Tous les articles par Katia Bayer

L’Orient à petit feu de Jacques Debs

Programmé hors compétition au Festival Millenium cette année, « L’Orient à petit feu » visite le nœud complexe du Proche-Orient sous un angle culinaire pour mettre en avant les ressemblances fondamentales entre quatre peuples qui se retrouvent pourtant continuellement dans les tensions. Un pari de proportion (g)astronomique savoureusement réussi.

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À travers le témoignage de femmes issues du Liban, de la Syrie, d’Israël et de la Palestine, chacune liée au monde ou au métier de la cuisine, Jacques Debs s’interroge sur l’identité conflictuelle. D’autres thèmes apparaissent alors en filigrane, un des plus saillants étant la position de la femme. Entre une jeune fille visiblement émancipée qui reste néanmoins attachée aux conventions conjugales (« le chemin vers le cœur d’un homme passe par son estomac ») et des femmes, souvent voilées, au premier abord plus traditionnelles qui, après des années de vie difficile, ont réussi à s’éloigner du système conservateur. Le film rend pleinement compte du fossé entre le point de vue occidental et une autre réalité enveloppée dans des généralisations stéréotypées.

La démarche distanciée du réalisateur ainsi que le rapport de chaque personnage à sa propre culture permettent de remettre en question la rigidité des mœurs. À travers sa narration personnelle et autobiographique, chaque personnage fait indirectement mais surement référence au poids de la religion, que celle-ci soit chrétienne, judaïque ou musulmane, mais aussi aux enjeux sociopolitiques qui divisent des sociétés au bout du compte plus similaires que divergentes. En filmant longuement un chant folk qui célèbre la suprématie de l’identité libanaise sur la base de la cuisine pourtant pan-orientale, Debs pose un regard ironique sur le zèle patriotique prépondérant. On retrouve la même ironie dans les plans larges de la chaîne Macdonald dans les grandes villes contrastant les traditions hermétiques et la globalisation consumériste. À la frontière du long métrage, ce documentaire ambitieux parvient à donner une voix personnalisée à chaque parti du plus sévère conflit humanitaire de notre époque. Un bel exemple de la puissance douce qui surmonte les tabous et les censures pour se faire entendre.

Adi Chesson

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O comme l’Orient à petit feu

Fiche technique

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Synopsis : Beyrouth au Liban, Alep en Syrie, Tel-Aviv en Israël et Ramallah en Palestine : quatre étapes dans quatre pays du Proche-Orient dont les peuples s’entre-déchirent depuis un siècle. Hanté par ces guerres et par ces haines, la réalisateur, libanais, est parti à la recherche d’un autre Orient, un Orient plus feutré, plus intime, « qui se mijote dans les cuisines et qui se perd dans le labyrinthe des identités ». Le réalisateur recueille ainsi plusieurs témoignages de femmes sur leur condition, les traditions et les mentalités.

Genre : documentaire

Année : 2001

Pays : France, Liban

Durée : 59′

Réalisation : Jacques Debs

Image : M.A. Batigne

Son : Jean-Louis Garnier

Montage : Christine Benoît

Production : ADR productions, Cobra Films, RTBF – La Sept/Arte

Article associé : la fiche technique du film

Ouverture des inscriptions de la 13ème édition du Festival international du film d’Aubagne

La 13ème édition du Festival international du film d’Aubagne se déroulera du 19 au 24 mars 2012. Le festival soutient la jeune création cinématographique et la création sonore/musicale pour l’image.

Les conditions pour postuler sont les suivantes :

– Etre une 1ère, 2ème ou 3ème réalisation
– Genre : fiction, animation, expérimental ou documentaire
– Films achevés après septembre 2010
– Durée : moins de 30 minutes
– Format de projection : 35mm, Beta SP, DV, mini DV (PAL/SECAM), DCP (jpeg 2000), .mov.

Le film doit justifier d’un travail singulier de la bande sonore :
– Soit par une musique originale
– Soit par un traitement particulier de la bande sonore (bruitages, traitement des voix, silence, relation sons/images, rythmes sonores…).

Postulez en ligne sur www.filmfestplatform.com

Toutes les informations sur le site du festival : http://www.cineaubagne.fr

M comme Molf-e Gand

Fiche technique

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Synopsis : Un homme, un bureau, un seul plan-séquence d’une heure. Mohammad nous parle de ses souvenirs d’enfance et de son sixième sens très poussé (Molf-e Gand) qu’il a développé pendant la guerre Iran-Irak.

Genre : Documentaire

Durée : 53’

Pays : Iran

Année : 2009

Réalisation : Mahmood Rahmani

Image : Mahmood Rahmani

Montage : Amin Sepehrian

Son : Mahmood Rahmani

Mixage : Farid Daghagheleh

Musique : Mohsen Safaariaan

Production : Visual Arts Center of Khuzestan
Color

Article associé : la critique du film

Molf-e Gand de Mahmoud Rahmani

« Molf-e Gand » n’est pas passé inaperçu à la troisième édition du Millenium International Documentary Film Festival. Sélectionné en compétition internationale, le film de Mahmoud Rahmani y a remporté le Prix spécial du Jury grâce à son originalité et son audace.

