Tous les articles par Katia Bayer

Festival Format Court 2026, école SRF autour du body horror

À l’occasion de sa 7e édition, le Festival Format Court s’associe pour la troisième année consécutive à la Société des réalisatrices et réalisateurs de films afin de proposer une table ronde organisée en partenariat avec le Festival. Après une première rencontre consacrée à l’univers visuel des films et une deuxième sur les compositeurs, cette nouvelle session (COMPLÈTE) se tiendra le mercredi 8 avril à 15h30 autour du thème : « Faire du body horror en France : comment transformer le corps humain au cinéma aujourd’hui ? ».

Les intervenants de cette rencontre seront : Maud Wyler (actrice), David Scherer (maquilleur FX), Damien Lagogué (producteur), Valérie De Loof (sound designer), et Sarah Larsy (réalisatrice) ; la modération sera assurée par Jessica Puppo et Quentin Lazzarotto.

Le body horror, ce genre qui explore la mutation, la destruction, la dégradation, ou encore la peur de son propre corps, trouverait-il un nouveau souffle en France ? Aujourd’hui défendu par toute une génération de réalisateur.ice.s émergent.e.s dans le court-métrage et par quelques figures de proues sur le long, comme Julia Ducournau, le cinéma de la transformation du corps humain devient de plus en plus populaire dans l’hexagone.

Le Festival Format Court accueillera, pour cette table ronde professionnelle menée avec la Société des réalisatrices et réalisateurs de films, cinq intervenants — réalisatrice, producteur, maquilleur FX, actrice et sound designer — qui échangeront sur les enjeux de création et de production du body horror. Retours d’expérience, contraintes techniques, fabrication des effets et conditions de production : la discussion privilégiera une approche concrète, couvrant l’ensemble des étapes de réalisation d’un film.

Les Ateliers de la SRF (Société des Réalisatrices et Réalisateurs de Films) ont été imaginés pour favoriser les rencontres entre le public et les cinéastes aspirants ou émergents. Ces temps d’échanges, organisés à l’occasion de festivals ou dans des structures de cinéma, sont gratuits et ouverts à tous. Ce sont des moments de transmission privilégiés sur des problématiques concrètes de la création, de véritables boîtes à outils pour les cinéastes de demain.

Nos invités

Formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatiqueMaud Wyler a tourné au cinéma sous la direction de Olivier AssayasAurélia GeorgesSébastien BetbederGuillaume NiclouxAmos GitaïNobuhiro SuwaPierre Schoeller et Laïla Marrakchi. Nommée Révélation aux César du cinéma 2020 pour Perdrix d’Erwan Le Duc, elle reçoit un Prix Quartz en 2024 pour La Voie royale de Frédéric Mermoud.

David Scherer est maquilleur SFX depuis le début des années 2000. Il partage son activité entre productions télévisées d’envergure et films indépendants. Récemment au générique de Animal Totem et Que ma volonté soit faite, il a également collaboré à des œuvres marquantes comme le néo-giallo flamboyant L’Étrange Couleur des larmes de ton corps ou encore le film Ultra pulpe de Bertrand Mandico.

Détenteur d’une licence en cinéma et audiovisuel de l’université Sorbonne Nouvelle, Damien Lagogué intègre le département production de La Fémis, dont il sort diplômé en 2009. De 2009 à 2012, il travaille sur différents films produits par Institut national de l’audiovisuel. En 2011, il fonde la société de production Les Produits Frais afin d’accompagner l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes. Depuis 2015, il est en charge de la production des bonus exclusifs pour la plateforme de vidéo à la demande LaCinetek. Il produit son premier long métrage, Sun, entre 2017 et 2018, et développe depuis une ligne éditoriale diversifiée pour le cinéma, dont Else de Thibault Emin, film multi-sélectionné et primé (TIFF – Midnight Madness, 2024 ; Sitges, 2024 ; Gérardmer, 2025).

Valérie De Loof est cheffe monteuse son depuis 1996. Elle a collaboré à plus de 70 films aux côtés d’une trentaine de réalisateurs, dont Christophe Honoré et Robin Campillo. En 2019, elle reçoit le César du cinéma du meilleur son pour Les Frères Sisters de Jacques Audiard.

Sarah Lasry est scénariste et réalisatrice. Ses courts métrages récents, La Verrue (2021) et Hôtel Acropole (2025), s’inscrivent dans une veine de cinéma de genre explorant les mutations du corps et ses formes d’expression. Ils ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux, dont Festival international du film fantastique de Gérardmer, Palm Springs International ShortFest, Fantasia International Film Festival, Chicago International Film Festival, Festival international du film de Thessalonique ou encore Court-Métrange. Elle développe actuellement son premier long métrage en coécriture avec la scénariste Laurie Bost, poursuivant ses recherches autour du corps, du rituel et d’une certaine forme de monstruosité érotique.

Date, horaire : mercredi 8 avril à 15h30
Lieu : Mairie du 5e arrondissement

Atelier gratuit sur réservation (COMPLET) : coordinationformatcourt@gmail.com — dans la limite des places disponibles

Festival Format Court 2026. Focus Iran. Résistance, résilience.

Le festival de Format Court a décidé cette année de consacrer un focus autour du cinéma iranien. Pas n’importe lequel. Celui des courts-métrages. Celui de la jeune création. Celle qui se fait sous le manteau ou dans l’exil. Au nez et à la barbe des mollahs. C’est un acte militant, à l’humble échelle d’un festival. Si l’on suit Serge Daney : nous ne regardons pas les films, ce sont eux qui nous regardent. Et s’ils nous regardent, ils nous concernent. Les combats et les histoires des Iraniennes et des Iraniens nous regardent, nous concernent, et par-delà : nous engagent.

Dans cette séance, programmée au Studio des Ursulines dimanche 12 avril 2026 à 17h, il y a l’ombre des grands maîtres (Panahi, Kiarostami) ; l’envie de prendre la fuite en automobile, ou par des gestes simples, celle de mettre en péril le système. Et surtout, de grands portraits de femmes. L’Iran en films, autant résistance que résilience. Dans l’œil de Farnoosh Samadi, Sarah Saidan, Sahara Moeini, Dorsa Shirazi et Alireza Abbasi : quatre femmes et un homme. À cette programmation titrée par deux mots en ré, ajoutons celui-ci : Révolution.

Lou Leoty

Programmation

Je suis née soldat de Sahara Moeini. Documentaire – 19’ – Iran – 2025 – Autoproduction – Mention honorable et Bronze Award au Toronto Independent Film Awards (TIFA) 2025. En présence de la réalisatrice

En Iran, être une femme, c’est naître en résistance. À travers un autoportrait documentaire intime, Sahara Moeini raconte son histoire et celle de millions d’autres : une enfance sous surveillance, une jeunesse entravée par la peur, une vie marquée par la lutte. Composé d’archives personnelles, de vidéos trouvées et de souvenirs, Je suis née soldat est un cri contre l’effacement, un hommage à celles qui refusent de plier.

A cœur perdu de Sarah Saidan.  Animation – 14’ – France – 2022 –  Caïmans Productions – Prix du public au Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès 2023. En présence du scénariste Simon Serna

Omid, immigré iranien installé en France avec sa famille, est violemment agressé un soir dans la rue. Poignardé en plein cœur, il survit pourtant à l’attaque. À l’hôpital, les médecins découvrent qu’il n’a pas de cœur. Serait-il resté en Iran ?

Nili’s moments of solitude de Dorsa Shirazi. Fiction – 15’ – Iran – 2024 – Road Film Company – Première française

Nili, une fillette de dix ans, vit avec son père et se prépare pour une importante compétition de natation. Pour y participer, elle a besoin de la présence de sa mère ou d’une autorisation signée par son père. Sa mère lui promet de venir depuis une autre ville, mais le jour J, Nili se rend compte que son père a égaré son maillot de compétition lors d’un récent déménagement.

The 80 Blows d’Alireza Abbasi. Fiction – 13’ – Iran – 2025 – Road Film Company – sélectionné au Aspen Film Festival 2026

Une mère se fait passer pour une chauffeuse de taxi et, avec sa fille aînée, tente de faire sortir sa cadette de garde à vue, alors qu’elle est emmenée pour purger une peine de 80 coups de fouet.

