Brussels Short Film Festival

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La 15ème édition du Brussels Short Film Festival a ouvert ses portes en grandes pompes ce vendredi 27 avril et les refermera le dimanche 6 mai. Au programme de cette édition anniversaire? Les habituelles compétitions nationale et internationale ainsi que de nombreuses séances thématiques (Courts des Grands, European Film Awards, Clips, Une Nuit du Court, des séances pour les écoles de cinémas…).

Découvrez le programme sur le nouveau site du festival!

Clermont-Ferrand, découvrez l’affiche du Festival 2013

C’est l’artiste et réalisateur canadien Théodore Ushev qui a signé l’affiche du prochain Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, qui se tiendra du 1 au 9 février 2013. Son film « Les Journaux de Lipsett » avait fortement marqué les esprits à Clermont-Ferrand en 2011, en remportant le prix du Meilleur film d’animation. Les programmes croisés « Ushev / Lipsett », qui combinaient des films de ces deux réalisateurs exceptionnels, ont été l’un des temps forts du festival 2012. Théodore Ushev était membre du Jury international à Clermont-Ferrand en février dernier.

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(c) Théodore Ushev

L’actu des Lutins : sortie du coffret 3 DVD 2012

La 15e Nuit des Lutins connaîtra sa cérémonie annuelle de remise des prix le 11 juin prochain, à l’Institut du Monde Arabe. 25 films de fiction, animation et documentaire sont nominés cette année. Dès aujourd’hui, vous pouvez adhérer, recevoir le coffret 3 DVD des Lutins 2012 et participer au vote final.

Pour adhérer, recevoir le coffret DVD Lutins 2012 et participer au vote :

Vote professionnel : votez pour les 14 prix honorifiques, artistiques, techniques

Vote public : votez pour le film que vous estimez être le meilleur de l’année

Vous pouvez également télécharger le formulaire et le renvoyer à l’adresse suivante :

Les Lutins du Court-Métrage
14, rue des Croisiers 14000 Caen

Date limite des votes : 2 juin

Troisième Soirée Format Court, le 10 mai 2012

Nos séances mensuelles au Studio des Ursulines (Paris, 5ème) se poursuivent. Jeudi 10 mai, à 20h30, cinq films courts vus en festival (Dubaï, Vendôme, Clermont-Ferrand) ou rapportés par des oreilles amies seront projetés, en présence des équipes des films. L’occasion de s’initier ou de rester connecté au court métrage, de découvrir des films singuliers, français et étrangers, récents ou non, et d’en savoir plus sur les oeuvres montrées au contact des réalisateurs, des comédiens et des producteurs présents.

Tania de Giovanni Sportiello, Fiction, 20′, France, 2011. Sélectionné au Festival du Film de Vendôme

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Synopsis : Cachée dans un recoin d’une petite cité, Tania, seize ans, observe un groupe de jeunes, un marteau à la main.

La vie parisienne de Vincent Dietschy. Fiction, 38′, France, 2012. Prix du Public au Festival de Brive

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Synopsis : Pierre et Marion, un couple d’enseignants parisiens, ont une existence bien réglée. Quand ils rencontrent l’amoureux d’enfance de Marion, Rémi, leur vie s’éclaire d’un jour nouveau.

Posledný Autobus de Ivana Laucikova et Martin Snopek. Animation, 16′, Slovaquie, 2011. Prix de la Jeunesse au Festival de Clermont-Ferrand

Synopsis : C’est le début de saison de la chasse. Les animaux de la forêt montent à bord d’un autobus et partent se mettre à l’abri. Lorsque des chasseurs interceptent le bus au milieu de la nuit, ses passagers, craignant pour leur vie, révèlent leur véritable nature.

Casus Belli de Yorgos Zois, Expérimental, fiction. 11’11’’, Grèce, 2010. Meilleur Film au Festival du Golfe

Synopsis : Toutes sortes de gens, de nationalité, de classe, de sexe et d’âge différents, font la queue dans sept files d’attente. La première personne de chaque file devient la dernière de la suivante, formant une gigantesque chaîne humaine. Mais au bout de la queue, le compte à rebours commence.