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Mohammad Ghadizadeh est un fonctionnaire iranien, du moins on le suppose, comme beaucoup de gens de son âge (il est né en 1972), il a été marqué par le conflit Iran-Irak (1980-1988) qui, avoue-t-il, à l’instar du cinéaste irakien Sahim Omar Kalifa, lui a volé son enfance.

Devant la caméra de Mahmoud Rahmani, il accepte de faire (re)vivre ses souvenirs et de raconter à sa manière comment il a vécu la guerre ainsi que sa capacité étant enfant, à prévoir les événements (Molf-e Gand) qui augurait davantage les mauvaises nouvelles que les bonnes.

L’entretien débute dans le noir complet pour préserver l’anonymat, puis, Mohammad Ghadizadeh accueille malgré lui la caméra de Mahmoud Rahmani qui le filme en plan rapproché assis derrière son bureau. Son évocation du passé, digne d’un Roberto Begnini fait rire tant elle est théâtrale. Il interprète, grossit, transforme, surjoue les événements qui lui sont arrivés. Rahmani filme tout, chaque geste, chaque parole, sans coupure ni concession. La notion de moment vérité prend alors tout son sens, enclavée dans une durée qui semble indéterminée. Et quand le cinéaste, devenu spectateur et non plus meneur, participe et trouve un certain lyrisme visuel aux propos de l’interviewé, celui-ci redevient l’homme de tous les jours, celui qui a connu et vécu la guerre et ces considérations artistiques provoquent en lui un mélange de fureur et de tristesse. “Comment peut-on trouver beau, esthétique des hommes et des femmes qui vivent dans la peur de mourir sous les balles?”

Ainsi, les déclarations de Ghadizadeh bien que fort expressives, cachent un traumatisme insurmontable et nous rappelle aussi que la réalité va souvent bien au-delà de la fiction. Et là, où l’on s’accordait à trouver un témoignage anecdotique, surgit une révélation documentaire qui nous dépasse, rendant ce plan-séquence si unique.

Marie Bergeret

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M comme Mélodies en sous-sol

Fiche technique

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Synopsis : Cathy et Minata ont toutes deux choisi la Belgique comme terre d’adoption. La première joue dans le métro pour financer ses activités caritatives, la seconde utilise les couloirs comme la scène d’une répétition publique. Les deux artistes se sont rencontrées à l’audition organisée par la STIB en vue d’accréditer les musiciens présents dans ses stations.

Genre : Documentaire

Pays : Belgique

Année : 2010

Durée : 46′

Réalisation : Sébastien Cools

Image : Benjamin Liberda

Son : Paul Maernoudt

Interprétation : Cathy Zeroug, Minata Traoré

Article associé : la critique du film

Mélodies en sous-sol de Sébastien Cools

Programmé hors compétition au festival Millenium cette année, « Mélodies en sous-sol » est un documentaire haut en couleur (locale), qui transmet avec justesse et au travers de la musique, l’atmosphère de cette cosmopolis qu’est Bruxelles.

Improvisé et discret, le ciné-œil de Cools se balade dans les bureaux de la STIB (Société des transports intercommunaux de Bruxelles) où s’organisent périodiquement des auditions pour des musiciens de métro dans le but de rendre le réseau plus convivial. À l’épreuve, des candidats devant un jury composé lui-même de musiciens-fonctionnaires. Cools filme avec perspicacité la rencontre des juges et jugés, des fonctionnaires et artistes, mais surtout des individus.

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Lorsque deux chanteuses, toutes deux retenues aux auditions, se croisent, le film donne lieu à un double-témoignage à la fois personnel et universel. À travers une gamme émotionnelle allant de la modestie à la fierté, de la fragilité à l’espoir, Cathy Zeroug et Minata Traoré, d’origine marseillaise et burkinaise respectivement, racontent leur passion commune pour la musique, leur parcours, leur implication active dans la société précarisée et leurs expériences de première main en tant qu’artistes de métro attitrées. Le spectateur partage alors un moment d’intime confidence avec ces deux personnalités qui nous invitent à oser regarder les gens dans cet océan déshumanisé et impersonnel qu’est le métro.

Créé spontanément à partir d’un moment fortuit et décisif autant pour le réalisateur que pour les personnes filmées (car c’est de personnes et non pas de personnages qu’il s’agit ici), « Mélodies en sous-sol » est un documentaire hors ligne. Cools parvient à doter son film d’un réalisme et d’une immédiateté caractéristique du reportage, mais d’un regard artistique digne du documentaire dans sa forme la plus délectable : responsable et sincère.

