Tous les articles par Katia Bayer

Festival Format Court 2026, rencontre-débat sur le bourgeois gaze

À l’occasion de sa 7e édition, le Festival Format Court organise une rencontre publique inédite en accès libre le vendredi 10 avril à 15h30 à la Mairie du 5e autour du bourgeois gaze avec Rob Grams, le spécialiste du genre. L’échange s’ouvrira aux approches de cinéastes et auteurs. Cette discussion inédite au cœur du Festival Format Court abordera un enjeu croissant dans le cinéma français.

De Monsieur et Madame tout le monde naturellement installés en duplex parisien, à l’apprenti menuisier qui parle avec les poings, des films sociaux apolitiques aux « films de banlieue » sans fins heureuses… À quel point un regard systémique prive t-il les spectateur·ices d’autres récits ?

Rob Grams est essayiste et journaliste. Il est co-rédacteur en chef du magazine Frustration Magazine, où il écrit notamment sur le cinéma, la culture populaire et les rapports de classe. En 2026, il publie l’essai « Bourgeois Gaze » aux éditions Les Liens qui Libèrent, dans lequel il analyse la domination sociale dans la représentation du monde au cinéma et développe le concept de « bourgeois gaze », inspiré de la notion de male gaze ».

Date, horaire : vendredi 10 avril à 15h30
Lieu : Mairie du 5e arrondissement

Atelier gratuit sur réservation : coordinationformatcourt@gmail.com — dans la limite des places disponibles

Festival Format Court 2026, séance d’ouverture : Clotilde Hesme !

Coup d’envoi du Festival Format Court le mercredi 8 avril à 19h au Studio des Ursulines (Paris 5e) pour la soirée d’ouverture en compagnie de la comédienne Clotilde Hesme, Marraine de notre 7ème édition ! Pour l’occasion, un programme de 4 de ses courts sera diffusé en sa présence.

La billetterie relative à cette séance est accessible sur place et en ligne !

Programmation

Les derniers feux de Benjamin Busnel. Fiction, expérimental, 9’, 2019, France, autoproduction. En compétition au Festival Format Court 2020. En présence du réalisateur

Un réalisateur et son actrice partent pour le Festival de Cannes afin d’y trouver les financements d’un flm qu’ils ont écrit. Mais un incident étrange va perturber leur quête…

Dernière nuit de Thibault Bru. Fiction, 21′, 2022, France, Offshore. Sélectionné au Festival Paris Court Devant 2023

Après une énième dispute, Solange, femme battue, découvre son mari pendu dans la grange de leur ferme. Accompagnée de sa sœur Véro, Solange plonge dans une nuit de deuil où elle se réapproprie le corps de son bourreau, et ce jusqu’à ce qu’un nouveau jour se lève.

L’Attente de Alice Douard. Fiction, 29′, 2022, France, Les Films de June. César du Meilleur court-métrage de fiction 2024

Céline, à la maternité, attend l’arrivée de son premier enfant. C’est Jeanne, sa compagne, qui va le mettre au monde. La nuit, dans le hall de l’hôpital, elle fait la connaissance d’hommes qui, comme elle, attendent.

– Mona et ses voix de Jeanne Delafosse. Fiction, 30′, 2026, France, L’atelier Documentaire. En compétition au festival de cinéma de Brive 2026. En présence de la réalisatrice

Mona, bientôt 40 ans, ne sait plus retrouver sa voix parmi toutes celles qui se bousculent dans sa tête : voix de la société, voix des médias, voix de la raison, voix de ses ancêtres, voix de la petite fille qu’elle a été… Mona et ses voix est une comédie musicale fantaisiste et féministe qui raconte vingt-quatre heures dans la vie d’une femme désaccordée et qui donne corps aux voix discordantes qui s’agitent en elle.

En pratique

Séance d’ouverture, mercredi 8 avril 2026 à 19h.

– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne !

– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Page Facebook !

 

Clotilde Hesme, Marraine du 7ème Festival Format Court !

Après Damien Bonnard, Philippe Rebbot, Maïmouna Doucouré, Swann Arlaud, Bastien Bouillon, Florence Loiret Caille et Vincent Macaigne, nous avons le plaisir de vous révéler l’identité de la marraine de la septième édition du Festival Format Court : la comédienne Clotilde Hesme ayant joué dans de nombreux courts métrages.

Un programme de quatre de ses courts, sélectionné par ses soins, sera diffusé en ouverture du festival le mercredi 8 avril prochain, à 19h au Studio des Ursulines (Paris 5), en sa présence. La billetterie relative à cette séance est accessible sur place et en ligne !

« Le film court permet une vraie liberté de création hors d’un système contraignant de financement et cette liberté me permet d’aimer à nouveau mon métier » – Clotilde Hesme

©️Jérôme Bonnet

Clotilde Hesme ne s’enferme dans aucune chapelle et passe constamment du théâtre au cinéma, du public au privé, du cinéma d’auteur (Honoré, Ruiz, Bonello) aux séries télé populaires (Les Revenants, Lupin, HPI), en passant par des projets musicaux exigeants (Les gens dans l’enveloppe avec Alex Beaupain, L’Enfer de Dante avec les Syd Matters). Elle fut Baal, mis en scène par Orsoni, et joua dans Jean la Chance, mis en musique par Masto des Bérurier Noir. Elle plonge dans les grands classiques français avec Luc Bondy (Tartuffe et La Seconde Surprise de l’amour) et participe à l’un des plus gros succès du théâtre privé de l’année 2018 avec Le Jeu de l’amour et du hasard, mis en scène par Catherine Hiegel.

Elle obtient le César du Meilleur Espoir pour Angèle et Tony d’Alix Delaporte en 2012. On la retrouve ensuite sur Arte dans Nona et ses filles de Valérie Donzelli ou dans Amour fou de Mathias Gokalp avec Jérémie Renier. Elle a collaboré avec Fabien Gorgeart sur son premier long métrage, Diane a les épaules. Ils créeront ensemble Stallone, adapté du livre d’Emmanuèle Bernheim et mis en musique par Pascal Sangla. Pour ce spectacle, elle obtient le Molière de la meilleure comédienne en 2022. Elle prête sa voix parlée et chantée à la maman dans Linda veut du poulet de Chiara Malta et Sébastien Laudenbach, mis en musique par Clément Ducol. Elle est Hamlet à l’Odéon et au 104 en 2024, et en reprise en tournée en 2025, sous la direction de la metteuse en scène brésilienne Christiane Jatahy.

En pratique

Séance d’ouverture du festival consacrée à Clotilde Hesme, le mercredi 8 avril 2026 à 19h, en sa présence
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne !
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Sébastien Chassagne : « La singularité est une conscience qui s’ignore »

En février, il présentait au Festival de Clermont-Ferrand en compétition nationale Veuillez patienter de Solal Bouloudnine (reparti avec le Prix du public et le Prix Canal+) et en séance spéciale Baise-en-ville de Martin Jauvat. Le 15 avril, il tiendra le premier rôle dans La Petite Graine de Mathias et Colas Rifkiss. Comédien venu du théâtre, passé par la série, le court et le long métrage sans hiérarchie ni stratégie préméditée, Sébastien Chassagne revendique un rapport souple au jeu, au scénario et aux trajectoires professionnelles. De sa formation à l’ESAD à son goût pour les projets fondés sur la confiance et le doute, il revient sur ce qui, selon lui, fait réellement une rencontre de cinéma.

© KB

Format Court : Avant de parler de courts-métrages, jaimerais revenir sur ta formation, notamment ton passage par lESAD.

Sébastien Chassagne : Avant l’ESAD, j’étais au Conservatoire de Versailles avec un professeur qui s’appelait Daniel Dubreuil. J’y suis resté deux ans, puis j’ai intégré l’ESAD assez vite. J’avais tenté d’autres écoles, notamment à Asnières, mais j’ai choisi l’ESAD parce que c’était gratuit, public, et que je n’avais pas un radis. Je vivais avec le chômage que je touchais après avoir travaillé à la FNAC Saint-Lazare.

Tu faisais quoi à la FNAC ?