Vivre avec même si c’est dur de Pauline Pinson, Magali Le Huche et Marion Puech, Animation, 07′30”, France, 2004. Prix du Rire Fernand Raynaud et Mention Spéciale du Jury au Festival de Clermont-Ferrand

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Synopsis : Une parodie d’émission de téléréalité nous présente une dizaine de petits reportages qui racontent les difficultés de l’existence d’animaux aux complexes drôles et absurdes.

Infos pratiques

Jeudi 10 mai, 20h30
Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
PAF : 6 €

Pour accéder au cinéma : BUS : 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon).
RER : Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Epée).
Métro le plus proche : Ligne 7 (Censier Daubenton), en marchant un peu…

Infos & réservations souhaitées : info@formatcourt.com

Prochaine projection : le 14 juin !

Hombre máquina d’Alfonso Moral et Roser Corella

« Homo homini lupus est »

Le documentaire d’Alfonso Morel et Roser Corella, programmé au Festival de films de femmes, pose une réflexion pertinente sur la condition de l’homme en ce XXIè siècle naissant.

Dans un contexte de globalisation, de mise en place de technologies miraculeuses visant à garantir un bien-être individuel et collectif, Alfonso Moral et Roser Corella ont placé leur caméra à Dhaka, au Bangladesh, là où une catégorie d’hommes travaille comme des machines, utilisant la force physique pour accomplir des tâches mécaniques et aliénantes. Hommes, femmes, et enfants effectuent des corvées harassantes sous un soleil de plomb. Du fabricant de briques au conducteur de rickshaw en passant par les recycleurs de bouteille en plastique, tous effectuent des tâches de façon mécanique, tous s’épuisent tout le jour durant dans le seul but de pouvoir se nourrir. Et quand à quelques kilomètres de là, des carrousels colorés amassent les privilégiés de la vie, on se demande s’il n’y a pas une faille dans le système. Ailleurs ou ici, le fossé s’agrandit de plus en plus entre ceux qui « ont » et ceux qui ne « sont » pas.

Par sa nature, on nous l’a si souvent répété, l’homme est un loup pour l’homme et même si dans la pensée de Thomas Hobbes, l’homme peut surtout être un Dieu pour ses semblables, à condition qu’il se trouve dans une structure sociale définie et structurée, force est de déplorer que le système économique et social moderne rend malheureusement compte d’un constat plus pessimiste, où l’homme apparaît comme cet être primitif, ce mauvais sauvage sans conscience (ou presque), bafouant la dignité de son alter ego et ignorant ses droits.

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« Hombre máquina » accuse, dénonce, et montre cette autre partie du monde qui ne connaît pas de répits, celle qui naît, vit et meurt sans jamais prendre conscience des avantages liés à sa condition. Car « l’homme est un roseau pensant », disait Pascal il y a un peu plus de trois siècles, une branche souple et résistante, capable d’évoluer grâce à sa pensée. Pas une machine abrutie, vivant au jour le jour et incapable de se projeter dans l’avenir. Au risque de se répéter, on se demande encore s’il n’y a pas une faille dans le système…

Marie Bergeret

Consulter la fiche technique du film

H comme Hombre Máquina

Fiche technique

Synopsis : Une réflexion sur la modernité et le développement global. L’utilisation de la force physique humaine pour effectuer des travaux dans le XXI e siècle. L’homme tel une machine : des millions de personnes deviennent le moteur de Dhaka, la capitale du Bangladesh
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Réalisation : Alfonso Moral et Roser Corella

Scénario : Alfonso Moral et Roser Corella

Genre : Documentaire

Durée : 15’