Titanic, version adaptée aux familles iraniennes de Farnoosh Samadi. Fiction – 15’ – Iran, France – 2023 – Road Film Company, Artist Factory, Offshore – sélectionné au Festival de Toronto 2023

Dans un bureau de la télévision iranienne, des responsables s’affrontent autour de la diffusion censurée de Titanic. Entre discours institutionnel et contrôle des images, une employée fait vaciller le système par un geste clandestin.

En pratique

Focus Iran. Résistance, résilience, le dimanche 12 avril 2026 à 17h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Focus Festival Format Court 2026

Pour sa septième édition, le Festival Format Court affirme une programmation à la fois resserrée et ouverte, pensée comme un parcours à travers différentes formes et regards du court métrage. Au cœur de l’événement, une compétition réunissant 23 films vient mettre en lumière la diversité de la création contemporaine, entre émergence de nouveaux talents et affirmation de voix singulières.

Autour de cette sélection, le festival déploie plusieurs temps forts qui en structurent la lecture. Cette septième édition s’ouvre ainsi sous le signe de sa marraine, Clotilde Hesme, à qui est consacrée la soirée d’ouverture, pensée comme un moment central du festival, à la fois célébration d’un parcours et dialogue avec le public. À ses côtés, la masterclass de la cinéaste Carine Tardieu prolonge cette dimension de transmission, en proposant un temps de réflexion privilégié sur les pratiques du cinéma. Deux séances thématiques viennent également élargir les perspectives : l’une consacrée au cinéma iranien, l’autre explorant les questions de secret et de tabou, autant de portes d’entrée vers des enjeux esthétiques et politiques contemporains. À cela s’ajoutent une séance dédiée à la Ville de Paris, le Lab, ainsi que plusieurs conférences, qui prolongent les échanges entre œuvres, créateurs et publics.

À travers cette programmation, le festival ne se limite pas à une simple succession de projections : il construit un espace de circulation entre les œuvres, les cinéastes et les publics. Le présent dossier s’inscrit dans cette dynamique en réunissant les différents articles consacrés à cette édition — contenus informatifs — afin d’accompagner le spectateur dans la découverte des films, des sections et des enjeux du festival.

Paul Esquerré

Les différentes séances : 

Séance ouverture avec Clotilde Hesme, marraine du festival : mercredi 8 avril à 19h
Compétition 1 : mercredi 8 avril à 21h
– Compétition 2 : jeudi 9 avril à 21h
– Compétition 3 : vendredi avril 10 à 21h
Compétition 4 : samedi 11 avril à 19h
– Compétition 5 : samedi 11 avril à 21h
Carte Blanche Ville de Paris : jeudi 9 avril à 19h
Séance Secrets et Tabous : vendredi 10 avril à 19h
Focus Iran. Résistance, résilience : dimanche 12 avril à 17h

Les conférences :

Atelier SRF « Faire du Body Horror en France : comment transformer le corps humain au cinéma aujourd’hui ? », mercredi 8 avril à 15h30 
– Master class Carine Tardieu, samedi 11 avril à 17h 

Les Jurys 2026 : 

– Jury professionnel 
– Jury presse
– Jury étudiant

Le Lab 2e édition :

– Les lauréats 2026
– Le Comité 2026

Festival Format Court 2026. Carte blanche Ville de Paris !

La 7ème édition du Festival Format Court se tiendra du 08 au 12 avril prochain au Studio des Ursulines (Paris 5). Une compétition de 23 courts-métrages et différents programmes thématiques, dont un focus dédié à la Ville Paris, seront proposés au public et aux professionnels.

Pour la quatrième année consécutive, le festival programme en effet une carte blanche consacrée au Fonds court métrage de la Ville de Paris, partenaire officiel de la manifestation. Cette séance, intitulée Au-delà des apparences, aura lieu le jeudi 9 avril 2026 à 19h. 

Cinq films seront montrés en présence des cinéastes Stéphane Demoustier, Cécile Ducrocq, Inès Sedan et Djiby Kebe.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).

Programmation

Fille du calvaire de Stéphane Demoustier. Fiction – 20’ – France – 2012 – Année Zéro et Black Bird Productions – sélectionné au FIFF de Namur 2012. En présence du réalisateur

Jérôme est tombé amoureux d’une jeune femme qu’il essaie de séduire. Chaque jour, il raconte à son ami Patrick l’évolution de ses tentatives et de ses aventures amoureuses, tandis que celui-ci lui dispense conseils et encouragements.

Tout le monde dit je t’aime de Cécile Ducrocq. Fiction – 5’ – France – 2010 – Année Zéro – sélectionné au BFI London Film Festival 2011. En présence de la réalisatrice

Marion, 16 ans, vient de recevoir un mot d’amour de son petit ami. Enthousiaste ou perplexe, elle demande immédiatement l’avis de sa meilleure amie Joséphine, mais les deux filles ne partagent pas la même interprétation des mots « je t’aime ». À travers ce débat simple et sincère, le film explore avec légèreté et justesse les codes, les doutes et les nuances de l’amour adolescent.

Pas le niveau de Camille Rutherford. Fiction – 27’ – France – 2018 – ecce films – sélectionné au Festival Côté Court 2018

Dans un bistrot d’Anvers, Bart, un jeune lanceur de disque, et Fabiaan, son coach ancien champion, s’ennuient dans leur routine quotidienne. Lorsqu’ils décident de se rendre à Paris pour participer à un meeting d’athlétisme, leur voyage amateur se transforme en aventure qui met à l’épreuve leur amitié et révèle leurs propres limites, tant sportives que personnelles.

Love He Said d’Inès Sedan. Animation, fiction – 5’ – France – 2018 – Lardux Filmssélectionné au Festival d’Annecy 2018. En présence de la réalisatrice

San Francisco, 1973. Charles Bukowski, figure underground et punk avant l’heure, monte sur scène pour déclamer son poème Love devant un public venu assister au spectacle de ses provocations. Mais ce soir-là, derrière la posture du poète trash, ce n’est pas la fureur qui surgit : c’est un homme seul, vulnérable, profondément meurtri, dont la lecture laisse apparaître une faim d’amour et de tendresse inattendue.

L’Avance de Djiby Kebe. 1er film. Fiction – 18’ – France – 2024 – Chérubins ProductionsGrand Prix du jury au Festival Premiers Plans Angers 2025. En présence du réalisateur

Aliou, étudiant aux Beaux-Arts de Paris en pleine ascension, vend une toile représentant sa mère décédée à une collectionneuse de renom pour une somme importante. Alors qu’il doit livrer le tableau, ce qui semblait être un simple marché devient un long périple, au cours duquel il va peu à peu ressentir tout le poids symbolique et émotionnel de l’argent qu’il vient de gagner.

En pratique

Carte blanche Ville de Paris, jeudi 9 avril à 19h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place

Lab Format Court, les 3 scénarios sélectionnés

Après le lancement de notre deuxième appel à scénarios (ayant reçu plus de 80 candidatures), le comité de sélection, composé de Nadia Le Bihen-Demmou (CNC), Nathalie Hertzberg (scénariste) et Fanny Barrot (Festival de Clermont-Ferrand), s’est réuni ce lundi 16 mars afin de choisir les 3 lauréats qui intégreront, dès mardi 7 avril le Lab Format Court 2026, pour une semaine de réécriture. À cette occasion, ils seront accompagnés d’Hakim Mao, consultant-scénariste professionnel.

Les 3 dossiers retenus sont L’homme du match d’Imran A. KhanLe droit au nom de Diane Devresse et Ririd de Maye Kissoum.

Enseignant dans la vie, Imran A. Khan est passionné par l’univers du spectacle de façon hétéroclite. En effet, après plus de dix ans de jeu d’acteur au sein de la compagnie de théâtre « le Point du Jour », sa curiosité à découvrir d’autres domaines artistiques l’a dirigé vers la composition de musique, la réalisation, et l’écriture dans laquelle il s’investit quotidiennement. Son travail traite principalement de sujets sociétaux, d’espoirs, de luttes… sans restriction sur le genre.