S.C. : Surtout des papiers cadeaux et des remboursements de livres dans les 15 jours. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’était pas du tout une porte d’entrée sur la culture, contrairement à ceux qui travaillent en librairie par exemple. Après ça, j’ai quitté mes études de lettres modernes — j’avais fait une prépa littéraire — et je suis entré à l’ESAD. C’est une école que j’ai beaucoup aimée, même si elle a énormément changé depuis.

Quest-ce qui la différenciait à l’époque ?

S.C. : L’ESAD est née comme un contrepoint au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Jean-Claude Cotillard, un mec brillantissime qui venait du mime, avait pour ambition d’en faire une école publique et nationale. Il en a fait une école très pluridisciplinaire, ouverte, avec des élèves qui n’attendaient rien de “l’après”. Ce n’était pas une école pour préparer le Jeune Théâtre National ou une insertion professionnelle directe. Elle a créé des troupes, des liens durables. Je travaille encore aujourd’hui avec des gens rencontrés là-bas il y a plus de vingt ans.

Tu cites le mime. Est-ce que ça ta servi par la suite dans ton travail ?

S.C. : Non, pas particulièrement, pas autant que le masque ou le clown par exemple. Le mime, je n’en ai pas tiré grand-chose dans mon travail, même si je trouve amusant d’en avoir fait à une époque où c’était déjà ringard. Le masque et le clown, en revanche, ont été fondamentaux.

En quoi ?

S.C. : Ce sont des matrices de travail qui apprennent à laisser échapper, à ne pas vouloir contrôler ce que les autres projettent sur vous. À être en adéquation avec ça tout en proposant une pensée artistique, un protocole, un texte. Je ne dis pas que tout le monde en a besoin, mais moi, ça m’a guidé.

Ce lâcher-prise, tu le retrouves sur les tournages ?

S.C. : Quand je sors content d’un tournage, ce n’est pas forcément parce que j’ai bien joué, mais parce que j’ai été détendu, souple du début à la fin. J’aime l’idée de “laisser faire le documentaire sur soi”, comme disait Serge Daney.

« Mozeb »

Certains comédiens observent beaucoup, prennent des notes, construisent des personnages à partir du réel. Est-ce ton cas ?

S.C. : Pas du tout. Je n’ai pas la volonté d’observer, de croquer les choses. J’ai plutôt l’impression que les choses m’arrivent et que je m’en imprègne sans volonté particulière. En revanche, j’adore les exercices d’imitation, qui viennent aussi du clown. Imiter, c’est accepter d’être une réplique : donner la réplique, rendre la pareille, refaire. L’imitation comme l’improvisation, ce sont des exercices matriciels merveilleux. Dans mon parcours, je me suis rendu compte après coup que copier pouvait être intéressant. Mais au début, pas du tout.

Tu travailles sur des projets très variés. Comment as tu-construis ta propre singularité ?

S.C. : Je n’ai pas trop la main dessus. Je crois que la singularité est une conscience qui s’ignore. À un moment donné, cette singularité, c’est aussi ses défauts. C’est vraiment une arme à double tranchant. Elle crée beaucoup de rejets de la part des autres. Raphaël Quenard en est un exemple très parlant, brutal et récent. Sa singularité a longtemps, pendant 10 ans, été un handicap avant de devenir une force, quand quelqu’un s’est rendu compte que ça pouvait être intéressant. À mon niveau, je ressens ça aussi. On présume beaucoup de mon “neutre”, par exemple.

C’est-à-dire ?

S.C. : Quand j’écoute, on pense que je cogite ou que je juge, alors qu’il ne se passe rien dans ma tête. J’ai une attitude de réception et d’écoute et je me soucie peu de ce que ça renvoie, de mon apparence. J’ai beaucoup de mal à donner l’échange socialement, par exemple.

C’est vrai que quand on est comédien, on est toujours dans la représentation. Le regard des autres est très présent dans ce métier.

S.C. : C’est toujours difficile d’arriver à faire la part des choses, tu es tout le temps surveillé et puni, comme dirait Michel Foucault. Même sur les tournages, même entre les prises. On juge vite les attitudes, les vêtements, les comportements. Et souvent, on met en garde contre certaines personnes. J’ai vécu l’exact inverse avec Isabelle Adjani : on m’avait prévenu, et ça a été une expérience merveilleuse, d’un professionnalisme absolu. J’ai tourné avec elle 4 jours au tout début de ma carrière dans un film qui s’appelle Carole Matthieu de Louis-Julien Petit.

Est-ce que tu es plus détendu sur les courts-métrages ?

S.C. : Non, c’est pareil. Il n’y a pas de grande différence. Honnêtement. Un tournage, c’est un tournage, c’est la concentration. Dans tous les cas, je n’ai pas l’impression de m’économiser. À un moment donné, j’ai pu penser que je prenais des risques sur les courts-métrages. Mais si ça a été vrai, ce n’est plus le cas maintenant. Je prends des risques tout le temps, dans tous les cas de figure.

« Master of class »

J’ai le sentiment de t’avoir identifié dans Master of class de Carine May et Hakim Zouhani.

S.C. : Ah oui. Souvent, les gens m’ont identifié à la télé, avec la série Irresponsable, la plupart du temps. Ça m’a fait défaut pour le coup. On n’était pas très pris au sérieux quand on faisait de la série il y a dix ans.

Ça a changé maintenant.

S.C. : Oui, oui, ça a changé. A l’époque de la série, c’était la première fois que quelqu’un me proposait un travail de tournage. Moi, je ne faisais que du théâtre. Une fois, j’avais essayé de passer un casting. J’avais trouvé ça totalement inintéressant. Encore maintenant, je doute très profondément de la pertinence de l’exercice du casting. Je crois qu’il faut s’entourer des gens avec lesquels on a envie de travailler et que c’est déjà ça, la mise en scène. Je crois beaucoup aux rencontres. J’ai quand même tendance à travailler uniquement sur les projets où ce sont des propositions fermes, parce qu’on a envie de travailler avec moi. Et les castings, j’y vais parfois, mais je ne les ai quasiment jamais.

Pourquoi y vas-tu alors ?

S.C. : Pour voir. Au cas où, parce que j’aime bien jouer. J’y vais pour le plaisir, pour l’exercice. Ca m’amuse toujours d’avoir un public nouveau, un regard nouveau.

Au CNC, tu présides la commission des aides après réalisation aux films de courts-métrages. Qu’est-ce que tu espères identifier ?

S.C. : J’aime beaucoup cet exercice. Je n’espère rien du tout. Je suis toujours content de voir des films. Et même quand j’ai la flemme, je suis content qu’on m’oblige à regarder des films ! Ca me va très bien. Comme je suis content d’aller voir des amis au théâtre. Qu’est-ce que j’espère y trouver ? Je n’en sais bigrement rien. Je ne sais pas ce que je cherche. J’ai l’impression de pouvoir regarder un peu du coin de l’œil l’histoire globale du cinéma. Celle-ci se déroule quelque part et elle passe un peu par cette commission. On évalue les films une fois terminés, ce qui correspond parfaitement à ma vision : le film, ce n’est pas le scénario. Le scénario est une étape parmi d’autres.

À Clermont-Ferrand, tu as présenté Veuillez patienter de Solal Bouloudnine. On te retrouve souvent dans des courts de réalisateurs/comédiens qui s’essaient au court-métrage

S.C. : C’est plus agréable d’accompagner des gens qui doutent que des gens qui savent, déjà, d’une manière générale. Il y a à peu près dix ans, j’ai reçu un message de Martin [Jauvat] dans mes spams Facebook, il m’avait envoyé un scénario qui était complètement improbable, celui d’un de ses premiers films, Mozeb, complètement improbable, avec zéro budget. J’ai adoré cette audace.

Sais-tu pourquoi il t’avait contacté ?

S.C. : C’est un enfant de la télé. Il n’a pas trop la hiérarchie ou le snobisme qu’on peut avoir vis-à-vis du cinéma contre la télé et les œuvres audiovisuelles en général. La seule chose qu’il pouvait autoproduire, c’était des courts-métrages. Il avait décidé de faire du cinéma, quoi qu’il arrive et de s’acheter sa propre légitimité donc, il était obligé de passer par là.

