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P comme Pib and Pog

Fiche technique

Synopsis : Deux personnages comiques d’une émission pour enfants saluent un narrateur invisible. Pog sort une coquille, que Pib veut absolument accaparer. Pog acquiesce en plantant la coquille fermement sur la tête de Pib. Pib lui répond avec sa mitraillette. La situation dégénère.

Genre : Animation

Durée : 6′

Pays : Royaume-Uni

Année : 1994

Réalisation : Peter Peake

Scénario : Peter Peake

Animation : Peter Peake

Montage : Nick Upton

Musique : Mike Prudence

Interprétation : Roy McCready, Nigel Betts, Joanna Wake

Production : Aardman Animations

Distribution : Aardman Animations

Article associé : l’interview de Peter Peake

Peter Peake : « Il est important d’essayer de nouvelles choses à chaque fois, de sortir de sa zone de confort. »

En authentique autodidacte, Peter Peake s’est formé sans l’aide de quiconque à l’animation avant de rejoindre il y a 18 ans les studios Aardman, où il a réalisé, entres autres, « Pib and Pog », nommé aux BAFTA, et « Humdrum », nommé aux Oscars. Invité cette année à la fête de l’animation de Lille, il représentait les studios réputés de Bristol lors des quatre séances qui leur étaient consacrées. Tête-à-trois dans la « capitale de Flandre ».

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Comment t’es-tu retrouvé à faire de l’animation ? Via tes études ?

Non, car j’ai étudié le design pendant trois ans dans une ville anglaise qui s’appelle Bath. J’y ai fait un peu de graphisme et d’illustration. En deuxième année, j’ai décidé de m’inscrire en animation, mais il n’y avait pas de professeurs et j’étais le seul élève ! Pendant un an et demi, je me suis retrouvé deux fois par semaine tout seul en classe. J’avais tout le matériel à ma disposition, j’étais livré à moi-même et je faisais des films d’animation. J’aurais sans doute appris plus vite s’il y avait eu d’autres élèves ou même des professeurs, mais c’était très bien comme ça aussi. Ce cours a toujours été proposé dans la formation, mais je suppose qu’on ne s’attendait pas à ce que quelqu’un le choisisse ! L’école est réputée pour les beaux-arts, les céramiques et le design. Ce n’est pas vraiment une école de cinéma à proprement parler.

Tu ne voulais pas tenter une école de cinéma ?

Une fois dans l’animation, je me suis dit que ça aurait été un chemin plus approprié de passer par une école de cinéma, mais ce que j’ai fait était bien et différent. En plus, beaucoup de personnes dans le métier viennent de disciplines différentes et pas forcément d’une école de cinéma. C’est l’avantage de l’animation qui englobe une multitude de choses variées.

Tu as appris beaucoup de techniques différentes par toi-même ?

Oui. Pour mon premier exercice, j’ai fait des petits clips dans des styles d’animation tout à fait différents pour une station radio, Jazz FM. C’était comme un cours d’initiation, ça m’a permis de savoir quels styles me convenaient le plus, même si je n’en ai pas choisi un en particulier car je ne veux pas me sentir limité. J’ai la chance de pouvoir faire du graphic design, du Flash et du stop motion. J’aime bien mélanger différentes techniques. Je m’ennuierais si je faisais tout le temps la même chose.

Comment le lien avec Aardman est-il né ? Comment y es-tu entré ?

À l’époque, au début des années 90, les studios Aardman étaient beaucoup plus petits, avec seulement quelques courts qui passaient à la télévision. Mon école ne se trouvait pas loin de là, Bath n’étant qu’à 12 miles de Bristol. J’ai voulu leur montrer mes films car leur travail m’inspirait et la petite taille de la société permettait qu’on aille directement parler au chef, lui présenter son travail et éventuellement se faire embaucher. Tout ça a changé maintenant, bien évidemment. Aujourd’hui, c’est plus difficile d’y entrer, car la société a grandi, mais à l’époque où j’ai commencé, le studio était encore petit et tout le monde était impliqué dans les projets des uns et des autres.

Est-ce que ces changements sont dus au succès de certains courts et de l’envie d’Aardman de commencer à produire du long métrage (« Chicken Run », « Souris City », …) ?

En fait, tout a changé à partir du moment où Nick Park a commencé à gagner des Oscars ! Ça a généré de l’intérêt, les longs métrages ont suivi. Mais au début, les gens d’Aardman étaient uniquement focalisés sur les courts métrages. Les réalisateurs faisaient des publicités pour financer les courts, qui, eux, servaient d’inspiration pour d’autres publicités. Cette atmosphère était très saine et fructueuse. C’est toujours le cas, mais maintenant que la maison est plus grande, il y a des départements séparés pour les courts et pour les publicités, donc ces genres s’influencent beaucoup moins.

Ton premier court métrage produit par Aardman s’appelle « Pib and Pog » (1994) ? Comment ce film a-t-il été conçu ?

À l’école, j’ai fait trois films tout seul. Le tout premier était le spot pour Jazz FM. Le deuxième traitait d’un sujet fort lourd. J’y ai consacré beaucoup de temps et d’effort, il ne m’amusait plus trop et à un moment donné, je me suis senti obligé de le terminer. Après ce film, j’ai voulu faire quelque chose de léger, de l’ordre du slapstick. J’ai donc fait « Pib and Pog » que j’ai montré aux gens d’Aardman. À leur demande, j’ai refait le film. Ils savaient plus ou moins à quoi s’attendre, puisqu’ils en avaient déjà vu la première version. Ils m’ont demandé de couper un peu de dialogue à la fin et de renforcer l’escalade de la violence pour faire un film d’enfants avec un look un peu bricolé. À l’école, je n’étais pas un animateur terrible, donc mon film avait l’air très amateur. Chez Aardman, il est devenu beaucoup plus raffiné, avec une belle image !

Ces deux films sont-ils des critiques de programmes pour enfants existants ?

Je ne sais pas. On peut toujours lire toute sorte de choses dans les films, mais mon but à l’époque était principalement de faire rire. Chaque film que je fais a tendance à être en réaction au film précédent. Dans ce cas-ci, après un film lourd, il m’a fallu un film léger, et après « Pib and Pog », j’ai fait « Humdrum », un film d’ombres nettement plus dialogué.

Après « Humdrum » tu as travaillé pour la télévision. Quand on passe à des choses plus grandes, comment garde-t-on cet esprit de réaction ?

« Humdrum » a connu un certain succès dans le circuit des festivals, dont j’ai profité pour sortir un peu des studios Aardman. J’ai travaillé chez Channel Four qui, à l’époque, commandait des petites animations. J’y ai développé une série, « Captain Sarcastic ». C’était une très bonne expérience de travailler sur une idée en équipe avec un coscénariste et de m’essayer à des formats plus grands (des des films de 12, 24 ou 30 minutes) que ceux dont j’avais l’habitude, à savoir des courts de cinq à six minutes.

Après je suis revenu chez Aardman pour faire « Rex the Runt », la série animée de Richard Goleszowski. Ça a également été une expérience très enrichissante de réaliser les idées de quelqu’un d’autre et de faire de son mieux pour ce que cette personne avait imaginé. J’estime qu’il est important d’essayer de nouvelles choses à chaque fois, de sortir de sa zone de confort.