Issue du milieu littéraire, Diane Devresse commence d’abord par l’écriture romanesque en faisant un Master de Création Littéraire (Toulouse Jean-Jaurès). En autodidacte, elle écrit des court-métrages, puis fait une résidence d’écriture où elle gagne le prix coup cœur du Frames. Elle intègre ensuite le formation d’écriture scénaristique de la Cité des Scénaristes. Elle s’intéresse au univers grinçants, qu’ils soient comiques ou dramatiques, au travail des différentes temporalités et points de vues et aux sujets de société. Porteuse d’un regard engagé elle travaille la question des marginalités et des identités plurielles. Les questions de représentation et de diversité sont primordiales dans sa pratique. Actuellement, elle travaille sur ses propres projets (romans, scénario animation ou fiction, BD) tout en faisant des interventions en milieu scolaire.

Maye Kissoum a mis un pied dans le cinéma en tant que technicienne son sur plateau et en se formant à la postproduction son fiction en 2016. En 2019, avec Camille Montalan, elles fondent D.E.F.I Production pour rendre le cinéma accessible aux quartiers populaires. En 2022, elles lancent une école de cinéma gratuite, réunissant 40 professionnels pour former 65 technicien.nes plateau venus de toute la France. Aujourd’hui, elle est la directrice adjointe de l’école, responsable de leur résidence de réalisation et jeune réalisatrice qui a 6 courts-métrages à son actif.

Festival Format Court 2026, le Jury Etudiant

Dernier jury dévoilé pour cette 7e édition : le Jury Étudiant. Composé d’Adèle Collette (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Ghazal Ghorbani (EICAR), Sohan Pascaud (ESRA), Clara Jimenez (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) et Anouk Le Lay (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis), ce jury réunit cinq regards en formation, appelés à porter une attention singulière aux 23 films en compétition, tout comme le Jury professionnel et le Jury Presse. À l’issue du festival, il remettra son propre prix.

Nouveau rendez-vous au Jeu de Paume autour d’Arco d’Ugo Bienvenu

Quelques jours avant notre festival, nous vous donnons rendez-vous le jeudi 2 avril 2026 à 19h au Musée du Jeu de Paume à Paris pour une projection exceptionnelle d’Arco, en présence de l’équipe du film. Cette soirée est organisée par Avant-Garde Foundation, en partenariat avec Format Court. La projection sera suivie d’un échange avec le public, puis d’un verre convivial.

Lors de cette soiréeUgo Bienvenu, auteur de nombreux courts métrages et clips, présentera son film Arco — récompensé notamment par le Cristal du long métrage au Festival d’Annecy 2025, les César du Meilleur film d’animation et de la Meilleure musique originale en 2026, et récemment nommé aux Oscars 2026 — en compagnie de Félix de Givry (co-scénariste), Arnaud Toulon (compositeur) et Margot Ringard Oldra (comédienne).

Sorti en salles en octobre 2025, Arco est un film d’animation poétique et lumineux, qui explore la rencontre entre les mondes — présent et futur —, l’enfance, et les changements que nous espérons tous, et qui parfois adviennent. Premier long métrage d’Ugo Bienvenu, Arco marque également la première production du studio Remembers et le premier long métrage de son compositeur Arnaud Toulon.

Depuis le 17 mars 2026, le film est disponible en DVD et en VOD (critique en ligne). À cette occasion, nous organisons un jeu-concours et vous offrons 3 exemplaires du DVD.

En pratique

– Projection-rencontre : Arco de Ugo Bienvenu, en sa présence et celle de l’équipe, jeudi 2 avril 2026 à 19h au Musée du Jeu de Paume, 1 Pl. de la Concorde, 75008 Paris

– Durée du film : 88′

– Tarifs et réservations à retrouver en ligne. Sont acceptées les cartes UGC et Pathé (au guichet seulement) et CIP (à distance et au guichet)

 

Festival Format Court 2026, Compétition 5

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
– Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la cinquième compétition du festival le samedi 11 avril à 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

TN Sensible de Juliette Moncuit. Fiction – 9’ – France – 2025 – Autoproduction – sélectionné sélectionné à l’Off-courts du Festival de Trouville 2025. En présence de l’équipe du film

Sur le perron d’un mobil-home surplombé par les tours de la ville, Naïm aperçoit Léa au loin. Il a quelque chose pour elle. Méfiante comme curieuse, elle le rejoint. Une rencontre fragile, troublée par le regard du groupe et la violente latente.

Murs de Basile Charpentier. Fiction – 23’ – France – 2025 – O+ Productions – Prix du jury étudiant à Clermont-Ferrand 2026. En présence du réalisateur

Éric est un homme de quarante-cinq ans. Il fouille avec avidité dans les vêtements d’un magasin d’enfants puis entrouvre une cabine d’essayage. Une cliente l’interpelle violemment. Éric part en courant.

Al Basateen d’Antoine Chapon. Documentaire – 24’ – France – 2025 – Petit Chaos – sélectionné au Festival de Berlin 2025

En 2015 à Damas, le quartier Basateen al-Razi a été rasé pour punir la population de s’être soulevée contre le régime de Bachar al-Assad. Ce lieu doit céder sa place à Marota City, un projet de quartier moderne et connecté de 80 gratte-ciels. Alors qu’ils ont tout perdu, deux anciens habitants se remémorent leur quartier où se trouvaient leurs maisons et les plus vieux vergers de la ville. À travers leurs témoignages et le détournement d’animations 3D du régime, la mémoire s’éveille et résiste à cet effacement programmé.

Par-delà, le monde de Théo Sixou. Fiction – 10’ – France – 2024 – Le Bal – Prix du Jury au festival Prototype 2026. En présence du réalisateur

Anthony, élève qui dort tout le temps, fait des rêves capables d’influencer le monde réel. Un jour, il se réveille avec le pull de son ami Mihai, disparu quelques jours plus tôt. Ce jour-là, les élèves présentaient des exposés sur les contes et légendes de leurs pays d’origine.

Au bain des dames de Margaux Fournier.  Documentaire – 30’ – France – 2025 – Caviar, Les Films de Nout – César du meilleur court-métrage documentaire 2026. En présence de la productrice Audrey Smadja Iritz

Tous les jours, Joëlle rejoint ses amies retraitées sur la plage du Bain des Dames, à Marseille. Comme dans un théâtre à ciel ouvert, elles rient, parlent d’amour, de sexe, de corps qui changent et refont le monde avec la liberté de celles qui n’ont plus rien à prouver.

En pratique

Compétition 5, le samedi 11 avril 2026 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Arco d’Ugo Bienvenu

Ce mardi 17 mars est sorti, pour notre plus grand plaisir, le DVD du film Arco, dont nous vous offrons 3 exemplaires. Sorti en salles le 22 octobre 2025, ce premier long-métrage d’animation d’Ugo Bienvenu a marqué l’année 2025 et une partie de celle de 2026. Sélectionné au Festival de Cannes, il a remporté ensuite le Cristal du long-métrage au Festival d’Annecy, avant d’être nommé aux Oscars 2026 du meilleur film d’animation et de décrocher les César 2026 du meilleur film d’animation et de la meilleure musique originale. Le récit suit la rencontre entre Iris, une fillette de dix ans vivant en 2075, et Arco, un mystérieux garçon venu de l’an 2932. Grâce à sa cape arc-en-ciel qui lui permet de voyager dans le temps, Arco se retrouve accidentellement projeté dans le passé. Iris décide alors de l’aider à retrouver son époque.

Lorsque le futur rencontre le futur, Arco propose avant tout une réflexion sur notre société et sur ce que pourrait être son devenir. Le film interroge le spectateur sur sa propre époque à travers le contraste entre les deux temporalités qu’il met en scène. Le monde d’Iris, situé en 2075, fascine autant qu’il met mal à l’aise, tant il apparaît comme une évolution crédible de notre présent : parents souvent absents mais présents par hologramme, robot humanoïde chargé des tâches domestiques, ou encore phénomènes climatiques extrêmes qui semblent faire partie du quotidien. Ce futur proche, à la fois familier et inquiétant, permet au spectateur d’entrer rapidement dans le récit et de s’identifier aux personnages.

À l’inverse, l’époque d’Arco, située en 2932, pourrait sembler plus primitive à première vue. Pourtant, ce monde suspendu au-dessus des nuages révèle une société qui semble avoir trouvé un équilibre profond entre l’humain et la nature. Les habitants y vivent dans des structures aériennes et adoptent un mode de vie presque organique. Une scène introductive marquante montre Arco et sa famille dormant dans des tubes en apesanteur, image qui évoque presque des fœtus dans un ventre maternel. Dès ces premières images, le film suggère une société ayant atteint une forme d’harmonie avec son environnement, avec son corps et avec elle-même, malgré le mystère persistant de la Terre ferme, devenue invisible sous la couche de nuages.