Tu n’as pas envie d’écrire ou de réaliser ?

S.C. : Tout le monde a des scénarios sous le coude, mais je n’ai pas le temps. Je fais beaucoup de théâtre, de tournages, et j’essaie d’être un père présent pour mon fils. Et surtout, je n’ai plus cette boulimie de vouloir tout faire. J’essaie de faire une chose à la fois.

Selon toi, comment est-ce qu’on dirige bien un acteur ?

S.C. : En ne le dirigeant pas. En l’ayant bien choisi, en lui faisant confiance. En fait, il faut avoir bien fait son casting. Plus je vieillis, plus j’en suis convaincu. J’aime les projets de rencontre, pas ceux où l’on cherche à se diriger les uns les autres. Ça fonctionne rarement, ou alors c’est malsain.

Et sur Eden de Mia Hansen-Løve, ton premier tournage ?

S.C. : C’était il y a 13 ans. J’ignorais tout du cinéma. Je ne comprenais même pas comment ça marchait. Elsa Pharaon et Antoinette Boulat m’ont repéré au théâtre. Je n’avais pas d’agent. Je négociais directement avec le directeur de prod. Après, j’ai pu tourner pendant un an et demi, deux ans. Jusqu’à ce qu’Emilie Noblet me propose le pilote d’Irresponsable. Je me suis dit que je prenais ce qu’il y avait à prendre et que ça allait s’arrêter après.

Le souci, dans ce métier, c’est l’attente…

S.C. : C’est pour ça que je t’ai parlé aussi de mon école, dirigée par ce directeur brillant, Jean-Claude Cotillard On t’apprend qu’il n’y a rien à attendre de quoi que ce soit. Personne ne va venir te chercher. L’air de rien, une fois que tu t’es débarrassé de ça, tout va bien. Après, tu crées ton niveau de vie. Tu te demandes combien tu as besoin pour vivre sans être dans la merde. Il faut avoir des petits besoins quand on fait ce petit métier.

On se termine sur les petits besoins.

S.C. : Les petits besoins du petit métier.

Propos recueillis par Katia Bayer

1er After Short René, le 1er avril à l’ESRA Bruxelles

Pour la troisième année consécutive, Format Court organise un After Short à Bruxelles. Après deux évènement autour des Magritte les deux dernières années, le magazine organise pour la première fois une soirée d’échanges et rencontres autour des René du cinéma. L’événement aura lieu le mercredi 1er avril à 19h sur le campus de l’ESRA Bruxelles. Organisée par Format Court, en partenariat avec l’ESRA, le site de cinéma belge Cinergie.be et le soutien de l’Académie André Delvaux, cette soirée mettra à l’honneur le dynamisme et la créativité du cinéma belge. Y participent 12 professionnels, lauréats de la dernière cérémonie des René qui s’est déroulée le 7 mars dernier. Après la rencontre, un cocktail est organisé par l’ESRA Bruxelles à l’école.

Téléchargez la présentation (PDF) de nos invités ainsi que leurs bios et les synopsis de leurs films, représentés lors de notre soirée. Attention : nombre de places limitées.

Nos invités :

– Arnaud Dufeys, réalisateur et scénariste de On vous croit, lauréat des prix du Meilleur film, de la Meilleure réalisation et du Meilleur scénario, et Nicolas Bier, monteur de On vous croit, lauréat du prix du Meilleur montage

– Laurence Roothooft et Michel Rosendaal, actrice et directeur de la photographie de Julian de Cato Kusters, lauréat du prix du Meilleur film flamand

– Gregory Zalcman, producteur (Take Five) de Flow de Gints Zilbalodis, lauréat du prix du Meilleur film étranger en coproduction

– Salomé Dewaels, actrice, lauréate du prix de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Nino de Pauline Loquès

– María Cavalier-Bazan et Maxi Delmelle, acteurs, lauréats du prix du Meilleur espoir féminin et masculin pour Aimer perdre de Lenny et Harpo Guit

– Vincent Cahay, compositeur, lauréat du prix de la Meilleure musique originale pour Maldoror de Fabrice Du Welz

– Alice D’Hauwe, réalisatrice de La moisson, lauréate du prix du Meilleur court métrage de fiction

– Sylwia Szkiladz, réalisatrice de Autokar, lauréate du prix du Meilleur court métrage d’animation

– Fred De Loof, réalisateur de Baraki (saison 2), lauréat du prix de la Meilleure série

En pratique

* After Short René, mercredi 1er avril à 19h  à l’ESRA Bruxelles : 17, rue du Beau Site (1000 Bruxelles). Accueil : 18h30. Réservations dans la limite des places disponibles : bruxelles@esra.edu

Festival Format Court 2026. Séance Secrets et Tabous !

Pour sa septième édition, le Festival Format Court poursuit son exploration des formes du court métrage à travers une programmation ouverte et exigeante. Parmi ses temps forts, cette troisième séance thématique vous propose d’emprunter, le vendredi 10 avril 2026 à 19h, un parcours de films embrumé de secrets à travers un voyage dans les recoins obscurs des non-dits. 

Tantôt sombres, tantôt sulfureux, tantôt tragiques, tantôt salvateurs, 6 films comme 6 énigmes à résoudre : d’une déambulation censurée en 1953 de Kenneth Anger — pionnier underground du cinéma queer, — à la Palme d’or du court-métrage 2025 réalisée par l’acteur Tawfeek Barhom, des fantasmagories enténébrées de Yann Gonzalez, aux ellipses troublantes de la réalisatrice mongole Lkhagvadulam Purev-Ochir, des couleurs trompeuses de l’animatrice Manon Tacconi, aux mondes étranges de l’artiste espagnol Sergio Caballero… Une exploration immersive dans l’incommunicable, là où le silence et les évitements dévoilent les secrets. 

Programmation

Eaux d’artifice de Kenneth Anger. Fiction – 13’ – États-Unis – 1953 – Autoproduction

Une partie de cache-cache qui dure toute une nuit dans un labyrinthe de cascades, balustrades, grottes et fontaines jaillissantes jusqu’à ce que la silhouette en quête et la fontaine ne forment plus qu’un.

Les Îles de Yann Gonzalez. Fiction – 23’ – France – 2017 – Ecce films – sélectionné à la Semaine de la Critique 2017. En présence du réalisateur

Des personnages traversent un dédale érotique et amoureux avec le désir pour seul guide.

La bouche en cœur de Manon Tacconi. Animation – 4’ – France – 2022 – La Poudrière – sélectionné au Festival de Clermont-Ferrand 2023. En présence de la réalisatrice

Marseille, plein été. Allongées sur leur serviette, Jess et Alana parlent de la Beach party de la veille.

Je te tiens de Sergio Caballero. Fiction – 21’ – Espagne – 2019 – Advanced Music – sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes 2019

C’est le voyage en voiture d’une mère et de sa fille à travers des mondes étranges. La fille veut se suicider et la mère va essayer de l’en dissuader.

I’m glad you’re dead now de Tawfeek Barhom. Fiction – 13’ – Palestine, France, Grèce – Kidam, Foss Productions – Palme d’or du court-métrage au Festival de Cannes 2025

Deux frères retournent sur l’île de leur enfance. Des secrets enfouis depuis longtemps les obligent à affronter un passé sombre qui les lie l’un à l’autre.

Snow in september de Lkhagvadulam Purev-Ochir. Fiction – 19’ – France, Mongolie – Aurora Films, Guru Media – Prix du meilleur court-métrage Orizzonti à la Mostra de Venise 2022

Davka est un adolescent qui vit dans les immeubles soviétiques délabrés de Oulan-Bator. Avec sa camarade de classe, Anuka, ils parlent de mangas et de sexe. Quand Davka rencontre une femme plus âgée, sa vision des rapports intimes et des relations amoureuses est forcée de changer.

