Appel à Films/Festival Bobines Sociales

La 9ème édition du festival « Bobines sociales » aura lieu du 23 au 29 janvier 2012. Le festival Bobines sociales a lieu à Paris et ses environs tous les ans, la dernière semaine du mois de janvier. Cette manifestation est non compétitive, la sélection ne donne lieu à aucune récompense.

Les films (fictions, documentaires, de court ou de long métrage) sont sélectionnés par le collectif du festival notamment pour leur capacité à amorcer un débat sur les questions sociales ou politiques pour être partagées avec le public (luttes et révolutions en cours, travail et écologie politique, énergie nucléaire, etc…)

Il est possible d’envoyer des films jusqu’au 25 octobre 2011 (dernière limite) en envoyant un DVD à l’adresse suivante :

Pavé et Manivelle

Maison des Associations

Boite n°76

1-3 rue Frédérick Lemaître

75020 Paris

Pour plus d’informations, consulter le site Internet du festival :  http://www.bobines-sociales.org

Isabelle Noguera. Le chat, la feuille et le jeu aux sept visages

Projetée en compétition au festival Off-Courts de Trouville, Lilith, la réalisation d’Isabelle Noguera parle de ces héritages où la mort caresse l’enfance.

Vous aviez déjà fait d’autres court-métrages avant celui-ci ?

En fait, c’est mon premier court-métrage où il y a eu un tout petit peu de sous. Je dis bien un tout petit peu parce qu’on n’a pas du tout eu les subventions que l’on aurait souhaitées, on l’a fait avec quasiment rien, donc, oui, c’est mon premier court-métrage. Le reste, c’étaient surtout des clips vidéo.

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© Nicolas Messyasz

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de réaliser Lilith ?

Je l’ai écrit à une période de ma vie où j’ai rencontré des personnes qui ressemblent terriblement à Rachel, qui est l’actrice principale, l’héroïne du film. Lilith est vraiment issu d’une histoire réelle. Des personnages m’entouraient à ce moment-là et Lilith est le nom de mon chat qui est aussi le chat du film ! En fait, je n’ai fait que prendre des éléments qui gravitaient autour de moi et j’ai construit une histoire.

J’avais tous ces éléments autour de moi et l’envie d’écrire un scénario mais pendant tout l’été rien ne m’est venu. La page blanche, vraiment. Et puis, un matin, je me suis levée et en quinze jours, j’ai écrit l’histoire de Lilith et me dire : « Ça y est ! J’ai le film ».

Dans la première partie du film, vous optez pour une photographie très travaillée…

Oui, elle a été travaillée, pour que ça donne un grain un petit peu spécial. On a voulu se situer quinze ans plus tôt, dans les années quatre-vingt. On a cherché à travailler le grain, la colorimétrie, c’est pour ça que cette partie-là est vraiment à part. Elle n’a même pas été tournée avec la même caméra. L’image est donc complètement différente.

Quelles indications de jeu avez-vous donné à Ophélia Kolb qui joue Rachel et à Claire Philippe qui joue Lucile ?

Il y a vraiment deux façons de travailler complètement différentes pour l’une et l’autre. Avec Claire, ça a été un peu particulier. On a eu un problème de comédienne cinq jours avant le début du tournage, celle qui devait jouer Lucile nous a quittés. On a dû retrouver quelqu’un en urgence, du coup,  on a dû travailler très rapidement parce que le tournage approchait. J’essayais de lui dire de se laisser emporter dans l’histoire en se laissant presque être elle-même. C’est quelqu’un de très doux, de très calme, du coup, je voulais qu’elle garde ça, parce qu’elle allait se retrouver face à quelqu’un qui allait être pratiquement son opposé.

Par contre, pour Ophélia, ça a été un petit peu plus compliqué : j’allais chercher un personnage qui, finalement, n’existe pas, qui n’est pas forcément très naturel, du coup, je lui ai demandé de travailler sur les personnes qui vivent des drames, qui sont psychologiquement très fragiles. Je lui ai vraiment demandé de chercher en elle la fracture qu’il y aurait pu y avoir si elle avait vécu le drame que vit l’héroïne.

Ophélia a vraiment un talent incroyable. Je lui donnais une indication, le coup d’après l’indication était intégrée. On a opéré par petites manettes, ça a été très intéressant de travailler avec elle.