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Cliquer sur l’image pour visionner le film

Tu as participé de près à la réalisation de « A close shave » de Nick Park. Comment cette opportunité s’est-elle présentée ?

Aux tous débuts, quand on n’était pas si nombreux, Nick et moi partagions le même bureau. En fait, il occupait le bureau à côté du mien donc on partageait des idées. De l’extérieur, il peut paraître intimidant, vu son succès et sa popularité, mais on se rend vite compte que c’est quelqu’un de très sympa. J’ai pu travailler sur son projet parce que mon animation commençait à s’améliorer. C’était le premier film de Nick sur lequel il ne travaillait pas seul. Il avait animé « A Grand Day Out » tout seul et co-animé « The Wrong Trousers » avec Steve Box. Mais dans ce cas-ci, on était cinq animateurs principaux qu’il dirigeait.

Ça représente quoi, travailler sous les ordres de Nick Park ?

Il avait déjà pas mal de renommée, avec des Oscars à son actif, donc j’ai naturellement senti comme une pression de ne pas le décevoir et de garder le niveau nécessaire.

Les Studios Aardman sont très prolifiques. Beaucoup de films y sont produits chaque année, avec à chaque fois des styles différents allant de l’animation en volume à de la 2D, comme dans « The Pearce Sisters » de Luis Cook. D’après toi, qu’est-ce qui pourrait relier ces films ?

Je dirais qu’il y a un style maison, un look Aardman typique, même si un film comme « The Pearce Sisters » est tout à fait différent des autres. Aardman a la volonté d’explorer plein de styles tout à fait différents et même de proposer, quelque soit le style et le ton, une qualité derrière chaque production. Ce ne sont pas forcément des films très subversifs, mais il y a généralement un humour et un certain look qui relient les films d’Aardman. Et puis, ils promeuvent le travail de plein de gens différents. Tant mieux, car être associé à un seul style, ça peut devenir ennuyeux.

Ce look dont tu parles est-il à opposer à l’image plus lisse de vos camarades de Pixar ? Y a-t-il une résistance à l’informatique par exemple ?

Je ne dirais pas ça. Non, il n’y a pas de résistance à l’informatique. C’est vrai que chez Pixar c’est différent, ils font aussi des films drôles, mais leur façon d’aborder la comédie est différente de la nôtre. Chez Pixar, comme chez Aardman, les gens font des films qu’eux-mêmes voudraient voir, au lieu de deviner ce que les autres voudraient voir.

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Comment est-ce que le studio sélectionne des projets des nouveaux animateurs ? Quels sont les critères de sélection ?

Il y a quelques années, on a organisé un concours pour les courts métrages. Les réalisateurs de pubs devaient soumettre leurs idées et voter. Les projets gagnants ont été réalisés. C’était une idée brillante ! Parfois on demande des subsides pour un projet de court métrage à des gens qui n’ont aucune idée de ce qu’est le cinéma. Ici, c’était tout à fait le contraire, et je ne dis pas ça parce qu’un de mes projets a été retenu !

Pour les longs, l’idée peut venir de n’importe où. J’ignore quel est le procédé exact de sélection, mais en tout cas, ce que je sais que c’est assez rigoureux. En plus, beaucoup de projets se font en même temps. Nous n’aimons pas travailler sur un seul projet et puis nous retrouver à nous tourner les pouces. Nous préférons avoir tout de suite d’autres projets à réaliser.

Quel est le rapport avec la télévision maintenant ? Est-ce que c’est aussi facile de faire des films pour la télévision qu’avant?

Non ce n’est pas facile, car il faut se restreindre au format de 30 minutes. Il y a eu des tentatives de programmer des courts plus systématiquement à la télé, mais sans succès. Il y a également un problème de public, car ces films ne sont pas toujours destinés à être vus en famille. Souvent on ne sait pas où les caser. Il existe des programmes comme Digital shorts, avec qui j’ai moi-même fait un film. Ils subventionnent des films et en assurent une diffusion télévisuelle. Mais il faut bien le dire : le public ne crie pas pour voir des courts métrages à la télé !

Propos recueillis, retranscrits et traduits par Katia Bayer et Adi Chesson

Consulter les fiches techniques de Pib and Pog et Humdrum

Article associé : la chronique DVD « Les chefs-d’oeuvre du Studio Aardman »

Rencontres européennes du moyen métrage de Brive : la sélection officielle

La sélection officielle

ALBERT’S WINTER de Andreas Koefoed (Danemark / 2009 / Documentaire / 30 minutes)

ANVERS de Martijn Maria Smits (Pays-Bas / 2009 / Fiction / 40 minutes)

BURNING PALACEde Mara Mattuschka & Chris Haring (Autriche / 2009 / Expérimental / 32 minutes)

CHANSON D’AMOUR ET DE BONNE SANTÉde João Nicolau (Portugal – France / 2009 / Fiction / 30 minutes)

CONVERSATIONS DE SALON II de Danielle Arbid (France / 2009 / Documentaire / 30 minutes)

DES OMBRES DANS LA MAISON de Justine Triet (France / 2010 / Documentaire / 58 minutes)

DES RÊVES POUR L’HIVERde Antoine Parouty (France / 2010 / Fiction / 58 minutes)

ELEPHANT SKINde Severin Fiala & Ulrike Putzer (Autriche / 2009 / Fiction / 35 minutes)

IT’S NICK’S BIRTHDAY de Graeme Cole (Angleterre / 2009 / Fiction / 35 minutes)

LA RÉPUBLIQUE de Nicolas Pariser (France / 2009 / Fiction / 30 minutes)

MON PÈRE S’APPELLE ZOLTAN de Agnès Szabo (France / 2009 / Documentaire / 46 minutes)

MONSIEUR L’ABBÉ de Blandine Lenoir (France / 2010 / Fiction / 36 minutes)

MONTPARNASSE de Mikhaël Hers (France / 2009 / Fiction / 58 minutes)

OPTICAL VACUUM de Dariusz Kowalski (Autriche / 2008 / Expérimental / 55 minutes)

OUT OF LOVE de Birgitte Stærmose (Danemark / 2009 / Fiction documentaire / 30 minutes)

OUT OF REACH de Jakub Stozek (Pologne / 2009 / Documentaire / 30 minutes)

OVER THE BONES de Charlotte Ginsborg (Royaume-Uni / 2009 / Documentaire / 30 minutes)

PARTISAN SONGSPIEL. BELGRADE STORY de Chto Delat (Serbie / 2009 / Expérimental / 30 minutes)

QUE DEVIENT MON SOUVENIR QUAND TU N’Y PENSES PAS de Pauline Gaillard (France / 2010 / Documentaire expérimental / 45 minutes)

UN TRANSPORT EN COMMUNde Dyana Gaye (France – Sénégal / 2009 / Fiction / 48 minutes)

YOSHIDO (LES AUTRES VIES)de Sébastien Betbeder (France / 2010 / Fiction / 53 minutes)

Le site du Festival : www.festivalcinemabrive.fr

L comme Little Face

Fiche technique

Synopsis : Nathan n’aurait jamais cru qu’il reverrait Little Face. Little Face l’avait toujours espéré.

