S comme Solipsist
Ils pensaient être les seuls êtres réels dans ce monde étrange…
Réal. : Andrew Thomas Huang
Expérimental, 10′, 2012
Etats-Unis
Ils pensaient être les seuls êtres réels dans ce monde étrange…
Réal. : Andrew Thomas Huang
Expérimental, 10′, 2012
Etats-Unis
Avec « Rodri », Franco Lolli renoue des liens avec son film de fin d’études de la fémis, « Como todo el mundo » : même équipe de tournage, même regard sociologique porté sur la société colombienne, même recours aux comédiens non professionnels. Le premier film avait déjà bien circulé en festival (à Clermont-Ferrand, entre autres, où il avait remporté le Grand Prix en 2008). « Rodri » lui emboîte le pas (Quinzaine des Réalisateurs, Festival Côté Court de Pantin, Premiers Plans d’Angers et maintenant, Clermont-Ferrand).
Rodrigo va bientôt avoir 47 ans. Il ne travaille plus depuis 8 ans.
Réal. : Franco Lolli
Fiction, 23′, France, Colombie
2012
Prematur narre l’histoire d’un Norvégien, Martin, et de sa petite amie espagnole, Lucia, qui est enceinte. On suit le couple pendant leurs quinze premières minutes ensemble sur le sol norvégien, et notamment la rencontre de Lucia avec cette nouvelle culture, et surtout sa belle-famille.
Réal. : Gunhild Enger
Fiction, 17′, 2012
Norvège
Dans « Prematur », le court-métrage lauréat du Prix Format Court au Festival de Brest, présenté ces jours-ci au Festival de Clermont-Ferrand, la réalisatrice norvégienne Gunhild Enger a su mêler de manière très maîtrisée, la sobriété à la violence, raison pour laquelle son film a retenu notre attention.
Se voir offrir une histoire passionnante et étrange, clés en main, pourrait représenter le rêve de beaucoup de cinéastes. C’est ce qui est arrivé à Sergio Oksman, réalisateur de « Notes on the Other », précédemment montré au Festival de Clermont-Ferrand, qui a trouvé dans une rue de Madrid un carton contenant les archives personnelles d’une famille américaine, les Modlins et qui a décidé de reconstituer leur histoire rocambolesque, « à sa façon » comme il le précise fort justement.
Après avoir participé au film Rosemary´s baby, Elmer Modlin a fui avec sa famille dans un pays lointain et s´est enfermée dans un appartement sombre pendant trente ans.
Réal. : Sergio Oksman
Documentaire, 26′, 2012
Espagne
La circulation est arrêtée près de travaux sur la route. Mais que font les employés municipaux ? Une rencontre privilégiée avec un rituel ouvrier, sombre et secret.
Réal. : Andrew Kavanagh
Fiction, 9’50 », 2012
Australie
Sélectionné en compétition Labo à Clermont-Ferrand cette année, « Men of the Earth » n’est que le deuxième opus du jeune Australien Andrew Kavanagh, mais affirme déjà son style caractéristique et inimitable. Tout aussi singulier que « At the Formal », découvert l’an dernier, la ciné-expérience aborde, cette fois-ci, les rituels mystérieux auxquels se prêtent des ouvriers de la voirie.
Les voitures dans la ville et les trains à vive allure glissent dans le paysage en traçant des lignes horizontales. Les larmes et la pluie ont, quant à elles, un autre point commun; celui de tomber à la verticale. Les premiers plans de «La fête des morts » d’Aleksandra Terpińska semblent nous rappeler ces évidences cachées; à l’image, les clignotements urbains se mêlent aux coulées de pluie.
Léna se réveille : elle a dix-huit ans aujourd’hui. C’est aussi le jour de la Toussaint. Les esprits hantent ce jour et donne envie à la protagoniste d’en savoir plus sur le passé trouble de ses parents. Au cours de ce conte initiatique, elle trouve la vérité.