Malgré la distance temporelle qui sépare Iris et Arco, leur rencontre s’impose rapidement comme le cœur émotionnel du film. La curiosité et la détermination d’Iris répondent à la douceur et à l’étrangeté d’Arco, créant une dynamique attachante qui structure leur relation. Autour d’eux gravitent plusieurs figures secondaires, à commencer par Clifford, le robot domestique qui accompagne Iris dans son quotidien, doublé par Nathanaël Perrot, ainsi que les triplés, personnages plus furtifs et burlesques qui ponctuent le récit. Ces figures enrichissent l’univers du film sans détourner l’attention de cette amitié centrale. Le travail des comédiens de doublage, Margot Ringard Oldra, Oscar Tresanini, Nathanaël Perrot, Alma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel et William Lebghil, contribue également à cette justesse : leurs interprétations donnent aux personnages une présence sensible et facilitent l’attachement du spectateur.

L’animation 2D joue également un rôle central dans l’identité du film. À l’heure où ce style est souvent délaissé au profit de la 3D, Arco en rappelle toute la force expressive. Le film déploie une grande richesse visuelle, notamment dans le travail de la lumière et dans la conception de ses différents univers. On reconnaît clairement l’influence du parcours d’Ugo Bienvenu dans la bande dessinée : la mise en scène privilégie souvent des plans fixes, de légers panoramiques proches de la logique de la case, ou encore de délicats travellings. Ce rythme visuel plus contemplatif laisse le temps d’observer les détails et de pleinement apprécier la composition des images.

Sur le plan narratif, certains critiques ont souligné une parenté avec les récits du studio Ghibli. Cette influence existe sans doute, notamment dans la manière de mêler aventure, contemplation et réflexion écologique. Toutefois, c’est peut-être surtout la bande originale qui évoque le plus directement cet héritage. Les compositions d’Arnaud Toulon rappellent le style de Joe Hisaishi, célèbre pour ses collaborations avec Hayao Miyazaki. Cette proximité musicale renforce la dimension poétique du film et accompagne parfaitement la sensibilité visuelle et émotionnelle de Arco. Dans tous les cas, cette filiation musicale contribue à donner au film une grande ampleur et une réelle intensité émotionnelle.

Le DVD propose également de nombreux suppléments permettant d’approfondir le visionnage du film. Plusieurs making-of, notamment sur la genèse d’Arco et sur la création du studio de production Remembers. Ugo Bienvenu et Félix de Givry (coscénariste du film et cofondateur du studio de production) y racontent leur rencontre, les années de développement du projet, leurs inspirations, ainsi que leur volonté de créer un studio indépendant, pensé comme un véritable espace de création, à l’écart des pressions habituelles de l’industrie. On y découvre également l’intervention des deux coproductrices, Natalie Portman et Sophie Mas, dont le soutien, à travers leur société MountainA, a permis au projet d’obtenir les financements nécessaires à la réalisation du long métrage. Un autre making-of est consacré à la composition musicale du film. Le compositeur Arnaud Toulon y explique son processus de création, entamé dès 2020, et détaille son travail autour d’une musique à la fois chorale et orchestrale. L’utilisation de chœurs et d’accompagnements à cordes vise à exprimer le caractère intemporel du récit et à traduire musicalement l’univers d’Arco. La participation de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, dont les musiciens ont interprété la partition, contribue à renforcer l’ampleur et la puissance de la bande originale. Enfin, un dernier making-of est consacré au travail d’animation. En comparant les animatiques avec les séquences finales, il permet de mesurer le chemin parcouru durant la fabrication du film. Les commentaires du réalisateur et des animateurs éclairent leurs choix artistiques et offrent un regard précis sur les intentions qui ont guidé la mise en images.

En complément de ces making-of, le DVD propose également le court métrage L’Entretien, réalisé par Ugo Bienvenu et Félix de Givry en collaboration avec l’Opéra de Paris. Ce film, à la forme plus libre et expérimentale, fait écho à l’univers d’Arco, notamment par la présence du même robot que dans le long métrage, prolongeant ainsi certaines de ses thématiques et de son imaginaire visuel. Le DVD inclut aussi plusieurs clips réalisés par Ugo Bienvenu. S’ils ne sont pas directement liés à Arco sur le plan narratif, ils permettent néanmoins de prolonger l’expérience en retrouvant son univers graphique singulier. Dans « Fog » de Jabberwocky (feat. Ana Zimmer), on aperçoit notamment les lunettes arc-en-ciel des triplés, tandis que dans « Sphere of Existence » d’Antoine Kogut, on retrouve également le robot Clifford. Ces échos visuels offrent un éclairage complémentaire sur la cohérence de sa démarche artistique.

Paul Esquerré

Pour information, une projection exceptionnelle d’Arco, en présence de l’équipe du film, aura lieu le jeudi 2 avril à 19h au cinéma Le Jeu de Paume. Cette soirée est co-organisée par Avant-Garde Foundation et Format Court.

 

Festival Format Court 2026, Compétition 4

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
– Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la quatrième compétition du festival le samedi 11 avril 19h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

Au bord du volcan de Jorge Granados Ross. Fiction – 21’ – Mexique, France – 2025 – Le Plein de Super –  Prix du meilleur court-métrage de fiction au Festival de Morelia 2025.

Salva et Rafa ont décidé d’accompagner de proches amis pour des vacances sur une île isolée du Pacifique. Mais les bons moments prennent fin quand Rafa apprend que son ex-mari est mort brutalement. Le monde autour d’eux semble s’effondrer et leurs relations vont bientôt suivre le même chemin.

La Juventud es una isla de Louise Ernandez. Fiction – 30’ – France – 2024 – Le Fresnoy – Prix du public au FID Marseille 2025. En présence de la réalisatrice

Yasse, un influent YouTuber cubain navigue entre isolement et connectivité dans un Cuba à la fois moderne et en ruines. Il entame un voyage intérieur, où les murmures de la technologie et les chants des oiseaux se mêlent, reflétant l’état figé et clos de son monde.

La virginité de Guillaume Boulay. Animation, documentaire – 5’ – France – 2024 – sélectionné au Carrefour de l’animation 2025. En présence du réalisateur

Au Kurdistan une petite fille, qui ignore l’existence des règles, croit avoir perdu sa virginité et se prépare à en affronter les conséquences.

Playground de Clément Dupeux. Fiction – 15’ – France – 2024 – Autoproduction – sélectionné au Festival de Clermont-Ferrand 2025. En présence de l’équipe du film

Tom a de la fièvre. Une nuit, il décide de partir à l’aventure.

Une fenêtre plein sud de Lkhagvadulam Purev-Ochir. Fiction – 20’ – France, Mongolie – 2025 – Aurora Films, Guru Media – sélectionné au festival de Locarno 2025. En présence de l’équipe du film

Azaa et Shaghai, bientôt trente ans, vivent à Oulan-Bator avec leur fille de six ans. Au bord de la rupture, le couple cherche un bonheur perdu en visitant des appartements vides. Coincés dans des embouteillages monstrueux, la dispute éclate.

En pratique

Compétition 4, le samedi 11 avril 2026 à 19h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Festival Format Court 2026, Compétition 3

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
– Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la troisième compétition du festival le vendredi 10 avril 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

S the Wolf de Sameh Alaa. Animation – 10’ – France – 2025 – Salt for Sugar Films – Prix du public et Prix du meilleur scénario au Festival d’animation d’Ottawa 2025. En présence du réalisateur

Assis dans sa chambre d’enfance, un homme se remémore les bouleversements de son adolescence. Au fil de pensées intimes et sinueuses, toutes reliées à ses cheveux, qu’ils tombent ou repoussent, se dessine progressivement le sens plus vaste de son existence.

Feu fantôme de Morgane Ambre. Documentaire – 28’ – France – 2024 – La Petite Ellipse – sélectionné au Festival du film court de Kiev 2025. En présence de l’équipe du film

Il y a longtemps, j’ai été violée par un garçon que j’appréciais beaucoup. Quelques années plus tard, il m’a recontactée pour prendre la responsabilité de ses actes. Ce film est notre lettre ouverte à la culture du viol.