Genre : Animation

Durée : 10’30’’

Pays : Royaume-Uni

Année : 2009

Réalisation : Matthew Walker

Co-réalisation : Benjamin Lole

Scénario : Matthew Walker

Animation : Matthew Walker

Image : Louie Blystad-Collins

Montage : Benjamin Lole

Son : David Brookfield

Musique : Oliver Davis

Interprétation : Adam Buxton

Production : Arthur Cox LTD

Distribution : Arthur Cox LTD

Article associé : la critique du film

O comme Operator

Fiche technique

Synopsis : Un dimanche après-midi pluvieux, un homme qui s’ennuie passe un coup de fil. A sa grande surprise, Il répond…

Genre : Animation

Durée : 01’48’’

Pays : Royaume-Uni

Année : 2007

Réalisation : Matthew Walker

Scénario : Matthew Walker

Animation : Matthew Walker, Scott Macdonald

Voix : Matthew Walker

Mixage son : Amimee Hibberrd, Matthew Walker

Production : Arthur Cox LTD

Distribution : Arthur Cox LTD

Article associé : la critique du film

Matthew Walker en trois courts

Sorti de la Film School of Wales en 2005, Matthew Walker est un animateur affilié à la société de production Arthur Cox (Bristol) sujette à une carte blanche à la récente fête de l’animation de Lille. Depuis son film de fin d’études « Astronauts », il a réalisé des publicités ainsi que trois courts délectables, « John and Karen » (2007), « Operator » (2007) et « Little Face » (2009).

John and Karen

Episode 43762. John, l’ours polaire, n’aurait pas dû remettre en question la veille les talents de pêcheuse de Karen, le pingouin. Aujourd’hui, il est venu s’excuser, lui dire qu’elle était une excellente nageuse et que ce n’était pas si grave si elle n’arrivait pas à attraper de baleines. Pattes croisées, Karen est contrariée, mais elle offre tout du même du thé et des biscuits à John.

Comment est né « John and Karen » ? Sur une page vierge du carnet de Matthew Walker. Un beau jour, un ours polaire et un pingouin, assis l’un en face de l’autre, se lancèrent : « Tu te tais ! », « Non, toi, tu te tais ! ». Sensible aux duos, le réalisateur imagina une histoire courte et délirante autour de ce nouveau couple improbable avec, en prime, de l’humour « british », des dialogues savoureux, et des biscuits croqués jusqu’au générique de fin.

Operator

Un après-midi mi-anglais, mi-pluvieux, un homme déguste une pomme d’amour tout en passant un coup de fil. Ayant une question existentielle, il compose le numéro des renseignements pour joindre l’homme divin des nuages qui est sur liste rouge. Après quelques secondes d‘attente, celui-ci répond…

Que faites-vous en moins de deux minutes ? Vous éteignez votre ordinateur, vous recherchez vos clés, vous calculez le nombre de calories d’un paquet de chouquettes ? Matthew Walker, lui, fait un film, simple et efficace. Brièveté, ironie, chute : « Operator » séduit.

Little Face

En rendant visite à sa mère, Nathan rate son train. En attendant le prochain, il se pose dans un café. Un bruit lui fait relever la tête : Little Face lui fait face. Vingt ans ont passé, Little Face n’a pas changé : il est toujours aussi jaune, rond et en demande d’amitié. A contrario, Nathan n’est plus le même.

Little Face a l’apparence d’un simley ou d’un M&M’s jaune. La ressemblance s’arrête là, car Little Face ressent des émotions : il souffre de l’abandon de Nathan, son ami humain parti il y a un certain temps pour d’autres rivages et relations, et retrouve la ligne du sourire quand il le voit réapparaître dans sa vie. Seulement, pour Nathan, le passé est le passé. Leur lien est derrière eux. Little Face ne peut plus le suivre partout comme il le faisait à l’époque.

Dans une ville grise et anonyme, « Little Face » parle des amis imaginaires, du temps qui passe, des relations changeantes, et de l’enfance révolue. Même si cette histoire comprend quelques touches d’humour (« was there anyone else than me ? », demande Little Face à Nathan), elle est plus grave et moins futile que les deux autres. Peut-être parce qu’elle dure 10 minutes et qu’un ami imaginaire nous semble plus réaliste qu’une engueulade inter-animale ou un coup de fil désinvolte au grand barbu.

Katia Bayer

Consulter les fiches techniques de « John and Karen », « Operator » et « Little Face »

Article associé : l’interview de Sarah Cox, productrice de Arthur Cox

Short Screens #3 : Tabou

Archipel, dialoog van een stad de Jasper Kuipers (animation, 17′, 2008, Pays-Bas)

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Syn. : Au tournant de leur vie, un homme âgé et son petit-fils discutent de l’avenir des traditions.

Génocidé de Stéphane Valentin (documentaire, 25′10”, 2008, France)

Syn. : Ce film est le témoignage brut et violent de Révérien Rurangwa, rescapé du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

Sabbath Entertainment de Mihal Brezis et d’Oded Binnun (fiction, 2003, Israël)

Syn. : La veille de Shabbat, Rachel sort furtivement de chez ses parents religieux pour rejoindre ses amies. Suite à un accident de route, Rachel est confrontée aux conséquences de ses choix.

Small Apartment d’Andrew T. Betzer (fiction, 8′, 2007, États-Unis)

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Syn. : Un homme mûr, son fils et sa belle-fille explorent l’amour et la perversion dans un espace de 65 m².

Le Vice et la Vertu de Roland Lethem (expérimental, 3′, 1974, Belgique)

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Syn. : Le vice et la vertu.

Tabu de Jean-Julien Collette & Vincent Coen (fiction, 25′, 2010, Belgique)

Syn. : Un couple américain amène leur fils Julien, déçu en amour, à Gand pour retrouver ses racines belges. Lorsque celui-ci y rencontre l’amour de sa vie, le but des parents est atteint d’une façon complètement inattendue.

Eat My Pussy Blues de Leevi Lehtinen (animation, 1’42 », 2009, Finlande)

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Syn. : Une histoire grotesque de l’amour et de la beauté. Déconseillé aux moins de 16ans !

Amphytrion 94 de Patrice Bauduinet (fiction, 8′, 1998, Belgique)

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Syn. : Un homme monte les marches d’un escalier d’un vieil immeuble pour se rendre chez une jeune fille. Elle attend et désire impatiemment sa venue. Vient-il pour passer une nuit enivrante et passionnée ou vient-il plutôt pour autre chose ? Il fera ce qu’elle désire le plus…

Infos utiles

Date : vendredi 23 avril 2010
Heure : 21h15
Lieu :  Actor’s Studio : Petite rue des bouchers, 16 – 1000 Bruxelles
Q. : artatouille@gmail.com, info@formatcourt.com
Groupe Facebook : oui !