En pratique

Séance Secrets et tabous, le vendredi 10 avril 2026 à 19h. Durée de la séance : 93′. Projection déconseillée aux moins de 16 ans

– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Festival Format Court 2026, école SRF autour du body horror

À l’occasion de sa 7e édition, le Festival Format Court s’associe pour la troisième année consécutive à la Société des réalisatrices et réalisateurs de films afin de proposer une table ronde organisée en partenariat avec le Festival. Après une première rencontre consacrée à l’univers visuel des films et une deuxième sur les compositeurs, cette nouvelle session (COMPLÈTE) se tiendra le mercredi 8 avril à 15h30 autour du thème : « Faire du body horror en France : comment transformer le corps humain au cinéma aujourd’hui ? ».

Les intervenants de cette rencontre seront : Maud Wyler (actrice), David Scherer (maquilleur FX), Damien Lagogué (producteur), Valérie De Loof (sound designer), et Sarah Larsy (réalisatrice) ; la modération sera assurée par Jessica Puppo et Quentin Lazzarotto.

Le body horror, ce genre qui explore la mutation, la destruction, la dégradation, ou encore la peur de son propre corps, trouverait-il un nouveau souffle en France ? Aujourd’hui défendu par toute une génération de réalisateur.ice.s émergent.e.s dans le court-métrage et par quelques figures de proues sur le long, comme Julia Ducournau, le cinéma de la transformation du corps humain devient de plus en plus populaire dans l’hexagone.

Le Festival Format Court accueillera, pour cette table ronde professionnelle menée avec la Société des réalisatrices et réalisateurs de films, cinq intervenants — réalisatrice, producteur, maquilleur FX, actrice et sound designer — qui échangeront sur les enjeux de création et de production du body horror. Retours d’expérience, contraintes techniques, fabrication des effets et conditions de production : la discussion privilégiera une approche concrète, couvrant l’ensemble des étapes de réalisation d’un film.

Les Ateliers de la SRF (Société des Réalisatrices et Réalisateurs de Films) ont été imaginés pour favoriser les rencontres entre le public et les cinéastes aspirants ou émergents. Ces temps d’échanges, organisés à l’occasion de festivals ou dans des structures de cinéma, sont gratuits et ouverts à tous. Ce sont des moments de transmission privilégiés sur des problématiques concrètes de la création, de véritables boîtes à outils pour les cinéastes de demain.

Nos invités

Formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatiqueMaud Wyler a tourné au cinéma sous la direction de Olivier AssayasAurélia GeorgesSébastien BetbederGuillaume NiclouxAmos GitaïNobuhiro SuwaPierre Schoeller et Laïla Marrakchi. Nommée Révélation aux César du cinéma 2020 pour Perdrix d’Erwan Le Duc, elle reçoit un Prix Quartz en 2024 pour La Voie royale de Frédéric Mermoud.

David Scherer est maquilleur SFX depuis le début des années 2000. Il partage son activité entre productions télévisées d’envergure et films indépendants. Récemment au générique de Animal Totem et Que ma volonté soit faite, il a également collaboré à des œuvres marquantes comme le néo-giallo flamboyant L’Étrange Couleur des larmes de ton corps ou encore le film Ultra pulpe de Bertrand Mandico.

Détenteur d’une licence en cinéma et audiovisuel de l’université Sorbonne Nouvelle, Damien Lagogué intègre le département production de La Fémis, dont il sort diplômé en 2009. De 2009 à 2012, il travaille sur différents films produits par Institut national de l’audiovisuel. En 2011, il fonde la société de production Les Produits Frais afin d’accompagner l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes. Depuis 2015, il est en charge de la production des bonus exclusifs pour la plateforme de vidéo à la demande LaCinetek. Il produit son premier long métrage, Sun, entre 2017 et 2018, et développe depuis une ligne éditoriale diversifiée pour le cinéma, dont Else de Thibault Emin, film multi-sélectionné et primé (TIFF – Midnight Madness, 2024 ; Sitges, 2024 ; Gérardmer, 2025).

Valérie De Loof est cheffe monteuse son depuis 1996. Elle a collaboré à plus de 70 films aux côtés d’une trentaine de réalisateurs, dont Christophe Honoré et Robin Campillo. En 2019, elle reçoit le César du cinéma du meilleur son pour Les Frères Sisters de Jacques Audiard.

Sarah Lasry est scénariste et réalisatrice. Ses courts métrages récents, La Verrue (2021) et Hôtel Acropole (2025), s’inscrivent dans une veine de cinéma de genre explorant les mutations du corps et ses formes d’expression. Ils ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux, dont Festival international du film fantastique de Gérardmer, Palm Springs International ShortFest, Fantasia International Film Festival, Chicago International Film Festival, Festival international du film de Thessalonique ou encore Court-Métrange. Elle développe actuellement son premier long métrage en coécriture avec la scénariste Laurie Bost, poursuivant ses recherches autour du corps, du rituel et d’une certaine forme de monstruosité érotique.

Date, horaire : mercredi 8 avril à 15h30
Lieu : Mairie du 5e arrondissement

Atelier gratuit sur réservation (COMPLET) : coordinationformatcourt@gmail.com — dans la limite des places disponibles

Festival Format Court 2026. Focus Iran. Résistance, résilience.

Le festival de Format Court a décidé cette année de consacrer un focus autour du cinéma iranien. Pas n’importe lequel. Celui des courts-métrages. Celui de la jeune création. Celle qui se fait sous le manteau ou dans l’exil. Au nez et à la barbe des mollahs. C’est un acte militant, à l’humble échelle d’un festival. Si l’on suit Serge Daney : nous ne regardons pas les films, ce sont eux qui nous regardent. Et s’ils nous regardent, ils nous concernent. Les combats et les histoires des Iraniennes et des Iraniens nous regardent, nous concernent, et par-delà : nous engagent.

Dans cette séance, programmée au Studio des Ursulines dimanche 12 avril 2026 à 17h, il y a l’ombre des grands maîtres (Panahi, Kiarostami) ; l’envie de prendre la fuite en automobile, ou par des gestes simples, celle de mettre en péril le système. Et surtout, de grands portraits de femmes. L’Iran en films, autant résistance que résilience. Dans l’œil de Farnoosh Samadi, Sarah Saidan, Sahara Moeini, Dorsa Shirazi et Alireza Abbasi : quatre femmes et un homme. À cette programmation titrée par deux mots en ré, ajoutons celui-ci : Révolution.

Lou Leoty

Programmation

Je suis née soldat de Sahara Moeini. Documentaire – 19’ – Iran – 2025 – Autoproduction – Mention honorable et Bronze Award au Toronto Independent Film Awards (TIFA) 2025. En présence de la réalisatrice

En Iran, être une femme, c’est naître en résistance. À travers un autoportrait documentaire intime, Sahara Moeini raconte son histoire et celle de millions d’autres : une enfance sous surveillance, une jeunesse entravée par la peur, une vie marquée par la lutte. Composé d’archives personnelles, de vidéos trouvées et de souvenirs, Je suis née soldat est un cri contre l’effacement, un hommage à celles qui refusent de plier.

A cœur perdu de Sarah Saidan.  Animation – 14’ – France – 2022 –  Caïmans Productions – Prix du public au Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès 2023. En présence du scénariste Simon Serna

Omid, immigré iranien installé en France avec sa famille, est violemment agressé un soir dans la rue. Poignardé en plein cœur, il survit pourtant à l’attaque. À l’hôpital, les médecins découvrent qu’il n’a pas de cœur. Serait-il resté en Iran ?

Nili’s moments of solitude de Dorsa Shirazi. Fiction – 15’ – Iran – 2024 – Road Film Company – Première française

Nili, une fillette de dix ans, vit avec son père et se prépare pour une importante compétition de natation. Pour y participer, elle a besoin de la présence de sa mère ou d’une autorisation signée par son père. Sa mère lui promet de venir depuis une autre ville, mais le jour J, Nili se rend compte que son père a égaré son maillot de compétition lors d’un récent déménagement.

The 80 Blows d’Alireza Abbasi. Fiction – 13’ – Iran – 2025 – Road Film Company – sélectionné au Aspen Film Festival 2026

Une mère se fait passer pour une chauffeuse de taxi et, avec sa fille aînée, tente de faire sortir sa cadette de garde à vue, alors qu’elle est emmenée pour purger une peine de 80 coups de fouet.

