Synopsis : Des oiseaux sont docilement posés en file sur un câble téléphonique sous la supervision de l’oiseau en chef… Mais le petit dernier semble avoir quelques penchants pour la rébellion…
– PARIS MONOPOLE d’Antonin PERETJATKO (35mm / 1,85 – 18min30 – 2010 – Chaya Films) :
Sabrinette, victime de la crise, cherche un appartement. Pas facile de trouver quand on est intérimaire, jeune, ou mal coiffé ou trop ceci ou pas assez cela… Une injustice faite à un, est une menace faite à tous. Quand on cherche avec le plan du Monopoly, on espère forcément tomber sur la case chance.
– LES COWBOYS N’ONT PAS PEUR DE MOURIR de Anne-Laure DAFFIS et Léo MARCHAND (35mm / 1,85 – 17min30 – 2008 – Lardux) :
Les cowboys n’ont pas peur de mourir. Leur fin, toujours spectaculaire, est l’apothéose de leur destin tragique. Mais quand un cowboy rate sa sortie, qu’il semble hésiter entre la vie et la mort, le western devient absurde et même un peu métaphysique.
– LES ASTRES NOIRS de Yann GONZALEZ (35mm / 1,37 – 14min55 – 2009 – Sedna Films) :
Macha, Nathan et Walter sortent du lycée. Un jeune homme vient les chercher. Il est là pour les accompagner. Hors de la ville. Vers la mer. Vers une nuit dont ils ne reviendront peut-être pas.
– EUT-ELLE ETE CRIMINELLE… de Jean-Gabriel PERIOT (vidéo / 4/3 – 9min – 2006 – Envie de Tempête Productions) :
France, été 1944, à la libération.
– VIVRE AVEC… MEME SI C’EST DUR ! de Magali LE HUCHE, Pauline PINSON, Marion PUECH (vidéo / 4/3 – 7min – 2004 – ESAD) :
Une suite de petits reportages sur des animaux aux complexes loufoques…
Infos : vendredi 21 mai 2010, à 19:30
Cinéma Grand Action
5 rue des Ecoles 75005 – Paris
Synopsis : Chaque nuit, le seul poste frontière entre l’Inde et le Pakistan devient le théâtre d’un spectacle extraordinaire. Des milliers de gens se rassemblent pour regarder la fermeture rituelle de la frontière puis saluent leurs anciens voisins à travers la barrière.
Synopsis : Un homme noir voyageant en bus, en route vers son destin est soumis à une dose de racisme ordinaire par une grand-mère allemande. Mais il sait comment réagir.
Synopsis : Un documentaire animé à propos du mur de Berlin, explorant l’imagination des enfants, ce qu’ils pensent y avoir de l’autre côté, sans y être jamais allés.
Genre : Documentaire, Animation
Durée : 5’10’’
Pays : Allemagne
Année : 2007
Réalisation : Ellie Land
Scénario : Ellie Land
Voix : Christine Franz, Susanne Luschnat, Konrad Russman, Roland Gerhardt
Synopsis : Le photographe est-allemand Harald Hauswald a été surveillé pendant plusieurs années par la Stasi. Ce documentaire confronte ses photos et les rapports écrits par ceux qui l’observaient.
Synopsis : Marie a un problème. Son nouveau petit ami est impatient de faire la connaissance de ses parents. Mais l’image qu’elle lui a donnée d’eux n’est pas vraiment conforme à la réalité…
Genre : Fiction
Durée : 18’
Pays : Allemagne
Année : 2003
Réalisation : Neele Leana Vollmar
Scénario : Maggie Peren
Interprètes : Gustav Peter Wöhler, Dagmar Leesch, Teresa Harder
Image : Pascal Schmit
Son : Robert Keliner, Bastian Huber
Montage : Corinna Tschöpe
Production : Filmakademie Baden-Württemberg, Ludwigsburg, Allemagne, Royal Pony Film (Caroline Daube)
Film de fin d’études de Simon Van Rompay (Rits, 2009), « Geppino chante » redéfinit le documentaire social. Coup de cœur à la séance inaugurale de Short Screens #1 en 2009, ce court belge grandement poétique implanté dans le fin-fond du Borinage a également été retenu en compétition au 13ème Festival du court métrage de Bruxelles.