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© Nicolas Messyasz

On voit bien les gradations de son jeu, notamment dans la scène du repas où son visage change d’attitude à plusieurs reprises…

Oui. On a fait un gros travail pour cette scène. Je lui ai demandé de prendre le texte et de le découper en séquences pour camper des personnages différents. Dans ce travail, il y a au moins six ou sept femmes différentes : un jeune enfant, un autre âgé de sept ans, une femme cartésienne, une autre complètement déjantée, etc. Toutes les trois-quatre tirades, ça bascule. On la voit prendre des mimiques d’enfant et quelques instant plus tard, elle devient quelqu’un de très carré.

Pour illustrer l’accident de voiture de la mère de Rachel, j’ai beaucoup aimé votre façon de suggérer les choses avec une feuille qui tombe et qui se détache….

Ca, j’en ai bien bavé pour y arriver. J’ai embêté tout le monde. On l’a refait à trois reprises. On l’a fait avec une vraie feuille qui tombe, et ça été très compliqué. Ce n’est pas de l’infographie, hein ! J’aurais bien voulu utiliser l’infographie mais quand on n’a pas les moyens….

Et comment avez-vous eue cette idée de la feuille ?

J’avais envie de marquer l’accident, mais je n’avais pas envie d’en montrer un, je trouvais ça sans intérêt. J’avais envie aussi d’une respiration pour le moment où il y aurait cet accident. Pour essayer de m’approcher de cette mort, j’avais besoin de quelque chose d’à la fois léger et d’esthétique. J’ai mêlé l’idée à l’image, et la voix également puisqu’à ce moment-là, il y a une chanson qui parle réellement de la mort. Elle dit : « Pourquoi le ciel est bleu, et moi, je m’en vais déjà, je n’entends plus mon cœur qui bat… ». L’idée, c’était vraiment de plonger le spectateur dans une réflexion sur le rapprochement avec la mort. Et,maintenant, qu’est-ce qu’on va en faire ?

Franck Unimon

Article associé : la critique de Lilith

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Trouville Séquences

Depuis Paris, le sifflement de deux heures de train suffit. À la gare de Trouville-Deauville, prendre à droite pour la 12ème édition du festival Off-Courts ( du 2 au 10 septembre 2011). À gauche, à peu près aux mêmes dates, on entre dans la 37ème édition du festival du cinéma américain de Deauville.

À droite, dix minutes à pied suffisent. Dans l’atelier provisoire des mareyeurs, à l’intérieur d’un ancien restaurant, au Salon des Gouverneurs du casino, au Marché international du film court de Trouville s’ouvre un éventail de créations et d’animations. 1100 films reçus, plus de 140 exposés durant le festival, des concerts, une programmation réservée à un public scolaire, des courts québécois et français en compétition, des projections extérieures, des courts réalisés et montés en 48h, donnent un aperçu de la vitalité du festival Off-courts de Trouville établi près des commissures de la mer.

Face à pareille condensation cinématographique, sortir l’appareil à dilution et inviter quelques spécimens.

Land of the heroes (Belgique/Irak) de Sahim Omar Kalifa. Dans la catégorie International PCC (Prends ça court !)

Cela se passe comme ça dans une région désertique de l’Irak : la mort est un jeu à emporter. Aucune obligation à la consommer sur place. Pendant que des images du « Raïs » Saddam Hussein piratent l’antenne du téléviseur et le temps de diffusion des dessins animés, chacun s’affaire. Deux mères astiquent grenades, AK-47 et d’autres armes comme elles feraient la lessive : normal, en l’absence d’eau et d’hommes, il faut bien se rendre utile en exécutant à sec une ou deux tâches ménagères. Un frère et une soeur, eux, faute de dessins animés à la télé, « s’amusent ». On les croit innocents alors qu’ils ont arrêté de l’être. C’est donc qu’ils restent des indicateurs d’un certain optimisme. Par on ne sait quelle stratégie de la redoute ou de Fed Ex, un costume de Spiderman est arrivé là. Mais ses vertus sont paradoxales : celui qui le porte s’empêtre dans la toile d’un de ses cousins. La cohabitation est brutale et humiliante. Presque plus violente que la guerre irako-iranienne (1980-1988) qui favorise redistribution des boites crâniennes et fuite des cerveaux.