Titanic, version adaptée aux familles iraniennes de Farnoosh Samadi. Fiction – 15’ – Iran, France – 2023 – Road Film Company, Artist Factory, Offshore – sélectionné au Festival de Toronto 2023

Dans un bureau de la télévision iranienne, des responsables s’affrontent autour de la diffusion censurée de Titanic. Entre discours institutionnel et contrôle des images, une employée fait vaciller le système par un geste clandestin.

En pratique

Focus Iran. Résistance, résilience, le dimanche 12 avril 2026 à 17h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Focus Festival Format Court 2026

Pour sa septième édition, le Festival Format Court affirme une programmation à la fois resserrée et ouverte, pensée comme un parcours à travers différentes formes et regards du court métrage. Au cœur de l’événement, une compétition réunissant 23 films vient mettre en lumière la diversité de la création contemporaine, entre émergence de nouveaux talents et affirmation de voix singulières.

Autour de cette sélection, le festival déploie plusieurs temps forts qui en structurent la lecture. Cette septième édition s’ouvre ainsi sous le signe de sa marraine, Clotilde Hesme, à qui est consacrée la soirée d’ouverture, pensée comme un moment central du festival, à la fois célébration d’un parcours et dialogue avec le public. À ses côtés, la masterclass de la cinéaste Carine Tardieu prolonge cette dimension de transmission, en proposant un temps de réflexion privilégié sur les pratiques du cinéma. Deux séances thématiques viennent également élargir les perspectives : l’une consacrée au cinéma iranien, l’autre explorant les questions de secret et de tabou, autant de portes d’entrée vers des enjeux esthétiques et politiques contemporains. À cela s’ajoutent une séance dédiée à la Ville de Paris, le Lab, ainsi que plusieurs conférences, qui prolongent les échanges entre œuvres, créateurs et publics.

À travers cette programmation, le festival ne se limite pas à une simple succession de projections : il construit un espace de circulation entre les œuvres, les cinéastes et les publics. Le présent dossier s’inscrit dans cette dynamique en réunissant les différents articles consacrés à cette édition — contenus informatifs — afin d’accompagner le spectateur dans la découverte des films, des sections et des enjeux du festival.

Paul Esquerré

Les différentes séances : 

Séance ouverture avec Clotilde Hesme, marraine du festival : mercredi 8 avril à 19h
Compétition 1 : mercredi 8 avril à 21h
– Compétition 2 : jeudi 9 avril à 21h
– Compétition 3 : vendredi avril 10 à 21h
Compétition 4 : samedi 11 avril à 19h
– Compétition 5 : samedi 11 avril à 21h
Carte Blanche Ville de Paris : jeudi 9 avril à 19h
Séance Secrets et Tabous : vendredi 10 avril à 19h
Focus Iran. Résistance, résilience : dimanche 12 avril à 17h

Les conférences :

Atelier SRF « Faire du Body Horror en France : comment transformer le corps humain au cinéma aujourd’hui ? », mercredi 8 avril à 15h30 
– Master class Carine Tardieu, samedi 11 avril à 17h 

Les Jurys 2026 : 

– Jury professionnel 
– Jury presse
– Jury étudiant

Le Lab 2e édition :

– Les lauréats 2026
– Le Comité 2026

Festival Format Court 2026. Carte blanche Ville de Paris !

La 7ème édition du Festival Format Court se tiendra du 08 au 12 avril prochain au Studio des Ursulines (Paris 5). Une compétition de 23 courts-métrages et différents programmes thématiques, dont un focus dédié à la Ville Paris, seront proposés au public et aux professionnels.

Pour la quatrième année consécutive, le festival programme en effet une carte blanche consacrée au Fonds court métrage de la Ville de Paris, partenaire officiel de la manifestation. Cette séance, intitulée Au-delà des apparences, aura lieu le jeudi 9 avril 2026 à 19h. 

Cinq films seront montrés en présence des cinéastes Stéphane Demoustier, Cécile Ducrocq, Inès Sedan et Djiby Kebe.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).

Programmation

Fille du calvaire de Stéphane Demoustier. Fiction – 20’ – France – 2012 – Année Zéro et Black Bird Productions – sélectionné au FIFF de Namur 2012. En présence du réalisateur

Jérôme est tombé amoureux d’une jeune femme qu’il essaie de séduire. Chaque jour, il raconte à son ami Patrick l’évolution de ses tentatives et de ses aventures amoureuses, tandis que celui-ci lui dispense conseils et encouragements.

Tout le monde dit je t’aime de Cécile Ducrocq. Fiction – 5’ – France – 2010 – Année Zéro – sélectionné au BFI London Film Festival 2011. En présence de la réalisatrice

Marion, 16 ans, vient de recevoir un mot d’amour de son petit ami. Enthousiaste ou perplexe, elle demande immédiatement l’avis de sa meilleure amie Joséphine, mais les deux filles ne partagent pas la même interprétation des mots « je t’aime ». À travers ce débat simple et sincère, le film explore avec légèreté et justesse les codes, les doutes et les nuances de l’amour adolescent.

Pas le niveau de Camille Rutherford. Fiction – 27’ – France – 2018 – ecce films – sélectionné au Festival Côté Court 2018

Dans un bistrot d’Anvers, Bart, un jeune lanceur de disque, et Fabiaan, son coach ancien champion, s’ennuient dans leur routine quotidienne. Lorsqu’ils décident de se rendre à Paris pour participer à un meeting d’athlétisme, leur voyage amateur se transforme en aventure qui met à l’épreuve leur amitié et révèle leurs propres limites, tant sportives que personnelles.

Love He Said d’Inès Sedan. Animation, fiction – 5’ – France – 2018 – Lardux Filmssélectionné au Festival d’Annecy 2018. En présence de la réalisatrice

San Francisco, 1973. Charles Bukowski, figure underground et punk avant l’heure, monte sur scène pour déclamer son poème Love devant un public venu assister au spectacle de ses provocations. Mais ce soir-là, derrière la posture du poète trash, ce n’est pas la fureur qui surgit : c’est un homme seul, vulnérable, profondément meurtri, dont la lecture laisse apparaître une faim d’amour et de tendresse inattendue.

L’Avance de Djiby Kebe. 1er film. Fiction – 18’ – France – 2024 – Chérubins ProductionsGrand Prix du jury au Festival Premiers Plans Angers 2025. En présence du réalisateur

Aliou, étudiant aux Beaux-Arts de Paris en pleine ascension, vend une toile représentant sa mère décédée à une collectionneuse de renom pour une somme importante. Alors qu’il doit livrer le tableau, ce qui semblait être un simple marché devient un long périple, au cours duquel il va peu à peu ressentir tout le poids symbolique et émotionnel de l’argent qu’il vient de gagner.

En pratique

Carte blanche Ville de Paris, jeudi 9 avril à 19h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place

Lab Format Court, les 3 scénarios sélectionnés

Après le lancement de notre deuxième appel à scénarios (ayant reçu plus de 80 candidatures), le comité de sélection, composé de Nadia Le Bihen-Demmou (CNC), Nathalie Hertzberg (scénariste) et Fanny Barrot (Festival de Clermont-Ferrand), s’est réuni ce lundi 16 mars afin de choisir les 3 lauréats qui intégreront, dès mardi 7 avril le Lab Format Court 2026, pour une semaine de réécriture. À cette occasion, ils seront accompagnés d’Hakim Mao, consultant-scénariste professionnel.

Les 3 dossiers retenus sont L’homme du match d’Imran A. KhanLe droit au nom de Diane Devresse et Ririd de Maye Kissoum.

Enseignant dans la vie, Imran A. Khan est passionné par l’univers du spectacle de façon hétéroclite. En effet, après plus de dix ans de jeu d’acteur au sein de la compagnie de théâtre « le Point du Jour », sa curiosité à découvrir d’autres domaines artistiques l’a dirigé vers la composition de musique, la réalisation, et l’écriture dans laquelle il s’investit quotidiennement. Son travail traite principalement de sujets sociétaux, d’espoirs, de luttes… sans restriction sur le genre.