Année : 2011

Pays : Espagne

Image : Alfonso Moral

Montage : Roser Corella

Son : Santiago Latorre

Production : Grafo Producciones

Article associé : la critique du film

Cannes, news 5 : Quinzaine des Réalisateurs, la sélection 2012

Ce matin, se tenait la conférence de presse de la Quinzaine des Réalisateurs au Forum des Images. Edouard Waintrop, le nouveau Délégué général de cette section distincte par « sa liberté d’esprit, son caractère non compétitif et son souci d’ouverture à tous les publics » y a présenté la sélection des longs et courts métrages. Le cinéma court se voit attribuer deux programmes distincts de cinq films chacun. Quentin Dupieux, découvert en 2010 avec son premier long métrage étonnant, « Rubber », à la Semaine de la Critique ainsi que Franco Lolli, que nous avions interviewé il y a trois ans pour son film de fin d’études « Como todo el mundo », font partie de cette sélection.

Programme 1

Avec Jeff, à moto de Marie-Eve Juste (Canada). Prod : Voyous Films

Rodri de Franco Lolli (France). Prod : Les films du worso

Königsberg de Philipp Mayrhofer (France). Prod : Ferris et Brockman

Porcos Raivosos (Porcs enragés) de Leonardo Sette et Isabel Penoni (Brésil). Prod : Lucinda

Os vivos tamben choram (Les Vivants pleurent aussi) de Basil da Cunha (Suisse, Portugal). Prod : O Som e a Fùria/Portugal

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Programme 2

Portret Z Pamieci (Drawn from Memory) de Marcin Bortkiewicz (Pologne).  Prod : Polish Filmmakers Association Munk Studio

The Curse de Fyzal Boulifa (Royaume Uni, Maroc). Prod : Quark Films

Tram de Michaela Pavlátová (France, République tchèque).  Prod : Sacrebleu Productions

Os mortos-vivos (Les Morts-vivants) de Anita Rocha da Silveira (Brésil).  Prod : Anita Rocha da Silveira

Wrong Cops de Quentin Dupieux (France). Prod : Realitism Films

Cannes, news 4 : Semaine de la Critique, les courts et moyens métrages retenus

Point de conférence de presse pour la Semaine de la Critique. Hier soir, la section parallèle du Festival de Cannes mettait en lumière sa sélection de courts et de longs métrages sur son site internet et son compte Twitter. Après de nombreux clics impatients, les internautes ont enfin pu découvrir les films retenus pour cette édition.

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Liste des films sélectionnés

La Bifle de Jean-Baptiste Saurel (France)

Ce n’est pas un film de cow-boys de Benjamin Parent (France)

Circle Line de Shin Suwon (Corée du Sud )

O Duplo de Juliana Rojas (Brésil)

Family Dinner de Stefan Constantinescu (Suède)

Fleuve rouge, Song Hong de Stéphanie Lansaque & François Leroy (France)

Hazara de Shay Levi (Israël)

Horizon de Paul Negoescu (Roumanie)

Un dimanche matin de Damien Manivel (France)

Yeguas y cotorras de Natalia Garagiola (Argentine)

Demain, ça sera bien de Pauline Gay

Lors de la 34e édition du Festival de Films de Femmes de Créteil, La fémis était amplement représentée : l’école de cinéma renommée a pu non seulement compter deux de ses étudiantes en compétition dans la catégorie courts-métrages, mais elle s’est également vue offrir la mise en place d’une Master Class animée par la non moins connue Claire Simon.

Et si on allie le travail de la réalisatrice intervenante à La fémis avec un des courts-métrages en compétition cette année, on obtient le film « Demain, ça sera bien » de Pauline Gay, présenté il y a un an à la Quinzaine des Réalisateurs. En effet, Claire Simon, une des responsables du département réalisation à La fémis, a accompagné Pauline Gay dans la fabrication de ce docu-fiction.