Adi Chesson

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Les blogs des artistes :
http://www.myspace.com/minatatraore
http://www.myspace.com/cathyzeroug

Shooting with Mursi de Ben Young

« L’homme à la caméra et au Kalachnikov»

Pour sa troisième édition, le Millenium International Documentary Festival qui s’est clôturé à Bruxelles le 14 juin dernier a rassemblé pas moins d’une cinquantaine de films documentaires réalisé par des cinéastes indépendants. Parmi eux, « Shooting with Mursi», sélectionné en compétition internationale et lauréat de l’Objectif de Bronze, Meilleur message de la diversité culturelle (Prix UNESCO). Un film fort, original et engagé du réalisateur britannique Ben Young.

Les Mursis sont un peuple semi-nomade, originaire du sud-ouest de l’Ethiopie. Ils vivent en autarcie, loin de la civilisation, en parfaite harmonie avec la nature mais subissent les assauts de tribus voisines (Bodis), c’est pourquoi chaque homme arrivé à l’âge adulte ne se sépare jamais de son Kalachnikov. Olisarali Olibui est l’un d’entre eux. Ayant eu l’occasion de partir en Australie pour y étudier l’anglais, il en revient équipé d’une caméra mini DV, d’un ordinateur portable et d’un chargeur solaire, habité par l’envie de filmer les siens.

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A bien des égards, « Shooting with Mursi » rejoint les ambitions des grands documentaristes tels que Flaherty ou Rouch. Cependant, cette ethno-fiction s’en écarte par le fait qu’elle offre un point de vue différent, dévoilant avec humour le quotidien de la tribu à travers les yeux et le commentaire d’Olisarali lui-même. On assiste donc au conseil des hommes où chacun est libre de parler, du plus jeune au plus ancien, à la préparation du repas ou encore à la punition des jeunes par les plus vieux.

C’est un regard descriptif et compréhensif qui respecte une distance égale entre le filmé et le filmeur ce qui est plutôt rare dans les documentaires anthropologiques où réside encore trop souvent une vision en œillère sur une réalité analysée selon des codes occidentaux provoquant une interprétation biaisée par un sentiment de supériorité d’une culture à une autre. La réalité filmée est davantage un objet de curiosité qu’une découverte faite d’échanges égaux. C’est ainsi qu’aujourd’hui encore, les femmes Mursis, connues pour porter des labrets labiaux (les « femmes-plateaux ») demeurent incomprises par l’Occident qui voit dans cette pratique un acte de barbarie innommable.

Avec le film de Ben Young, il n’en n’est rien grâce à l’usage de la caméra participative qui devient un personnage au même titre qu’Olisarali ou son frère. Comme cette vieille femme qui s’adresse à nous en un plan en face caméra édifiant, déclarant que les Mursis sont des êtres humains comme tous les autres et non des animaux. Olisarali Olibui a compris la force des images et comme il le dit lui-même « ce que je filme aura bien plus d’impact que les balles de mon kalachnikov ». D’où le choix du titre qui, en anglais, joue sur une double acceptation du terme shooting (tourner/tirer).

« Shooting with Mursi » est un portrait authentique, intime, original et inédit d’une tribu, d’un peuple, d’hommes et de femmes qui vivent différemment. Olibui a su grâce à l’aide de Ben Young leur donner une voix, la leur.

Marie Bergeret

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Millenium 2011 : Festival international du Film Documentaire

milleniumLe Festival Millenium propose depuis 2009 un lieu de rencontres et d’échanges d’idées sur le rôle que le cinéma documentaire pourrait jouer aujourd’hui dans la compréhension et l’expression des individus et des communautés. Ce festival met à l’honneur le travail de documentaristes du monde entier dont l’œuvre cherche à explorer des objectifs qui sont le reflet des grands idéaux de l’humanité, tels que ceux-ci ont été définis par les Nations Unies au début du millénaire.

Pour sa troisième édition, qui s’est déroulé du 8 au 14 juin derniers à Bruxelles, le festival a accueilli de nombreux artistes et personnalités dont journaliste Ignacio Ramonet, l‘écrivain Gilles Lipovetzky, les réalisateurs Cheick Oumar Sissoko, Mohamed Al-Daradji, Gilles Remiche, et Noa Ben Hagai.

Retrouvez dans ce focus :

La critique de « L’Orient à petit feu » de Jacques Debs (Liban, France, 2001)

La critique de « Molf-e Gand » de Mahmoud Rahmani (Iran, 2009)

La critique de « Shooting With Mursi » de Ben Young (Royaume-Uni, 2009)

La critique de « Mélodies en sous-sol » de Sébastien Cools (Belgique, 2010)

Le palmarès du 3ème Festival Millenium

Cartoon d’Or 2011, les 6 nominés

Le Cartoon d’Or est le prix européen pour le meilleur film d’animation court. La cérémonie des prix 2011 se déroulera lors du Cartoon Forum Polska le jeudi 15 Septembre à Sopot (Pologne). Les 6 courts métrages nommés seront projetés devant les participants au Forum Cartoon; le gagnant recevra un trophée accompagné d’une aide financière de 10.000 euros. Cette année, le jury était composé de Stéphane Bernasconi (France), Tony Loeser (Allemagne) et Victor Maldonado (Espagne).