Issue du milieu littéraire, Diane Devresse commence d’abord par l’écriture romanesque en faisant un Master de Création Littéraire (Toulouse Jean-Jaurès). En autodidacte, elle écrit des court-métrages, puis fait une résidence d’écriture où elle gagne le prix coup cœur du Frames. Elle intègre ensuite le formation d’écriture scénaristique de la Cité des Scénaristes. Elle s’intéresse au univers grinçants, qu’ils soient comiques ou dramatiques, au travail des différentes temporalités et points de vues et aux sujets de société. Porteuse d’un regard engagé elle travaille la question des marginalités et des identités plurielles. Les questions de représentation et de diversité sont primordiales dans sa pratique. Actuellement, elle travaille sur ses propres projets (romans, scénario animation ou fiction, BD) tout en faisant des interventions en milieu scolaire.

Maye Kissoum a mis un pied dans le cinéma en tant que technicienne son sur plateau et en se formant à la postproduction son fiction en 2016. En 2019, avec Camille Montalan, elles fondent D.E.F.I Production pour rendre le cinéma accessible aux quartiers populaires. En 2022, elles lancent une école de cinéma gratuite, réunissant 40 professionnels pour former 65 technicien.nes plateau venus de toute la France. Aujourd’hui, elle est la directrice adjointe de l’école, responsable de leur résidence de réalisation et jeune réalisatrice qui a 6 courts-métrages à son actif.

Festival Format Court 2026, le Jury Etudiant

Dernier jury dévoilé pour cette 7e édition : le Jury Étudiant. Composé d’Adèle Collette (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Ghazal Ghorbani (EICAR), Sohan Pascaud (ESRA), Clara Jimenez (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) et Anouk Le Lay (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis), ce jury réunit cinq regards en formation, appelés à porter une attention singulière aux 23 films en compétition, tout comme le Jury professionnel et le Jury Presse. À l’issue du festival, il remettra son propre prix.

Nouveau rendez-vous au Jeu de Paume autour d’Arco d’Ugo Bienvenu

Quelques jours avant notre festival, nous vous donnons rendez-vous le jeudi 2 avril 2026 à 19h au Musée du Jeu de Paume à Paris pour une projection exceptionnelle d’Arco, en présence de l’équipe du film. Cette soirée est organisée par Avant-Garde Foundation, en partenariat avec Format Court. La projection sera suivie d’un échange avec le public, puis d’un verre convivial.

Lors de cette soiréeUgo Bienvenu, auteur de nombreux courts métrages et clips, présentera son film Arco — récompensé notamment par le Cristal du long métrage au Festival d’Annecy 2025, les César du Meilleur film d’animation et de la Meilleure musique originale en 2026, et récemment nommé aux Oscars 2026 — en compagnie de Félix de Givry (co-scénariste), Arnaud Toulon (compositeur) et Margot Ringard Oldra (comédienne).

Sorti en salles en octobre 2025, Arco est un film d’animation poétique et lumineux, qui explore la rencontre entre les mondes — présent et futur —, l’enfance, et les changements que nous espérons tous, et qui parfois adviennent. Premier long métrage d’Ugo Bienvenu, Arco marque également la première production du studio Remembers et le premier long métrage de son compositeur Arnaud Toulon.

Depuis le 17 mars 2026, le film est disponible en DVD et en VOD (critique en ligne). À cette occasion, nous organisons un jeu-concours et vous offrons 3 exemplaires du DVD.

En pratique

– Projection-rencontre : Arco de Ugo Bienvenu, en sa présence et celle de l’équipe, jeudi 2 avril 2026 à 19h au Musée du Jeu de Paume, 1 Pl. de la Concorde, 75008 Paris

– Durée du film : 88′

– Tarifs et réservations à retrouver en ligne. Sont acceptées les cartes UGC et Pathé (au guichet seulement) et CIP (à distance et au guichet)

 

Festival Format Court 2026, Compétition 5

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
– Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la cinquième compétition du festival le samedi 11 avril à 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

TN Sensible de Juliette Moncuit. Fiction – 9’ – France – 2025 – Autoproduction – sélectionné sélectionné à l’Off-courts du Festival de Trouville 2025. En présence de l’équipe du film

Sur le perron d’un mobil-home surplombé par les tours de la ville, Naïm aperçoit Léa au loin. Il a quelque chose pour elle. Méfiante comme curieuse, elle le rejoint. Une rencontre fragile, troublée par le regard du groupe et la violente latente.

Murs de Basile Charpentier. Fiction – 23’ – France – 2025 – O+ Productions – Prix du jury étudiant à Clermont-Ferrand 2026. En présence du réalisateur

Éric est un homme de quarante-cinq ans. Il fouille avec avidité dans les vêtements d’un magasin d’enfants puis entrouvre une cabine d’essayage. Une cliente l’interpelle violemment. Éric part en courant.

Al Basateen d’Antoine Chapon. Documentaire – 24’ – France – 2025 – Petit Chaos – sélectionné au Festival de Berlin 2025

En 2015 à Damas, le quartier Basateen al-Razi a été rasé pour punir la population de s’être soulevée contre le régime de Bachar al-Assad. Ce lieu doit céder sa place à Marota City, un projet de quartier moderne et connecté de 80 gratte-ciels. Alors qu’ils ont tout perdu, deux anciens habitants se remémorent leur quartier où se trouvaient leurs maisons et les plus vieux vergers de la ville. À travers leurs témoignages et le détournement d’animations 3D du régime, la mémoire s’éveille et résiste à cet effacement programmé.

Par-delà, le monde de Théo Sixou. Fiction – 10’ – France – 2024 – Le Bal – Prix du Jury au festival Prototype 2026. En présence du réalisateur

Anthony, élève qui dort tout le temps, fait des rêves capables d’influencer le monde réel. Un jour, il se réveille avec le pull de son ami Mihai, disparu quelques jours plus tôt. Ce jour-là, les élèves présentaient des exposés sur les contes et légendes de leurs pays d’origine.

Au bain des dames de Margaux Fournier.  Documentaire – 30’ – France – 2025 – Caviar, Les Films de Nout – César du meilleur court-métrage documentaire 2026. En présence de la productrice Audrey Smadja Iritz

Tous les jours, Joëlle rejoint ses amies retraitées sur la plage du Bain des Dames, à Marseille. Comme dans un théâtre à ciel ouvert, elles rient, parlent d’amour, de sexe, de corps qui changent et refont le monde avec la liberté de celles qui n’ont plus rien à prouver.

En pratique

Compétition 5, le samedi 11 avril 2026 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Arco d’Ugo Bienvenu

Ce mardi 17 mars est sorti, pour notre plus grand plaisir, le DVD du film Arco, dont nous vous offrons 3 exemplaires. Sorti en salles le 22 octobre 2025, ce premier long-métrage d’animation d’Ugo Bienvenu a marqué l’année 2025 et une partie de celle de 2026. Sélectionné au Festival de Cannes, il a remporté ensuite le Cristal du long-métrage au Festival d’Annecy, avant d’être nommé aux Oscars 2026 du meilleur film d’animation et de décrocher les César 2026 du meilleur film d’animation et de la meilleure musique originale. Le récit suit la rencontre entre Iris, une fillette de dix ans vivant en 2075, et Arco, un mystérieux garçon venu de l’an 2932. Grâce à sa cape arc-en-ciel qui lui permet de voyager dans le temps, Arco se retrouve accidentellement projeté dans le passé. Iris décide alors de l’aider à retrouver son époque.

Lorsque le futur rencontre le futur, Arco propose avant tout une réflexion sur notre société et sur ce que pourrait être son devenir. Le film interroge le spectateur sur sa propre époque à travers le contraste entre les deux temporalités qu’il met en scène. Le monde d’Iris, situé en 2075, fascine autant qu’il met mal à l’aise, tant il apparaît comme une évolution crédible de notre présent : parents souvent absents mais présents par hologramme, robot humanoïde chargé des tâches domestiques, ou encore phénomènes climatiques extrêmes qui semblent faire partie du quotidien. Ce futur proche, à la fois familier et inquiétant, permet au spectateur d’entrer rapidement dans le récit et de s’identifier aux personnages.