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Lorsqu’on se penche un temps soit peu sur le travail de Claire Simon, on remarque que Pauline Gay a su tirer profit des leçons de son mentor en proposant un film aux aspects documentaires pourtant fictionnel, dont le pitch se résume à : « Portrait de deux jeunes filles en galère ». En effet, si l’on se penche sur Les Carnets de Filmer à Tout Prix (2004), Claire Simon évoque ceci : « Dans mon travail documentaire, j’ai essayé de trouver des situations de fiction, non pas au sens où il y aurait des acteurs, mais où la référence serait la fiction », on comprend ce qu’il y a de fictionnel dans les portraits de Céline et Mélodie, filmés par Pauline Gay.

Céline et Mélodie jouent apparemment leur propre rôle, celui de deux jeunes filles d’une vingtaine d’années provenant de milieux sociaux inférieurs, livrées à elles-mêmes. Le film raconte une anecdote dans leur vie de tous les jours – celle d’aller voler un radiateur pour remplacer le leur qui est cassé – en intercalant des images de chacune d’elles témoignant de leur histoire personnelle.

L’une d’elle, Céline, a quitté le foyer familial suite à une grossesse précoce. Quant à Mélodie, probablement la plus responsable des deux, elle s’est enfuie de chez oncle qui la battait. Céline cohabite alors avec son petit Kylian de 3 ans, de manière illégale chez son amie Mélodie. Les dialogues entre elles deux ne manquent pas de vulgarité et d’agressivité, elles semblent pourtant s’adorer et surtout, se soutenir dans cette existence de reclus.

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Il y a certes beaucoup de Claire Simon dans ce film, mais on retrouve également un peu de la cruauté du film « Froid comme l’été » de Jacques Maillot dans lequel une jeune fille semblable aux protagonistes de Pauline Gay, délaisse inconsciemment son bébé lorsqu’elle part au bord de la mer, ce qui causera la mort de l’enfant. On pense particulièrement au moment où, dans « Demain, ça sera bien », Céline laisse son fils dormir seul dans la voiture, le temps qu’elles aillent voler le fameux radiateur.

Au même titre que ses prédécesseurs, Pauline Gay réussit à nous faire avoir de l’affection pour ces deux filles un peu paumées et complètement irresponsables. Certains plans rapprochés permettent d’ailleurs de rentrer dans leur intimité, de sorte à nous montrer leur sensibilité, voire leurs faiblesses. Le film ne tombe pas pour autant dans le mélo puis. Même si parfois, le ton de « Demain, ça sera bien » est peut-être un peu trop lisse, on est par conséquent en plein dans le cinéma du réel et dans le documentaire social.

Camille Monin

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D comme Demain ça sera bien

Fiche technique

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Synopsis : Portrait de deux jeunes filles « en galère ».

Genre : Docu-fiction

Durée : 16’

Pays : France

Année : 2011

Réalisation : Pauline Gay

Scénario : Pauline Gay, Benjamin Goby

Image : Chloé Lesueur

Montage : Julie Léna

Son : Fanny Weinzaeplflen

Interprétation : Céline Grün, Mélodie Ulla

Production : La fémis

Article associé : la critique du film

Millenium 2012 : le palmarès

Le film « When the bough breaks » de Ji Dan, une des réalisatrices chinoises les plus en vue, remporte l’Objectif d’Or 2012 du Festival Millenium. Ji Dan nous trace un portrait saisissant d’une famille de travailleurs chinois migrants, où le père est fou, la mère dépassée et dont seuls les enfants semblent à même de pouvoir changer un destin qui ne leur promet que misère et dégradation. Cinq autres prix ont été décernés durant la soirée de remise des prix. 15 films étaient sélectionnés pour la compétition. Un jury international et un jury du public étaient en charge d’attribuer les 6 prix de cette édition 2012. Voici le palmarès complet:

Objectif d’or : Prix du meilleur film documentaire

When the Bough breaks
Chine, 2011
Ji Dan

Lundi 23/4 20h30 Vendôme salle 5

Objectif d’argent : Prix du meilleur message du développement offert par le PNUD

Up in Smoke
Honduras/Royaume-Uni, 2011
Adam Wakeling

Lundi 23/4 18h Vendôme salle 3

Objectif de bronze : Prix du meilleur message des droits de l’homme offert par OHCHR