Les hommes ont une vie bien remplie. Lorsqu’ils sont à la télé, ils assistent ou prennent part à une parodie de victoire en présence du Raïs; ils participent alors à une victoire du passé : les images que l’on nous en montre appartiennent à cette époque où Saddam Hussein – exécuté en 2006 à Bagdad pour crimes contre l’Humanité- dirigeait l’Irak; autrement, lorsqu’ils sont sur le terrain, les hommes gardent des forts et des lieux aussi stratégiques que leur propre absence.

Plus que l’attitude des enfants, l’ambiguïté des deux femmes attribue une composante menaçante à Land of the heroes. Car leurs gestes sont calmes et appliqués. Elles font des ustensiles de la mort des objets banals, sortes d’aiguilles à tricoter dont on dispose en discutant de choses et d’autres. Il semblerait que, plus que celle des enfants, la violence des femmes effraie davantage Sahim Omar Kalifa car il nous la donne assez peu à voir. Et, lorsqu’il le fait….

O Inferno (Portugal) de Carlos Conceiçao. Dans la catégorie International PCC.

Dans Land of the heroes, même vulnérable, il existe une assez belle complicité entre un frère et sa sœur. L’alliance avec quelqu’un de son âge reste possible. Dans O Inferno, un enfant se retrouve seul, auprès d’adultes qui, un moment, l’excluent. Ce qui aura quelques conséquences.

« Le ciel et l’enfer coexistent dans la même maison où un gars a la fonction de garder la piscine propre, mais finit par s’impliquer dans des activités qui le compromettent ».

Un homme, deux femmes, une piscine dans une villa et un enfant d’à peine douze ans. Le paradis affiché. Une piscine immaculée. Rafa – dont le prépuce exclut formellement toute parenté avec celui d’un fervent adepte de la terre battue bien connu des souffles coupés et de certains services liftés – fait l’amour avec les deux femmes. L’enfant, lui, imagine ce que ces trois adultes font ensemble à huis clos. Tout le monde est beau dans cette constellation.

Rafa, le jeune homme viril latin, sûr de lui, qui donnerait envie de se jeter au fond de la piscine pour des langueurs câlines est donc beau. Les deux femmes, aussi, sont désirables, lèvres, corps et regards modulables. La femme de Rafa d’abord, laquelle est une branche qui se plie à ce raccordement à trois. Ah ! La voir se mettre sur la pointe des pieds quand elle l’embrasse… Et puis, il y a l’autre compagne visiblement mieux disposée. Il y a aussi le Portugais, langue bien plus érotique qu’une mangue au tartre…

Rafa procède à une levée des corps qui réduit ou intensifie notre capacité de connivence avec lui. Mais il y a l’enfant. Celui-ci veut plonger tête la première, du moins voir, ce que ces trois là se mettent. Alors, il appelle Rafa. Peut-être qu’habituellement, Rafa s’amuse avec lui. Comme un garçon plus âgé sert parfois de modèle à un plus jeune. Enfin, il y a le père, le mari, fourbu, cocu, dont on découvrira véritablement ce qu’il est peu à peu.

Dans O Inferno, tout est surface et notre œil nous trompe. C’est lui qui nous tient et nous interdit d’être. Quant à l’enfant, que fait-il payer à Rafa ? De l’avoir seul ? Ou d’avoir été exclu de sa propre initiation à une certaine virilité ? Ou de l’avoir laissé seul ?

Il Capo (Italie) de Yuri Ancarani. Dans la catégorie International PCC.

Paysage d’hommes stricto sensu, ce documentaire se trace dans une carrière à Monte Bettogli Carrara, où le chef « Il Capo » orchestre la découpe du marbre.

Pour quiconque aime voir les films sans rien en savoir au préalable, il faut un peu de temps avant de comprendre Il Capo. Surtout que tout se passe en silence. Si l’on évacue les bruits de la manœuvre. On assiste là à une libération de l’horizon, peut-être de l’inconscient. L’horizon est de marbre. Il ne bouge pas, ne parle pas, immense, permanence du sacré. L’homme, lui, est plus petit et tout aussi muet. Et il est actif : il a besoin de défaire le marbre.