À l’inverse, l’époque d’Arco, située en 2932, pourrait sembler plus primitive à première vue. Pourtant, ce monde suspendu au-dessus des nuages révèle une société qui semble avoir trouvé un équilibre profond entre l’humain et la nature. Les habitants y vivent dans des structures aériennes et adoptent un mode de vie presque organique. Une scène introductive marquante montre Arco et sa famille dormant dans des tubes en apesanteur, image qui évoque presque des fœtus dans un ventre maternel. Dès ces premières images, le film suggère une société ayant atteint une forme d’harmonie avec son environnement, avec son corps et avec elle-même, malgré le mystère persistant de la Terre ferme, devenue invisible sous la couche de nuages.

Malgré la distance temporelle qui sépare Iris et Arco, leur rencontre s’impose rapidement comme le cœur émotionnel du film. La curiosité et la détermination d’Iris répondent à la douceur et à l’étrangeté d’Arco, créant une dynamique attachante qui structure leur relation. Autour d’eux gravitent plusieurs figures secondaires, à commencer par Clifford, le robot domestique qui accompagne Iris dans son quotidien, doublé par Nathanaël Perrot, ainsi que les triplés, personnages plus furtifs et burlesques qui ponctuent le récit. Ces figures enrichissent l’univers du film sans détourner l’attention de cette amitié centrale. Le travail des comédiens de doublage, Margot Ringard Oldra, Oscar Tresanini, Nathanaël Perrot, Alma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel et William Lebghil, contribue également à cette justesse : leurs interprétations donnent aux personnages une présence sensible et facilitent l’attachement du spectateur.

L’animation 2D joue également un rôle central dans l’identité du film. À l’heure où ce style est souvent délaissé au profit de la 3D, Arco en rappelle toute la force expressive. Le film déploie une grande richesse visuelle, notamment dans le travail de la lumière et dans la conception de ses différents univers. On reconnaît clairement l’influence du parcours d’Ugo Bienvenu dans la bande dessinée : la mise en scène privilégie souvent des plans fixes, de légers panoramiques proches de la logique de la case, ou encore de délicats travellings. Ce rythme visuel plus contemplatif laisse le temps d’observer les détails et de pleinement apprécier la composition des images.

Sur le plan narratif, certains critiques ont souligné une parenté avec les récits du studio Ghibli. Cette influence existe sans doute, notamment dans la manière de mêler aventure, contemplation et réflexion écologique. Toutefois, c’est peut-être surtout la bande originale qui évoque le plus directement cet héritage. Les compositions d’Arnaud Toulon rappellent le style de Joe Hisaishi, célèbre pour ses collaborations avec Hayao Miyazaki. Cette proximité musicale renforce la dimension poétique du film et accompagne parfaitement la sensibilité visuelle et émotionnelle de Arco. Dans tous les cas, cette filiation musicale contribue à donner au film une grande ampleur et une réelle intensité émotionnelle.

Le DVD propose également de nombreux suppléments permettant d’approfondir le visionnage du film. Plusieurs making-of, notamment sur la genèse d’Arco et sur la création du studio de production Remembers. Ugo Bienvenu et Félix de Givry (coscénariste du film et cofondateur du studio de production) y racontent leur rencontre, les années de développement du projet, leurs inspirations, ainsi que leur volonté de créer un studio indépendant, pensé comme un véritable espace de création, à l’écart des pressions habituelles de l’industrie. On y découvre également l’intervention des deux coproductrices, Natalie Portman et Sophie Mas, dont le soutien, à travers leur société MountainA, a permis au projet d’obtenir les financements nécessaires à la réalisation du long métrage. Un autre making-of est consacré à la composition musicale du film. Le compositeur Arnaud Toulon y explique son processus de création, entamé dès 2020, et détaille son travail autour d’une musique à la fois chorale et orchestrale. L’utilisation de chœurs et d’accompagnements à cordes vise à exprimer le caractère intemporel du récit et à traduire musicalement l’univers d’Arco. La participation de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, dont les musiciens ont interprété la partition, contribue à renforcer l’ampleur et la puissance de la bande originale. Enfin, un dernier making-of est consacré au travail d’animation. En comparant les animatiques avec les séquences finales, il permet de mesurer le chemin parcouru durant la fabrication du film. Les commentaires du réalisateur et des animateurs éclairent leurs choix artistiques et offrent un regard précis sur les intentions qui ont guidé la mise en images.

En complément de ces making-of, le DVD propose également le court métrage L’Entretien, réalisé par Ugo Bienvenu et Félix de Givry en collaboration avec l’Opéra de Paris. Ce film, à la forme plus libre et expérimentale, fait écho à l’univers d’Arco, notamment par la présence du même robot que dans le long métrage, prolongeant ainsi certaines de ses thématiques et de son imaginaire visuel. Le DVD inclut aussi plusieurs clips réalisés par Ugo Bienvenu. S’ils ne sont pas directement liés à Arco sur le plan narratif, ils permettent néanmoins de prolonger l’expérience en retrouvant son univers graphique singulier. Dans « Fog » de Jabberwocky (feat. Ana Zimmer), on aperçoit notamment les lunettes arc-en-ciel des triplés, tandis que dans « Sphere of Existence » d’Antoine Kogut, on retrouve également le robot Clifford. Ces échos visuels offrent un éclairage complémentaire sur la cohérence de sa démarche artistique.

Paul Esquerré

Pour information, une projection exceptionnelle d’Arco, en présence de l’équipe du film, aura lieu le jeudi 2 avril à 19h au cinéma Le Jeu de Paume. Cette soirée est co-organisée par Avant-Garde Foundation et Format Court.

 

Festival Format Court 2026, Compétition 4

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
– Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la quatrième compétition du festival le samedi 11 avril 19h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

Au bord du volcan de Jorge Granados Ross. Fiction – 21’ – Mexique, France – 2025 – Le Plein de Super –  Prix du meilleur court-métrage de fiction au Festival de Morelia 2025.

Salva et Rafa ont décidé d’accompagner de proches amis pour des vacances sur une île isolée du Pacifique. Mais les bons moments prennent fin quand Rafa apprend que son ex-mari est mort brutalement. Le monde autour d’eux semble s’effondrer et leurs relations vont bientôt suivre le même chemin.

La Juventud es una isla de Louise Ernandez. Fiction – 30’ – France – 2024 – Le Fresnoy – Prix du public au FID Marseille 2025. En présence de la réalisatrice

Yasse, un influent YouTuber cubain navigue entre isolement et connectivité dans un Cuba à la fois moderne et en ruines. Il entame un voyage intérieur, où les murmures de la technologie et les chants des oiseaux se mêlent, reflétant l’état figé et clos de son monde.

La virginité de Guillaume Boulay. Animation, documentaire – 5’ – France – 2024 – sélectionné au Carrefour de l’animation 2025. En présence du réalisateur

Au Kurdistan une petite fille, qui ignore l’existence des règles, croit avoir perdu sa virginité et se prépare à en affronter les conséquences.

Playground de Clément Dupeux. Fiction – 15’ – France – 2024 – Autoproduction – sélectionné au Festival de Clermont-Ferrand 2025. En présence de l’équipe du film

Tom a de la fièvre. Une nuit, il décide de partir à l’aventure.

Une fenêtre plein sud de Lkhagvadulam Purev-Ochir. Fiction – 20’ – France, Mongolie – 2025 – Aurora Films, Guru Media – sélectionné au festival de Locarno 2025. En présence de l’équipe du film

Azaa et Shaghai, bientôt trente ans, vivent à Oulan-Bator avec leur fille de six ans. Au bord de la rupture, le couple cherche un bonheur perdu en visitant des appartements vides. Coincés dans des embouteillages monstrueux, la dispute éclate.