In my mother’s arms
Irak/Royaume-Uni, 2011
Mohamed & Atia Al Daradji

Mardi 24/4 16h30 Vendôme salle 5

Prix spécial du Jury : Le film le plus original et innovant

Le bonheur…Terre promise
France, 2010
Laurent Hasse

Lundi 23/4 15h Vendôme salle 5

Prix du meilleur message pour la démocratie : Offert par le Parlement européen

Fragments d’une révolution
Iran/France, 2010
Anonyme

Lundi 23/4 17h Vendôme salle 5

Prix du jury du public

My freedom, your freedom
Allemagne, 2011
Diana Näcke

Pour plus d’informations : Rendez-vous à la page événement

La soirée de remise des prix est la fin d’une première étape mais le Festival Millenium continue jusqu’au 5 mai. Il y a encore des projections, des master classes, des rencontres et des débats.

Le Gosse de Louise Jaillette

Jolie découverte que « Le Gosse », sélectionné à la 34ème édition du Festival International de films de femmes de Créteil. Ce moyen-métrage documentaire n’est autre que le travail de fin d’études de Louise Jaillette, étudiante de la Fémis issue de la section montage.

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Thibaut est un gamin de l’Ardèche, un fils de fermier. À Chambonnet-Haut, il arpente les collines, suit le courant de la rivière et nourrit les chèvres. Il déteste l’école autant que possible car elle l’empêche de sortir et de respirer cette nature qu’il semble avoir totalement apprivoisée.

La caméra, toujours maintenue à une certaine distance, filme les sentiments avec pudeur et la nature avec humanisme, sans jamais porter de jugement attendri ou même condescendant. Loin des adultes – il faut dire qu’aucune place ne leur est accordée dans le film -, Thibaut et son amie Ophélie parlent de l’avenir avec une maturité qui dénote, mais quand plus tard, du haut d’un rocher, Thibaut tente une approche maladroite, c’est l’enfance qui refait surface avec ses audaces candides et ses hésitations délicates. On se prête alors à penser à Marie et Jacques de « Au hasard Balthazar » de Robert Bresson.

« Le Gosse » ne serait qu’anecdotique s’il ne dégageait pas une intensité cinématographique qui dépasse la réalité qu’il entend filmer. Serait-ce en raison du parfait équilibre que la réalisatrice a su trouver entre l’importance à accorder au sujet et à l’environnement qui l’entoure ? Serait-ce dû à l’indéniable charisme de son personnage principal ? Ou serait-ce grâce à la beauté de l’Ardèche et de ses secrets d’un ailleurs imaginaire qui transparaît dans chaque plan ?

Dans la lignée des films sur l’enfance, le documentaire de Jaillette aborde avec une justesse harmonieuse le passage crucial qui conduit à l’adolescence puis à l’âge adulte. Elle installe le film dans une durée qui mêle objectivité et subjectivité pour nous offrir une des plus belles fables bucoliques vues depuis bien longtemps.

Marie Bergeret

Consulter la fiche technique du film

G comme Le Gosse

Fiche technique

Synopsis : Thibaut est un enfant extraordinaire. Ce petit bout d’homme calcule, spécule et se plante. Il arpente la colline, élève des moutons et se pose des questions. La peur de l’avenir, la conscience du présent et le rêve de bâtir.