À mains nues, l’homme ne peut rien contre la roche. Mais avec des machines, réincarnation fabriquée, dopée, de certains animaux préhistoriques, il peut s’y attaquer, le capturer. D’autant que le marbre se laisse faire. C’est dans sa nature. Mais le fendre est un métier dangereux. Cela s’oublie dans Il Capo où le marbre se rend fréquentable, hypnotique. Peut-être parce qu’il compte sur ce documentaire pour faire carrière. Ou parce qu’il se souvient que, malgré tout, c’est nous qui finirons en chantier contre lui.

Sudd (Suède) de Erik Rosenlund. Dans la catégorie International PCC.

La fiction se réinjecte dans les fissures du réel grâce à Sudd. Ce film d’animation bénéficie d’une photographie qui a l’aura ou la violence du cocktail Molotov. La solitude et l’intolérance sont une menace pour notre héroïne. Dans une ville déserte et sans enfants, aux alentours des années 60, celle-ci contracte une maladie par le toucher dans un monde où l’on ne se touche pas ou ne se touche plus. Bien sûr, il est ici question de contact social et non d’un nouveau recensement à titre gracieux des infanteries de l’onanisme, car l’on ne se parle pas non plus dans le film d’Erik Rosenlund. Le salut, s’il en est un, est aléatoire et Sudd nous demande ce qui, dans notre monde, justifie encore qu’on le sauve.

L’accordeur (France) d’Olivier Treiner. 13 mn. Dans la catégorie Projection extérieure.

Plutôt que de sauver le monde, le protagoniste principal de L’accordeur, lui, a envisagé de se sauver. Un jeune pianiste voit sa carrière prometteuse disparaître après un concours. Il réapparaît en accordeur réputé mais aveugle.

Ce court métrage remarqué parle d’ambition et de destin. De cette façon que nous avons de masquer les preuves de nos propres faiblesses. Jusqu’à nous berner et aveugler les autres aussi peut-être. L’accordeur aurait pu être une comédie ou une aventure sensuelle. Le réalisateur a choisi d’en faire un film noir.

L’identité factice que s’est créée l’accordeur (l’acteur Grégoire Leprince-Ringuet) est très séduisante. Elle fournit la paix, le succès et l’espoir qu’une autre vie, meilleure, est possible avec un peu de mise en scène.

L’agent (l’acteur Grégory Gadebois qui peut rappeler Chris Penn dans Nos Funérailles de Ferrara) de l’accordeur, lui, s’apparente à une conscience quelque peu bourrine- jalouse aussi- qui pourrait le ramener à plus de modestie.

Après nous avoir endormis et manipulés (rendus complices et voyeurs de la malice de l’accordeur), Olivier Treiner nous réveille. De la même manière que nous n’avions pas vu la chute initiale de l’accordeur – lorsque pianiste prodige celui ci échoue à son concours- il nous empêche de vérifier sa chute finale. Quand le film s’achève, notre imaginaire, enfermé dans l’impuissance du héros, est dressé à l’espoir et l’angoisse. La gloire et le succès sont pour celles et ceux qui continuent de jouer même lorsque la mort est leur unique spectateur.

Lilith d’Isabelle Noguera. Film en compétition.

Rachel, elle, n’a pas demandé à se trouver au chevet de sa destinée. Contrairement à l’accordeur, à l’origine, elle n’avait pas l’ambition d’avoir du pouvoir sur les autres malgré un certain héritage familial.

Rachel et Lucile sont deux copines d’enfance. En désobéissant, elles provoquent la mort de la mère de Rachel dans un accident de la route. Les deux jeunes filles se perdent de vue. Quinze ans plus tard, Rachel reçoit Lucile dans la maison familiale.

Taillé à la pointe du silex, Lilith est un prénom biblique fait pour l’équarrissage. C’est aussi le titre du court-métrage d’Isabelle Noguera. Si le jeu des comédiens et la bande sonore sont empruntés et trop appuyés à certains endroits, Lilith retient pourtant le regard et peut atteindre l’au-delà de l’écran. Grâce à l’histoire d’une innocence et d’une amitié encornées dans le toril de la douleur. Grâce à une poésie obstinée. Ou peut-être aussi parce que Lilith raconte la terrible punition qui suit certaines désobéissances. Lilith est un court métrage surmoïque. Mais aussi un film de femmes plus que d’hommes.