Les candidats

* Mobile de Verena Fels – Allemagne, 2010, 6’25 »- Prod: Filmakademie Baden-Württemberg

* Chemins de la haine de Damian Nenow – Pologne, 2010, 10 ‘- Prod: Image Platige

* Pivot de André Bergs – Pays-Bas, 2009, 5 ‘- Prod: Productions Luster Il

* Le monde extérieur de David O’Reilly – Irlande, 2010, 17 ‘- Prod: David OReilly Animation & DETAiLFILM

* The Gruffalo de Jakob Schuh & Max Lang – UK / Allemagne, 2009, 27 ‘- Prod: Magic Light Pictures en association avec Studio Soi

* Le petit garçon et la Bête de Johannes Weiland & Uwe Heidschötter – Allemagne, 2009, 6’30 »- Prod: Studio Soi

P comme Les Parallèles

Fiche technique

Synopsis : Paris, aujourd’hui. Les destins croisés de trois personnages, réunis malgré eux à cause du retour en France d’un homme d’affaire. Edgard, impliqué dans une affaire de corruption. Simon, son fils, tourmenté. Benjamin, un compositeur solitaire. Et une jeune femme, Louise. Quatre vies vont ainsi basculer et finiront par se croiser de manière inexorable.

Genre : Fiction

Pays : France

Année : 2004

Durée : 31′

Réalisation : Nicolas Saada

Scénario : Nicolas Saada

Image : Yorick Le Saux

Son : Brigitte Taillandier

Montage : Julien Leloup

Musique : Nicolas Errera

Interprétation : Géraldine Pailhas, Mathieu Amalric, Jonathan Zaccai, Frédéric Epaud, Edouard Lehman, Agathe Natanson, Bernard Verley

Production : 4 A 4 Productions

Article associé : la critique du film

Ouverture des inscriptions de la 20ème édition du Festival du film de Vendôme

La 20ème édition du Festival du film de Vendôme se déroulera du 2 au 9 décembre 2011. Les inscriptions en ligne sont ouvertes jusqu’au 9 septembre 2011. Les conditions pour postuler sont les suivantes :

Compétition nationale :

1- Film terminé après le 1er janvier 2010
2- Durée maximum : 59 min
3- Support de projection : 35 mm (son optique), Beta SP, Beta Num, DV, DV Cam
4- Pays de production : France (pays de production principal et coproduction)
5- Genres acceptés : fiction, documentaire, animation, expérimental, essai
6- Seuls les films ayant reçu une aide sélective des collectivités territoriales ci-dessous peuvent participer à la compétition nationale.

Région: Alsace, Agence culturelle d’Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Corse, Franche-Comté, Guadeloupe, Ile-de-France, Arcadi, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Réunion, Rhône-Alpes, Rhône-Alpes Cinéma.

Départements : Alpes-Maritimes, Ardèche, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Côtes d’Armor, Deux-Sèvres, Eure, Finistère, Haute-Savoie, Isère, Loire-Atlantique, Lot, Sarthe, Seine-Saint-Denis (cinéma93, périphérie), Val-de-Marne, Vosges.

Villes et Communautés urbaines : Paris, CU de Strasbourg.

Vous serez amenés à compléter des informations concernant les aides à la production (étape 4.2)

Compétition européenne

1- Film terminé après le 1er janvier 2010
2- Durée maximum : 40 min
3- Support de projection : 35 mm son optique, Vidéo (Beta SP, Beta Digital, DV, DV Cam)
4- Pays de production : Etats Membres de l’Union Européenne
(27 pays de l’UE sauf France), pays de l’espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) ainsi que Suisse et Croatie.
5- Seuls les films ayant reçu une aide sélective d’une collectivité territoriale peuvent participer à la compétition européenne
6- Genres acceptés : fiction, documentaire, animation, expérimental, essai

Postulez en ligne sur www.filmfestplatform.com
Toutes les informations sur le site du festival : www.vendome-filmfest.com

Les Parallèles de Nicolas Saada

La rétrospective organisée dans le cadre du festival Côté Court de Pantin a donné l’occasion de (re)découvrir les films courts de réalisateurs « prometteurs » qui sont devenus, grâce notamment à leur passage au long-métrage, des cinéastes français réputés. C’est le cas de Nicolas Saada, critique de film aux Cahiers du cinéma dont la carrière en tant que cinéaste débute en 2004 avec « Les Parallèles » et qui se poursuit en 2009 avec un premier long-métrage au titre tout aussi évocateur : « Espion(s) ».