Soirée Bref – Enchanter le monde

Enchanter le monde

Dans l’intitulé de ce programme qui tente vaille que vaille de saisir ce qui réunit ces films aux univers très différents, il faut entendre à la fois le charme entraînant des chansons et celui de voir comment la fantaisie peut colorer la réalité. On pourrait aller jusqu’à oser le mot “poésie” pour qualifier ce qui se joue au cœur de certains de ces courts métrages. Mais comme toujours, c’est moins l’étiquette qui compte que le plaisir de partager ces films récents, ces découvertes faites pour la plupart au dernier Festival de Clermont-Ferrand. (Jacques Kermabon)

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Jeux pluriels de Nicolaï Troshinsky (France, 2009)

Synopsis : Luigi Finisera usine des amusements avec des carrelets de récréation très pluriels.

Her Morning Elegance de Oren Lavie, Yuval Nathan et Merav Nathan (Israël, 2009)

Synopsis : Comme on fait son lit, on se couche, ou l’origine du wagon-lit.

Vinyl de Julien Hallard (France, 2009)

Synopsis : Une journée presque ordinaire dans la boutique de vinyles la plus loufoque de Paris.

Reulf de Quentin Carnicelli, Jean-François Jego et Charles Klipfel (France, 2009)

Synopsis : Dans un Paris en noir et blanc, des petites créatures avec des pinceaux décident de repeindre la ville.

La guitare de diamants de Frank Beauvais (France, 2009)

Synopsis : Henry, un chanteur folk américain d’une trentaine d’années, débarque dans un petit village isolé. Il fait la connaissance de Cécile, une jeune chanteuse amateur.

Nuvole, mani de Simone Massi (France, 2009)

Ce petit film parle des mains de mon père, des nuages de ma mère, du passage du temps. Et puis il y a moi et mon chien qui traversons le champ, et nous colorons du jaune des fleurs.

Infos : www.brefmagazine.com/pages/soiree_qds.php
Séance mardi 13/04 à 20h30
MK2 Quai de Seine – 14 Quai de la Seine – 75019 Paris
M° Jaurès ou Stalingrad

Fête de l’animation

Avec ses clés-mots (animation, jeu vidéo, ateliers, arts numériques, expositions, longs/courts métrages, …) et ses trois journées mi-ludiques, mi-pédagogiques, la Fête de l’animation a eu lieu pour la sixième année consécutive à Lille. Cette année, l’événement était sous le triple signe des Royaume-Uni (théma), du Studio Aardman (zoom), et des Simpson (expo, projos). Balade en petits tirets….

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Retrouvez dans ce Focus :

Le Focus festif & animé 2009

La programmation 2010

Matthew Walker en trois courts

L’interview de Peter Peake (Royaume-Uni)

L’interview de Sarah Cox (Royaume-Uni)

La critique du DVD « Les chefs-d’oeuvre du Studio Aardman »

M comme Marvo Movie

Fiche technique

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Synopsis : Fantastique kaléidoscope où se côtoient happenings artistiques des années 1960 et juxtapositions fortuites, ce film expérimental est un chef-d’œuvre.

Genre : Expérimental

Durée : 4′ 23″

Pays : Royaume-Uni

Année : 1967

Réalisation : Jeff Keen

Scénario : Jeff Keen

Musique : Jeff Keen, Annea Lockwood, Bob Cobbing

Production : Rayday Inc., BFI Production Board

Article associé : la critique du film

S comme Supertramp Portrait 1970

Fiche technique

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Synopsis : Première prestation filmée d’un jeune groupe de rock qui allait devenir l’un des plus populaires des années 1970 : Supertramp !

Genre : Documentaire

Durée : 10′ 22″

Pays : Allemagne

Année : 1970

Réalisation : Haro Senft

Images : Konrad Kottowski, Klaus Müller-Laue

Musique : Keith Baker, Richard Palmer, Roger Hodgson, Richard Davies,

Production : Haro Senft FilmProduktion

Article associé : la critique du film

J comme John Mac Fayden

Fiche technique

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Synopsis : Dans ce réjouissant « clip » expérimental, les couleurs et les formes dansent sur un air de cornemuse.

Genre : Animation, Expérimental

Durée : 3′ 22″

Pays : Ecosse

Année : 1970

Réalisation : Margaret Tait

Scénario : Margaret Tait

Animation : Margaret Tait

Musique : Orkney Strathspey, Reel Society

Production : Ancona Films

Article associé : la critique du film

H comme Handkerchief Drill

Fiche technique

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Synopsis : Malgré toute sa bonne volonté et sa force de persuasion, une épouse doit se rendre à l’évidence : son mari manque d’hygiène et de bonne éducation.

Genre : Fiction

Durée : 1’6’’

Pays : Royaume-Uni

Année : 1949

Réalisation : Michaël Orrom

Scénario : Richard Massingham

Production : Richard Massingham

Interprétation : Richard Massingham

Article associé : la critique du film

Europa Film Treasures : bonds & rebonds dans le temps

Lancée en 2008 par Lobster Films, l’enseigne Internet « Europa Film Treasures » regroupe à ce jour une collection de 123 films de référence empruntant à plusieurs genres, nationalités et périodes. Fruit d’une collaboration entre 30 fonds d’archives européens publics et privés, cette plate-forme offre en accès libre et en streaming de véritables bonds et rebonds dans le temps entre 1894 et 1999.

Quel est le point commun entre « Le Juif Errant » de Georges Méliès (1904, France), « La pêche d’hiver à Rymättylä d’Eino Mäkinen (1939, Finlande), « Jean, le Cadet » de Mihaly Kertesz (Hongrie, 1919), « Le désir projeté » de Johann Schwarzer (Autriche, 1999) et « Le Mariage de Galichnik » de Aco Petrovski (1955, Macédoine) ? Tous les cinq font partie intégrante du patrimoine du passé et sont en consultation libre et intégrale sur le réseau d’Europa Film Treasures (EFT pour les initiés).

En débarquant sur ce site ordonné par trois verbes (choisir, découvrir, visionner), l’internaute ne se doute pas de la richesse et de la diversité de contenu proposé. En l’espace de quelques minutes et de quelques clics, il a tout le loisir de s’en rendre compte en déambulant virtuellement entre l’un des premiers Fernandel (« Bric à Brac et Compagnie», 1931), l’un des westerns de jeunesse de John Ford (« Bucking Broadway », 1917), l’une des animations publicitaires les plus facétieuses (« La Grande Revue Philips » de George Pal (Pays-Bas, 1938), et l’un des films à trucs les plus excentriques (« Pickpock ne craint pas les entraves, Segundo de Chomon, France, 1909).

Ravi de sa balade, l’internaute poursuit sa découverte au contact de ces films rares, perdus, retrouvés dans d’étonnantes circonstances, restaurés en dépit des années, sous-titrés en 5 langues (français, anglais, allemand, italien, espagnol), et agrémentés d’éléments biographiques et contextuels. Au hasard des genres (drames, comédies, expérimentaux, documentaires, westerns, animations, féeries, actualités, films de science-fiction, de propagande, d’aventure, de danse, courts érotiques, ethnographiques, musicaux, films à trucs), il lui est possible de tomber sur cinq titres épatants, attirants, et singuliers. Cinq parmi d’autres.