Lilith expose d’abord l’insouciance de Rachel, la présence sécurisante de sa mère, l’attachement aux chats comme à une certaine liberté- certains parleraient d’indépendance- un don intergénérationnel pour la cartomancie, le sens de l’hospitalité. Puis, la meilleure partie de Lilith entre en lice, lorsque 15 ans après l’accident mortel, Rachel – interprétée adulte par Ophélia Kolb- réinvite sa copine d’enfance Lucile- l’actrice Claire Philippe- à la maison.

Ophélia Kolb/Rachel donne du grain à ce court-métrage ainsi qu’à ces duos ou ces trios qu’elle transforme avec ses partenaires. Elle torréfie en elle toutes les forces menaçantes et insolites de l’histoire. Lucile est « jolie de bonheur », plutôt lumineuse et légère. Rachel est le pendule dont les ressorts agissent sur nous tout en nous maintenant dans l’ignorance de l’échéance qui nous échoit. Ses gestes sont préréglés par une civilité aussi mortuaire qu’irréprochable. Depuis la mort de sa mère, Rachel n’a cessé d’obéir. A quoi ? On croit entrevoir plusieurs fois le montant exact du loyer de ses pensées : elle pourrait être une vampire ou une meurtrière mais ses actes évitent le chaos avec la peau et le sang. Elle pourrait choisir le poison mais on sort de table vivant.

Les deux hommes de l’histoire (le copain de Lucile et l « ami » de Rachel) sont des figurants. Le premier, artiste de rue, semble un idéal masculin voué principalement à susciter l’envie ou le désir de Rachel. Le second est à la fois le témoin d’un passé dans un service psychiatrique mais aussi le spectateur d’un présent où Rachel aspire à certaines apparences de bonheur et de normalité. Même si une certaine démence la dénonce, Rachel s’accroche à la vie. Telle une enfant qui a perdu sa mère.

Franck Unimon

Consulter les fiches techniques de « Land of the heroes », « O Inferno », « Il Capo », « Sudd », « L’accordeur », « Lilith »

Articles associés : l’interview de Sahim Omar Kalifa, l‘interview d’Isabelle Noguera

Off-courts 2011

Avant que l’heure refroidisse au passage de l’automne, Trouville nous couve sous le climat de sa 12 ème édition Off-courts faite d’images en provenance de la France, du Québec et d’autres mondes. Il faut des toux pour faire un monde.

Retrouvez dans ce Focus :

A comme L’Accordeur

Fiche technique

Synopsis : Adrien est un jeune pianiste prodige. Il travaille désormais comme accordeur de pianos. Il s’invente un masque d’aveugle pour pénétrer l’intimité de ses clients. À force de voir des choses qu’il ne devrait pas, Adrien se retrouve témoin d’un meurtre.

Genre : Fiction

Durée : 13′

Année : 2010

Pays : France

Réalisation : Olivier Treiner

Scénario : Olivier Treiner

Directeur photographie : Julien Roux

Ingénieur du son : Nicolas Waschkowski

Musique : Raphaël Treiner

Musique pré-existante : Robert Schumann , Sergueï Rachmaninov

Montage : Jean-Baptiste Beaudoin

Interprète : Grégoire Leprince-Ringuet , Gregory Gadebois , Danielle Lebrun , Danièle Lebrun

Décors : Alexandra Henocq

Montage Son : Nicolas Waschkowski

Mixage Son : Julien Pérez

Article associé : la critique du film

L comme Lilith

Fiche technique

Synopsis : Rachel, victime d’un drame dans son enfance, invite son amie de l’époque à son anniversaire. Faisant alors preuve d’un comportement particulièrement étrange, mêlant envie, jalousie et vision mystique elle semble vouloir se réapproprier une part de la vie qu’elle n’a pas eu.

Année : 2011

Genre : Fiction

Réalisation : Isabelle Noguera

Scénario : Isabelle Noguera

Image : Eric Bornes, Bryan Cloninger

Ingénieur du Son : Jérôme Michel

Montage: Cyril Curchod

Bande Originale : Nicolas Titeux, Franck Abou

Musique: Mickey [3D]

Interprétation : Ophélia Kolb, Claire Philippe, Nicolas Melocco

Producteurs : Yves Harmide, Isabelle Noguera

Article associé : la critique du film

S comme Sudd

Fiche technique

Synopsis : Quand le monde change et qu’on est le dernier à s’en rendre compte…

Pays : Suède, Danemark

Année : 2011

Durée : 15′

Réalisation : Erik Rosenlund

Scénario : Erik Rosenlund

Direction artistique : Erik Rosenlund

Graphisme : Erik Rosenlund, Andreas Örhalmi, Henrik Bjerregaard Claussen

Décors : Johan Rosenberg

Animation : Susanne Sturesson, Jan Rypke, Thomas Bo Huusman, Christiano José te Almeda Tounato, Carmen Hannibal