Wassupkaylee de Pepi Ginsberg. Fiction – 18’ – France, Etats-Unis – 2024 – Yukunkun Productions – sélectionné au Festival Palm Springs 2025

Kaylee, une jeune influenceuse de dix-sept ans, vit ses premiers jours au sein d’une TikTok House où elle peine à s’intégrer. Alors qu’elle se lie d’amitié avec un influenceur populaire, elle entrevoit enfin la possibilité d’accéder à la célébrité.

Odonata d’Adrien Fonda. Fiction – 29’ – France – 2025 – In The Cut – sélectionné au Festival Premiers Plans d’Angers 2026. En présence de l’équipe du film

Face à la catastrophe dans laquelle s’engouffre le monde, Sully a choisi la solitude. Mais cet été, l’arrivée de Jeanne avec sa copine Romane vient tout bouleverser. Malgré elle, Romane fait naître chez Sully un désir brûlant.

En pratique

Compétition 3, le vendredi 10 avril 2026 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Festival Format Court 2026, Compétition 2

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
– Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la deuxième compétition du festival le jeudi 9 avril 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

Le mouvement tragique des sphères de Simon Rieth. [Trigger Warning : montage et images épileptiques] Fiction, expérimental – 13’ – France – 2025 – Les Films du Poisson – sélectionné au Festival de Rotterdam 2026. En présence du réalisateur

1995, elle découvre l’existence des sphères. 2024, il cherche une trace de leurs passages. Une mère et son fils face aux secrets tragiques dont nous sommes les héritiers. D’une photo de classe à une prise de vue satellite, le récit d’une révélation.

Dancing Pigeons de Christofer Nilsson. Fiction – 23’ – Suède, France –  Origine Films, Rattunge Productions – 2025 – Prix du public au festival d’Uppsala (Suède) 2025. En présence de l’équipe

Un médium voit sa grande séance interrompue lorsqu’une spectatrice refuse de le laisser terminer le spectacle sans qu’il lui ait parlé à son ex-mari décédé.

Histoire intérieure de Lorenzo Bianchi. Fiction – 22’ – France – 2025 – Société Acéphale – sélectionné au Festival Côté Court 2025. En présence du réalisateur

Dans un village isolé du Cantal, à l’orée du jour, les rêves d’une jeune mère et de son fils adolescent se croisent, faisant surgir une blessure enfouie.

Autokar de Sylwia Szkiłądź. Animation, fiction – 17’ – Belgique, France – 2025 – Ozù Productions, Studio Amopix, Vivi Film, Novanima – sélectionné au Festival de Berlin 2025

Dans les années 1990, Agata, 8 ans, quitte la Pologne pour la Belgique. Son regard transforme la réalité migratoire en une expérience initiatique.

Habibi d’Alexey Evstigneev. Fiction – 15’ – France – 2025 – Moderato – sélectionné au Festival de Varsovie 2025. En présence de l’équipe du film

Kazakhstan. Laura et Daur vivent dans un village isolé de haute montagne. Aujourd’hui, Laura doit se rendre en ville pour accoucher.

En pratique

Compétition 2, le jeudi 9 avril 2026 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Festival Format Court 2026, Compétition 1

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

– Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la première compétition du festival le mercredi 8 avril 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

Une fugue d’Agnès Patron. Animation – 15’ – France – 2025 – Sacrebleu Productions – sélectionné à la Semaine de la Critique 2025. En présence de la réalisatrice

Une nuit d’été, Frère et Sœur s’échappent vers la rivière. La fugue est douce jusqu’à ce que Frère disparaisse dans le sous-bois. Jeu d’enfant, ruse de la forêt ou cruauté silencieuse ? Sœur se souvient de tout, ses yeux noirs, ses épaules fines comme des ailes, le chemin qu’il connaissait par cœur. De Frère, elle n’a rien oublié.

Muscle de Lucas Duchemin. 1er film. Fiction – 27’ – France – 2025 – Société Acéphale – sélectionné au Festival Côté Court 2025. En présence du réalisateur

Mansour, jeune homme solitaire, a rendez-vous avec Laurence, une étudiante qu’il paye pour passer la nuit avec lui. Le contrat est défini, mais les contours craquent.

Crève-cœur d’Yndi Da Silva et Pierre Nativel. Fiction – 16’ – France – 2025 – Errances Productions, Grand Musique Management – Première sélection en festival. En présence de l’équipe du film

Dans un royaume de verdure et de songes, un chevalier errant croise la mélodie d’un troubadour. Dans ce conte muet, leur rencontre ouvre un chant d’amour fragile, où la beauté se confond avec la perte.

Ne réveillez pas l’enfant qui dort de Kevin Aubert. Fiction – 27’ – Sénégal, France, Maroc – 2024 – La Luna Productions, Tangerine Productions, Free Monkeyz – Grand Prix du Jury au Festival d’Angers 2026. En présence de l’équipe du film

Diamant est une jeune dakaroise de 15 ans qui rêve de faire des films, seulement sa famille a d’autres plans pour elle. Le matin d’un rendez-vous auquel elle ne veut surtout pas se rendre, elle ne se réveille pas. Devant l’urgence de la situation, ses proches vont tout faire pour tenter de la réveiller.

En pratique

Compétition 1, le mercredi 8 avril 2025 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Les courts primés aux Oscars 2026

La 98ème cérémonie des Oscars a eu lieu cette nuit. Sur les 15 titres retenus en fiction, animation et documentaire, 4 courts-métrages ont été distingués par l’Académie.

– Oscar du meilleur court-métrage de fiction, ex aequo :

The Singers de Sam A. Davis et Jack Piatt

Deux personnes échangeant de la salive d’Alexandre Singh et Natalie Musteata

Article associé : critique du film et l’interview des productrices Valentina Merli et Violeta Kreimer

– Oscar du meilleur court-métrage d’animation : The Girl Who Cried Pearls de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski

– Oscar du meilleur court-métrage documentaire : All the Empty Rooms de Joshua Seftel et Conall Jones

Festival Format Court, Masterclass Carine Tardieu !

À l’occasion de notre prochaine édition (8-12 avril, Studio des Ursulines), nous sommes ravis de vous convier à la 2ème Master Class de Format Court. Après avoir accueilli Boris Lojkine au festival l’an passé, nous avons le plaisir d’inviter Carine Tardieu, réalisatrice et co-scénariste de L’Attachement, sélectionné à la Mostra de Venise 2024 et récompensé par trois César en 2026 : meilleur film, meilleure adaptation et meilleure actrice dans un second rôle pour Vimala Pons.

Cette rencontre exceptionnelle aura lieu le samedi 11 avril, de 17h à 19h. Ce sera l’occasion de revenir sur sa filmographie, son parcours et ses collaborations. Son premier court métrage, Les baisers des autres (2003), sera diffusé pendant la séance. À l’issue de la rencontre, un temps d’échange aura lieu avec le public.

Carine Tardieu est une réalisatrice et scénariste française. Après des études d’audiovisuel à Paris, elle travaille comme assistante réalisatrice sur de nombreux films et téléfilms. En 2002, elle réalise son premier court métrage, Les Baisers des autres, primé dans de nombreux festivals internationaux. Son deuxième court métrage, L’Aîné de mes soucis, sorti en 2004, remporte notamment le Prix du public au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand.

Ces deux films lancent la collection de novellisations de scénarios « Ciné-roman » chez Actes Sud Junior, où Carine Tardieu publie par la suite deux autres romans. En 2007, elle réalise son premier long métrage, La Tête de maman, coécrit avec Michel Leclerc. Cinq ans plus tard, elle signe Du vent dans mes mollets, dont elle adapte le scénario avec l’autrice du roman, Raphaële Moussafir.

Son troisième long métrage, Ôtez-moi d’un doute, coécrit avec Michel Leclerc et Raphaële Moussafir, est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2017. En 2020, elle réalise Les Jeunes Amants, adapté d’un projet initié par Solveig Anspach et coécrit avec Agnès de Sacy et Raphaële Moussafir.