Réalisation : Louise Jaillette

Scénario : Louise Jaillette

Genre : Documentaire

Durée : 37’

Année : 2011

Pays : France

Image : Adrien Lecouturier

Montage : Louise Jaillette

Son : Florian Namias

Production : La Fémis

Article associé : la critique du film

Festival International de films de femmes 2012

Du 30 mars au 8 avril, la maison de la Culture de Créteil accueillait la 34ème édition du Festival International de films de femmes. Avec des compétitions de longs-métrages, de courts métrages de fictions, des documentaires, une section parallèle, un Jury Jeune Public (Graines de Cinéphage) et un autoportrait, le Festival demeure un lieu privilégié d’exploration de cinéma de femmes. Cette année, le Festival pouvait compter parmi ses invitées les personnalités aussi prestigieuses que celles d’Anna Alvaro, Brigitte Fontaine ou encore Gisèle Halimi. Une édition axée sur les lucioles du 7è art, ces petites lumières (réalisatrices, auteures, professionnelles du cinéma) qui, par le regard qu’elles posent sur le monde et la société, mettent en lumière les liens existant entre l’Histoire du féminisme et la création féminine.

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Retrouvez dans ce Focus :

– La critique de « Hombre máquina » d’Alfonso Moral et Roser Corella (Espagne)

La critique de « Demain, ça sera bien » de Pauline Gay (France)

La critique de « Le Gosse » de Louise Jaillette (France)

Focus Femmes/Créteil 2011

Festival de Brive, le 9ème palmarès

Le neuvième festival de Brive, dédié au moyen métrage, s’est terminé ce dimanche. En voici le palmarès.

Grand Prix Europe – Brive 2012 : Boro in the Box de Bertrand Mandico/France / 2011 / Fiction expérimentale / 41 minutes

Grand Prix France – Brive 2012 : Nos fiançailles de Lila Pinell et Chloé Mahieu/ France / 2011 / Documentaire / 52 minutes

Prix du Jury Jeunes de la Corrèze : Boro in the Box de Bertrand Mandico/ France / 2011 / Fiction expérimentale / 41 minutes

Mention : Glorious Accidents de Mauro Andrizzi & Marcus Lindeen / Suède – Danemark – Argentine / 2011 / Expérimental / 54 minutes

Prix du public : La vie parisienne de Vincent Dietschy / France / 2011 / Fiction / 37 minutes

Prix Cine+ : Vilaine fille, mauvais garçon de Justine Triet / France / 2012 / Fiction / 30 minutes ex-aequo Ce qu’il restera de nous de Vincent Macaigne / France / 2011 / Fiction / 40 minutes

Prix de scénario de moyen métrage : Bleu, blanc, rouge de Xavier Bonnin

Cannes, news 3 : Cinéfondation, les films en compétition

Dernière info cannoise. La Cinéfondation a fait connaître sa sélection hier matin, en même temps que celle des courts métrages en compétition. La Cinéfondation a reçu cette année 1 700 films d’étudiants en provenance de 320 écoles de cinéma, à l’arrivée, quinze films ont été retenus. Pour la première fois, une école libanaise est présente dans cette sélection. Le jury de la Cinéfondation et des courts métrages sera, comme nous vous l’annoncions il y a quelques jours, présidé par Jean-Pierre Dardenne.

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Liste des films sélectionnés

Derrière moi les oliviers, de Pascale Abou Jamra (Alba, Liban, 20′)

Riyoushi, de Shoichi Akino (Tokyo University of the Arts, Japon, 39′)

Les ravissements, d’Arthur Cahn (La Fémis, France, 50′)

Slug Invasion, de Morten Helgeland (The Animation Workshop, Danemark, 6′)

Tambylles, de Michal Hogenauer (FAMU, Rép. Tchèque, 58′)

Matteus, de Leni Huygue (Sint-Lukas, Belgique, 18′)

Tabara Din Razaore, de Cristi Iftime (UNATC, Roumanie, 22′)

Doroga Na, de Taisia Igumentseva (VGIK, Russie, 32′)

Terra, de Piero Messina (CSC, Italie, 23′)

Los Anfitriones, de Miguel Angel Moulet (EICTV, Cuba, 16′)

The Ballad of Finn + Yeti, de Meryl O’Connor (UCLA, USA, 18′)

