son fils sous le regard de la petite amie de ce dernier.
À quoi ressemble le monde enfermé dans un handicap ? À celui de quelqu’un qui attend la fin du monde répond le réalisateur Chema García Ibarra. Mieux, ce monde pourrait être le nôtre, le temps des sept minutes de son second court-métrage (après « Protoparticulas »), sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 2009 et Méliès d’or au festival de Sitges en 2010.
Citation documentaire, filtre vert, musique classique. Les premiers moments du film de Arthur Môlard ressemblent à beaucoup de propositions plus ou moins adroites du cinéma de science-fiction, notamment françaises. Mais, à l’instar de « Juke-box » de Ilan Klipper et de « L’homme qui avait perdu la tête » de Fred Joyeux, deux autres films de la sélection du dernier Festival de Clermont-Ferrand, « Jiminy », propose une vision décalée de la folie face à une normalité défaillante.
L’humain et la machine entretiennent des relations particulières dans « Jiminy », un court métrage de science-fiction avec notamment Denis Lavant. Le film réussit le tour de force de rendre crédible un univers de science-fiction avec les moyens actuels du court-métrage. Comment y parvient-il ? Quelles ont été ses sources d’inspiration ? Voici quelques réponses d’Arthur Môlard, son réalisateur.
À l’instar de sa jeune héroïne qui s’échappe d’un tribunal, le film de Jean-Bernard Marlin « La Fugue », lui, court après les récompenses. Il a d’abord décroché l’Ours d’or du court métrage à Berlin en 2013. Puis, il a remporté à Clermont-Ferrand le prix Télérama ainsi que le prix ADAMI pour son acteur principal Adel Bencherif. Ce film qui dévoile à un rythme effréné la relation d’équilibriste d’un éducateur avec une jeune délinquante, est aujourd’hui nominé pour le César du Meilleur court métrage 2014. Nous avons rencontré le réalisateur pour un entretien révélant quelques secrets de fabrication de ce film urgent qui s’accommode si bien de la forme courte.
Rendez-vous mondial du court métrage, le Festival international de Clermont-Ferrand offre chaque année la trop rare opportunité de parcourir la planète côté courts. La sélection que vous propose la revue Bref, aussi éclectique que possible, n’a d’autre ambition que de faire partager quelques-unes des découvertes sélectionnées, puisées dans les compétitions internationale et labo.
Un lent fondu du gris au noir, des taches blanches, quelques murmures et accords à la guitare ouvrent « La Nuit américaine d’Angélique », sélectionné en compétition nationale à Clermont-Ferrand cette année.
Si « Locked up » de Bugsy Riverbank Steel était un peu à part dans la sélection du Festival de Brest, en novembre, ce n’était pas seulement pour son coté tragi-comique anglais. Son réalisateur est un de ces brillants touche-à-tout, issu de la publicité et du vidéoclip. Le court métrage de fiction sert donc ici de bascule du professionnel au personnel, permettant de créer un geste de cinéma grâce à une maîtrise des images déjà bien solide.
Bonne nouvelle. À partir d’aujourd’hui, Format Court diffusera quotidiennement des films sur son site internet à l’occasion du Jour le plus Court. Ces films, pour certains chroniqués dans nos colonnes et diffusés dans le cadre de nos projections, seront accessibles jusqu’au dimanche 22 décembre à 8h. Profitez-en, les neuf bons films que nous vous proposons sont pour la plupart difficiles à voir et à trouver sur la Toile.
En titrant son film « Anima » (emprunt à Jung) et en l’ouvrant par une citation sur le mystère du monde et la folie des actions humaines (formulé par Carlos Castaneda, inspirateur controversé du new-age), on attend du film de Simon Gillard une complexité du développement. Il n’en est rien.
L’appel du muezzin, le béton fracturé, une vue sur le dôme doré de la mosquée Al-Aqsa et nous voici à mi-chemin entre le « Bab-El-Oued » de Merzak Allouache et l’univers des milles et unes nuits.