Son cinquième film, L’Attachement, adapté d’un roman d’Alice Ferney et coécrit avec Agnès Feuvre et Raphaële Moussafir, est présenté dans la section Orizzonti à la Mostra internationale de Venise 2024. Nommé dans huit catégories aux César 2026, le film remporte ceux du meilleur film et de la meilleure adaptation, et offre à Vimala Pons le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

En pratique

Master class Carine Tardieu, samedi 11 avril 2026, 17h-19h
Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
Accès : RER B Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Épée), Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton (mais apprêtez-vous à marcher un peu…)

PAF : 5€
Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne

Nicolas Fong : « Faire un film, c’est déjà énorme ! Le montrer ensuite à un public, c’est assez fou »

Nicolas Fong vient de remporter le prix des auteurs de la SACD du 45è festival Anima de Bruxelles qui sest achevé le 1er mars dernier, avec son film qui câline, HUGS. Cette année, il a réalisé le spot du festival, a participé au jury jeune public et a suivi son film à Sundance. Il revient avec nous, sur ce qui fait de lanimation un parcours intense et collectif.

Format Court : Habituellement, dans lanimation, tu fais partie de ces gens de lombre qui ne sont pas crédités comme réalisateurs et qui sont nombreux dans un générique.

Nicolas Fong : Oui, c’est ça (rires) ! Je suis animateur et réalisateur et j’ai l’impression que je mets ça un peu sur le même niveau. J’oscille entre les deux, même si je fais plus souvent de l’animation. Mais les deux sont importants, l’un va avec l’autre. Quand je réalise, j’anime. Et quand j’anime, je continue à muscler ma pratique d’animateur, pour pouvoir l’intégrer dans mes réalisations. C’est vraiment une pratique. Si à un moment, tu t’arrêtes, tu ne sais plus comment faire…T’es tout rouillé ! Donc, moi, je n’arrête pas d’animer. J’aime dessiner.

Comment es-tu passé du dessin à lanimation ?

N.F : Je suis citoyen belge désormais, mais je suis parisien à la base. Et en France, il y a cette émission « Court-circuit » sur Arte. Je n’en ratais aucune. Un jour, il y a eu ce reportage sur l’atelier de production de la Cambre, à Bruxelles, avec Guy Pirotte… On y voyait Pierre Lucas aussi, qui essayait de monter des pellicules sur ses grosses machines. Je me suis dit : « Waouh, ça a l’air génial de bidouiller avec de la péloche ». Ça m’a trop donné envie de voir cet atelier où il avait l’air de galérer un peu, et de faire de la cuisine avec des films. Après des études de graphisme à Paris, à l’école Duperré, je me suis dit que j’irais voir à quoi ressemblait la Cambre. J’ai passé le test d’entrée et j’ai été reçu. (…) Ca fait plus de 20 ans maintenant que je suis à Bruxelles. C’est un peu chaotique, la Belgique, mais j’aime bien.

Comment se sont passées tes premières expérimentations danimation sur pellicule ?

NF : L’argentique m’avait séduit, sauf que quand je suis arrivé à l’école, en 2003, tout le matériel était mort. Ils ont donc remplacé tout leur équipement argentique par un parc numérique, je me suis alors lancé corps et âme à faire des films entièrement numériques. Pendant mes cinq années d’études à la Cambre, hormis un peu de stop motion, quasiment tout le monde était sur l’ordinateur. Tout le monde voulait apprivoiser et s’approprier ces nouvelles technologies. Sauf qu’elles étaient balbutiantes et que le numérique peut donner des résultats parfois assez hasardeux. Là, je vois que progressivement les gens commencent à se détacher de ce rapport avec l’ordinateur…parce qu’ils commencent à en avoir un peu marre d’être assis derrière !

Aujourd’hui, avec les intelligences artificielles, il y en a qui ont un rejet vraiment très fort de tout ça. Il y a donc un retour vers quelque chose de plus « crafty », de plus manuel. Et moi-même, c’est ce que j’essaye de faire : de retourner vers le papier. Car, ça fait vingt ans que je suis derrière un ordinateur.

Tu es quand même dans le « manuel » en animant sur ordinateur. Quest-ce que ça change de dessiner sans ordinateur ?

NF : C’est sûr que dessiner ne change pas beaucoup ma position derrière un bureau, c’est vrai. Mais mon dynamisme n’est pas le même derrière un écran que quand je suis en train de dessiner sur papier. Je sais que si je commence à dessiner, je peux être concentré dessus beaucoup plus longtemps que si je suis sur un ordinateur.

Est-ce la première fois que tu es au jury dun festival ?

NF : C’est la deuxième fois. J’ai déjà été juré au festival de Leeds en 2019 pour la sélection courts-métrages d’animation, un an après avoir gagné un prix pour mon précédent film Yin (2017). Ça permet d’avoir une autre lecture, un autre regard sur les films que celui de simple spectateur, parce que l’importance de la mission les ancrent mieux dans ma mémoire.

Cest-à-dire ?

NF : Souvent, tu regardes les films comme si tu consommais des hot-dogs. Tu avales et ensuite tu oublies. C’est un peu triste, vraiment. Je regarde des films et peu de temps après, je ne m’en souviens plus du tout. C’est peut-être un peu égoïste, mais je pense d’abord à moi, à ma perception des films.  Ça me permet aussi et surtout de travailler à savoir pourquoi un film me plaît et d’essayer de pointer pourquoi il y en a qui fonctionnent mieux que d’autres. Le travail de juré, je le fais aussi dans les écoles. Et ça, c’est encore un autre rapport parce que je donne mon avis sur des films d’étudiants. Ça produit encore un autre impact, puisque les films pour un festival comme Anima ont été produits.

Quelle est la différence ?

NF : Et bien, les auteurs qui montrent leur film au festival Anima ont réussi à trouver des financements pour faire le film, et même s’ils n’en ont pas trouvés beaucoup, ils ont réussi à trouver la motivation et les gens pour faire un film et donc d’arriver jusqu’à la fin : c’est déjà énorme !  Le montrer ensuite à un public, c’est assez fou : c’est déjà un accomplissement en soi.  C’est un peu un « chemin de croix », je veux dire par là qu’il y a quand même plusieurs obstacles pour que le film arrive devant nos yeux. En tant que juré, je vais juste être là pour leur dire : « il est super votre film et peut-être que vous allez avoir un prix ». Alors que quand je suis juré pour un film d’étudiant, c’est peut-être leur futur qui est en jeu.  Je leur dis plutôt : « Écoute, là, c’est super ce que tu as fait, tu es bon sur certains points et sur d’autres, il y a des faiblesses. Fais attention donc, si plus tard, tu veux faire des films, il y a des choses qui devraient être améliorées et d’autres sur lesquelles tu as des points forts ». Avec les étudiants, j’essaye justement de ne pas avoir seulement le rôle de juré, mais peut-être aussi celui d’une sorte de « guide », à mon niveau. Je sais qu’ils ont besoin d’un regard neuf d’un intervenant extérieur qui ne soit pas un professeur, et donc sans rapport hiérarchique. Si je peux leur donner des petits tuyaux, j’en suis content, puisque de toute façon, moi, j’arrive à la fin d’un projet.

La chronologie de la production dun film danimation d’étudiants suit celle de lannée scolaire, cest ça ?

NF : Oui, entre septembre et juin, ça fait neuf mois, donc même pas un an.  C’est très court pour un film d’animation. Alors qu’un film produit, ça peut prendre plusieurs années. Il y a souvent eu de nombreuses commissions pour adouber le scénario, les financements, la technique. Quand tu reçois le film, il est déjà passé par plusieurs regards. Pour un film étudiant, les réalisateurs n’ont pas beaucoup de temps et se permettent beaucoup de choses qui ne passent pas au travers des filtres de producteurs ou au crible de commissions ou de chaînes télé. C’est beaucoup plus libre. Dans les films d’étudiants, il y a quelque chose d’assez frais, de plus expérimental en quelque sorte. C’est seulement après, quand ils voudront produire des films qu’ils devront aller sur des rails. Voilà pourquoi c’est dur de juger des films d’étudiants et des films professionnels au même niveau.

Ton dernier film HUGS a déjà un chouette parcours en festival, notamment à Sundance. Peux-tu nous en parler ?

NF : Sundance a été une expérience un peu dingue. En même temps ça faisait sens, puisqu’il s’agit de l’un des plus gros festivals du film indépendant aux États-Unis. Et moi j’ai fait un film auto-produit, sans passer par la case recherche de financement, comme si j’étais encore étudiant. C’est une belle récompense et un sacré honneur. Mais c’était un gros bazar aussi. Quand on était étudiants et qu’on faisait des films, on disait souvent pour blaguer : « on va aller à Sundance ou à Cannes… ». Ça n’arrivait jamais évidemment, et cette blague a duré longtemps. Et puis là, quand c’est arrivé pour de vrai, ça a été un peu surréaliste. Cette sélection à Sundance et mon prix à Anima cette année peuvent jouer sur le parcours du film. Mais, je ne vois pas encore tout à fait les vraies retombées. Des producteurs ne sont pas encore venus avec des mallettes pleines de billets pour me dire : « on va produire ton long métrage » !