Caméra : Jonas Rudström

Compositing : Andreas Örhalmi, Erik Rosenlund

Musique : Martin Willert

Son : Séamus Deivert

Montage : Erik Rosenlund

Production : Daemon Film, Happy Flyfish

Article associé : la critique du film

C comme Il Capo

Fiche technique

Synopsis : Monte Bettogli, Carrare : dans les carrières de marbre, hommes et machines creusent la montagne. Le Chef  contrôle, coordonne et mène les deux par le biais d’un langage fait seulement de gestes et de signes. En dirigeant son dangereux et sublime orchestre, parmi les précipices et les pics des Alpes Apuanes, le Chef évolue dans un bruit absolu, qui se transforme en silence paradoxal.

Genre : Documentaire

Pays : Italie

Année : 2010

Durée : 15′

Réalisation: Yuri Ancarani

Scéanrio : Yuri Ancarani, Pietro Savorelli

Production : N.O. Gallery, Gemeg, Deneb Film.

Article associé : la critique du film

O comme O Inferno

Fiche technique

Synopsis : Le ciel et l’enfer coexistent, dans la même maison ou un gars a la fonction de garder la piscine propre, mais finit par s’impliquer dans des activités qui le compromettent

Genre : Fiction

Pays : Portugal

Année : 2011

Durée : 20′

Réalisation : Carlos Conceição

Scénario : Carlos Conceição

Image : Vasco Viana

Musique : B. Fachada, Gnu

Son : António Pedro Figueiredo, Nuno Carvalho

Montage: Carlos Conceição

Interprétation : Gonçalo Waddington, Maria Albergaria, Maria Leite, Martim Barbeiro, Ricardo De Sá

Production: Blackmaria

Article associé : la critique du film

Festival Elles Tournent-Dames draaien du 29/09 au 2/10/11

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La 4ème édition du Festival met en avant des réalisatrices confirmées ou débutantes qui livrent des créations exceptionnelles venues des 4 coins du mondes. La programmation est marquée cette année par un focus sur les Pays-Bas et Taïwan.

Liste des courts métrages programmés:

1. 14-40, de Chu Meichun, (Chine)

2. 16th book of Metamorphoses de Sanghee Song,  (NL/Corée du Sud)

3. Attention Féministes ! de Rozenn Potin (Québec)

4. Blague à part de Valérie Rousselot (France)

5. Dissonant de Manon de Boer (Belgique)

6. Excess of Yang de Sophie Whettnall (Belgique)

7. Kubita de Maria Tarantino (Belgique)

8. Les lieux du son de Sung-A Yoon (Belgique)

9. Living without men de Luo Yi (Chine)

10. Planet Z de Momoko Seto (France)

11. Positive de Tan Tan (Chine)

12. Shadow Boxing de Sophie Whettnall (Belgique)

13. Shallow Sleep de Yuan Gao / Ming Yue (Chine)

14. The Corridor de Sarah Vanagt (Belgique)

15. Tu as loué une voiture pour pleurer de Isabelle Martin (Belgique)

16. Quand les femmes sont fortes de Malika El Barkani (Belgique)

17. Où sont les femmes? de Ines Rabadan (Belgique)

18. Poupées poubelles de Violaine de Villers (Belgique)

19. Gabrielle de Rozenn Quéré (France)

20. Mam de Adelheid Roosen (Pays Bas)

Lien du Festival : www.ellestournent.be

Festival pointdoc, prolongation des inscriptions

Le Festival poindoc prolonge son appel à films documentaires d’auteur au 29 octobre 2011. Il vous reste donc un peu plus d’un mois pour nous envoyer vos créations selon les deux catégories proposées :

@ Films jamais diffusés (quelle que soit son année de réalisation)
@ Premières créations (réalisées à partir du 1er janvier 2009).

Comme l’année précédente, le Festival pointdoc s’attachera à sélectionner des regards particuliers sur le monde portés par des auteurs qui s’engagent aussi bien sur le fond que sur la forme.