En pratique

Compétition 4, le samedi 11 avril 2026 à 19h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Festival Format Court 2026, Compétition 3

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
– Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la troisième compétition du festival le vendredi 10 avril 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

S the Wolf de Sameh Alaa. Animation – 10’ – France – 2025 – Salt for Sugar Films – Prix du public et Prix du meilleur scénario au Festival d’animation d’Ottawa 2025. En présence du réalisateur

Assis dans sa chambre d’enfance, un homme se remémore les bouleversements de son adolescence. Au fil de pensées intimes et sinueuses, toutes reliées à ses cheveux, qu’ils tombent ou repoussent, se dessine progressivement le sens plus vaste de son existence.

Feu fantôme de Morgane Ambre. Documentaire – 28’ – France – 2024 – La Petite Ellipse – sélectionné au Festival du film court de Kiev 2025. En présence de l’équipe du film

Il y a longtemps, j’ai été violée par un garçon que j’appréciais beaucoup. Quelques années plus tard, il m’a recontactée pour prendre la responsabilité de ses actes. Ce film est notre lettre ouverte à la culture du viol.

Wassupkaylee de Pepi Ginsberg. Fiction – 18’ – France, Etats-Unis – 2024 – Yukunkun Productions – sélectionné au Festival Palm Springs 2025

Kaylee, une jeune influenceuse de dix-sept ans, vit ses premiers jours au sein d’une TikTok House où elle peine à s’intégrer. Alors qu’elle se lie d’amitié avec un influenceur populaire, elle entrevoit enfin la possibilité d’accéder à la célébrité.

Odonata d’Adrien Fonda. Fiction – 29’ – France – 2025 – In The Cut – sélectionné au Festival Premiers Plans d’Angers 2026. En présence de l’équipe du film

Face à la catastrophe dans laquelle s’engouffre le monde, Sully a choisi la solitude. Mais cet été, l’arrivée de Jeanne avec sa copine Romane vient tout bouleverser. Malgré elle, Romane fait naître chez Sully un désir brûlant.

En pratique

Compétition 3, le vendredi 10 avril 2026 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Festival Format Court 2026, Compétition 2

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
– Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la deuxième compétition du festival le jeudi 9 avril 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

Le mouvement tragique des sphères de Simon Rieth. [Trigger Warning : montage et images épileptiques] Fiction, expérimental – 13’ – France – 2025 – Les Films du Poisson – sélectionné au Festival de Rotterdam 2026. En présence du réalisateur

1995, elle découvre l’existence des sphères. 2024, il cherche une trace de leurs passages. Une mère et son fils face aux secrets tragiques dont nous sommes les héritiers. D’une photo de classe à une prise de vue satellite, le récit d’une révélation.

Dancing Pigeons de Christofer Nilsson. Fiction – 23’ – Suède, France –  Origine Films, Rattunge Productions – 2025 – Prix du public au festival d’Uppsala (Suède) 2025. En présence de l’équipe

Un médium voit sa grande séance interrompue lorsqu’une spectatrice refuse de le laisser terminer le spectacle sans qu’il lui ait parlé à son ex-mari décédé.

Histoire intérieure de Lorenzo Bianchi. Fiction – 22’ – France – 2025 – Société Acéphale – sélectionné au Festival Côté Court 2025. En présence du réalisateur

Dans un village isolé du Cantal, à l’orée du jour, les rêves d’une jeune mère et de son fils adolescent se croisent, faisant surgir une blessure enfouie.

Autokar de Sylwia Szkiłądź. Animation, fiction – 17’ – Belgique, France – 2025 – Ozù Productions, Studio Amopix, Vivi Film, Novanima – sélectionné au Festival de Berlin 2025

Dans les années 1990, Agata, 8 ans, quitte la Pologne pour la Belgique. Son regard transforme la réalité migratoire en une expérience initiatique.

Habibi d’Alexey Evstigneev. Fiction – 15’ – France – 2025 – Moderato – sélectionné au Festival de Varsovie 2025. En présence de l’équipe du film

Kazakhstan. Laura et Daur vivent dans un village isolé de haute montagne. Aujourd’hui, Laura doit se rendre en ville pour accoucher.

En pratique

Compétition 2, le jeudi 9 avril 2026 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Festival Format Court 2026, Compétition 1

Notre 7ème Festival Format Court vous accueillera du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Pour info/rappel, nos 5 programmes de films en compétition seront évalués par nos 3 jurys (professionnel, presse et étudiant) mais aussi par le public qui pourra voter à l’issue de chaque séance.

Voici les horaires des séances en compétition :

– Compétition 1 : Mercredi 8 à 21h
Compétition 2 : Jeudi 9 à 21h 
Compétition 3 : Vendredi 10 à 21h
Compétition 4 : Samedi 11 à 19h
Compétition 5 : Samedi 11 à 21h

Le palmarès des films en compétition aura lieu le dimanche 12 avril à 19h au Studio des Ursulines en présence des jurys et des lauréats.

Voici le détail des films projetés lors de la première compétition du festival le mercredi 8 avril 21h. La projection sera suivie d’une rencontre avec les équipes présentes.

La billetterie est accessible sur place mais aussi en ligne (conditions tarifaires en bas de page).


Programmation

Une fugue d’Agnès Patron. Animation – 15’ – France – 2025 – Sacrebleu Productions – sélectionné à la Semaine de la Critique 2025. En présence de la réalisatrice

Une nuit d’été, Frère et Sœur s’échappent vers la rivière. La fugue est douce jusqu’à ce que Frère disparaisse dans le sous-bois. Jeu d’enfant, ruse de la forêt ou cruauté silencieuse ? Sœur se souvient de tout, ses yeux noirs, ses épaules fines comme des ailes, le chemin qu’il connaissait par cœur. De Frère, elle n’a rien oublié.

Muscle de Lucas Duchemin. 1er film. Fiction – 27’ – France – 2025 – Société Acéphale – sélectionné au Festival Côté Court 2025. En présence du réalisateur

Mansour, jeune homme solitaire, a rendez-vous avec Laurence, une étudiante qu’il paye pour passer la nuit avec lui. Le contrat est défini, mais les contours craquent.

Crève-cœur d’Yndi Da Silva et Pierre Nativel. Fiction – 16’ – France – 2025 – Errances Productions, Grand Musique Management – Première sélection en festival. En présence de l’équipe du film

Dans un royaume de verdure et de songes, un chevalier errant croise la mélodie d’un troubadour. Dans ce conte muet, leur rencontre ouvre un chant d’amour fragile, où la beauté se confond avec la perte.

Ne réveillez pas l’enfant qui dort de Kevin Aubert. Fiction – 27’ – Sénégal, France, Maroc – 2024 – La Luna Productions, Tangerine Productions, Free Monkeyz – Grand Prix du Jury au Festival d’Angers 2026. En présence de l’équipe du film

Diamant est une jeune dakaroise de 15 ans qui rêve de faire des films, seulement sa famille a d’autres plans pour elle. Le matin d’un rendez-vous auquel elle ne veut surtout pas se rendre, elle ne se réveille pas. Devant l’urgence de la situation, ses proches vont tout faire pour tenter de la réveiller.

En pratique

Compétition 1, le mercredi 8 avril 2025 à 21h
– Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris
– Accès : RER B Luxembourg, Bus 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton.

– Billetterie relative à cette séance sur place et en ligne 
– Tarifs plein : 8,50€. Réduit : 7€. -26 ans : 6€.  -15 ans : 5€. Carte UGC illimité, carte des Cinémas Indépendants Parisiens + carte Pathé (CinéPass) + toutes les contremarques acceptées par le cinéma. Achats en ligne majorés de 0,40€ par place.

Les courts primés aux Oscars 2026

La 98ème cérémonie des Oscars a eu lieu cette nuit. Sur les 15 titres retenus en fiction, animation et documentaire, 4 courts-métrages ont été distingués par l’Académie.

– Oscar du meilleur court-métrage de fiction, ex aequo :

The Singers de Sam A. Davis et Jack Piatt

Deux personnes échangeant de la salive d’Alexandre Singh et Natalie Musteata

Article associé : critique du film et l’interview des productrices Valentina Merli et Violeta Kreimer

– Oscar du meilleur court-métrage d’animation : The Girl Who Cried Pearls de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski

– Oscar du meilleur court-métrage documentaire : All the Empty Rooms de Joshua Seftel et Conall Jones