Réal. : Aleksandra Terpińska
Fiction, 18′, 2012
Pologne
Après Jean-Gabriel Périot ce lundi soir, c’est au tour de Bertrand Mandico de venir présenter ses films dans le cadre chaleureux et sympathique du café associatif l’Atelier Jaune, autour d’un deuxième ciné-soupe. Le temps d’une soirée, l’auteur, à qui nous avons dédié un focus, et dont le dernier film passe au festival de Clermont-Ferrand (Living Still Life (« La Résurrection des natures mortes »), accompagnera la rétrospective d’une grande partie de ses films pour nous faire (re)découvrir son univers poétique et fantasmagorique tout emprunt de surréalisme.
En 2008, l’artiste vidéaste Sabine Massenet cachait au hasard des livres de dix-sept bibliothèques de Seine-Saint-Denis une petite carte qui disait « Si vous trouvez cette carte veuillez écrire à l’adresse suivante ». Pendant deux ans, elle a ainsi correspondu avec des lecteurs et des lectrices ayant découvert cette missive étrange. Dix-neuf ont accepté d’être filmés et d’évoquer leur rapport aux livres et à la lecture. Patricia, qui donne son nom à ce court métrage étonnant présenté en sélection à Clermont-Ferrand, a été la première.
Début 2010, Sabine Massenet glissait plusieurs centaines de cartes anonymes dans les livres de 17 bibliothèques de Seine-Saint-Denis, invitant ceux qui les trouvaient à lui écrire par email. Patricia est la première des 19 correspondants qui ont accepté d’être filmé.
Réal. : Sabine Massenet
Documentaire, 10′, 2012
France
Comment rendre hommage à celles et ceux qui ont essayé ou qui tenteront un jour de quitter leur pays pour entrer clandestinement dans une contrée riche afin d’y établir un destin plus indulgent ? Tel semble le souhait des concepteurs de « Miniyamba » qui nous emmène d’Aguelhoc, au nord du Mali, jusqu’en Espagne. C’est un sujet très difficile. Il n’y a qu’à se rappeler le long métrage « Biutiful » d’Iñarritú pour savoir qu’une fois en Europe, les clandestins sont souvent sur la liste d’attente du cimetière ou des emplois les plus précaires.
Au Mali, dans un restaurant, Abdu, le joueur de N’Goni fait la connaissance de Bakari, un jeune serveur. Abdu veut passer la frontière pour partir faire carrière en Europe avec sa musique. Bakari voudrait le suivre mais se sent « coincé ici… ».
Réal. : Luc Perez
Animation, 14’47 », 2012
Danemark, France
Dessins instinctifs, musique lancinante, voix off hypnotisante : tous les ingrédients sont réunis pour une immersion dans les vestiges de la mémoire. « Velocity », film d’école issu du Royal College of Art, présenté en Labo à Clermont-Ferrand, est un film qui parle avant tout à nos sens. C’est une réflexion sur la mémoire et ses multiples perceptions, sous une forme peu commune : celle de dessins en noir et blanc inspirés par les souvenirs de son auteur.
J’ai toujours pensé que j’avais une mémoire parfaite. Je voulais vous montrer ces dessins.
Réal. : Karolina Glusiec
Documentaire animé, 6′, 2012
Royaume-Uni
À l’occasion de la 32ème édition du festival d’animation de Bruxelles (Anima, 8-17 février 2013), Format Court attribuera son deuxième Prix, après « Tussilago », remis à Jonas Odell en 2011. Cette fois-ci, le Jury, composé d’Agathe Demanneville, Nadia Lebihen-Demmou et Géraldine Pioud, se penchera sur la compétition internationale de films d’étudiants, reprise ci-dessous. L’heureux(se) gagnant(e) bénéficiera d’un focus personnalisé sur le site ainsi que d’une projection de son film au détour d’une séance mensuelle Format Court, au Studio des Ursulines.
Même si ce n’est pas sa spécialité, le Festival de Clermont-Ferrand sélectionne année après année bon nombre de films d’animation, notamment en compétition nationale et en section labo. En épluchant le catalogue, « Cornée », « Tram », « Peau de chien », « Kali le petit vampire », « Fleuve rouge, Song Hong » ou « Edmond était un âne » nous reviennent en mémoire. Des nouveautés aussi surgissent, à l’instar de « Mademoiselle Kiki et les Montparnos », un premier film d’Amélie Harrault, concourant à la fois en compétition nationale et internationale.