Giuseppe « Geppino » Cercua est un immigré italien vivant dans l’ancienne région minière du sud de la Belgique. S’il n’avait pas existé, il aurait bien fallu l’inventer. À sa petite échelle et malgré une existence peu aisée, Geppino continue à poursuivre ses rêves, à chanter, à composer, à imaginer les inventions les plus originales, à vouloir améliorer le monde… Pourtant, jeune, il a connu un moment de gloire : il a été l’un des acteurs principaux de « Déjà s’envole la fleure maigre » de Paul Meyer, incontestable chef-d’œuvre du néoréalisme belge. Quelques 40 ans plus tard, par le plus pur des hasards, Simon Van Rompay, étudiant, tombe sur cet homme au seul film, ce Tadzio frustré, tombé dans l’oubli. Geppino réapparaît à l’image dans un portrait honnête et hautement humain du personnage.
Malgré son humour rustre, qui rend le personnage attachant plutôt qu’il ne le ridiculise, le « Chant de Geppino » retentit comme un rappel à l’ordre pour une société progressiste préoccupée par les succès matériels. Grâce au traitement respectueux et responsable de son sujet, et sa capacité de susciter de l’empathie chez le spectateur, ce court métrage répond à tous les critères d’un bon documentaire. Par ailleurs, la pertinence d’un tel regard porté par un artiste flamand sur un sujet wallon est d’autant plus perceptible à l’ère des conflits communautaires qui ébranlent le Plat Pays. Espérons que le travail de ce jeune réalisateur pourra un jour le porter à la hauteur de Paul Meyer lui-même. Une chose est certaine : la sensibilité humaniste et l’amour authentique pour son sujet sont des qualités qui ne s’improvisent pas.
Au jardin botanique (Catania) de Sandrine Treuillard
Cantor Dust Man de Sébastien Loghman
Centipede Sun de Mihai Grecu
Crossover de Pierre Coulibeuf
Des limbes de Brigitte Perroto
Description d’un combat de Christophe Bisson
Ensemble (Coexistence / Juxtaposition) de Le Zheng
Estrella 2 de Ninar Esber
Fragments sur le colonialisme au pays natal du Collectif Killmeway
Greek salad de Jean-Claude Taki
Hypn de Philippe Rouy
L’Arrière-Pays de Safia Benhaim
Last Dance de Sabine Massenet
Le Toit regarde d’Andrea Acosta, Patrick Bock, Simon Bouisson, Davide Cascio, Haizea Barcenilla Garcia, Ramiro Guerreiro, Anthony Lanzenberg, Christelle Lheureux, Jorge Pedro Núñez, Florence Ostende et Samir Ramdani
L’Impossible – Pages arrachées – V (Tu resteras hyène!) (The Book of damned) de Sylvain George
Mercedes Dunavska de Drazen Zanchi
Parties Visible et Invisible d’Un Ensemble sous Tension d’Emmanuel Lefrant
Peine perdue de Guillaume Mazloum
Polanski et mon père de Pauline Horovitz
Rue des Carmes de Émilie Leconte-Lapeyrère
Stretching de François Vogel
The Movie Vanishes de France Dubois
Un 45 tours de Cheveu de Frank Beauvais
Une mère et sa fille de Patrick Dekeyser
Uscita / Entrata de Jacky Goldberg
Utopia, le cube et les sandales de Véronique Hubert
Synopsis : Deux sœurs et leur mère roulent à travers l’Espagne pour se rendre au mariage d’un cousin éloigné qu’elles n’ont jamais rencontré. Pour Annie, la mère, femme de quarante-cinq ans et fille d’un réfugié politique espagnol exilé en France, c’est l’occasion de renouer avec sa famille dont elle a perdu le contact, et de permettre à ses filles de quinze et vingt-cinq ans de retrouver leurs véritables racines.
Genre : Fiction
Durée : 32’
Pays : France
Année : 2009
Réalisation : Christophe Le Masne
Scénario : Christophe Le Masne
Image : Jean-Marc Bouzou
Décor : Paul Fayard
Montage : Rodolphe Molla
Son : Gérard Mailleau
Interprétation : Nanou Garcia, Fanny Lefebvre, Anita Le Masne, Romans Suarez-Pazos, Alex Moreu-Gariga, Juan Jimenez, Marc Andréoni, Paco Perez, Juan-Carles Bellviure
Ludique road-movie français imprégné d’accent espagnol, « Annie de Francia » revisite les origines, les rapports mères-fille, et les rencontres improbables. Mené par l’imparable Nanou Garcia, dont la filmographie compte de nombreux courts, le film est signé Christophe Le Masne, auteur du truculent « Et alors ».
