Coups de cœur du Festival d’Annecy 2025

Coups de cœur du Festival d’Annecy 2025

Parmi les œuvres qui nous ont particulièrement marqué·es cette année au Festival d’Annecy 2025, une thématique s’est imposée avec force : celle de la transmission — et plus spécifiquement de la transmission féminine. Portées par des récits intimes, politiques ou symboliques, ces créations explorent les liens qui unissent les générations, les savoirs et les mémoires, à travers des voix de femmes, souvent marginalisées ou invisibilisées.

Nouveau rendez-vous : Format Court / Formats Longs

Nouveau rendez-vous : Format Court / Formats Longs

Ce sont des cinéastes qui comptent. À Format Court, nous les avons découverts à travers leurs courts et leurs longs-métrages. Nous souhaitons jouer pleinement notre rôle de passeurs, comme nous le faisons déjà via notre magazine, notre festival et nos After Short. Dès le mois de juillet, Format Court inaugurera un nouveau rendez-vous au Jeu de Paume à Paris : « Format Court / Formats Longs ».

Réka Bucsi : « Je considère mes films comme des compositions visuelles en mouvement »

Réka Bucsi : « Je considère mes films comme des compositions visuelles en mouvement »

Réalisatrice et artiste visuelle hongroise, Réka Bucsi fait partie du Jury des films d’écoles et des courts-métrages Off-Limits du Festival d’Annecy. Il y a 10 ans, on découvrait et on adorait son film, « Symphony no. 42 » qui a eu la bonne idée de rejoindre la Toile comme certains autres de ses courts-métrages. Annecy programme d’ailleurs les films de Réka Bucsi dans un focus qui lui est consacré. Rencontre autour des festivals, de la communauté de créateurs hongrois confrontés à la crise politique, de l’expérimental et de la place des femmes dans le milieu de l’animation.

Émilie Tronche : « J’aime bien savoir que le monde que j’ai créé est tout près de moi »

Émilie Tronche : « J’aime bien savoir que le monde que j’ai créé est tout près de moi »

Au Festival d’Annecy, Émilie Tronche présente une petite exposition autour de « Samuel », le personnage central de sa mini-série d’animation phénomène créée pour Arte et produite par les Valseurs. Passée par l’École des métiers du cinéma d’animation d’Angoulême, la jeune femme à la fois réalisatrice, scénariste et animatrice prête sa voix et sa gestuelle aux personnages de sa série drôle et touchante qui convoque les premiers émois, des pas de danse et la forme d’un journal intime.

Joanna Quinn : « Avec l’animation, je peux jouer sans être vue »

Joanna Quinn : « Avec l’animation, je peux jouer sans être vue »

Animatrice et réalisatrice britannique, Joanna Quinn s’est vue remettre un Cristal d’honneur lors de la cérémonie d’ouverture du Festival d’Annecy. Très reconnue et appréciée dans le milieu de l’animation, elle a été primée pour ses courts aux Bafta, aux Emmy, à Annecy et a été nommée deux fois aux Oscars. À l’occasion de sa venue […]

Tawfeek Barhom : « Les gens doivent s’habituer à écouter nos histoires »

Tawfeek Barhom : « Les gens doivent s’habituer à écouter nos histoires »

Tawfeek Barhom est connu comme acteur. Il a joué dans « Mon fils » d’Eran Riklis, « La Conspiration du Caire » de Tarik Saleh, « Les fantômes » de Jonathan Millet comme dans « The Way of the Wind », le prochain film de Terrence Malick. Pourtant, l’acteur se voit plutôt dès le départ comme un réalisateur, un raconteur d’histoires. Ayant franchi le cap, il a reçu pour son premier film, « I’m glad you’re dead now », la très convoitée Palme d’or du court-métrage 2025.

Festival d’Annecy 2025

Festival d’Annecy 2025

Le Festival d’Annecy 2025, qui a ouvert ses portes le 8 juin, accueillera une nouvelle fois des milliers de passionnés d’animation du monde entier. L’édition 2024 avait rassemblé plus de 17 000 accrédités issus de 100 pays, confirmant son statut de rendez-vous majeur du secteur. Cette année encore, le festival proposera une semaine de projections, de rencontres professionnelles et d’événements dédiés à l’animation sous toutes ses formes.

Sayyid El Alami : « Il faut accepter la beauté comme la violence du métier »

Sayyid El Alami : « Il faut accepter la beauté comme la violence du métier »

Vu dans les séries « Messiah » et « Oussekine », mais aussi dans les longs « La Pampa » d’Antoine Chevrollier et « Leurs enfants après eux » de Zoran et Ludovic Boukherma, Sayyid El Alami a participé lui aussi cette année à Cannes aux 10 to Watch d’Unifrance mettant en avant une sélection de comédiens et réalisateurs. À l’occasion de cet échange, il convoque le foot, l’improvisation, le bluff, la liberté (un mot qui revient souvent), le feeling et le lâcher prise.