« Les Parallèles » raconte le destin parallèle de deux hommes et d’une femme à Paris. Benjamin (Jonathan Zaccaï) est un artiste dépressif, Simon (Mathieu Amalric) le fils désenchanté d’un escroc, et Louise (Géraldine Pailhas) vendeuse dans une parfumerie. Tellement rien ne semble les rapprocher a priori que le film organise leur rencontre de manière trop systématique pour être crédible. Mais ne serait-ce pas aussi ce « tellement rien » qui rappelle la vie, où la rencontre fortuite paraît à ce point inattendue qu’elle se pare d’artificialité ?

Un tel dispositif narratif (appuyé par un titre qui le dénonce sans équivoque) pousse à comparer les parcours et la richesse de caractère des personnages. On se lasse rapidement de Benjamin dont le problème est exposé dès la première scène : c’est un dépressif hypocondriaque. Le reste des séquences ne fait que creuser les caractéristiques d’un « personnage-type », déterminé par quelques traits de caractère exacerbés, sans profondeur psychologique, dont le parcours semble être uniquement tourné vers l’acte final si étrange que le réalisateur n’ose même pas le filmer.

Mais c’est au personnage de Simon que revient le statut de protagoniste du film. La présence de Mathieu Amalric donne accès au conflit intérieur de son personnage, à la peur qui ne cesse de le secouer et au danger qui pèse sur lui. C’est son besoin d’agir pour survivre que l’on suit alors que chaque geste l’expose un peu plus au malaise que suscite son père. Malgré sa paranoïa, sa solitude trouve écho dans celle d’un personnage figé, celui de Louise. Celle-ci intervient comme une échappatoire à cette situation inéluctable lors de leur moment partagé au comptoir d’un café. On se serait d’autant plus passé de la seconde fin, qui semble être la seule justification à la présence de Benjamin dans ce film.

L’interprétation majestueuse des acteurs ne peut nous faire oublier qu’outre son dispositif il montre les trajectoires fragiles, délibérément truffées de trous et de vides, pour mieux se concentrer sur de purs moments de communion (dans le café entre Simon et Louise). Même s’il pèche à combiner l’épaisseur matérielle et olfactive (Simon vole un manteau, la charmante Louise vend du parfum) avec l’épaisseur psychologique, le film rend visible l’insoutenable phénomène de rapprochement/éloignement qui relie les êtres. A défaut d’extraire la valeur de ce phénomène, il en laisse planer l’odeur.

Vincent Arbez

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Paradoxe ?

Le propre des festivals est de créer des rendez-vous et des habitudes dans l’année culturelle; nous ne pouvons faire l’impasse sur leur calendrier, tant les lieux de diffusion et de création des courts métrages sont rares.

On nous reprochera peut-être de construire une ligne éditoriale trop en lien avec les festivals et d’éviter un problème de fond en ne montrant que des extraits de films, mais depuis le début de Format Court, la volonté est de profiter de l’espace web pour donner sens et vie à des palmarès, de faire connaître des films et des auteurs d’ici et d’ailleurs et de respecter les droits d’auteurs. En faisant ce travail, nous nous rendons bien compte de la réalité : les films courts ne circulent pas suffisamment, peu de salles font l’effort de programmer des films de formats courts, l’accompagnement des films brefs est à revoir, et les ayants droits refusent souvent la mise en ligne des films dans leur intégralité pour des raisons d’exclusivité avec les chaînes ou les festivals ou bien par crainte de piratages.

Et pourtant… La VOD ne rapporte pas grand chose (demandez aux producteurs) et les festivals restent des lieux fermés (quoi qu’on en dise) alors que la curiosité pour le court est évidente (à en juger par vos commentaires) et que des séances spécialisées s’organisent encore et toujours (La Péniche Cinéma, Les Courts du Grand, Les Nuits en Or du court métrage, Les Lutins du court métrage, …) .

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© Jonas Odell

Après deux ans et demi d’existence, nous continuons à contourner ces problèmes en cherchant les films déjà en ligne, en créant ou récupérant des extraits, en parlant de créateurs ou de techniciens connus ou confidentiels dont nous respectons le travail et l’état d’esprit. Notre envie d’écrire sur des films ou de donner la parole à des créateurs est déterminée par la curiosité, l’intérêt pour une œuvre, l’émotion glanée au détour d’une image, d’une musique ou d’un regard. Quelque chose se passe, nous (r)attrape et ne nous lâche plus, nous incite à réagir, nous renvoie à nous-mêmes et écorche notre torpeur de spectateur. Le déclic naît face à des gens aussi différents que Abbas Kiarostami qui n’a pas lâché son Iran alors que ses confrères ont décidé de s’exiler, Sahim Omar Kalifa qui fait des films à partir de son histoire irakienne, Michel Gondry qui évite le trop plein de références pour faire du cinéma, Attila Till qui filme l’humain dans ce qu’il a de plus abject pour comprendre la société hongroise, Javier Packer-Comyn qui estime que le documentaire permet d’apprendre à voir le monde, Maryna Vroda qui remporte une Palme d’Or après avoir combiné course éperdue dans les bois et vérité humaine. Le soubresaut s’opère aussi devant des films, qu’ils portent sur la violence conjugale (« El Orden de Las Cosas » des frères Esteban Alenda), qu’ils s’appuient sur un plan séquence insoutenable (« La inviolabilidad del domicilio se basa en el hombre que aparece empuñando un hacha en la puerta de su casa » d’Alex Piperno), sur une histoire féminine, différente et suédoise (« Tussilago » de Jonas Odell), sur un arrière-plan communiste, générationnel et boisé (« Zbigniev’s Cubboard » de Magdalena Osinska), sur la lecture lyrique d’une ville et d’un peuple déraciné (« Elégie de Port-au-Prince d’Aïda Maigre-Touchet), …