Handkerchief Drill (Michaël Orrom, Royaume-Uni, 1949)

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Où qu’il soit, un mari éternue bruyamment, sans se soucier des questions de gêne et d’hygiène, au grand dam de son épouse. De guère lasse, celle-ci tente de lui faire prendre conscience du bienfait du mot « mouchoir », grâce à un narrateur empathique. Découvert lors d’une séance Retour de flamme, ce film d’information d’une minute réalisé pour le compte du gouvernement britannique, met en scène Richard Massingham, un ancien médecin devenu comédien et producteur, et considéré comme le « plus grand poète du cinéma britannique » par Henri Langlois.

John MacFayden (Margaret Tait, Ecosse, 1970)

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Du bleu, du rouge et de la cornemuse. Daté de 1970, ce clip expérimental peint à la main directement sur pellicule retient l’œil et l’attention dès les premières secondes de générique. Très vite, les couleurs, les lignes et les ondulations se mettent à vibrer, à se tendre et à danser au rythme de la musique. Réalisé par l’artiste Margaret Tait, titulaire d’un diplôme de médecine, « John Mac Fayden » est un poème musical très court inspiré de la culture écossaise, dont la restauration a réclamé une copie image par image, comme l’explique le livret lié au film (sur le site).

Les allumettes fantaisistes (Emile Cohl, France, 1912)

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Nouvelles dans le catalogue EFT, ces allumettes un peu folles ont été imaginées un jour de 1912 par le pionnier du cinéma d’animation Emile Cohl, déjà coutumier de la manipulation des petits bouts de bois incandescents avec « Les allumettes animées » trois ans plus tôt. Réclame déguisée en film d’animation, ce petit spot pour les cigarettes Maryland, a le mérite de manier mouvements chorégraphiques, métamorphoses diverses et variées et imagination débridée.

Supertramp Portrait 1970 (Haro Senft, Allemagne, 1970)

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Autre perle, cette fois documentaire : ce tout premier portrait filmé du groupe de rock Supertramp, anciennement appelé Daddy, dans un club munichois, fin 1969. Derrière la caméra, apparaît Haro Senft, un réalisateur tchèque affranchi des conventions commerciales. Devant elle, quatre musiciens bientôt stars répondant aux noms de Keith Baker, Richard Palmer, Roger Hodgson et Richard Davies. Le résultat : une prestation documentaire de dix minutes dont huit minutes ne sont que du son pur, rock, super, trempé.

Marvo Movie (Jeff Keen, Royaume-Uni, 1967)

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« Marco Movie » marie performances sixties, images subversives, collages audacieux, et bande sonore abstraite. Filmé en 16mm, ce kaléidoscope expérimental marqué par la pop culture, la bande-dessinée et le surréalisme, est signé Jeff Keen, ancien réalisateur sorti des Beaux-Arts et pionnier de l’avant-garde britannique.

Katia Bayer

Consulter les fiches techniques de «Handkerchief Drill », « John Mac Fayden », « Les allumettes fantaisistes », « Supertramp Portrait 1970 », et « Marco Movie »

Le site d’Europa Film Treasures : www.europafilmtreasures.fr

Festival Némo, les formes courtes sélectionnées

Panorama international #1

• Ataque de Panico ! de Fede Alvarez (Uruguay, 2009, 4’48)
• Strata # 3 de Quayola (Royaume-Uni, 2010, 6’50)
• Dolormin (pub) de Jan Richter (Allemagne, 2009, 0’30)
• Splitting the Atom (clip de Massive Attack) de Édouard Salier (France, 2010, 5’30)
• Bathtub IV de Keith Loutit (Australie, 2009, 3’15)
• Muzorama de Elsa Brehin, Raphaël Calamote, Mauro Carraro, Maxime Cazaux, Emilien Davaud, Laurent Monneron et Axel Tillemen (France, 2009, 3’12)
• Spacious Thoughts (clip de Nasa feat. Kool Keith et Tom Waits) de Fluorescent Hill (Canada, 2009, 4’32)
• Syn Emergence de Richard Bevan (Royaume-Uni, 2009, 3’09)
• Stratch Me de Nico Casavecchia (Espagne, 2008, 1’05)
• Love ETC (clip de Pet Shop Boys) de Han Hoogerbrugge (Royaume-Uni, 2009, 3’29)
• As One de Makoto Yabuki (Japon, 2009, 2’45)
• Whale Song (clip de Modest Mouse) de Nando Costa (États-Unis, 2009, 6’04)
• Symphony de Erick Oh (États-Unis/Corée du Sud, 2009, 5’18)
• Bastard (clip de Metal On Metal) de The Glue Society (Australie, 2009, 3’34)
• O2 (pub) de Édouard Salier (France, 2009, 0’46)
• Unbelievable Four de Sukwon Shin, In Pyo Hong et Choonhoe Kim (États-Unis, 2008, 4’30)

Panorama international #2

Our Wonderful Nature de Tomer Eshed (Allemagne, 2009, 5’)
Between de Tim Bollinger (Allemagne, 2009, 4’54)
• Anything You Synthesize (clip de The American Dollar) de Onesize (Pays-Bas, 2008, 4’45)
• Garamond ? de Murat Pak (Turquie, 2009, 1’10)
• Bang Out de Luke Bennet (Allemagne, 2009, 2’13)
• Bathtub V de Keith Loutit (Australie, 2009, 5’11)
• Reckoner (clip de Radiohead) de Clément Picon (France, 2008, 4’50)
• Divers de Paris Mavroidis (États-Unis, 2009, 3’07)
• Parks on Fire de Scott Pagano (États-Unis, 2009, 7’23)
• Child Lock de Martin Hess et Ole Peters (Allemagne, 2009, 0’50)
Mrdrchain de Ondrej Svadlena (République Tchèque/France, 2010, 9’40)
• Need for Speed (pub) de Nieto (France, 2009, 1’)
• We Got Time (clip de Moray McLaren) de David Wilson (Royaume-Uni, 2009, 3’55)
• Hieronymus de Pedot, Boeton et Nieto (France, 2009, 1’45)
• Beatles (cinématique du jeu Rock Band) de Pete Candeland (Royaume-Uni, 2009, 2’34)

Panorama international #3

•Printer Jam (clip de Mistabishi) de Kenny Frankland (Royaume-Uni, 2009, 4’11)
• Finger Fighter de Nieto (France, 2009, 4’)
• It’s Okay (clip de Land of Talk) de Mihai Wilson et Davide Di Saro – WeWereMonkeys (Royaume-Uni, 2009, 5’10)
• Mardi Gras de Keith Loutit (Australie, 2009, 3’14)
• Happy Up Here (clip de Royksopp) de Reuben Rutherland (Royaume-Uni, 2009, 2’41)
• Artificial Paradise, Inc. de JP Frenay (Belgique, 2009, 3’24)
• Young Again (clip de Kasper Bjørke) de Karim Huu Do (Suisse, 2009, 4’04)
• Babioles de Matray (France, 2009, 4’30)
• Videotape (clip de Radiohead) de Wolfgang Jaiser et Claus Winter (Allemagne, 2008, 4’53)
• Gaîté Lyrique de Yves Geleyn (France, 2010, 2’45)
• Two Weeks (clip de Grizzly Bear) de Gabe Askew (États-Unis, 2009, 4’25)
Logorama de H5, François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain (France, 2009, 16’)