Head Over Heels, de Timothy Reckart (NFTS, Royaume Uni, 10′)

Abigail, de Matthew James Reilly (NYU, USA, 17′)

Resen, d’Eti Tsicko (TAU, Israël, 26′)

Pude Ver un Puma, d’Eduardo Williams (UCINE, Argentine, 17′)

Cannes, news 2 : les courts-métrages en compétition

Alors que la sélection officielle des longs métrages du Festival de Cannes sera présentée jeudi 19 avril, celle des courts métrages a été dévoilée hier matin, en avant-première. Dix courts-métrages, choisis parmi les 4 500 présentés au comité de sélection, sont en lice pour la Palme d’or du court métrage et quinze films ont été retenus dans le cadre de la Cinéfondation. Le jury de la Cinéfondation et des courts métrages sera, comme nous vous l’annoncions il y a quelques jours, présidé par Jean-Pierre Dardenne. Pour la première fois, un réalisateur syrien et un portoricain participent à la compétition qui accueille également un artiste français connu du monde de la musique, le rappeur Hamé du groupe la Rumeur.

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Liste des films en compétition

Mi Santa Mirada, d’Alvaro Aponto-Centeno (Porto Rico, 15′)

Gasp (Souffle), d’Eicke Bettinga (Allemagne, 15′)

Ce chemin devant moi, de Mohamed Bourkba dit Hamé (France, 15′)

Falastein, Sandouk Al Intezar Lil Butuqal, de Bassam Chekhes (Syrie, 15′)

The Chair, de Grainger David (Etats-Unis, 12′)

Night Shift, de Zia Mandivwalla (Nouvelle-Zélande, 14′)

Chef de meute, de Chloé Robichaud (Canada, 13′)

Yarbird, de Michael Spiccia (Australie, 13′)

Cockaigne, d’Emilie Verhamme (Belgique, 13′)

Sessiz-Be Deng (Silencieux), de L. Rezan Yesilbas (Turquie, 14′)

M comme Manque de preuves

Fiche technique

Synopsis : Chez les Nigériens, être jumeaux peut signifier une bénédiction ou une malédiction. Le père de O est le chef du village, un sorcier qui croit à la malédiction des jumeaux. Un jour, ce sorcier a tenté, lors d’une fête rituelle, de tuer ses deux fils : O a réussi à s’échapper, mais a assisté au meurtre de son frère. Après s’être enfui et avoir traversé son pays, il a réussi, par chance, à sortir du Nigeria et à s’exiler en France. Il a demandé l’asile dans ce contexte, mais sa demande a été refusée car il ne pouvait fournir aucune preuve.

Genre : Documentaire, animation

Année : 2011

Pays : France

Durée : 9’20 »

Réalisation et scénario : Hayoun Kwon

Image : Guillaume Brault

Son : Hayoun Kwon

Montage : Oheun Lee, Hayoun Kwon

Montage son : Rémi Menucci, Simon Apostolou

Musique : Scanner

Participants : Christiane Cavallin-Carlut, Bakary Diallo

Production : Le Fresnoy

Article associé : la critique du film

Manque de preuves de Kwon Hayoun

Rare occurrence de l’animation au sein du festival Courtisane, « Manque de preuves » interpelle à plus d’un titre. Fascinée par la reconstruction de la mémoire, sa réalisatrice Kwon Hayoun, élève de l’école Le Fresnoy, livre un documentaire prenant sur les péripéties d’un exilé nigérien en France.

Victime d’une persécution et de tentatives parricides à cause du fait qu’il est né jumeau (phénomène soit vénéré soit condamné dans le pays qui ironiquement affiche le taux le plus élevé de la gémellité), Oscar a fui le Nigeria pour le sol français, où sa demande d’asile est restée sans réponse pour manque de preuves tangibles. En s’intéressant à cette histoire personnelle, la réalisatrice, elle même immigrée coréenne, pose la question fondamentale liée au genre documentaire, celle de la distinction entre la vérité historique et la vérité narrative, entre le fait réel et la discours rapporté.