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Pour ceux qui ne le connaissent pas, Festival pointdoc est un festival en ligne de films documentaires créé pour ouvrir le cinéma documentaire au plus grand nombre. Il se déroule sur internet pendant 15 jours. 20 films documentaires d’auteurs sont en accès gratuit, visibles à n’importe quelle heure et partout dans le monde.
Cette année, la deuxième édition de Festival pointdoc aura lieu du 15 janvier au 29 janvier 2012.

Pas de prix… mais des coups de cœur, sont attribués à la fois par le public et par un jury de professionnels reconnus du documentaire, composé de réalisateurs, de producteurs et de techniciens.

Les films « coups de cœur » auront la chance d’être diffusés sur grand écran lors de la soirée de clôture, car nous n’oublions pas que la meilleure façon d’apprécier un film est la salle de cinéma !

Vous pouvez retrouver la fiche d’inscription sur le site web du festival : http://www.festivalpointdoc.fr

Format Court, ce soir dans Court-Circuit

Chaque semaine, « Court-circuit – Le magazine » présente sur ARTE les tout derniers courts métrages du monde entier et jette un œil en coulisse au travers de portraits, d’interviews, de carnets de tournage, et d’informations sur l’actualité des festivals et des films.

Ce soir, l’émission consacre un sujet à Format Court, dans le cadre de sa série consacrée aux films courts sur le web. Rendez-vous dès 00:30 pour l’accès aux images…

Court-circuit, ARTE
vendredi, 23 septembre 2011 à 00:30 – Pas de rediffusion
(France, 2011, 45mn)

Jan Czarlewski. Comment j’ai provoqué mon père

Jan Czarlewski est le grand vainqueur des Léopards de demain : il a reçu le Pardino d’or pour son court documentaire « L’Ambassadeur & moi ». Filmant son père, ambassadeur de Pologne, durant plusieurs jours dans les hauts lieux de la diplomatie, il revient sur les rapports houleux qu’il a entretenus avec lui et le besoin qu’il a éprouvé de se rapprocher de l’homme intime à travers le prisme du cinéma. Rencontre.

Interview, montage : Isabelle Mayor

Consulter la fiche technique du film

A comme L’Ambassadeur & moi

Fiche technique

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Synopsis : Son excellence, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Pologne auprès du Royaume de Belgique a consacré toute sa vie à son pays. En contrepartie, il n’a jamais vraiment eu de temps pour moi, son fils. A Bruxelles, je viens passer quelques jours avec lui afin d’essayer de rattraper le temps perdu.

Genre : Documentaire

Durée : 15′

Pays : Suisse

Année : 2011

Réalisation : Jan Czarlewski

Scénario : Jan Czarlewski

Image : Jan Czarlewski

Montage : Jan Czarlewski

Son : Jan Czarlewski

Musique : Ignacy Paderewski

Production: École Cantonale d’Art de Lausanne

Article associé : l’interview de Jan Czarlewski

Carmen Jaquier. Entre féminité partagée et langue commune

Carmen Jaquier a reçu le Pardino d’argent au dernier festival de Locarno. Jeune réalisatrice suisse, elle nous raconte les destinées de deux sœurs dans « Le tombeau des filles ». Partageant la même chambre, elles découvrent, à leur rythme, ce que recouvre le terme de féminité. A partir de quel moment peut-on s’affirmer femme ? Agnès Varda, à travers des témoignages de la gent féminine, y apportait déjà quelques réponses en 1977…dans un court-métrage, « Réponse de femmes ».

Consulter la fiche technique du « Tombeau des filles »

T comme Le Tombeau des filles

Fiche technique

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Synopsis : Sissi et Victoria sont soeurs. Tandis que la plus jeune sort doucement du monde de l’enfance, l’autre essaie en vain d’être grande. Dans la chambre qu’elles partagent, Sissi se prépare pour son concours de gymnastique et Victoria fait défiler les garçons.

Genre : Fiction

Durée : 17′

Pays : Suisse

Année : 2011

Réalisation : Carmen Jaquier

Scénario : Carmen Jaquier

Interprétation : Sharon Oberson, Anissa Cadelli

Photographie : Thomas Szczepanski

Musique : Vincent Weber

Son : Björn Cornellius

Montage : Julie Borvon

Production : Écal – École cantonale d’art de Lausanne

Article associé : l’interview de Carmen Jaquier

Alessandro Marcionni. L’urgence, le besoin de raconter

Lors du dernier festival de Locarno, nous avons rencontré Alessandro Marcionni. Responsable des Pardi di domani -un programme qui s’intéresse à la découverte de nouveaux talents-, il a choisi de nous parler du court métrage, de sa place au sein du festival, ainsi que du public, toujours plus curieux et avide de découvertes visuelles. Explications.