Tu as envie de passer au long ?

NF : Ce n’est pas vraiment un rêve pour moi. En tout cas, si je fais un long, je crois que je le ferais un peu à ma sauce. Je vois comment d’autres fonctionnent pour des courts ou des longs, et en général, leur position ne fait pas vraiment envie.

Pourquoi ?

NF : Parce que c’est une question de tempérament. J’ai l’impression que réaliser, c’est surtout être un ou une chef d’orchestre. Il faut gérer des équipes, être dans l’organisationnel. Ça n’est vraiment pas mon délire, ça me fait même un peu peur. J’aime bien travailler tout seul, car j’aime bien animer, dessiner moi-même. J’aime moins déléguer. Si je suis amené à faire un long métrage, j’aimerai travailler comme Sébastien Laudenbach (Linda veut du poulet, La Jeune fille fille sans mains), qui fait quasiment tout, tout seul. Ca changera peut-être.

Outre le financement lui-même, quelles sont les limites dun film danimation auto-produit, selon toi ?

NF : La réelle limite, c’est la durée de réalisation. Quand tu as fait un film auto-produit dans ton coin, effectivement, tu n’as pas de barrières. Ma première réalisation après mes études a été un clip vidéo. Je lui ai consacré un an. Pour mon premier film professionnel, Yin, j’ai mis deux ans. Et pour celui-ci, HUGS, cela m’a pris six ans. Je pense que c’est la limite.

Comment sest élaboré ce film justement ?

NF : Ce film-là a été fait de manière assez organique. J’ai animé un plan, puis un deuxième, puis un troisième, pas du tout dans l’ordre. Je me suis lancé dans ce film sans storyboard, sans scénario, et sans véritable recherche graphique (rires) ! Je l’ai commencé en 2019 avec le logiciel d’animation vectoriel Adobe Animate Flash. Il n’y a que deux décors qui ont été peints, le premier plan et le dernier…et ça se voit très peu !

Quelle était lidée principale de HUGS ?

NF : Au fil du temps, je me suis rendu compte que j’étais quelqu’un de plus visuel que narratif. L’idée, c’était simplement d’animer des gens qui se font des câlins. Je me suis dit que quand j’aurai cinq minutes d’animation, j’essaierai d’en faire quelque chose. Comme c’est un film auto-produit, il n’y avait personne derrière moi pour dire : « faudrait terminer ton film maintenant ». En plus, je ne voulais pas attendre, je ne voulais pas passer par une étape d’écriture. Je voulais juste faire un film « uniquement sensoriel » basé uniquement sur l’animation. C’était cool, et en même temps, je ne sais pas si je le conseillerais. J’ai travaillé pour ce projet sur mon temps libre et un peu les week-ends ou entre deux jobs. C’était la première fois que je me suis dit que je n’allais pas aller chercher des financements, que j’allais animer directement et faire un film en peu de temps. Ce qui n’a pas été vraiment le cas !

Pourtant, dans ton film, il y a pas de dialogue, les personnages se prennent juste dans les bras…

NF : En fait, je voulais que les câlins soient au coeur du film.  Je ne voulais pas que d’autres choses viennent parasiter ce thème. Les personnages sont donc impersonnels. Ils sont asexués, ils n’ont pas de couleur de peau particulière. C’est pour ça qu’ils sont rouges, jaunes, verts, blancs… Ils n’ont pas d’attributs particuliers pour déterminer à quelle classe sociale ils appartiennent. Il n’y a pas de décor non plus.

Est-ce que tu as envisagé l’histoire sous le format dun clip ?

NF : Non, absolument pas, mais c’est marrant, car le film part bientôt au festival Music & cinéma à Marseille, donc ça colle !

Si tu navais pas fait de lanimation, qu’aurais-tu fait ?

NF : De la bande-dessinée, peut-être de la peinture. De toute façon, ça aurait été quelque chose de manuel et dans l’image. Par contre, dernièrement, j’ai été très séduit par l’univers du couple de réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani (Reflet Dans Un Diamant Mort, Amer, L’Étrange Couleur des larmes de ton corps, Laissez bronzer les cadavres). Ils ne font pas de films d’animation mais des films très libres de leurs images, assez psychédéliques, très étranges avec une forte présence de la pellicule. Ils se permettent même de faire des photos en fait. J’aimerai beaucoup animer pour eux, donc s’ils font un film d’animation : je suis là !

Propos recueillis par Georges Coste

Lab Format Court 2026, voici notre comité de sélection !

Après le lancement de notre deuxième appel à scénarios à la mi-février, nous avons très rapidement atteint la limite des 60 premiers projets reçus. Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont partagé leurs histoires singulières !

Parmi les projets reçus, trois lauréats ont été sélectionnés. Leurs auteur·rices bénéficieront, durant le festival, d’un accompagnement par le scénariste-consultant Hakim Mao, à travers une série de consultations, de sessions de réécriture et de rencontres professionnelles.

Après des études de cinéma, Nadia Le Bihen-Demmou intègre l’équipe du festival Côté Court et du festival Paris Tout Court comme coordinatrice et programmatrice. Elle y restera 10 ans. Depuis, elle travaille au sein du département court métrage au Centre National du Cinéma et de l’image animée, en tant que chargée de mission pour l’aide avant réalisation.

Normalienne et agrégée de philosophie, Nathalie Hertzberg se forme au montage à la FEMIS. Parallèlement, elle travaille comme assistante à la mise en scène à la Comédie-Française où elle a l’occasion d’écrire et de mettre en scène une lecture spectacle au Studio Théâtre. Son premier scénario tourné est une série, Scalp, diffusée par Canal Plus, co-écrite avec le réalisateur Xavier Durringer. Elle travaille ensuite régulièrement comme scénariste, pour la télévision/plateforme (la série Becoming Karl Lagerfeld sur Disney+, ou l’unitaire Adieu de Gaulle sur Canal Plus) et au cinéma.  Récemment, elle a co-écrit Le Procès Goldman, réalisé par Cédric Kahn, film d’ouverture de la Quinzaine des Cinéastes, nommé aux Césars 2024 pour le meilleur scénario, lauréat du César du meilleur acteur pour Arieh Worthalter et elle a collaboré au scénario de Juste une Illusion d’Eric Toledano et Olivier Nakache qui sortira en avril 2026. Depuis quelques années, en parallèle de son activité de scénariste, elle donne  des cours de philosophie, notamment à la FEMIS, au Théâtre National de Bretagne à Rennes ou à Sciences Po Paris.

Après des études en médiation culturelle et quelques papiers pour Format Court, Fanny Barrot s’engage pendant une dizaine d’années comme film commissioner dans l’Ouest de la France, où elle accompagne les tournages et défend la vitalité du territoire à travers le cinéma. En 2019, elle rejoint l’équipe de Sauve qui peut le court métrage pour contribuer à l’organisation du Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand. Elle y participe également à la mise en œuvre et au développement d’actions d’éducation aux images, avec le désir constant de transmettre et de partager la passion du cinéma. Attentive aux écritures émergentes et au repérage de nouveaux talents, elle œuvre à créer des passerelles entre professionnels, experts du cinéma et jeunes aspirants ou amateurs éclairés, convaincue que les rencontres façonnent les parcours et nourrissent les vocations.

Les lauréat·es, choisi·es par notre comité de sélection composé de trois professionnelles du cinéma, sont :

Le droit au nom de Diane Devresse
L’homme du match d’Imran A. Khan
Ririd de Maye Kissoum

Festival Format Court 2026, le jury presse

Notre septième édition approche à grands pas : le Festival Format Court aura lieu du 8 au 12 avril prochain au Studio des Ursulines (Paris 5). Voici d’ores et déjà la composition de notre Jury presse qui aura pour mission de décerner le Prix de la presse à l’un des 23 films en compétition.