India Hair : « Le cinéma, un outil d’altérité, d’empathie »

India Hair : « Le cinéma, un outil d’altérité, d’empathie »

Discrète mais bien là, douce, avec un petit timbre particulier dans la voix, touchante, animée et lucide sur son métier : voici India Hair. Nommée au César du meilleur espoir du féminin pour Camille redouble de Noémie Lvovsky en 2012, on l’a retrouvée dans des films très différents : « Petit Paysan » de Hubert Charuel en 2017, « Une jeune fille qui va bien » de Sandrine Kiberlain en 2020, « Annie colère » de Blandine Lenoir en 2022, « Trois amies » de Emmanuel Mouret en 2024, .… Mais aussi sur des séries comme « Des gens bien » et « Les enfants sont rois » (la liste reste longue, consultez Wikipédia). En courts, on se souvient d’elle dans « Le Coup des larmes » de Clémence Poésy et dans « Queen Size » d’Avril Besson (nommé cette année au César du meilleur court-métrage). Alors qu’elle vient de participer à Cannes à la promotion des 10 to Watch, une initiative d’Unifrance mettant en valeur des comédiens et des réalisateurs, elle revient sur ses débuts, son intérêt pour les histoires, son évasion à la campagne et son désir d’écriture.

Megan Northam : « Mes combats nourrissent mes choix, mes rôles »

Megan Northam : « Mes combats nourrissent mes choix, mes rôles »

Cela fait un moment qu’on s’intéresse à Megan Northam. La comédienne, attendue dans « Les Misérables », a reçu des propositions intéressantes ces dernières années que ce soit dans « Rabia » (pour laquelle a été nommée cette année aux César dans la catégorie Meilleur espoir féminin), « Les Passagers de la nuit », « Salade grecque », « Pendant ce temps sur terre », … Nous l’avions découverte pourtant dans un court, « Miss Chazelles » de Thomas Vernay (2019) où elle jouait une Miss, en proie à la rivalité et à l’attirance pour une autre candidate au prix de la beauté. À Cannes, Megan Northam faisait partie des 10 to Watch, une initiative d’Unifrance mettant en valeur 10 comédiens et réalisateurs.

Adam Bessa : « L’imprévu, c’est ce qui égaye ma curiosité »

Adam Bessa : « L’imprévu, c’est ce qui égaye ma curiosité »

Il n’aurait pas été acteur, il aurait pu devenir avocat, agir dans l’humanitaire ou encore être voyou. Adam Bessa, révélé avec « Harka » de Lotfi Nathan (Meilleure performance à Un Certain Regard 2022) et nommé aux César cette année pour « Les Fantômes » de Jonathan Millet, a fait partie cette année des 10 to Watch d’Unifrance (10 talents qu’ils soient comédiens ou réalisateurs, choisis par des journalistes issus de la presse internationale). Avant de retrouver les interviews d’India Hair, Megan Northam et Sayyid El Alami, Format Court vous invite à en savoir plus sur l’acteur en passe de devenir réalisateur, animé par la liberté, l’intuition, la vie, l’autodidactisme et l’imprévu.

Heo Gayoung : « Je veux inciter la prochaine génération de femmes à devenir réalisatrices »

Heo Gayoung : « Je veux inciter la prochaine génération de femmes à devenir réalisatrices »

Retour sur Cannes et sur les courts métrages de la Cinef, cette sélection qui se concentre sur les films d’études. Cette année, le jury similaire à celui des courts métrages et présidé par la réalisatrice, scénariste et productrice Maren Ade, a remis le premier prix au film « First Summer », un court métrage de Heo Gayoung, également lauréate du prix Lights On Women’s Worth (prix L’Oréal).

I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom

I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom

« Quand nous regardons un court métrage, nous sentons bien qu’un univers plus vaste se met en place, un univers qui n’est pas réductible à la somme des plans vus à l’écran. » remarquait le professeur Sébastien Févry. C’est dans cet univers hors-film que la Palme d’or du festival de Cannes a enfoui ses secrets. « I’m Glad You’re Dead Now » est paradoxal, difficile à décrire et pourtant limpide, clair sans rien réellement montrer ou prononcer.

First Summer de Heo Gayoung

First Summer de Heo Gayoung

« First Summer » condense la métamorphose de son personnage principal au sein d’une métaphore poétique et onirique, celle du papillon. Ce motif, au diapason avec la sensualité et l’émancipation d’une femme mûre, transforme le crépuscule de sa vie en un moment d’envol, grâce à d’élégantes ailes irisées. C’est ce très beau film de Heo Gayoung de la Korean Academy Of Film Arts qui remporte le Premier prix de la Cinef, ainsi que le Prix Lights On Women de L’Oréal.

Dian Weys : « Chaque mot écrit sur la page doit compter »

Dian Weys : « Chaque mot écrit sur la page doit compter »

« Aasvoëls » (« Vautours », en français) fait partie de la sélection officielle des courts-métrages de Cannes 2025. Réalisé par Dian Weys, ce film coup de poing a justement remporté cette semaine le Grand Prix Unifrance du court à Cannes. Il reste en lice pour la Palme d’or du court-métrage (dévoilée ce samedi 24 mai).