Panorama international #4 : 3D Kids

• Reulf de Quentin Carnicelli, Charles Klipfel et Jean-François Jégo (France, 2009, 4’21)
French Roast de Fabrice O. Joubert (France, 2009, 8’15)
• Divers de Paris Mavroidis (États-Unis, 2009, 3’07)
• Our Wonderful Nature de Tomer Eshed (Allemagne, 2009, 5’)
• Mardi Gras de Keith Loutit (Australie, 2009, 3’14)
• Happy Up Here (clip de Röyksopp) de Reuben Rutherland (Royaume-Uni, 2009, 2’41)
• Scope de Makoto Yabuki (Japon, 2007, 3’25)
• We Got Time (clip de Moray McLaren) de David Wilson (Royaume-Uni, 2009, 3’55)
• Symphony de Erick Oh (États-Unis/Corée du Sud, 2009, 5’18)
• Trois, Quatre de Jean-Patrice Blanc (France, 2009, 3’)
• Printer Jam (clip de Mistabishi) de Kenny Frankland (Royaume-Uni, 2009, 4’11)
• Pigeon : Impossible de Lucas Martel (États-Unis, 2009, 6’12)

Panorama international #5 : Spécial Cube : « Post-human everybody ? »

• Hanasaari de Pekka Veikkolainen et Hannes Vartiainen (Finlande, 2009, 14’35)
• Centipède Sun de Mihaï Grecu (France, 2010, 10’09)
• Aviarium de Arne Münch (Allemagne, 2009, 3’52)
• Scope de Makoto Yabuki (Japon, 2007, 3’25)
• Morgenrot de Jeff Desom (Luxembourg, 2009, 3’30)
• Yonder de Emilia Forstreuter (Allemagne, 2009, 3’25)
• Avatar de Candas Sisman (Turquie, 2009, 4’50)
• Lost and Found de Philip Hunt (Royaume-Uni, 2009, 24’)

Panorama international #6 : Dancing machine

• Divers de Paris Mavroidis (États-Unis, 2009, 3’07)
• Printer Jam (clip de Mistabishi) de Kenny Frankland (Royaume-Uni, 2009, 4’11)
• Masques de Jérôme Boulbes (France, 2009, 7’37)
• Blackhole de Arjan M (Pays-Bas, 2009, 2’10)
• Mardi Gras de Keith Loutit (Australie, 2009, 3’14)
• Mirta Multicolor de Blirp (Argentine, 2009, 0’38)
• Spin de Max Hattler (France/Royaume-Uni, 2010, 3’55)
• I Will Be Here (clip de Tiësto et Sneaky Sound System) de Muto Masashi (Japon, 2009, 4’10)
• Felix’s Machines de Tom Mansfield (Royaume-Uni, 2008, 1’)
• Pluggin de Nima Azarba, Wassim Boutaleb, Bruno Mangyoku, Sebastien Rouxel et Carlo Vogele (France, 2008, 1’45)
• We Got Time (clip de Moray McLaren) de David Wilson (Royaume-Uni, 2009, 3’55)
• Beatles (cinématique du jeu Rock Band) de Pete Candeland (Royaume-Uni, 2009, 2’34)
• Number One (clip de Playgroup) de H5 (France, 2001, 3’15)

Panorama international #7 : L’École est Finie

Reulf de Quentin Carnicelli, Charles Klipfel et Jean-François Jégo (Paris 8/ATI, France, 2009, 4’21)
• Le Chant de l’arbre de Elsa Werth (ENSAD, France, 2009, 6’39)
• Farbswerge (ITFS trailer) de Regina Welker (Filmakademie Baden-Württemberg, Allemagne, 2009, 1’)
• Le Bar parallèle de Romain Borrel (Supinfocom Arles, France, 2009, 1’10)
• Trébuchet de Iris Alexandre (La Cambre, France, 2009, 3’20)
• Only Human (ITFS trailer) de Benjamin Swiczinsky (Filmakademie Baden-Württemberg, Allemagne, 2009, 1’)
• Get Out de Charlotte Boisson, Julien Fourvel, Pascal Han-Kwan, Tristan Reinarz et Fanny Roche (ESMA, France, 2009, 7’30)
• All That Cats de Mátyás Lanczinger (Moholy-Nagy University of Arts and Design, Hongrie, 2009, 4’45)
• Line de Laurianne Proud’hon et Ludovic Ramisandraina (ATI, France, 2009, 2’07)
• E.T.A. de Henrik Bjerregaard Clausen (The Animation Workshop, Danemark, 2009, 4’25)
Espèce(s) de patate(s) de Yoann Stehr (La Cambre, Belgique, 2009, 5’50)
• Trois, Quatre de Jean-Patrice Blanc (ENSAD, France, 2009, 3’)
• Œdipe de Jonathan Perez, Thierry Bleton, Renaud Madeline et Frédéric Caro (ESMA, France, 2009, 8’)

 Le site du festival : www.festivalnemo.fr

Charley Bowers, bonimenteur et cinéaste

Le cinéma burlesque est une inépuisable source de découvertes et de redécouvertes. Les conditions déplorables de conservation des films n’ont permis qu’aux réalisateurs les plus célèbres d’être encore visibles aujourd’hui. C’était sans compter le travail de Lobster Films et de Serge Bromberg, toujours prompts à rechercher dans les caves et les greniers quelques mètres de pellicule en nitrate. Une découverte de taille leur est due : Charley Bowers, cinéaste burlesque étonnant, à la fois héritier de Méliès et des Keystone Cops.

Que savons-nous de Charley Bowers ? Très peu de choses. Menteur patenté à l’instar d’Orson Welles, il est difficile d’en démêler le vrai du faux, tant il a construit et développé sa propre légende. Comme la plupart des génies burlesque de cette époque, Charley Bowers est un enfant de la balle. Parti de rien, il accumule les petits boulots avant de travailler dans un cirque et de subvenir aux besoins de sa famille dès l’âge de 9 ans. C’est à l’age adulte qu’il se rapproche du cinéma devant tour à tour décorateur puis cinéaste d’animation avant de se mettre lui même en scène avec un personnage que les français nommeront « Bricolo ». Son cinéma est foisonnant, la preuve en deux films issus du double DVD édité par Lobster.

Dans « Many a Slip » (Bricolo inventeur), dont Lobster n’a retrouvé qu’une bobine, Charley Bowers est un inventeur loufoque enfermé dans la cave de son futur beau-père en attendant de trouver une invention qui fera de lui un homme riche. Il se lance alors dans la recherche de la « peau de banane anti-dérapante ». En dehors d’un contexte burlesque aussi classique qu’efficace (l’inventeur « teste » sur les gens les étapes infructueuses de son invention), on découvre un décor étonnant à savoir une maison, dont l’esthétique saugrenue n’est pas sans nous rappeler celle de Monsieur Hulot dans « Mon Oncle ». Les trappes y sont plus nombreuses que les portes, et tout ce que vous désirez se trouve à portée de main. Presque une caricature de décor burlesque. Dans ce court, on découvre aussi, à travers une courte séquence, les talents d’animation de Charley Bowers. Une animation en volume, conçue image par image, qui ajoute un mélange des genres qui n’était pas de mise à cette époque.