Sincère à sa volonté de traduire fidèlement mais non pas littéralement ce récit apocryphe, la réalisatrice opte pour une narration brumeuse. Partant des deux seules épreuves judiciaires, le témoignage oral déposé par Oscar et l’esquisse retraçant sa fuite, Hayoun récrée les événements périlleux vécus par le rescapé. Elle opte pour une technique d’animation transparente qui consiste à mettre à nu le squelette de son dessin en 3D. L’image rappelle à tout moment le procédé de reconstitution par un refus catégorique d’une représentation matérielle associée à la live action. Celle-ci fait toutefois son apparition à deux reprises. Premièrement, lorsque Hayoun opère un éloquent trompe l’œil en dessinant, à l’aide de papier collant dans une salle blanche, un bureau vide sur lequel est posé de croquis d’Oscar, symbolisant l’inertie à laquelle la demande d’asile d’Oscar est confrontée. Deuxièmement, le plan final montre dans un flou la silhouette d’un homme qu’on associe inéluctablement au protagoniste. Ce faisant, elle introduit avec justesse l’élément humain qui manque rudement et sciemment à un récit presque entièrement conduit par le virtuel. Loin d’être un simple exercice stylistique, « Manque de preuves » interroge les systèmes de justice déshumanisés qui nous entourent, ici et ailleurs, guidés par la superstition ou par la raison empirique.

Adi Chesson

Consultez la fiche technique du film

Short Screens #15 : le court métrage sur grand écran

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SHORT SCREENS, le court métrage sur grand écran, a le plaisir de vous annoncer sa première séance de la saison 2012.

Dans une ambiance chaleureuse et décontractée, venez vous régaler devant une programmation éclectique, avec des films d’hier et d’aujourd’hui, fruits de la créativité d’auteurs belges et étrangers.

Rendez-vous le 26 avril à 19h30 à l’Actor’s Studio, au 16 petite rue des bouchers, à 1000 Bruxelles !

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WITHOUT SNOW
Magnus von Horn

Pologne / 2010 / Fiction / 35’ – VO SE ST EN
Linus a 16 ans et vient de tomber amoureux de la copine de son meilleur ami. Il ne pouvait pas imaginer que cela aurait de telles conséquences.

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I KNOW YOU CAN HEAR ME
Miguel Fonseca
Portugal / 2010 / Expérimental / 4’

Un film sur l’amour dans un film sur la guerre.

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LA VERSION DU LOUP
Ann Sirot et Raphaël Balboni
Belgique / 2010 / Fiction / 10’ – VO FR
Comme dans le conte traditionnel, le loup convoite le petit chaperon rouge et se déguise pour arriver à ses fins. Mais dans cette version, le loup, lassé de sa cruelle réputation, rétablit la vérité et dévoile un petit chaperon plus espiègle que la candide fillette de la légende.

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LES BESSONES DEL CARRER PONENT
Marc Riba et Ana Solanas

Espagne / 2010 / Animation / 13’
Pommades, élixirs et potions. Enriqueta et Ramoneta vous serviront avec discrétion, réserve et éducation, rue de Ponent, numéro 17A , Barcelone.

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PUCHA VIDA
Nazly López Díaz

Cuba / 2007 / Documentaire / 12’ – VO ES ST EN
Pucha est une révolutionnaire exemplaire ; elle mène une vie heureuse, dans un décor qu’elle a elle-même aménagé, et chaque chose qu’elle possède a sa place dans l’univers qui est le sien. Néanmoins, il y a conflit entre ses idéaux et la réalité. Sa petite-fille adorée est partie vivre dans le pays de l’ennemi et a changé de nationalité.

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ENTACHÉ
Lucie Thocaven et Iris Alexandre

Belgique / 2010 / Animation / 6’
Dans une laverie, un vieux garçon laisse échapper un porte-jarretelle en vidant sa machine.