Jean-Philippe Guerand, journaliste de cinéma depuis 1982. 8 ans à Première, 33 ans au Film Français, 18 ans à TéléCinéObs, 28 ans à Pleine Vie, 19 ans à L’Avant-Scène Cinéma. Biographe de Woody Allen, Cyril Collard, James Dean, Jacques Tati, Bernard Blier et Jean Rochefort. Rédacteur en chef du mensuel Spectateur/Illimité (1996-2003) et de l’émission Cinéma(s) de Serge Moati diffusée sur France 5 et TV5 Monde (2010-2011). Coscénariste du documentaire de Christophe Duchiron, Bernard Blier façon puzzle (France 5, 2022). Animateur du blog cinéma Persona Grata depuis 2015. Membre du Syndicat français de la critique de cinéma et du Club Média Ciné. Juré Fipresci à Venise et Toronto.

Après des études de cinéma et de journalisme culturel, Chloé Delos-Eray entame sa collaboration avec le magazine spécialisé Première, puis avec les services Cinéma et Séries de l’hebdomadaire Télérama. En mai 2025, elle fait partie du Jury Télérama du festival digital 1minute2court, puis du Jury Presse des Vendanges du Septième Art de Pauillac.

Après des études de cinéma et de littérature, Victor Touzé écrit désormais pour la revue Tsounami. En plus de réaliser des films, il donne des cours de cinéma aux classes de CPES du lycée Louis Legrand.

Sophie Benamon est journaliste et fondatrice d’Intervistar, un média en ligne indépendant dédié au cinéma et aux séries, après plus de vingt ans passés à Studio Ciné Live et Première. Membre du Syndicat Français de la Critique de Cinéma, enseignante à la Sorbonne Nouvelle et formatrice à La Chance pour la diversité dans les médias, elle croise regard critique, sens de la transmission et passion du cinéma de patrimoine comme des créations émergentes.

Guillaume Narguet est diplômé de Sciences Po. Critique littéraire et cinéma, il a contribué, de 2016 à 2024, à diverses revues culturelles (dont Zone Critique). Il a créé, en 2024, sa propre revue de culture générale (À Rebours), en ligne et en format papier, publiée par les éditions Long-Temps, qu’il a fondées et dont il est le président. Il a conduit de nombreux entretiens avec des personnalités du monde du cinéma (cinéastes, acteurs…), tels que Danny Boyle, John Waters, James Ivory, Thelma Schoonmaker, Carmen Maura, Adam Elliot, Pedro Pinho, Robert Guédiguian, Catherine Breillat…

Festival Format Court 2026, le jury professionnel

Notre septième édition approche à grands pas : le Festival Format Court aura lieu du 8 au 12 avril prochain au Studio des Ursulines (Paris 5). Voici la composition de notre jury professionnel qui évaluera les 23 films en compétition.

Valéry Carnoy est un jeune réalisateur belge formé à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) à Bruxelles, après un premier cursus en psychologie sociale et interculturelle à l’Université Libre de Bruxelles. En 2019, il termine son film de fin d’études Ma planète, sélectionné dans plus de 80 festivals internationaux (Regard, Brest, Camerimage, Flickerfest, Leeds, Leuven, Tokyo…). Le film remporte notamment le Prix du Meilleur Film au Festival Black Nights de Tallinn. En 2021, il réalise Titan, qui lui vaut le Grand Prix National au Brussels Short Film Festival ainsi qu’une trentaine d’autres prix (Rhode Island, Busan Short, Oberhausen, Tirana…). Le film est également sélectionné aux César et dans plusieurs festivals internationaux prestigieux (Clermont-Ferrand, Molodist, Interfilm Berlin, Message to Man, Regard, Odense, Palm Springs, São Paulo…). En 2024, il tourne son premier long métrage, La danse des renards. Le film est sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes du 78ᵉ Festival de Cannes, où il reçoit le Prix Europa Cinemas du Meilleur Film Européen ainsi que le Prix SACD du Meilleur Film Français. 

Bella Kim est une actrice et mannequin coréenne basée à Paris, où elle vit depuis 2015. Elle a fait ses débuts dans Hiver à Sokcho, le premier long-métrage de Koya Kamura. Le film a été sélectionné en compétition au TIFF (Toronto), à San Sebastián (Espagne) et dans plusieurs festivals internationaux. Elle fait partie des révélations féminines aux César 2026 et a également été nommée en tant que meilleure actrice en Malaisie en 2025. Parallèlement, elle travaille comme mannequin depuis huit ans et a collaboré avec des maisons telles qu’Hermès, Gucci, Lancôme ou Isabel Marant. Ses études du marché de l’art ont nourri sa vision artistique. Elle parle quatre langues : le coréen, le français, l’anglais et le japonais.

Jérémie Attard est un directeur de la photographie français originaire de Toulouse. Passionné de cinéma dès l’enfance grâce aux courts-métrages amateurs réalisés par son père, il suit une formation audiovisuelle avec un BTS au lycée des Arènes de Toulouse puis un master en cinéma à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Après plusieurs stages, notamment auprès du chef opérateur américain Sean Price Williams, il rejoint l’équipe de Marco Graziaplena comme premier assistant caméra sur Mektoub, My Love : Canto Uno d’Abdellatif Kechiche, avant d’être cadreur sur Mektoub, My Love : Intermezzo. Il signe ensuite la photographie de Tu mérites un amour d’Hafsia Herzi (Cannes 2019), de Seize Printemps de Suzanne Lindon et de Bonne Mère (Un Certain Regard, Cannes 2021), puis de L’Enfant du Paradis de Salim Kechiouche. En 2025, il est le directeur de la photographie de La Petite Dernière d’Hafsia Herzi, récompensé par la Queer Palm et le prix Louis-Delluc du meilleur film français.

Fanny Martin est monteuse son et compositrice pour le cinéma et la télévision. Formée au BTS Audiovisuel Jacques Prévert à Boulogne-Billancourt, elle développe depuis plusieurs années une pratique exigeante, au croisement du réalisme sonore et d’une approche plus sensorielle du son. Elle collabore aussi bien à des séries reconnues — Engrenages, Baron Noir, En thérapie — qu’à des films d’auteur. Elle a ainsi travaillé avec des cinéastes tels que Claire Burger (C’est ça l’amour, Langue étrangère), Samuel Theis (Petite nature), Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel (Somniloquies), Sébastien Lifshitz (Adolescentes, Casa Susanna), Catherine Corsini (La fracture, Le retour), Marie Amachoukeli (Ama Gloria), Justine Triet (Anatomie d’une chute), Amélie Bonnin (Partir un jour) ou encore Arthur Harari (L’Inconnue). En 2023, elle compose également la musique du film Ama Gloria de Marie Amachoukeli, élargissant ainsi son champ de création à la composition. Parallèlement à son travail pour le cinéma, elle conçoit des créations sonores pour la danse et le théâtre, explorant les liens entre narration, espace et perception sonore.

Arrivé à Paris en 2010, Juan-Carlos Salazar commence sa carrière dans la régie théâtrale avant de se tourner vers l’exploitation cinématographique au sein de salles d’art et essai. Aujourd’hui, il pilote la salle de cinéma du centre d’art contemporain du Jeu de Paume, où il orchestre à la fois la programmation et la gestion. Il y mêle films d’auteur, découvertes internationales et événements spéciaux, avec un goût prononcé pour l’innovation et un cinéma audacieux.

Festival Format Court 2026, participez au Jury Étudiant !

Vous avez entre 18 et 25 ans et vous êtes passionné·e de cinéma, et surtout de courts-métrages ? Devenez membre du Jury Étudiant de la 7ème édition du Festival Format Court qui aura lieu du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026 au Studio des Ursulines (Paris, 5e).

À travers cette expérience de juré.e, vous aurez l’occasion de découvrir notre festival, de visionner les 23 films de notre compétition, d’assister aux rencontres avec les équipes et de décerner un prix (le vôtre !) à l’un des films sélectionnés, lors de la cérémonie de clôture le dimanche 12 avril prochain. Ce Jury, composé de 5 personnes, participe au festival au même titre que le Jury professionnel et le Jury presse.

Pour postuler au Jury Étudiant, contactez-nous avant le vendredi 13 mars 2026 pour vous présenter et exprimer votre désir de participer à notre festival.

Attention : être membre du jury nécessite votre présence durant le festival, ainsi que pour les projections privées.

Envoyez-nous vos candidatures ainsi qu’une critique d’un film récent à l’adresse suivante : coordinationformatcourt@gmail.com