Róisín Burns : « Tout ce que j’écris s’inspire de Liverpool, c’est vraiment le moteur de tout »

Róisín Burns : « Tout ce que j’écris s’inspire de Liverpool, c’est vraiment le moteur de tout »

« Wonderwall », premier court-métrage de fiction de Róisín Burns, tourné au Royaume-Uni, raconte une histoire de coming of age marquée par la britpop. Sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes, le film a remporté le Grand Prix du festival Côté Court à Pantin et est actuellement en lice aux César. Format Court a rencontré la jeune réalisatrice irlando-anglaise pour parler de la co-production franco-britannique, de son tout premier long métrage et des sources d’inspiration qui nourrissent son univers cinématographique.

Deux personnes échangeant de la salive de Natalie Musteata et Alexandre Singh

Deux personnes échangeant de la salive de Natalie Musteata et Alexandre Singh

Rares sont les œuvres qui nous plongent dans un tel état de mésaise ; c’est le cas pour ce court métrage, « Deux personnes échangeant de la salive », réalisé par le duo Natalie Musteata et Alexandre Singh. En festival depuis 2024, primé notamment à Clermont-Ferrand en 2025, nommé aux César et aux Oscars 2026, cette fiction dystopique fascine par son univers singulier tout en demeurant étrangement familier.

Margaux Fournier : « Je n’ai fait que reproduire le réel ou tirer des fils qui existaient déjà »

Margaux Fournier : « Je n’ai fait que reproduire le réel ou tirer des fils qui existaient déjà »

Avec son premier court métrage, Au Bain des Dames, Margaux Fournier met en scène Joëlle et ses amies, un groupe de femmes à la retraite qui profitent du soleil marseillais à la plage. Elles racontent leur quotidien, parlent de sexe, de leur rapport au corps. Originaire de Marseille, Margaux Fournier revient sur sa terre natale pour filmer ces femmes, celles qu’elle côtoie depuis toujours. Des figures d’expérience que le cinéma délaisse, et dont l’énergie et la vitalité bousculent un imaginaire bien ennuyeux qui accompagne les femmes à partir d’un certain âge. Margaux Fournier s’est entretenue avec Format Court et nous a raconté comment est né le film (aujourd’hui en lice pour le César du meilleur court métrage documentaire), le tournage et l’accompagnement de ses personnages dans la folle aventure du « Bain des Dames ».

Marius Larrayadieu : « Avoir deux parents photographes m’a énormément inspiré »

Marius Larrayadieu : « Avoir deux parents photographes m’a énormément inspiré »

Récemment diplômé d’un master d’anthropologie visuelle, Marius Larrayadieu, fils de photographe, est un réalisateur émergent qui s’exerce comme un auteur en quête d’aventures et qui n’hésite pas à créer des portraits et à s’exporter à l’étranger. C’est notamment le cas avec son film « Là-bas, la lumière ne s’en va pas », nommé en catégorie jeune création a la dernière édition du Fipadoc.

Agnès Patron et Pierre Oberkampf. L’accueil des fantômes

Agnès Patron et Pierre Oberkampf. L’accueil des fantômes

Réalisatrice de « L’Heure de l’ours » (César du meilleur court-métrage d’animation 2021), Agnès Patron signe avec « Une fugue » son retour au court. Le film explore la mémoire, la fratrie et les fantômes qui nous accompagnent, dans un geste où la peinture, le son et l’animation se répondent. Présenté à la Semaine de la Critique en séance spéciale en mai, « Une fugue » se balade actuellement en festival. En septembre, il remportait le prix du meilleur court d’animation à Toronto. En février, il concourt en compétition à Clermont-Ferrand.

Antoine Reinartz : « Dans ce métier, on dépend beaucoup du regard de l’autre. Même pour s’évaluer »

Antoine Reinartz : « Dans ce métier, on dépend beaucoup du regard de l’autre. Même pour s’évaluer »

Révélé au grand public par des longs (« 120 battements par minute », « Petite nature », « Anatomie d’une chute », « Love me tender », …) comme des séries (« Tapie », « La maison », « Des vivants », …), Antoine Reinartz faisait partie du  jury des longs-métrages au Festival d’Angers qui vient de s’achever ce weekend. De ses débuts au théâtre à son rapport très concret aux scénarios, de la fragilité du métier à sa préparation, il convoque la discipline et la nécessité de bien s’entourer pour ne pas se perdre.

Jocelyn Charles. L’animation, le réel inventé, le vivant réinjecté

Jocelyn Charles. L’animation, le réel inventé, le vivant réinjecté

Réalisateur de « Dieu est timide », son premier film professionnel produit par le studio Remembers (fondé par Ugo Bienvenu et Félix de Givry), Jocelyn Charles explore le son, le gore et le réel. Présélectionné au César du meilleur court-métrage d’animation 2026, son film a été présenté à Cannes, à la Semaine de la Critique. Il est actuellement montré au Festival Premiers Plans d’Angers, dans la section Plans Animés.

Louise Courvoisier : « On trouve son identité de réalisatrice bien plus dans la fabrication que dans le sujet »

Louise Courvoisier : « On trouve son identité de réalisatrice bien plus dans la fabrication que dans le sujet »

Marraine des équipes de courts de fiction en lice aux César 2026, Louise Courvoisier revient pour Format Court sur l’endurance apprise avec son film de fin d’études, « Mano a mano » (1er prix à la Cinéfondation en 2019) et poursuivie avec son premier long, « Vingt Dieux ». À l’occasion de cet échange, elle évoque également son travail à l’instinct, son souhait de rester elle-même, en dépit de la pression et du succès, sa ferme dans le Jura (une toute autre gestion qu’un plateau) et sa curiosité pour le cinéma documentaire.

Rémi Mardini. Le travail sur l’image, celle qu’on laisse, celle qu’on a de soi-même

Rémi Mardini. Le travail sur l’image, celle qu’on laisse, celle qu’on a de soi-même

Alors qu’il recevait plusieurs prix au Festival de Saint-Jean-de-Luz (Prix du public, Prix du SFCC-prix accordé par des membres du syndicat de la critique de cinéma-, et Prix vision d’avenir) pour son très subtil premier court « En Beauté », nous avons eu l’envie d’interroger le jeune cinéaste Rémi Mardini.

Chloé Robichaud : « Je présente des personnages féminins qu’on voit moins à l’écran »

Chloé Robichaud : « Je présente des personnages féminins qu’on voit moins à l’écran »

À l’occasion du 16e festival de La-Roche-sur-Yon, Chloé Robichaud, réalisatrice et scénariste canadienne, a présenté son quatrième long-métrage, « Deux femmes en or » (titre français : « Deux femmes et beaucoup d’hommes »). Le film a reçu le Prix spécial du jury international ex-æquo. Deux courts-métrages, « Chef de meute » (2012), et « Delphine » (2019), étaient également diffusés. Nous sommes partis à sa rencontre.