Au cœur de la ville de Ouagadougou, un immense cratère de granite emprisonne des hommes qui tentent tant bien que mal de s’en extirper. Finalement, seule leur image en sortira.
Réal. : Eliott Chabanis
Docu-fiction, 19′, 2019
France, Burkina Faso
Ce sont les brèches et les failles de notre réalité quotidienne qui semblent définitivement intéresser Frédéric Farrucci. Après L’offre et la demande, Suis-je le gardien de mon frère ? et Sisu, Entre les lignes confirme le penchant du réalisateur à mettre en scène l’invisible.
Fin de l’été. Cinq petits voleurs arpentent la ville. Parmi eux, Stefan tente d’apprendre à lire le français.
Réal. : Frédéric Farrucci
Fiction, 19’13 », 2018
France
Attaquer le cinéma par l’animation, c’est l’attaquer directement par la racine. Il ne s’agit pas de poser la caméra et de la laisser enregistrer. L’animateur travaille photogramme par photogramme.
Dans le sud tunisien, à la frontière de l’Algérie, deux frères fans de football tombent sur un âne perdu au milieu du désert. Bizarrement, l’animal porte un casque audio sur ses oreilles.
Réal. : Yves Piat
Fiction, 17’15 », 2018
France, Tunisie
Présélectionné aux Césars 2020 et nommé aux Oscars 2020, Mémorable de Bruno Collet, est un court métrage d’animation touchant sur la perte de la mémoire. Il a raflé plusieurs récompenses en France avec le prix du public, le Cristal du court métrage et le prix du jury junior au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2019.
Depuis peu, Louis, artiste peintre, et sa femme Michelle, vivent d’étranges événements. L’univers qui les entoure semble en mutation. Lentement, les meubles, les objets, des personnes perdent de leur réalisme. Ils se déstructurent, parfois se délitent.
Réal. : Bruno Collet
Animation, 12’03″, 2019
France
Pile Poil raconte avec légèreté et tendresse la déchirure d’une jeune femme partagée entre ses envies d’envol et les projets que son père boucher a formés pour elle. Après avoir été récompensé du Prix du Rire lors du dernier Festival de Clermont-Ferrand, le court métrage du duo Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller fait partie des courts présélectionnés aux César 2020. Nous avons rencontré Lauriane et Yvonnick en compagnie de l’actrice de du film, Madeleine Baudot.
La réalisatrice Charline Bourgeois-Tacquet et son actrice Sigrid Bouaziz reviennent sur leur court-métrage « Pauline asservie » avec Anaïs Demoustier dans le rôle titre, sélectionné à la Semaine de la Critique 2018 et pré-sélectionné au César du Meilleur Court-Métrage 2020.
Parmi les courts-métrages présélectionnés à l’édition 2020 des Césars, il faut compter sur Roberto le Canari, déjà sélectionné à Clermont en 2019. Il tisse un parallèle subtil entre les peines des enfants et celles des adultes.
Un père voit l’équilibre de sa famille se fragiliser à la suite d’un accident dont est témoin son fils.
Réal. : Nathalie Saugeon
Fiction, 19’26 », 2018
France
– Suis-je amoureux ? – Oui, puisque j’attends ». C’est par ces mots énigmatiques, extraits des Fragments d’un discours amoureux, de Roland Barthes, que s’ouvre le dernier court-métrage de Charline Bourgeois-Tacquet, Pauline asservie, sélectionné à la Semaine de la Critique 2018.
Pauline n’a aucune nouvelle de Bruce, l’homme marié avec lequel elle a une histoire. En vacances à la campagne avec son amie Violette, elle va passer tout le séjour à attendre un texto. En expérimentant les mille et une phases de l’obsession amoureuse.
Réal. : Charline Bourgeois-Tacquet
Fiction, 24′, 2018
France
Ce soir-là, les maisons prendront feu. Les hommes et les femmes se mettront à trembler. Les enfants se rassembleront en hordes hurlantes, dansant seuls parmi les cendres, rappelant à eux les ours sauvages. Car le cri d’un seul suffira à tous les réveiller !
Réal. : Agnès Patron
Animation, 14′, 2019
France
En compétition officielle au Festival de Cannes en 2019 et lauréat du jury étudiants de l’édition 2019 du Festival Paris Courts devant, L’Heure de l’ours, d’Agnès Patron, marque surtout par son jeu des couleurs et des contrastes.
De longs silences, quelques paroles, et puis des sirènes de police. Il y a l’inquiétude et l’angoisse, la radio en continu, la télé en arrière-plan, une fois arrivés à la maison. Agathe et Pierre sortent de l’hôpital, du sang sur la veste et des bleus au visage. Pour celui ou celle qui était à Paris […]
Jean-Benoît Ugeux, qui a travaillé une forme expérimentale avec le triptyque Valeurs en 2012, et un sujet social avec Eastpak en 2017, développe dans La Musique un récit plus intime, en racontant les rapports difficiles entre un père et un fils. Le court-métrage a reçu le Bayard d’or et Jean-Benoît Ugeux le prix d’interprétation au dernier Festival international du film francophone de Namur.
La Musique est l’histoire d’un père et d’un fils. Ou plutôt, l’histoire des retrouvailles entre un père et un fils qui se sont peu vus depuis de longues années et qui tentent, malhabilement, de renouer un lien. Malheureusement, le temps est déjà trop passé par là, les nœuds seront impossibles à resserrer. Mais s’ils se perdent à nouveau, le père arrivera néanmoins à laisser un héritage à son fils : l’amour de la musique.
Réal. : Jean-Benoît Ugeux
Fiction, 28′, 2019
Belgique, France
Claude Schmitz, réalisateur belge de Le Mali (en Afrique) et de Rien sauf l’été, propose une nouvelle fois un court-métrage où la chaleur et les acteurs prennent le temps de se découvrir dans une latence contemplative. Avec Braquer Poitiers, Claude Schmitz a déjà été récompensé de nombreuses fois, entre le Prix Jean Vigo, le Prix Ciné du Festival de Brive ou le Prix Égalité et Diversité au Festival de Clermont-Ferrand.
Davantage pieds nickelés que bandits, Francis et Thomas prennent en otage Wilfrid, propriétaire d’un service de Carwash, source de quelques poignées d’euros quotidiennes. Syndrome de Stockholm à l’œuvre chez Wilfrid, mais à sa manière très personnelle, le voilà prendre aussitôt goût à la situation, qu’il se plait même à théoriser amplement, tandis que l’incertitude gagne les deux compères rejoints par leurs amies venues du Sud.
Réal. : Claude Schmitz
Fiction, 59’50’’, 2018
France