Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

Lola Degove : « J’ai l’impression que le film d’animation est presque un journal intime »

En compétition officielle au dernier Festival de Cannes avec « Le bain des sirènes », la réalisatrice Lola Degove, âgé de 27 ans, développe une œuvre d’animation sensorielle et intime, nourrie par l’observation du réel, les gestes du quotidien et les émotions de sa génération. Entre couleurs instinctives, travail du mouvement et sentiment de solitude contemporaine, elle revient sur sa manière de filmer les corps, de diriger ses comédiennes Eva Huault et Mara Taquin et de transformer l’intime en matière de cinéma.

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Ji-Min Park : « Quand je joue, je crée aussi »

Artiste plasticienne et comédienne française d’origine sud-coréenne, membre du Jury des courts métrages et de la Cinef et des 10 to Watch d’Unifrance cette année au Festival de Cannes, Ji-Min Park évoque son rapport au cinéma, la création comme état permanent, la question de l’invisibilité des acteurs et actrices asiatiques dans le cinéma français et son besoin de naviguer et de créer entre plusieurs mondes.

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Carla Simón. Le cinéma, une manière de penser le monde

Présidente du Jury des courts métrages et de La Cinef lors du 79e Festival de Cannes, la réalisatrice Carla Simón (« Été 1993 », « Nos soleils », « Romería ») revient sur son rapport aux récits personnels, à la forme courte et à la jeune génération de cinéastes. Entre mémoire familiale, expérimentation cinématographique et transmission, la réalisatrice espagnole défend un cinéma de la recherche, du mouvement et de l’émotion.

Pyrotechnie et roublardise. Focus sur la compétition de courts métrages de la Semaine de la Critique

Pyrotechnie et roublardise. Focus sur la compétition de courts métrages de la Semaine de la Critique

Du beau cru de la Semaine de la Critique pour sa compétition de courts métrages, il faut retenir l’audace visuelle et une certaine irrévérence, un mauvais esprit qui a plané avec roublardise sur Cannes. De quoi tordre l’étau du conformisme timoré. À la Semaine, on crie : « Vive les voleurs à la petite semaine, les cinémas pornos et les rebelles aux serpents! ». Dans le noir de Miramar, il y a eu autant de sidération plastique que d’inventivité langagière. Décidément, la jeune création est au beau fixe. Quelques pensées autour des trois films les plus ahurissants et charmeurs de la sélection.

D comme Daughters of the Late Colonel

D comme Daughters of the Late Colonel

Après la mort de leur père, homme autoritaire et acariâtre, deux sœurs d’âge mûr se retrouvent désemparées. Une visite inattendue leur donne le courage de prendre un nouveau départ. Une adaptation animée de la nouvelle moderniste du même nom écrite par Katherine Mansfield en 1920.
Réal. : Elizabeth Hobbs
Animation, 9′, 2026
Royaume-Uni

Daughters of the Late Colonel d’Elizabeth Hobbs

Daughters of the Late Colonel d’Elizabeth Hobbs

Après son dernier court-métrage « The Debutante » (2022), présenté et primé plusieurs fois en festival, la réalisatrice et animatrice Elizabeth Hobbs revient cette année avec « Daughters of the Late Colonel », présenté à la Quinzaine des cinéastes lors de la 79e édition du Festival de Cannes. Dans ce court-métrage, la réalisatrice adapte la nouvelle du même nom de Katherine Mansfield publiée en 1920, qui met en avant deux sœurs désespérées par la mort de leur père, colonel autoritaire.

B comme Le Bain des Sirènes

B comme Le Bain des Sirènes

Comme chaque année, Rose et Lina, deux sœurs pas si proches, doivent faire le trajet jusqu’à Ostende, pour le traditionnel bain du Nouvel An imposé par leur mère. Problème : elle n’est plus là…elle est morte.
Réal. : Lola
Animation, 15′, 2026
Belgique, France

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Après son dernier court-métrage « Sale pluie ! » (2022), la réalisatrice Lola Degove, diplômée de l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) et de La Poudrière, présente son nouveau film « Le Bain des sirènes » en compétition officielle de courts-métrages, à l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes.

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Avec son deuxième court métrage d’animation, Le dernier printemps, sélectionné en compétition officielle à Cannes, Mathilde Bédouet prolonge son geste sensible déjà à l’œuvre dans Été 96. La réalisatrice y explore l’adolescence, l’âge des premières fois où l’insouciance s’efface à mesure que surgissent les premières désillusions.

Para los contrincantes de Federico Luis

Para los contrincantes de Federico Luis

Palme d’or du court métrage au Festival de Cannes 2026, « Para los contrincantes », réalisé par Federico Luis, apparaît comme l’une des grandes révélations de la sélection. Le cinéaste revient ici au court métrage avec une œuvre d’une grande maîtrise. Sous une apparente simplicité, le documentaire développe une réflexion puissante sur la pression familiale, le regard des adultes et l’enfermement psychologique d’un enfant boxeur écrasé par les attentes des autres.

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Ella Rumpf : « Être acteur, c’est une incroyable école de cinéma »

Révélée très jeune au cinéma, l’actrice suisse Ella Rumpf se balade entre Zurich et Paris. A Cannes, elle fait partie des 10 to Watch d’Unifiante et présente à la Quinzaine des cinéastes « L’Espèce explosive », le premier long-métrage de Sarah Arnold, récompensé du Prix Label Europa Cinemas. A l’occasion de cet entretien, elle revient sur sa formation punk à Londres, son rapport instinctif au jeu, son besoin d’espace et sa vision d’une nouvelle génération suisse plus politisée, plus libre, moins intimidée par les codes du cinéma.

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Phuong Mai Nguyen : « L’animation laisse davantage de place à la perception, à la subjectivité »

Présenté en séance d’ouverture de la Semaine de la Critique 2026, le premier long-métrage de Phuong Mai Nguyen est une adaptation de In Waves, le roman graphique autobiographique d’AJ Dungo retraçant sa découverte du surf et sa rencontre avec Kristen, son amour de jeunesse. Formée aux Gobelins puis à La Poudrière, la réalisatrice revient sur son parcours, les années de fabrication du film, le travail d’adaptation et la manière dont l’animation permet, selon elle, de « faire revivre » les êtres disparus.