Nous sommes bien conscients que nous publions des informations sur des films peu ou pas visibles et que cette situation est complexe. Pour contrer cela, nous explorons des pistes comme les séances Short Screens à Bruxelles (la prochaine a lieu ce jeudi 30 juin, allez-y) et différentes cartes blanches que nous sommes en train de mettre en place en France pour la rentrée. Parler des films, les montrer, les accompagner, les aimer, et les soutenir. Peut-être est-ce une façon de trouver une réponse à ce paradoxe.

Katia Bayer
Rédactrice en chef

Liberté pour Mahnaz Mohammadi. Pétition en ligne

Mahnaz Mohammadi, cinéaste iranienne et militante engagée des droits des femmes, a été arrêtée à Téhéran ce dimanche 26 juin suite à une perquisition de son domicile par les forces de l’ordre. Aucune information concernant les chefs d’accusation ou le lieu de sa détention n’est disponible pour le moment.

Mahnaz Mohammadi est la réalisatrice du film «Femmes sans ombre», pour lequel elle a été primée dans de nombreux pays. Elle a également contribué au documentaire de Rakhshan Bani-Etemad, «Nous sommes la moitié de la population», à propos des élections présidentielles de juin 2009. En juin 2010, Mahnaz Mohammadi est venue à Paris présenter un de ses films (« Travelogue ») dans le cadre d’une journée consacrée au cinéma iranien à la Cinémathèque française.

En raison de son activisme politique et de ses prises de position, Mahnaz Mohammadi est dans le collimateur des autorités iraniennes depuis plusieurs années. Elle s’était déjà vu confisquer ses outils de travail (ordinateur, caméras, etc.) et plus récemment son passeport. Elle n’a ainsi pas pu se rendre à la présentation voici un mois à Cannes du film de Reza Serkanian « Noces éphémères » dont elle est pourtant l’actrice principale.

Le 12 mai dernier à Cannes, à l’occasion de la remise du carrosse d’Or à Jafar Panahi, un débat était organisé par la SRF autour de la liberté d’expression. Mahnaz Mohammadi avait adressé un message, lu alors par Costa-Gavras :

« Je suis une femme, je suis cinéaste, deux raisons suffisantes pour être coupable dans ce pays. Actuellement, je réalise un nouveau documentaire sur les femmes de mon pays. Le combat des femmes pour leur identité est un élément incontournable de leur vie de tous les jours… et la liberté est le mot qui manque le plus à leur quotidien. J’aurais vraiment aimé être parmi vous, chers amis. Hélas, n’ayant pas l’autorisation de sortir de mon territoire, je suis privée de partager cette joie avec vous. Mais j’attends toujours et j’ai de l’espoir ».

Nous demandons la libération de Mahnaz Mohammadi, et dénonçons les attaques faites à la liberté de création et d’expression des cinéastes iraniens.

Les premiers signataires :

Costa Gavras, cinéaste, président de la Cinémathèque française, Gilles Jacob, Président du Festival de Cannes, Reza Serkanian, cinéaste et membre de la SRF, de la SACD et de l’ACID, Oussama Mohammed, Jean-Michel Frodon, Chantal Richard, Christophe Ruggia, Fabrice Genestal, Jean-Paul Salomé, Elie Chouraqui, Bertrand Blier, Jean-Michel Carré, Jacques Fansten, Marceline Loridan-Ivens, Michel Andrieu, Claude Miller, les réalisateurs de la SRF, les Cinéastes de l’Acid…

Signez la pétition sur le site de la SRF

English version : Freedom for Mahnaz Mohammadi

Mahnaz Mohammadi, iranian filmmaker and women’s rights activist, was arrested in Tehran last Sunday June 26th, following a search of her home by law enforcement. No information on what charges she was arrested or where she is detained is available.