Annie, la fille d’un espagnol parti vivre en France après la guerre, revient sur les terres de ses ancêtres à l’occasion du mariage de Javier, un cousin éloigné qu’elle ne connait pas. Pour les racines et le voyage, elle emmène ses deux filles sur les routes désertes de l’Espagne profonde. Des obstacles perturbent rapidement sa bonne humeur : la mauvaise volonté de ses filles, les caprices de sa voiture, les remarques désobligeantes sur sa robe, les barjos croisés sur sa route, …
Derrière la légèreté du propos, « Annie de Francia » comporte une réelle réflexion, celle d’appartenir à une culture malgré soi. Doit-on obligatoirement parler l’espagnol, le yiddish ou encore le hindi parce que l’on a des origines ? Doit-on au contraire les nier ? Le juste milieu est parfois difficile à trouver pour certains, comme nous le montre l’héroïne qui, malgré son âge et sa vie installée, est tiraillée entre deux cultures.
À Clermont-Ferrnand et à Bruxelles, le film a trouvé ses aficionados, et mieux qu’un dictionnaire ou un cours de langue, a divulgué quelques rudiments d’espagnol aux moins instruits (« taureau-taureau », « ola, que tal », Penelope Cruz ? », …).
Si en plus d’être bon, le film incite à se diriger vers le resto de tapas le plus proche, que demander de plus ?
54 films en compétition internationale, 26 films en compétition nationale, une théma Allemagne, une Nuit du Court, des séances Retour de flamme, Kino Cabaret, Très Courts, Courts mais Trash, Grands Réalisateurs, … : après sa clôture le 9 mai, dans la joie, la Chimay et la bonne humeur, le festival du court métrage de Bruxelles revient quelques jours avant le Focus Cannes.
Le 21 mai, le Festival Nouveaux Cinémas invite 6nema.com, le site de courts métrages, lors de leur prochaine soirée concerts/courts métrages, organisée à la Bellevilloise. Une sélection de films coup de coeur du catalogue, plus quelques nouveautés (en présence des équipes des films) sera proposée au public.
Infos pratiques : 21 mai, La Bellevilloise
Horaires: 20h
Adresse: 19, rue Boyer 75020 Paris
Entrée gratuite
Synopsis : Frank et sa femme Cathy emmènent leur fils Julian en Belgique pour lui faire découvrir ses racines. A peine arrivé, Julian croit avoir découvert, à Gand, le premier grand amour de sa vie. Mais celui-ci se révélera plus fort et surprenant que tout ce qu’il aurait pu imaginer.
Programmé à Short Screens #3 et au festival du court métrage de Bruxelles cette année, ce film belge signé Jean-Julien Collette & Vincent Coen pose un regard frais et divertissant, mais non sans ironie, sur l’inceste, thème tabou par excellence.
Une famille nucléaire américaine, aussi soudée que désinhibée, se rend à Gand pour que le fils Julian puisse découvrir la ville natale de son père. Las de la soûlerie de ses parents et souffrant d’une récente déception amoureuse, Julian décide d’explorer seul la ville pittoresque. Au bistro « Tabu », vivement recommandé par son père, il rencontre la femme de ses rêves. Il ignore toutefois quelques petits détails : il a vu le jour dans cette ville, celle qu’il a toujours considéré comme sa vraie mère ne l’est pas, et sa dernière aventure lui aurait coûté les yeux de la tête en Grèce antique !
Entre un jeu d’acteurs à la limite gauche voire feuilletonnesque, une mise en chant totalement insoupçonnée et un brin de mélo habilement maîtrisé, ce court métrage brouille toutes les pistes. Optant pour une esthétique simple qui annonce une chouette histoire drôle, Coen et Collette nous embarquent plutôt dans un voyage romantique qui se retourne complètement et contre toute attente vers un récit œdipien au goût du 21ème siècle.