Dans « Believe It or Don’t » (Non, tu exagères), Charley Bowers aborde un sujet qui lui est intime : le mensonge. Au début du film, le spectateur se retrouve dans une réunion de menteurs patentés qui se livrent à un concours de mensonges et est entraîné dans une histoire où l’on rencontre des souris armées, des arbres à chats et à œufs et un procédé de greffe aussi révolutionnaire que fantaisiste.

Le réalisateur nous amène ici dans une Amérique où le mensonge est la valeur ultime (la médaille de meilleur menteur est à l’effigie de Georges Washington). Et comme Charley Bowers, dans ce film, est le seul qui énonce la vérité, on est tenté de se demander si « Believe It or Don’t » ne contient pas un message que l’on pourrait interpréter ainsi : la seule vérité est dans le cinéma.

Thierry Lebas

Charley Bowers – Un génie à redécouvrir (1917-1940 / USA). Édition Lobster Films

Festival du court métrage de Bruxelles : la compétition internationale

• « 2-45 » de Mads Nygaard Hemmingsen (Danemark)

• « A Bike Ride » de Bernard Attal (Etats-Unis)

• « Al-Gondorji » de Ahd Kamel (Arabie Saoudite, Etats-Unis)

• « Ana Desea No Ser » d’Ignacio Roldos Madrid (Espagne)

• « Anna » de Rúnar Rúnarsson (Danemark)

• « Annie de Francia » de Christophe Le Masne (France)

• « Bad Lyrics » de Marcin Maziarzewski (Pologne)

• « Basket » de Hin Yeung Wong (Honk Kong, China)

• « Beast » de Lars P. Arendt (Danemark)

• « Bob » de Jacob Frey (Allemagne)

• « Ca va (mine de rien) » d’Olivier Choinière (Canada, Québec)

• « C’est gratuit pour les filles » de Marie Amachoukeli & Claire Burger (France)

• « Clichés » de Nadine Naous (France)

• « Climax » de Frédéric Sojcher (France)

• « Der Prinz » de Petra Scroder (Allemagne)

• « Diploma » de Yaelle Kayam (Israël)

• « Donde esta Kim Basinger? » d’Edouard Deluc (France)

• « Edward’s Turmoil » de Kim Albright (Royaume-Uni)

• « Ella » de Hanne Larsen (Norvège)

• « Emozioniere » de Simon Baumann & Andreas Pfiffner (Suisse)

• « Fard » de David Alapont & Luis Briceno (France)

• « Felicita » de Salomé Aleksi (Georgie)

• « Geboren en Getogen  » de Eelko Ferwerda(Pays-Bas)

• « Helvetin hyvää työtä » de Jussi Sandhu & Ville Hakonen (Finlande)

• « L’homme à la Gordini » de Jean Christophe Lie (France)

• « L’homme qui dort  » d’Inès Sedan (France)

• « Ich bin’s. Helmut » de Nicolas Steiner (Allemagne)

• « Jitensha » de Dean Yamada (Japon)

• « King Crab Attack » de Grégoire Sivan(France)

• « La piecita » de Carmen Colino (Argentine)

• « Land of the Heads » de Claude Barras & Cédric Louis (Suisse)

• « Le Petit Dragon  » de Bruno Collet (France)

• « Logorama » de Ludovic Houplain, Hervé De Crécy & François Alaux (France)

• « Madagascar, carnet de voyage » de Bastien Dubois (France)

• « Missen » de Jochem De Vries (Pays-Bas)

• « Modlitba » de Josephine Mackerras (République Tchèque)

• « Muzica in sange » d’ Alexandru Mavrodineanu (Roumanie)

• « No Way Through » d’Alexandra Monro & Sheila Menon (Royaume-Uni)

• « Paradis perdu » de Mihal Brezis & Oded Binnun (Israel & France)

• « Path Lights » de Zachary Sluser (Etats-Unis)

• « Pigeon: Impossible » de Lucas Martell (Etats-Unis)

• « Sinna mann » d’Anita Killi (Norvège)

• « Slitage » de Patrik Eklund (Suède)

• « Socarrat » de David Moreno (Espagne)

• « Stained » de Lewis Arnold (Royaume-Uni)

• « Sunset from a Rooftop  » de Marinus Groothof (Serbie)

• « Sunshower » de Liam Gavin (Irlande)

• « Tiefensucht » de Florian Fessl (Autriche)

• « TULUM » de Dalibor Matanic (Croatie)

• « Uitgeleefd » de Dries Meinema (Pays-Bas)

• « Un juego absurdo » de Gaston Rothschild (Argentine)

• « Viikko Ennen Vappua » de Hamy Ramezan (Finlande)

• « Wanna be » de Christina Ebelt (Allemagne)

Le site du festival : www.courtmetrage.be

Compétition de courts belges au Brussels International Fantastic Film Festival (BIFFF)

La 28ème édition du « Brussels International Fantastic Film Festival » (BIFFF) hantera à nouveau le site de Tour et Taxis du 8 au 20 avril 2010. A cette occasion, le festival organise la « Belgian Film Day », une journée de courts métrages belges, le vendredi 16 avril de 14 à 16h30. Le jury est composé de Alain Galand, Christian Bontinckx, Michel Devillers, Guy Triffin et Odile De Scheemaeker.

Les lauréats se verront remettre le prix Michel Devillers et le prix de la Sabam 3.500€ ainsi qu’une nomination pour le prochain Méliès d’Or qui aura lieu à Sitges-Espagne.

La sélection

Antrophobia
Jonas Swolfs, 4 min06, Rits
En première mondiale, le film raconte l’histoire d’une créature rentrant chez elle. Elle va se trouver confrontée à sa peur face à d’autres créatures au sein d’espaces populeux.

Paix sur la Terre
Christophe Gérard, 14 min, La Boîte,… Productions
La nuit tombe sur la Terre. Des ovoïdes s’abattent sur la campagne et sur les villes. Petit à petit, tout devient étrangement calme…

L’abri
Antoine Duquesne, 11min45, Anonymes Films
Un danger imminent menace cette grande ville, au sein de laquelle un homme et une femme se barricadent dans une chambre d’hôtel…

Echo
Dennis Van Den Bergh, 6min, Rits
Deux créatures placées en isolement perdent peu à peu leur humanité alors qu’elles essayent de s’échapper…

Al/Ce
Céline Pourveur, 13min, Céline Pourveur Production
Michaël n’a pas bien pris le fait qu’Alice l’ait quitté pour Eric. Mais Alice disparaît, Eric la cherche et appelle Michaël au cas où il l’aurait vue. Alice finit par revenir chez Michaël, elle semble taire quelque chose. Eric insiste auprès de Michaël jusqu’à sonner à sa porte…

La Terrible Malédiction
Stéphane Papet, 10min40, Revolver Production
Léa tombe en panne dans la forêt. Seule et manifestement perdue, elle se décide donc à marcher le long de la route afin de trouver de l’aide. Mais c’est à une terrible malédiction qu’elle va devoir faire face…

La Chasse est ouverte
Christian Bureau, 6min, Atelier Alfred
Ah, le printemps ! Ah, l’instinct du chasseur !