Un des effets positifs du passage à la projection numérique est la nécessité de numériser les films anciens qui bénéficient, de ce fait, d’une restauration. Pour accompagner les coûts que ces travaux représentent, le Centre national du cinéma et de l’image animée a mis en place un soutien à la numérisation des oeuvres cinématographiques. C’est parmi ceux qui ont bénéficié de cette aide sélective que nous avons choisi les films de ce programme, une occasion de redécouvrir – ou de découvrir –, dans leur lustre originel, des courts métrages de renom.
Évoquer l’amour à propos de ces trois films ne signifie pas que chacun d’eux tourne autour de cette question. Celle-ci intervient au contraire à chaque fois selon une tonalité particulière, tantôt comme un léger ingrédient, tantôt comme une note dominante, une couleur plus ou moins tendre, plus ou moins passionnelle. On peut tout aussi bien affirmer […]
Depuis la rentrée, nous vous proposons régulièrement, lors de nos Soirées Format Court, de voyager dans le temps, avec des courts d’époque poétiques et formidables. Nous avons ainsi programmé au Studio des Ursulines « One Week » (La Maison démontable) de Buster Keaton et Edward F. Clin (1920), « Symphonie bizarre » de Segundo de Chomon (1909) et « Mighty like a moose » (À visage découvert) de Leo Mac Carey (1926). Ces films ont un point commun : ils figurent tous trois dans le catalogue de Lobster Films, une société de conservation et de restauration de films anciens dirigée par Serge Bromberg et Eric Lange.
Du 21 au 31 mars 2013, le Cinéma du Réel explore la diversité de la création documentaire sur les écrans du Centre Georges Pompidou à Paris. Au programme, une sélection de films documentaires internationaux qui parcourt sans concession les problématiques sociales du monde contemporain dans un cinéma dont la richesse et la multiplicité sont toujours renouvelées. Au cœur de cette programmation conséquente, Format Court se penche sur la sélection internationale de courts métrages, ainsi que sur les films des séances « Pays rêvés, pays réels ».
Le Best of Anima 2012, le huitième du genre, édité par Folioscope en collaboration avec Les Films du Nord, regroupe huit courts métrages primés au Festival Anima en 2012, accompagnés de trois coups de cœur du festival et de quelques bonus (bande-annonce, autoportraits). Parmi cette sélection, on retrouve des œuvres présentées et récompensées dans de nombreux festivals, telles que « Luminaris » de Juan Pablo Zaramella ou « Pixels » de Patrick Jean. À leurs côtés, on découvre avec plaisir d’autres créations de tout horizon, issues des compétitions professionnelles comme étudiantes.
Si Pointdoc, le premier festival en ligne de films documentaires, s’est terminé le 13 février, le palmarès, lui, est arrivé aujourd’hui dans nos boîtes. Si vous les avez ratés en ligne, découvrez les quatre « coups de coeur » primés sur grand écran, le 15 mars prochain.
L’interview avec Sébastien Betbeder, réalisateur de « Je suis une ville endormie » n’ayant pu se faire à Clermont-Ferrand lors du festival, le rendez-vous fut pris à Paris. Le hasard faisant parfois bien les choses, la rencontre se fit tôt le matin face à l’entrée du parc des Buttes Chaumont, lieu central et mystérieux de « Je suis une ville endormie », ce film déroutant et beau qui sortira sur les écrans le 13 mars prochain dans sa version longue.
Mario et Clemens pourraient être deux amants. « Mediation » (Ausgleich) de l’Allemand Matthias Zuder, présenté à Clermont-Ferrand ces jours-ci, commence dans le métro et s’y termine dans des circonstances assez troubles. Au début du film, Mario prend l’escalator pour prendre le métro. Il se sait suivi par Clemens quelques mètres plus loin. Et si Mario a la mâchoire contractée, rien dans son comportement n’exprime une colère, une peur ou une envie de se soustraire à la filature que lui impose Clemens.
Au Festival Anima de Bruxelles, la forme courte est répandue, en compétition ou non, qu’il s’agisse de films d’écoles, de films pros, de panorama belge, de clips, de pubs. Ces jours-ci, Format Court repère le meilleur du court dans ces sections et vous propose de découvrir la liste des courts-métrages professionnels en compétition internationale.