Mahnaz Mohammadi’s film «Femmes sans ombre» was rewarded in several countries. She contributed as well to Rakhshan Bani-Etemad’s documentary «Nous sommes la moitié de la population», about the June 2009 presidential elections. In June 2010, Mahnaz Mohammadi was in Paris to present one of her films (« Travelogue ») at a French Cinematheque tribute to Iranian cinema.

Because of her political activism and her positions, Mahnaz Mohammadi has been in the crosshairs of Iranian authorities for several years. She has had her work tools (computer, cameras, etc) confiscated, as well as her passport. She thus could not attend the presentation of Reza Serkanian’s « Noces éphémères » as leading actress a month ago at the Cannes Film Fest.

Last May 12th in Cannes, on the occasion of the awarding of the Carrosse d’Or prize to Jafar Panahi, a debate was organized by the Film Directors’ Guild (Société des réalisateurs de films) about freedom of expression. Mahnaz Mohammadi had then sent a message, read by Costa-Gavras :

« I am a woman, I am a filmmaker, two sufficient grounds to be guilty in this country. I am currently directing a new documentary about the women of my country. The struggle of woman for their identity is an essential element of their everyday life… and freedom is the word that is most missing from their daily life. I would have really liked to be among you, dear friends. Unfortunately, not being allowed out of my country, I am deprived to share this joy with you. But I am still waiting and I have hope. »

We demand the release of Mahnaz Mohammadi, and are denouncing the attacks made to freedom of creation and expression of Iranians filmmakers.

Signers :

Costa Gavras, filmmaker, the French Cinematheque’s President,, Gilles Jacob, Président ofInternational Film Festival, Oussama Mohammed, Reza Serkanian, cinéaste et membre de la SRF, de la SACD et de l’ACID, Jean-Michel Frodon, Chantal Richard, Christophe Ruggia, Fabrice Genestal, Jean-Paul Salomé, Elie Chouraqui, Bertrand Blier, Jean-Michel Carré, Jacques Fansten, Marceline Loridan-Ivens, Michel Andrieu, Claude Miller, The Film Directors’ Guild (Société des réalisateurs de films) filmmakers…

Sign the petition

Montparnasse de Mikhaël Hers

« Montparnasse » était projeté ce vendredi 17 juin dans le cadre de la rétrospective du festival Côté court de Pantin (20e édition). L’occasion de revenir sur un film qui a écumé les plus grands festivals depuis sa sortie (Quinzaine des réalisateurs de Cannes en 2009, Clermont-Ferrand en 2010) et a obtenu le Prix Jean Vigo en 2009.

Un triptyque de tranches de vie

Trois histoires, se déroulant toutes à Montparnasse, la nuit. Le film de Mikhaël Hers raconte la nature complexe des relations entre les uns et les autres, et pourtant, tout paraît évident, simple. L’auteur se concentre sur la redécouverte, ou sur la façon dont on croit connaître quelqu’un alors qu’il y a toujours plus à voir, toujours un échelon de plus à gravir dans l’intimité. D’abord deux sœurs qui s’ouvrent enfin leurs cœurs, ensuite un gendre et son beau-père, puis deux amis d’amis…

Il y a une progression entre les couples que mettent en scène ces trois histoires. D’abord une histoire de famille, les personnes avec qui l’on a grandi, ceux ‘que l’on n’a pas choisi’ ; puis la belle-famille qu’on ne choisit pas forcément non plus mais dont les liens n’ont pas à être aussi forts qu’avec sa propre famille ; enfin les amis d’amis, presque des étrangers. Dans ces histoires, chaque situation impose moins de codes sociaux que la précédente, et l’intimité est de moins en moins contrainte, de plus en plus forte.

Raconter l’indicible

Il faut louer le scénario de ce film, construit autour du spectateur, afin de l’emmener toujours plus loin dans le non-dit et la compréhension implicite, et cela sans jamais le perdre. La première partie, « Sandrine », utilise un moyen très efficace pour présenter rapidement les personnages : deux femmes se parlent, prennent des nouvelles l’une de l’autre. Chacune fait un point sur sa vie, son travail, ses amours. Ce procédé, parfois utilisé de manière trop évidente, est ici habile. Il est d’abord porté par de très bonnes actrices (Aurore Soudieux et Adelaïde Leroux), mais il est surtout complètement justifié, car c’est justement où veut en venir Sandrine: ce qui ne va pas, c’est sa vie. Elle s’exprime, se livre, cherche à mettre des mots sur son mal. Comme Florence, son amie, on comprend que c’est dur, sans savoir ce qu’il faudrait répondre. Une situation banale en somme, traitée sans voyeurisme.

La seconde partie, « Aude » (la meilleure) présente les personnages lors d’un dîner, également via les dialogues. Ils se connaissent sans se connaître, mais l’essentiel n’est pas eux. Il y a autre chose, quelque chose de simple dont ils ne peuvent pas parler. Le spectateur comprend rapidement de quoi il s’agit, partage leur secret, et une fois dans la confidence, a la sensation de partager ce dîner avec eux. Les personnages ne parleront pas de leur secret, pas ouvertement en tout cas. Ce n’est pas grave, ils ont d’autres choses à se dire. Ils digèrent le secret, ensemble, puis passent à la suite. Ce qu’il reste à la fin de l’histoire, c’est l’impression d’avoir franchi une étape ensemble.

