Basée à Paris, Misia Films est une jeune boîte de production fondée il y a 6 ans par l’Italienne Valentina Merli et l’Argentine Violeta Kreimer. Toutes deux s’intéressent à l’art contemporain et aux talents émergents, tout en cherchant à créer des croisements entre cinéma et art contemporain. Le court qu’elles ont produit, Deux personnes échangeant de la salive, réalisé par Natalie Musteata et Alexandre Singh, concourt à la fois aux César et aux Oscars 2026. Porté par Zar Amir Ebrahimi et Luàna Bajrami, le film raconte une histoire d’amour contrariée dans une société où l’intimité est interdite, et suit, au cœur des Galeries Lafayette filmées de nuit, la naissance d’un désir clandestin dont chaque geste devient un acte de résistance face à un ordre répressif. Conversation sur la violence du monde, la beauté comme terrain critique, le luxe dans les projets cinématographiques et la solitude d’un métier qui ne s’arrête jamais.
« Wonderwall », premier court-métrage de fiction de Róisín Burns, tourné au Royaume-Uni, raconte une histoire de coming of age marquée par la britpop. Sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes, le film a remporté le Grand Prix du festival Côté Court à Pantin et est actuellement en lice aux César. Format Court a rencontré la jeune réalisatrice irlando-anglaise pour parler de la co-production franco-britannique, de son tout premier long métrage et des sources d’inspiration qui nourrissent son univers cinématographique.
Au cœur de l’été marseillais, Hicham revient de mission militaire pour le mariage de son frère. Alors que sa bande l’accueille en toute virilité, le regard de Lucas se pose sur lui plus longtemps qu’il ne le devrait. Et plus intensément…
Un été caniculaire dans un petit village près de Marseille. Après trois années d’absence, Lucas et son groupe de potes voient revenir leur meilleur ami Hicham. Ce retour très attendu suscite rapidement des émotions contradictoires au sein de la bande, mais surtout de nouveaux espoirs chez Lucas.
Réal : Arnaud Demarle
Fiction, 23′, 2025
France
Rares sont les œuvres qui nous plongent dans un tel état de mésaise ; c’est le cas pour ce court métrage, Deux personnes échangeant de la salive, réalisé par le duo Natalie Musteata et Alexandre Singh. En festival depuis 2024, primé notamment à Clermont-Ferrand en 2025, nommé aux César et aux Oscars 2026, cette fiction dystopique fascine par son univers singulier tout en demeurant étrangement familier.
Dans une société où le baiser est puni de mort et où les achats se règlent en recevant des gifles, Angine, femme solitaire et malheureuse, erre dans un grand magasin. Elle se rapproche d’une jeune vendeuse malgré l’interdiction de tout contact intime. Leur relation naissante attire la jalousie d’une collègue et déclenche une sanction exemplaire.
Réal. : Natalie Musteata, Alexandre Singh
Fiction, 36′, 2024
France, États-Unis
Avec « Mort d’un acteur », Ambroise Rateau obtient une très belle consécration en étant parmi les quatre nommés aux César 2026 du meilleur court-métrage de fiction, après avoir fait le tour des festivals depuis octobre 2024. Cette comédie métafictionnelle, comme le stipule le cinéaste, nous entraîne dans une histoire à la fois drôle et satirique, où l’acteur Philippe Rebbot devient spectateur de sa propre mort et doit agir en conséquence.
Les médias et les réseaux sociaux annoncent la mort de Philippe Rebbot. Problème : il est bien vivant. Pire encore, malgré ses tentatives de démenti, la rumeur continue de se propager.
Réal. : Ambroise Rateau
Fiction, 22′, 2024
France
L’intelligence artificielle telle que présente dans notre quotidien peut-elle recréer une relation intime qui nous manque ? C’est la question centrale mise en lumière dans « Ni Dieu ni Père », premier court-métrage documentaire de Paul Kermarec, nommé aux César cette année. Paul (également personnage de son film) a 4 ans lorsque son père quitte le foyer familial. C’est de cette absence qui l’a toujours hanté que va naître l’idée d’un projet : combler le manque en essayant de créer une relation humaine et profonde avec l’intelligence artificielle. Une idée que le film va incarner via une forme tout à fait singulière.
