Clermont 2010, les quelques photos
Clermont-Ferrand
La semaine..
..En images
Clermont-Ferrand
La semaine..
..En images
Avant que les copies de films ne rejoignent leurs pays respectifs, le Magazine Bref propose ce mardi 9 février une soirée spéciale sous le signe de Clermont-Ferrand. Sept films sélectionnés au festival seront projetés au MK2 Quai de scène, à Paris, dès 20h30.
Julie rend visite à son père dans le sud de la France. Le père est amputé et vit seul dans une maison au bord de la mer. Père et fille ne savent comment se parler, se cherchent, s’effleurent, quelquefois se reconnaissent. Ils partagent le même désir pour les femmes. Cette complicité ambiguë est tolérable tant qu’elle reste silencieuse.
Réal. : Sylvie Ballyot
Fiction, 20′, 2007, France
Sa filmo alterne aussi bien les courts que les longs, et des films de la Fémis qu’ « Indigènes » de Rachid Bouchareb. Bernard Blancan, membre du Jury National, a la spontanéité dans la poche et un regard lucide sur sa profession. Rencontre avec un acteur qui se pointe aux interviews avec des sucettes au citron.
Ali, un jeune berger, vit dans la campagne marocaine. Un jour, alors qu’il promène ses moutons près de la nouvelle route qui borde son village, il trouve comme par miracle un billet de 200 dirhams…
Réal. : Laïla Marrakchi
Fiction, 14’18 », 2002
France, Maroc
Abdeslam est un homme rompu ; ses rêves se sont envolés. Considérant que son avenir n’est plus au Maroc, il décide de partir de l’autre côté de la Méditerranée, en Espagne. La nuit, à bord du zodiaque clandestin, il se souvient de Rhimou, celle qu’il a aimée, de son pays, de leur séparation.
Réal. : Laïla Marrakchi
Fiction, 12′, 2000
France
Cinéaste marocaine vivant en France, Laïla Marrakchi est l’auteur de trois courts métrages, « L’horizon perdu », « Deux cents dirhams », « Momo Mambo », et d’un long métrage, « Marock », considéré comme subversif dans son pays d’origine, à sa sortie en 2005. Sept ans après son dernier passage à Clermont-Ferrand, elle est à nouveau dans le coin, en tant que membre du Jury National.
La remise des Prix du Festival de Clermont-Ferrand touche à sa fin. Voici le Palmarès de cette 32ème édition.
Bernard, la cinquantaine, habite une petite caravane dans l’arrière-cour de son garage. Suite au divorce de ses parents, Mathias choisit de rejoindre le cadre peu contraignant que lui offre son père. L’arrivée d’une assistante sociale perturbera leur équilibre fragile.
Réal. : Didier Crepey
Fiction, 22’30 », 2009
Suisse
Un soir, dans un quartier de la Havane, les hommes jouent aux dominos et les femmes bavardent. Soudain, on retrouve la petite-fille d’une de ces femmes, violée dans un parc voisin. La situation s’aggrave pour Mercedes, la grand-mère, tandis que Ramón, son mari, cherche un coupable à tout prix.
Réal. : Gabriel Gauchet
Fiction, 27’40 », 2010
Cuba, Allemagne
Bingo, un jeune gitan d’origine moldave, venu aux Pays-Bas en quête d’une meilleure existence, travaille pour une société de démolition en compagnie de deux autres immigrés clandestins ; si ces derniers ont perdu espoir, Bingo poursuit son rêve de construire une maison sur sa terre natale.
Réal. : Timur Ismailov
Fiction, 27’40 », 2009
Pays-Bas
Une plongée dans le monde de Juergen, un provocateur tourmenté sans passé ni origine. Sa folie des grandeurs le mène en Angleterre pour trouver sa place dans l’histoire et réclamer son droit souverain au trône.
Réal. : Ralitza Petrova
Expérimental, 37′, 2009
Royaume-Uni
Dans une usine de recyclage, les ouvriers se rejoignent pour chanter, et les machines dansent. Le son de l’usine devient un rythme constant et un chauffeur de camion commence à chanter une chanson pour son amoureuse.
Réal. : Tessa Joosse
Documentaire, Expérimental, 9′, 2009
France
Leurs films ont été sélectionnés à Clermont-Ferrand. Ils se mesurent à des pros, alors qu’ils sont encore aux études ou qu’ils viennent à peine d’en sortir. Pourquoi choisit-on une école et pas une autre ? Comment y expérimente-t-on le sentiment de liberté ? En tant qu’étudiant, perçoit-on suffisamment la réalité du métier à venir ? Autant de questions posées à cinq réalisateurs issus de la compétition nationale, internationale et labo.
Pendant le Festival de Clermont-Ferrand, Bref s’amuse et s’allume quotidiennement avec La petite luc@rne, réalisée en partenariat avec Les Productions du Lama. Depuis le 29 janvier, date d’ouverture des festivités, le magazine cadre les mots et les visages des professionnels et des réalisateurs issus de la compétition, à travers quatre à cinq sujets mis en ligne quotidiennement.
Parfois, l’une ou l’autre information tombe sombrement. Une dizaine de personnes périssent en tentant de rejoindre les côtes italiennes, une famille chinoise se fait expulser du sol français malgré plusieurs recours en justice, des sans papiers roumains se font exploiter et remplacer à tout va, … Parfois, l’une ou l’autre de ces informations réveille, décile le regard, creuse une ride et nous fait prendre conscience que la vie n’est pas aussi « pink » que le chantait Édith.
Tous les étés, une foule de sosies d’Ernest Hemingway afflue vers Key West, en Floride, pour élire l' »Hemingway authentique ». En 1924, Hemingway lui-même avait désiré être un d’autre…
Réal. : Sergio Oksman
Documentaire expérimental, 13′, 2009
Espagne
Pendant plusieurs mois, le Brésilien Sergio Oksman s’est intéressé à Ernest Hemingway, à ses sosies, aux fantômes, et à une photographie vieille de 86 ans. Parlant de son film comme d’une imposture, le réalisateur de « Notes on the Other » (Notes sur l’autre) revient sur son parcours, sur la manière de raconter des histoires, et sur la frontière entre la fiction et le documentaire.
Au Marché du Festival, certains stands sont plus discrets et récents que d’autres. Voisins cette année, la République tchèque, la Pologne, et la Roumanie font partie de ces pays dont la réputation est acquise, mais dont l’absence se faisait auparavant ressentir dans l’espace réservé à la promotion du court. Pour accueillir leurs nouveaux copains, les autres pays se sont un peu poussés, tout en gardant le sourire et l’oeil ouvert sur les nouveaux films.
Cette année, la plate-forme Short Film Depot, créée par l’association Sauve Qui Peut le Court Métrage, copine intime du Festival de Clermont-Ferrand, fait le compte. Cinq ans, cinq bougies, cinq gâteaux.