Locarno 2011

Après Cannes et avant Venise, le festival de Locarno, 64 ans d’âge, célèbre le cinéma d’auteur pendant une dizaine de jours en été. La petite ville suisse italienne propose bon nombre de films, répartis en une dizaine de sections.  Côté court métrage, le festival met en avant des films de personnalités reconnues du milieu (« Corti d’Autore”) comme des films plus expérimentaux (« Corti d’artista »).

Le programme « Pardi di domani », lui, est consacré aux courts et moyens métrages de jeunes auteurs indépendants ou d’étudiants d’écoles de cinéma n’ayant pas encore réalisé leur premier long métrage. Cette section comporte deux compétitions distinctes : l’une limitée aux productions suisses, l’autre propulsant les films des quatre coins du monde.
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Pour ce focus, nous avons opté pour un angle local. Outre Alessandro Marcionni, le responsable courts métrages du festival, nous vous proposons des entretiens avec Jan Czarlewski, réalisateur de “L’Ambasadeur et moi”, Pardino d’or, et Carmen Jaquier, réalisatrice du “Tombeau des filles”, Pardino d’agent.

Si vous n’avez pas choisi Locarno comme destination de vacances en août, la séance de rattrapage existe. Demain, le Centre culturel suisse propose de découvrir les quatre films gagnants aux Pardo di Domani (dont “L’Ambasadeur et moi” et “Le Tombeau des filles”)  ainsi que trois films présentés en Corti d’artista & d’autore.

Carte blanche au Festival de Locarno

Du 21 au 23 septembre, pour la deuxième année consécutive, le Centre culturel suisse de Paris consacre une carte blanche au festival de Locarno. Les courts métrages ayant marqué le festival font également partie de cette programmation.

Mercredi 21 septembre / 16 H – MINUIT

16H : El estudiante de Santiago Mitre (2011, 110′, Argentina) / Prix spécial du jury Ciné+ , Cinéastes du présent
18H : Din dragoste cu cele mai brune intenti de Adrian Sitaru (2011, 105′, Roumanie/Hongrie) / Compétition internationale – Pardo de la mise en scène
20H : Nana de Valérie Massadian (2011, 68′, France) / Pardo du meilleur premier film / en présence de la réalisatrice

jeudi 22 septembre / 15 H – MINUIT

15H : Carte blanche de Heidi Specogna (2011, 91’, Suisse / Allemagne)
17H : Saudade de Katsuya Tomita (2011, 167′, Japon)
20H30 : L’estate di Giacomo d’Alessandro Comodin (2011, 78′, Italie, France, Belgique) / Pardo d’or Cinéastes du présent / en présence du réalisateur
22H : Tahrir de Stefano Savona (2011, 90’, Italie /France), en présence du réalisateur

vendredi 23 septembre / 19 H – MINUIT

19H : Léopards de demain

Rauschgift de Peter Baranowski (2011, 23′, Allemagne) / Compétition internationale / Pardino d’or
Les enfants de la nuit de Caroline Deruas (2011, 26′, France) / Compétition internationale / Pardino d’argent
L’Ambassadeur & moi de Jan Czarlewski (2011, 16′, Suisse) / Compétition nationale / Pardino d’or
Le tombeau des filles de Carmen Jaquier (2011, 17′, Suisse) / Compétition nationale / Pardino d’argent, en présence de la réalisatrice

22H : Corti d’artista & d’autore

Le projet Corrida de René Burri et Marco D’Anna (2011, 21’, CH), en présence de René Burri et Marco D’Anna
Sack Barrow de Ben Rivers (2011, 21′, Royaume-Uni)
Boxing in the Philippine Islands de Raya Martin (2011, 6′, Philippines) (sous réserve)

Retrouvez pour l’occasion notre Focus consacré au festival !

Infos pratiques

Centre culturel suisse, 32-38, rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris

Prix des places : 2 et 4 € par séance / réservation conseillée : ccs@ccsparis.com