Archives par mot-clé : Etats-Unis

Violeta Kreimer, Valentina Merli. Cinéma, rencontres et prise de risques

Violeta Kreimer, Valentina Merli. Cinéma, rencontres et prise de risques

Basée à Paris, Misia Films est une jeune boîte de production fondée il y a 6 ans par l’Italienne Valentina Merli et l’Argentine Violeta Kreimer. Toutes deux s’intéressent à l’art contemporain et aux talents émergents, tout en cherchant à créer des croisements entre cinéma et art contemporain. Le court qu’elles ont produit, Deux personnes échangeant de la salive, réalisé par Natalie Musteata et Alexandre Singh, concourt à la fois aux César et aux Oscars 2026. Porté par Zar Amir Ebrahimi et Luàna Bajrami, le film raconte une histoire d’amour contrariée dans une société où l’intimité est interdite, et suit, au cœur des Galeries Lafayette filmées de nuit, la naissance d’un désir clandestin dont chaque geste devient un acte de résistance face à un ordre répressif. Conversation sur la violence du monde, la beauté comme terrain critique, le luxe dans les projets cinématographiques et la solitude d’un métier qui ne s’arrête jamais.

Deux personnes échangeant de la salive de Natalie Musteata et Alexandre Singh

Deux personnes échangeant de la salive de Natalie Musteata et Alexandre Singh

Rares sont les œuvres qui nous plongent dans un tel état de mésaise ; c’est le cas pour ce court métrage, Deux personnes échangeant de la salive, réalisé par le duo Natalie Musteata et Alexandre Singh. En festival depuis 2024, primé notamment à Clermont-Ferrand en 2025, nommé aux César et aux Oscars 2026, cette fiction dystopique fascine par son univers singulier tout en demeurant étrangement familier.

D comme Deux personnes échangeant de la salive

D comme Deux personnes échangeant de la salive

Dans une société où le baiser est puni de mort et où les achats se règlent en recevant des gifles, Angine, femme solitaire et malheureuse, erre dans un grand magasin. Elle se rapproche d’une jeune vendeuse malgré l’interdiction de tout contact intime. Leur relation naissante attire la jalousie d’une collègue et déclenche une sanction exemplaire.
Réal. : Natalie Musteata, Alexandre Singh
Fiction, 36′, 2024
France, États-Unis

V comme Very Gentle Work

V comme Very Gentle Work

Entre documentaire, fiction et essai, une cartographie alternative de Manhattan, qu’une voix off méthodique renvoie aux multiples actions violentes de mouvements révolutionnaires dont New York fut le théâtre. Son appétence pour la topographie et les archives peut rappeler les livres de Sebald.
Réal. : Nate Lavey
Essai, documentaire, fiction, 24′, États-Unis
2024

Very Gentle Work de Nate Lavey

Very Gentle Work de Nate Lavey

Ne vous êtes-vous jamais interrogé sur ce que votre immeuble pourrait vous raconter de son histoire, de ce dont il a pu être témoin, sur les personnes qui ont foulé le même trottoir que vous, utilisé les mêmes transports que vous, en somme, sur l’histoire de votre rue, de votre quartier, de votre ville ? C’est de cette interrogation et d’une rencontre qu’est né « Very Gentle Work » de Nate Lavey, présenté cette année à la Quinzaine des Cinéastes.

Bogotá Story de Esteban Pedraza

Bogotá Story de Esteban Pedraza

En 1992, la Colombie traverse un moment historique difficile. La guerre contre le trafic de drogue prend des proportions massives et a des conséquences directes sur la vie des citoyens, tant dans les campagnes que dans les grandes villes, comme Bogotá, la capitale. Le gouvernement, des factions et les principaux cartels du monde, dont celui commandé par le légendaire trafiquant de cocaïne Pablo Escobar, s’attaquent en permanence.

B comme Bogotá story

B comme Bogotá story

En 1992, alors que la Colombie est confrontée à une ère de violence liée à la drogue, des bombes, et de pannes de courant quotidiennes, une jeune mère de Bogotá reçoit une opportunité de stage aux États-Unis et doit finalement choisir entre ses rêves et sa famille.
Réal. : Esteban Pedraza
Fiction, 15′, 2023
Colombie, États-Unis

Ira Sachs : « J’aime l’idée que tout peut changer à n’importe quel moment »

Ira Sachs : « J’aime l’idée que tout peut changer à n’importe quel moment »

Invité au Champs-Élysées Film Festival à présenter son dernier film Passages (sortie, ce 28 juin) – dans lequel jouent Franz Rogowski, Adèle Exarchopoulos et Ben Whishaw- ainsi qu’une sélection de ses films courts et longs, le cinéaste américain Ira Sachs revient sur son travail avec les acteurs, son initiation à la cinéphile à Paris, son intérêt pour l’identité et l’indépendance du court-métrage.

Aftersun de Charlotte Wells

Aftersun de Charlotte Wells

La sortie nationale ce mercredi de Aftersun – dont la visibilité en salles est longtemps restée incertaine en tant que film estampillé MUBI jusqu’à ce que Condor se positionne officiellement dessus – nous permet de revenir vers la plus belle révélation de la Semaine de la Critique 2022. La britannique Charlotte Wells s’était construite une réputation au Royaume-Uni grâce à ses réalisations étudiantes, Yesterday (2016), Laps (2017), et Blue Christmas (2017), tout en restant confidentielle en France. Tous trois visibles en ligne (https://charlotte-wells.com/), ces films tiennent en germe la singularité thématique et la visée de mise en scène de son autrice, et un visionnage rétroactif permet de souligner la prise en puissance de la cinéaste lors de son passage brillant au long métrage.

David de Zach Woods

David de Zach Woods

Il y a maintenant un mois se clôturait l’édition 2020 du festival de Cannes, l’occasion idéale de découvrir David, un court métrage réalisé par l’Américain Zach Woods. Sélectionné en compétition officielle du festival et retenu aussi en compétition internationale au prochain Festival de Clermont-Ferrand, David est le tout premier court métrage réalisé par Zach Woods, connu notamment pour ses rôles dans diverses séries comiques à succès comme The Office ou encore Silicon Valley.

Six Men Getting Sick (Six Times) de David Lynch

Six Men Getting Sick (Six Times) de David Lynch

En 1967, David Lynch est étudiant à la Pensylvania Academy of Fine Arts. Artiste plasticien et peintre comme il convient, il possède déjà un patte artistique notable, identité torturée qui le conduit à envisager une série de variations picturales, autour du thème de la fusion des corps et des machines (notamment, des corps de femmes).

Din of Celestial Birds de Edmund Elias Merhige

Din of Celestial Birds de Edmund Elias Merhige

Si le réalisateur américain Edmund Elias Merhige s’est illustré par une pincée de thrillers grand publics (deux en réalité : L’Ombre du Vampire en 2000, et Suspect Zero en 2004), sa renommée n’est due qu’à un seul et unique métrage, dont le titre reste pour certains synonyme de « film culte », à l’image d’un Tetsuo (Shin’ya Tsukamoto, 1989) ou d’un Eraserhead (David Lynch, 1977), avec lesquels il partage nombre de caractéristiques : Begotten, sorti en 1991.