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La dernière partie, « Leïla », continue cette progression dans les non-dits. Ici, la situation seule raconte l’état d’esprit des deux personnages. Le dialogue n’est que remplissage, on parle pour ne rien dire, pour ne pas laisser s’installer le silence. Si ce petit manège est plutôt amusant à observer au début, le procédé s’essouffle vite et devient ennuyeux. Mais qu’importe, la dernière séquence est très belle : légèrement empotés dans leurs dialogues trop creux au milieu de cette partie, les acteurs se révèlent à la fin et offrent une scène pleine d’émotion, un relâchement bien agréable après un film tout en retenue.

Le cinéma au service de l’histoire

La mise en scène est sobre, classique (dans le meilleur sens du terme), elle sert l’histoire, la traduit en image et en son. Des plans longs, des travellings dans les rues se baladant avec les personnages, des champs-contrechamps à table… Le dispositif est simple, léché; il s’efface pour laisser place aux acteurs, dans l’ensemble bons. La complicité dans le jeu n’est pas toujours au rendez-vous, mais ce ne sont pas les relations de franche camaraderie qui prédominent ici. Ce qu’on retient surtout dans ce film, c’est l’identification au personnage de Sandrine, les non-dits, la vision de l’intimité et la qualité du scénario de Mikhaël Hers.

Vincent Arbez

Consulter la fiche technique du film

« Montparnasse », un film à (re)découvrir. Si vous l’avez raté à Pantin, le film sera disponible dès le 5 juillet avec deux autres moyens métrages de Mikhael Hers, « Charell » et « Primrose Hill », sur le DVD de « Memory Lane », son premier long métrage. Édition : Ad Vitam

Côté court, 20 ans

Le festival Côté court vient de célébrer 20 ans d’existence et de rencontres. En autant d’années de programmation, le festival a mis en avant des cinématographies étrangères (marocaine, québécoise, anglaise, égyptienne, …), salué des auteurs (rétrospective Jan Svankmajer, Joseph Morder, Gérard Courant, Agnès Varda, …) et primé des films (« Jeux de plage » de Laurent Cantet, « La Beauté du monde » de Yves Caumon, « Marinette » de Blandine Lenoir, « Ce vieux rêve qui bouge » de Alain Guiraudie, …). Parallèlement aux nouveaux films sélectionnés en compétition fiction (qui a notamment récompensé deux comédies « Le Marin Masqué » de Sophie Letourneur et « Un Monde sans femmes » de Guillaume Brac) et expérimentale (deux prix ont été remis à « Achrone » de Cécile Hartmann), le festival a revisité son passé via une rétrospective « 20 ans ».

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Et nos anciens sujets en lien avec le festival :

M comme Montparnasse

Fiche technique

Synopsis : Une nuit, trois jeunes femmes, le néon des boulevards, quelques rues désertées, une galerie marchande, un jardin endormi, le parvis de la tour, l’esplanade de la gare, le café du départ, un appareil photo, un concert, une terrasse, puis la ville qui s’éveille, Montparnasse.

Genre : Fiction

Durée : 58′

Pays : France

Année : 2009

Réalisation : Mikhael Hers

Scénario : Mikhael Hers

Image : Sébastien Buchmann

Son : Jean-Christophe Julé, Laurent Benjamin

Montage : Christel Dewynter

Décors : Emilie Prins

Interprétation : Sandrine Blancke, Lolita Chammah, Didier Sandre, Aurore Soudieux, Timothée Régnier, Vinçon Thibault, Adelaïde Leroux

Production : Les Films de la Grande Ourse

Article associé : la critique du film

Avant-première de Cross de Maryna Vroda, Palme d’or du court métrage 2011

Ce jeudi 30 juin, aura lieu l’avant-première de « Cross » de Maryna Vroda, Palme d’or du court métrage. Le film sera projeté au Cinéma Le Méliès de Montreuil, à partir de 20h et sera suivi d’un débat avec la réalisatrice.

CROSS de Maryna Vroda (Les 3 lignes – Ukraine/France – 2011 – 0h15)

Synopsis : D’abord, on le force à courir. Puis il court de lui même. Puis il regarde courir un autre.

Entrée libre sur réservation au 01 48 10 21 22 /reservations@cinemas93.org

Cinéma municipal Georges Meliès
Centre Commercial Croix-de-Chavaux – patio central.
93100 MONTREUIL
M° Croix-de-Chavaux (L9)

Retrouvez la critique du film et l’interview de Maryna Vroda, réalisée à Cannes, sur Format Court.com