N comme Nauha
Nauha (faire le deuil) est le passage de l’âge adulte d’un jeune homme de 22 ans (Kishan) à travers son expérience de prendre soin d’un homme de 75 ans sur le point de mourir (Babuji).
Nauha (faire le deuil) est le passage de l’âge adulte d’un jeune homme de 22 ans (Kishan) à travers son expérience de prendre soin d’un homme de 75 ans sur le point de mourir (Babuji).
En 1983, Maria Schneider donne une interview pour l’émission de télévision Cinéma Cinémas. La conversation prend une tournure inattendue lorsque l’actrice conteste les pratiques de l’industrie cinématographique et qu’on lui demande de parler du film controversé Le Dernier Tango à Paris (1972).
Cinéaste, plasticienne, théoricienne universitaire, blogueuse, Elisabeth Subrin utilise tous les supports pour mener à bien sa lutte militante.
Présenté en troisième séance de La Cinef, l’animation en stop-motion de Mai Vu Spring Roll Dream est aussi intéressante dans le fond que dans la forme. Ce film aborde d’une manière drôle et tendre les problèmes d’acculturation, de la transmission et de l’héritage culturel.
Le père de Linh lui rend visite en Amérique. Son entêtement à préparer un plat traditionnel vietnamien pour la famille, donne au dîner un tout autre sens : Linh doit se confronter à son passé et sa culture.
Réal. : Mai Vu
Animation, 9′, 2022
Royaume-Uni
Premier palmarès cannois. Le Jury (Kaouther Ben Hania, Ariane Labed, Benedikt Erlingsson, María Zamora et Huh Moon yung) et les partenaires de la Semaine de la Critique ont annoncé ce mercredi 25 mai les films primés dans la section parallèle de Cannes.
En 1905, les marins du cuirassé Potemkine obtiennent l’asile politique en Roumanie – un acte de défi contre la Russie. En 2021, un sculpteur veut créer une œuvre d’art inspirée de cet événement.
Réal. : Radu Jude
Fiction, 18′, 2022
Roumanie
Radu Jude accompagne aujourd’hui la première mondiale son dernier court métrage, The Potemkinists (Potemkinistii), à la Quinzaine des Réalisateurs. Le cinéaste roumain n’était pas revenu au Festival de Cannes depuis 2014, alors que son dernier long métrage, Bad Luck Banging or Loony Porn, a été sélectionné en compétition à la Berlinale en 2021 – où il a reçu l’Ours d’or – et que son court métrage Plastic Semiotic a été présenté en hors compétition à la Mostra de Venise, toujours en 2021.
Sélectionné à la Cinef (ex-Cinéfondation), Laurène Fernandez signe son premier court-métrage Les Humains sont cons quand ils s’empilent. Son film est produit par la CinéFabrique, une école basée à Lyon, dont un ancien court Mano a Mano, réalisé par Louise Courvoisier, avait remporté le premier prix de la Cinéfondation en 2019. Datant de 2022, Les Humains sont cons quand ils s’empilent est une animation simple et efficace, de quatre minutes seulement. Elle offre un aperçu du quotidien exaspérant des habitants d’un immeuble, forcés de subir le vacarme de leurs voisins.
Enfermés chacun dans leur appartements, des voisins racontent à la caméra des petits tracas de la vie en communauté. Petit à petit, quand tout s’empile, il y a de quoi devenir fou.
Dans cet essai poético-politique, la réalisatrice grecque Evi Kalogiropoulou signe un film surprenant en compétition à la Semaine de la Critique cette année. Dans un chantier naval grec, les ouvriers travaillent sous la chaleur ardente du soleil méditerranéen. Dans ce décor qui semble coupé du monde, ils vaquent et n’ont d’autres vocations que celle de travailler aux bateaux, de grands yachts d’un blanc étincelant et d’un silence déserté. Une règle prime sur toutes les autres, l’interdiction de toucher les autres. Les corps ne cessent de se regarder et de s’approcher mais ne se touchent jamais.
Un lieu de travail dystopique au chantier naval de Perama. L’interdiction du contact physique a transformé les interactions humaines en simulations d’un autre monde. La suppression du toucher a aliéné la communication des travailleurs, transformant le chantier naval en un paysage chargé d’aliénation et de sensualité réprimée au-delà des désirs hétéro-normatifs stéréotypés. Selon la légende locale, le roi perse Xerxès a assisté à la défaite écrasante de sa flotte depuis son trône dans l’actuelle Perama.
Réal. : Evi Kalogiropoulou
Fiction, 15′, 2022
Grèce
Sélectionné à la Semaine de la Critique, Canker de la réalisatrice chinoise Lin Tu, est un court métrage espiègle et marquant de la sélection cannoise de cette année. D’une durée de 13 minutes, aussi dense que vaporeux, ce drame passe en revue des fragments aléatoires qui composent le quotidien de 33, jeune influenceuse chinoise en quête de célébrité.
Alors que la vie de strass et de paillettes de l’influenceuse 33 s’emballe, l’ulcère à l’intérieur de sa lèvre inférieure ne cesse de croître…
Diffusé aujourd’hui dans le premier programme de courts-métrages de la Semaine de la Critique, « Ice Merchants », troisième film d’animation de João Gonzalez nous a particulièrement émus. Déjà remarqué grâce à ses deux précédents films Nestor et The Voyager (qui ont à eux deux reçu une vingtaine de prix à l’international et ont été nommés dans un peu plus de 130 festivals), ce jeune réalisateur portugais de 26 ans confirme avec ce film de 14 minutes qu’il est l’une des étoiles montantes de l’animation.
Tous les jours, un homme et son fils sautent en parachute de leur maison froide, à flan d’une vertigineuse falaise, pour aller au village au sol, loin, où ils vendent la glace qu’ils produisent chaque jour.
Sélectionné à la Semaine de la Critique, le court-métrage Will you look at me de Shuli Huang retient particulièrement l’attention pour la poésie qu’il dégage.
Un jeune cinéaste chinois entame un voyage introspectif en revenant dans sa ville natale. A cette occasion, une conversation longtemps différée avec sa mère les plonge tous deux dans une quête d’acceptation et d’amour.
Réal. : Shuli Huang
Fiction, 20′, 2022
Chine
Sélectionné en première mondiale à l’ACID à Cannes, Magdala, cinquième long-métrage de Damien Manivel, étonne par le traitement du personnage de Marie-Madeleine. Pendant près d’1h20, on se concentre sur la la fin de sa vie passée dans une forêt. On suit les derniers jours, les derniers moments, les derniers instants de celle qui fut la compagne de Jésus.
Sur l’autoroute où il conduit, Will perd le sens de l’échelle. Tandis que s’accroît son addiction à la morphine, il se débat pour démêler la succession d’évènements qui l’a amené à cette situation avant d’être à jamais perdu.
Réal. : Joseph Pierce
Animation, 15′, 2022
Royaume-Uni, France, République Tchèque, Belgique