Filmer la violence à distance : aller au-delà de la provocation ? Critique de « Les Meutes » de Manuel Schapira

Filmer la violence à distance : aller au-delà de la provocation ? Critique de « Les Meutes » de Manuel Schapira

La violence n’est pas seulement affaire de coups, ou encore d’état psychologique extrême, elle a également à voir avec l’éthique. Chaque cas de combat physique nous amène, en effet, à questionner ses origines et son sens, non seulement pour les personnes engagées dans le duel mais aussi pour l’humanité entière. La violence n’est jamais (totalement) gratuite, et le cinéma s’est avéré l’un des transmetteurs les plus aptes à la décrire et à en analyser les causes, voire à la dénoncer…

M comme Les Meutes

M comme Les Meutes

Franck, Hugo et Philippe, trois copains se rendent à une pendaison de crémaillère dans un appartement parisien. A la porte, deux jeunes types, âgés de seize ou dix-sept ans, tentent de négocier leur entrée. La tension monte.
Réal. : Manuel Schapira
Fiction, 14′, France
2012

Apéro Projo Novembre (67ème édition), ce vendredi

Apéro Projo Novembre (67ème édition), ce vendredi

Tous les premiers vendredis du mois, l’association Collectif Prod organise des projections de courts métrages, en présence des équipes des films, au Café de Paris, en entrée libre. Ce vendredi 2/11, l’association belge Courts Mais Trash bénéficiera d’une carte blanche en avant-programme, avant de laisser la place à un programme surnommé « Emergences ». Nous y serons. Et vous ?

Tennis Elbow de Vital Philippot

Tennis Elbow de Vital Philippot

L’exercice de la comédie est délicat et souvent trop rare dans le milieu du court métrage. Peut-être parce qu’il est difficile de faire s’esclaffer le spectateur en 15 minutes de temps ou bien tout simplement parce que les organismes de financements des films courts ne sont guère très généreux envers ce genre plus léger. On notera pourtant que si peu de comédies remportent des grands prix lors de festivals, ils gagnent souvent le cœur du grand public et permettent généralement de reprendre son souffle entre deux films plus graves.

T comme Tennis Elbow

T comme Tennis Elbow

Comme chaque année, c’est l’heure du grand match entre Philippe et Yannick, le père et le fils. Comme chaque année, le fils est un peu plus fort. Comme chaque année, le père est un peu plus vieux. Il n’est jamais facile pour un champion d’abandonner son titre.
Réal. : Vital Philippot
Fiction, 16’43’’, France
2012

At The Formal d’Andrew Kavanagh

At The Formal d’Andrew Kavanagh

Tel un insaisissable objet visuel, « At The Formal » d’Andrew Kavanagh venu droit d’Australie, atterrit dans nos circuits festivaliers où il commence à faire du bruit. Programmé lors du dernier Short Screens dans le cadre de la thématique Jeunesse, le film a également déniché le Prix du Meilleur film étranger à la dernière édition de Paris Courts Devant.

Soirée Format Court n° 7, la programmation du 8 novembre aux Ursulines

Soirée Format Court n° 7, la programmation du 8 novembre aux Ursulines

Nos projections mensuelles au Studio des Ursulines (Paris, 5ème) se poursuivent. Notre prochaine soirée Format Court, la 7ème, aura lieu le jeudi 08 novembre, à 20h30, avec un tout récent Prix Format Court, un chef d’oeuvre de l’animation mondiale, un gros coup de coeur flamand et deux fictions françaises très maîtrisées. Comme d’habitude, la séance sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

Mamembre, Métrange du Format Court 2012 !

Mamembre, Métrange du Format Court 2012 !

Partenaire pour la deuxième année consécutive, Format Court y a attribué son Métrange du Format Court, parmi une sélection internationale de films fantastiques et insolites. A cette occasion le jury de Format Court (Xavier Gourdet, Nadia Le Bihen-Demmou, Katia Bayer) a choisi de distinguer un premier film, « Mamembre », réalisé par sept jeunes auteurs issus de la promotion ESRA 3D Sup’infograph 2011 : Sylvain Payen, Christophe Feuillard, Caroline Diot, Guillaume Griffoni, Clarisse Martin, Julien Ti-I-Taming et Quentin Cavadaski.

Ce n’est pas un film de cow-boys de Benjamin Parent

Ce n’est pas un film de cow-boys de Benjamin Parent

Premier film au rythme extrêmement maitrisé et aux dialogues ciselés, « Ce n’est pas un film de cow-boys » offre une relecture de « Brokeback Mountain » dans les toilettes d’un collège, après sa diffusion la veille à la télé. Porté par la grande justesse de ses comédiens, le film touche juste et se joue admirablement des clichés. Il a reçu le Prix du Jury Jeunes et le Prix Beaumarchais-Sacd au dernier Festival Paris Courts Devant.

C comme Ce n’est pas un film de cow-boys

C comme Ce n’est pas un film de cow-boys

Le Secret de Brokeback Mountain est passé hier soir à la télé. Vincent l’a vu et ça l’a bouleversé. Il profite de la récréation et de l’intimité des toilettes du collège pour raconter, de manière touchante et naïve, le film à Moussa. De l’autre côté du mur, dans les toilettes des filles, Jessica, elle aussi très affectée, en profite pour poser pas mal de questions sur le papa homosexuel de Nadia, avec beaucoup de maladresse.
Réal. : Benjamin Parent
Fiction, 12′, France, 2011

Cinéma de poche, à la Cinémathèque française. Repérages #5 : Polar et fantastique

Cinéma de poche, à la Cinémathèque française. Repérages #5 : Polar et fantastique

Coups de coeur, programmations thématiques, cartes blanches à des festivals ou à des sociétés de production, rétrospectives des courts métrages d’un cinéaste : « Cinéma de poche », le rendez-vous du court proposé par Bernard Payen, à la Cinémathèque française, nous plait. Nous en avons raté certains épisodes, voici le prochain, ayant déjà lieu demain, sous le signe du polar et du fantastique.

Papa, Lénine et Freddy d’Irène Dragasaki

Papa, Lénine et Freddy d’Irène Dragasaki

Parmi les découvertes précieuses de la huitième édition du Festival Court Devant, figure un film venu d’une contrée dont l’actualité est plus économique qu’artistique : la Grèce. Au-delà des dangereux clichés journalistiques et des approches télévisuelles stigmatisantes, le cinéma affirme la volonté de l’individu face à l’histoire, aux conditions de vie et à lui-même. « Papa, Lénine et Freddy » d’Irène Dragasaki (2011) fait partie de ces courts métrages à assumer cette force déstabilisatrice, habituellement plutôt l’apanage du long métrage.

Paris Courts Devant 2012

Paris Courts Devant 2012

Du 4 au 7 octobre 2012, s’est tenu le 8ème festival Paris Courts Devant, au Cinéma des Cinéastes (Paris, 17ème). Pendant 4 jours, des films d’étudiants en animation se sont confrontés à des films de musique, des auto-productions, des documentaires, des films « bord cadre » et des courts pour enfants. Voici, quelques jours plus tard, notre couv’ festivalière.