Awaking Blue
Léopold Joris, 4min50, Ensav – La Cambre
Un être machiavélique remplace le batteur de l’orchestre, qui va envoûter chanteur et public, les embarquant dans une transe diabolique…

Abused
Jonas Govaert, 4min30, Caviar Brussels
Thriller horrifique, ce film présenté en première mondiale est basé sur la nouvelle éponyme écrite par Richard Matheson : une femme est terrorisée chez elle par un appel anonyme qui lui donne à entendre que son mari est torturé…

Une longueur d’avance
Pascale Brischoux, 7 min, Insas
20 ans distancient la jeune fille et l’adulte dans la force de l’âge qui vivent pourtant ensemble ; elle décide de vendre sa jeunesse et se rend donc au bureau prévu à cet effet !

Artificial Paradise Inc.
Jean-Paul Frenay, 3min11, Jean-Paul Frenay Production
Une société a développé un programme basé sur la réalité virtuelle organique, regroupant tous les souvenirs perdu de l’humanité…

Pour plus d’informations, consultez le site du BIFFF

Georges Méliès : la cinémagie des premiers temps

Le 16 mars 2009, soixante-dix ans après la mort de Georges Méliès, lorsque son oeuvre passe dans le domaine public, Lobster Films sort un coffret événement en l’honneur du pionnier du cinéma primitif, au même titre que les frères Lumière et Charles Pathé. Au travers de ses cinq disques, le coffret propose la quasi-totalité des films existants de Méliès. Prolifique, captivante et empreinte du charme de jadis, sa filmographie comportait originellement près de 600 courts métrages, 173 des survivants se retrouvent ici, couvrant une palette large allant du très court au moyen métrage, du pseudo-documentaire au fantastique pur, de l’actualité proche à la rêverie exotique. En guise de bonus : un docudrame nommé « Le Grand Méliès » (1953), signé Georges Franju. Revue sélective d’une sélection quasi exhaustive.

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Tranche de vie : la veine documentaire

Au contraire de Pathé-Gaumont et des frères Lumière, les films de Méliès explorent rarement le mode documentaire authentique. En raison des moyens limités de cet auto-producteur et homme-à-tout-faire, tous ses films dits documentaires sont en vérité des reconstructions mettant en scène des situations réelles. Dès son premier film, « Une partie de cartes » (1895), Méliès manifeste une volonté d’explorer et de montrer tout l’artifice de ce médium naissant. Si ce premier essai filmique met en scène trois amis en plein jeu de cartes, les expressions théâtrales et les regards confus vers la caméra trahissent toute tentative de réalisme.

Une partie de cartes

Méliès explore cette voie tout au long de sa carrière et toujours avec des moyens réduits, ce qui rend des résultats aussi divers que « Entre Calais et Douvres » et « La Prise de Tournavos » d’une part ; et « L’Affaire Dreyfuss » et « Le Sacré d’Édouard VII » de l’autre. Ce dernier exemple confond ses scènes reconstruites avec des images d’archives du couronnement du premier roi britannique du vingtième siècle. Alors que la vraisemblance échappe à ces films, leurs décors peints, leur jeu sémaphorique et leurs prises de vue frontales sont marqués d’emblée par l’esthétique primitive que l’on retrouve jusqu’aux tous débuts du film parlant, plus de trente ans après. « Panorama pris d’un train en marche », expérience sur la technique du travelling, est peut-être le seul véritable documentaire de Méliès, dans la mesure où il y montre sans mise en scène le paysage défilant devant la caméra.

Méliès, prestidigitateur

Vu la fascination de Méliès pour l’art de la magie spectaculaire, il n’est nullement étonnant que grand nombre de ses films traitent directement de ce genre de spectacularisation. Ces films fonctionnent principalement par des innovations dans les procédés de montage et représentent une part importante de la filmographie de Méliès. À titre d’exemples : « Escamotage d’une dame chez Robert-Houdin », « Le Magicien », « Illusions fantasmagoriques » ou encore « Le tonneau des Danaïdes ».

La cinémagie

Développant l’idée de magie, Méliès découvre dès 1899 le « spectacle cinématographique » qu’il explore de manière particulièrement divertissante, à travers de nombreux films qui proposent des exploits inimaginables que seul le montage rend possible. La première de ces expériences, « Le portrait mystérieux » présente déjà une occurrence précoce du film dans le film ou la fameuse technique de mise en abyme. Si « L’homme orchestre », « L’équilibre impossible » et « Le Mélomane » divertissent par leur dimension spectaculaire, les films comme « La vengeance du gâte-sauce », « Le déshabillement impossible » et « Le réveil d’un monsieur pressé » offrent plutôt le gag comique dans la veine de l’arroseur arrosé.

Le portrait mystérieux

Des vignettes de fiction au film fantastique

Indiscutable inventeur du film fantastique, Méliès se hasarde à la fiction tardivement, prudemment et avec un succès mitigé. Ses premiers essais, comme « Le château hanté », sont dotés d’un fil très maigre, se présentant plutôt comme des petits germes de fiction que de véritables scénarios. Petit à petit, à l’aide de « La lune à un mètre » par exemple (qui, avec ses décors dessinés mouvants, présage déjà l’animation), le réalisateur se dirige vers des fictionnalisations plus complexes, jusqu’à l’ultra célèbre et prophétique « Voyage dans la Lune » (1902). Connu mondialement pour ses plans emblématiques – notamment celui de l’œil lunaire transpercé par une fusée –, ce film représente à la fois une avancée majeure et le point culminant dans la carrière de Méliès sur le plan narratif.

Voyage dans la Lune

Filmer à travers le trou de serrure

Le cinématographe a vite dévoilé sa capacité de représenter le non montrable : le cinéma primitif est parsemé de courts métrages scrutant l’espace intime de ses sujets. Dans le cas de Méliès, cette tendance va des innocents « Nuit terrible » et « Le Cauchemar » jusqu’au voyeurisme sensuel du déshabillement d’« Après le bal ». De nombreux thèmes autour du tabou lié à la religion sont également au rendez-vous : « La Tentation du Saint Antoine », « Le diable au couvent », « Les Trésors de Satan ». Sous forme de mystères médiévaux, ces films opèrent en quelque sorte une satire sur les mœurs fin de siècle dans leur sujet, tout en s’appuyant sur la technique du montage pour représenter leur contenu surnaturel.

Après le bal

L’histoire revisitée : les contes filmés

Tout-puissant, le montage permet également à Méliès de se confronter aux contes féeriques et exotiques et de leur donner une représentation aussi réaliste que ce que l’imagination peut conjurer. Ainsi, l’aventure « pantouflée » de « Cendrillon », la vision de « Jeanne d’Arc » et l’odyssée hilare de Gulliver (« Le Voyage de Gulliver à Lilliput et chez les Géants ») trouvent chacune leur première représentation filmique relativement tôt dans l’histoire du cinéma.

Adi Chesson

Consulter les fiches techniques de « Une partie de cartes », « Le portrait mystérieux », « Le Voyage dans la Lune » et « Après le bal »

DVD disponible sur le site de Lobster Films