Même s’il s’agit d’une mise à mal de l’amour maternel – cet instinct « divinement animal » –, les réalisateurs réussissent à surmonter le choquant et le vulgaire pour en arriver à convaincre le spectateur (même le plus conservateur) de la légitimité de leur propos. Grâce notamment au parti pris d’un registre avant tout léger, dédramatisant, et même humoristique par moments, « Tabu » dissimule brillamment le sérieux derrière l’allègre et exemplifie le pouvoir du septième art d’influencer subrepticement son spectateur.
L’appel à films de la 11e édition de OFF- COURTS (Trouville), qui se tiendra cette année du vendredi 3 au samedi 11 septembre 2010, est officiellement ouvert.
Comment s’inscrire…
Les candidats doivent impérativement remplir la fiche d’inscription en ligneICI et la joindre à l’envoi de la copie du film.
Les œuvres soumises à la compétition ne doivent pas excéder 40 minutes et doivent avoir été produites après le 1er janvier 2009. Tous les genres sont acceptés (fiction, documentaire, expérimental, animation etc.).
Dates limites :
– Québec : 30 mai 2010 (attention, adresse spécifique)
– France et reste du Monde : 13 juin 2010
La sélection :
Les résultats de la sélection seront connus vers le 15 juillet 2010.
Marché International du Film court :
A côté du pont franco-québécois que constitue le festival, le marché du film développe véritablement une fenêtre internationale. En 2009, 34 professionnels de 9 pays à travers l’Europe, l’Amérique et l’Asie ont pu découvrir les 1500 courts-métrages que le Festival Off-Courts a reçu. Tous les films envoyés seront automatiquement inscrits au Marché.*
Électron libre, libéré, délibérément en marge des circuits balisés, Pascal Bauduinet s’impose depuis trente ans comme une des personnalités marquantes du cinéma belge expérimental. Montré lors de la projection Short Screens #3, « Amphitryon 94 » porte en lui les marques d’une sobriété grave et profonde.
Le personnage d’Amphitryon a inspiré de célèbres auteurs, de Plaute à Molière en passant par Giraudoux dont l’œuvre s’intitule “Amphitryon 38” parce que le dramaturge français affirmait offrir la 38ème et dernière version du mythe grec. Avec son “Amphitryon 94”, Bauduinet en aurait-il réalisé la 94ème? Ce qui est certain, c’est que son film a beau porter le nom du mari d’Alcmène, il n’a finalement que très peu de choses en commun avec la pièce de Plaute, à commencer par le registre. Aux accents plus tragiques que comiques, le film de Bauduinet met en scène une jeune amphitryonne joyeuse et futile qui ouvre les portes de son intérieur à un parfait inconnu venu accomplir une tâche bien mystérieuse.
Pendant les huit minutes que dure le court métrage, la demoiselle s’adresse à un personnage que l’on ne verra jamais. Et c’est bien la caméra subjective qu’elle fixe quand elle semble regarder son “sauveur” dans les yeux, non sans faire penser à “La Dame du lac” de Robert Montgomery. Ainsi mis en place, le dispositif cinématographique fait ingénieusement substituer l’inconnu au spectateur, témoin malgré lui des agissements et des volontés de la jeune femme décidée à profiter pleinement des instants qu’elle sait derniers. Interprété par Circé Lethem, l’amphitryonne paraît vicieusement vertueuse dans un jeu simple et retenu, dans une mise en scène pudique et fragile. Enfin, lorsqu’au petit jour, un acte impensable est commis et que la raison de la venue de l’inconnu s’éclaircit, le réalisateur passe de l’adresse directe à la lecture d’une lettre récitée en voix off. Du registre léger, on passe à un registre plus grave, plus profond aussi.
Pour terminer, au lieu de nous laisser spectateurs de la jeune fille étendue sur le lit, plongée dans un repos éternel et volontaire, Bauduinet décide au contraire de nous montrer des moments légers de la vie de la trépassée, des souvenirs de vacances à la mer, réminiscences joyeuses filmées en super 8. Effet de surprise et de césure garanti, renforcé par le “Dommage que tu sois mort” de Brigitte Fontaine. Même dans la sobriété, l’expérimental Bauduinet ne peut s’empêcher de rester quelque peu cynique.
Synopsis : Un homme monte les marches d’un escalier d’un vieil immeuble pour se rendre chez une jeune fille. Elle attend et désire impatiemment sa venue. Vient-il pour passer une nuit enivrante et passionnée ou vient-il plutôt pour autre chose ? Il fera ce qu’elle désire le plus…