« Un été caniculaire dans un petit village près de Marseille. Après trois années d’absence, Lucas et son groupe de potes voient revenir leur meilleur ami Hicham. Ce retour très attendu suscite rapidement des émotions contradictoires au sein de la bande, mais surtout de nouveaux espoirs chez Lucas. » À l’occasion de la sélection aux César 2026 du court-métrage « Big Boys Don’t Cry », nous avons rencontré son réalisateur, Arnaud Delmarle, et son acteur principal, Rod Paradot, sacré Meilleur espoir masculin en 2016 pour « La Tête haute », d’Emmanuelle Bercot. Échange sur ce film d’amour et d’amitié sous le soleil méridional.
Liverpool, 1995, les dockers sont en grève. Siobhan, 9 ans, n’a qu’une chose en tête : voir si Oasis va remporter le duel de la pop face à Blur.
Réal. : Róisín Burns
Fiction, 27′, 2025
France, Royaume-Uni
Nous sommes en 1995, à Liverpool, où les dockers sont en grève. Mais pour Siobhan et son grand frère Rory, rien n’est plus important que de savoir si Oasis va battre Blur dans la fameuse Battle of Britpop. « Wonderwall », réalisé par Róisín Burns, fait partie des 24 courts-métrages de fiction présélectionnés pour les Cesar 2026. Le film a également été sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes et a remporté le Grand Prix du festival Côté Court à Pantin, confirmant son succès critique.
Alors qu’il recevait plusieurs prix au Festival de Saint-Jean-de-Luz (Prix du public, Prix du SFCC-prix accordé par des membres du syndicat de la critique de cinéma-, et Prix vision d’avenir) pour son très subtil premier court « En Beauté », nous avons eu l’envie d’interroger le jeune cinéaste Rémi Mardini.
À l’occasion du 16e festival de La-Roche-sur-Yon, Chloé Robichaud, réalisatrice et scénariste canadienne, a présenté son quatrième long-métrage, « Deux femmes en or » (titre français : « Deux femmes et beaucoup d’hommes »). Le film a reçu le Prix spécial du jury international ex-æquo. Deux courts-métrages, « Chef de meute » (2012), et « Delphine » (2019), étaient également diffusés. Nous sommes partis à sa rencontre.
Réalisateur sino-mongol, Altay Ulan Yang vient de remporter à Locarno le Pardino d’or de la compétition internationale pour son court-métrage de fiction « Hyena ». Le film, orné d’un très beau noir et blanc et d’un goût assumé pour le fantastique, s’intéresse à un groupe d’étudiants en art confronté à l’arrivée d’un nouveau venu, « 90 », esthète et bien meilleur élève qu’eux. Âgé de 27 ans, ultra ambitieux, le jeune réalisateur conçoit son parcours comme une série d’épreuves. Passé par la Beijing Film Academy, mais marqué par une enfance nomade et un séjour en monastère, il revendique un cinéma empruntant à la vie, la peur, l’instinct et les mots-clés.
Au contact des culturistes du Boa Gym, un jeune moine renoue avec la puissance de son enveloppe charnelle et entreprend une transformation radicale.
Réal. : Alexandre Dostie
Fiction, 25′, 2025
France, Canada
Benjamin d’un petit monastère perché dans les montagnes, le jeune Léonidas (Dimitri Doré) passe ses jours dans la marginalité et l’humilité de sa condition. Lorsqu’il croise le chemin d’une salle de musculation, le choc des mondes fait naître chez lui de nouvelles sensations qui grandissent, évoluent en tentations…
Tawfeek Barhom est connu comme acteur. Il a joué dans « Mon fils » d’Eran Riklis, « La Conspiration du Caire » de Tarik Saleh, « Les fantômes » de Jonathan Millet comme dans « The Way of the Wind », le prochain film de Terrence Malick. Pourtant, l’acteur se voit plutôt dès le départ comme un réalisateur, un raconteur d’histoires. Ayant franchi le cap, il a reçu pour son premier film, « I’m glad you’re dead now », la très convoitée Palme d’or du court-métrage 2025.
Retour sur Cannes et sur les courts métrages de la Cinef, cette sélection qui se concentre sur les films d’études. Cette année, le jury similaire à celui des courts métrages et présidé par la réalisatrice, scénariste et productrice Maren Ade, a remis le premier prix au film « First Summer », un court métrage de Heo Gayoung, également lauréate du prix Lights On Women’s Worth (prix L’Oréal).
Yeongsun préfère assister à la messe de commémoration de son ami Haksu décédé, plutôt que d’aller au mariage de sa petite-fille.
Réal. : Heo Gayoung
Fiction, 30′, 2025
Corée du sud