Critiques

Nouvel Hair d’Hadrien Bels

Nouvel Hair d’Hadrien Bels

Connaissez-vous le terme heimat ? C’est un mot allemand difficilement traduisible en français. Il signifie à la fois « maison » et « endroit où l’on se sent chez soi ». Si il n’est jamais prononcé dans « Nouvel Hair », le nouveau court-métrage d’Hadrien Bels offre cependant à notre avis une belle réflexion sur ce mot si particulier. À l’occasion de sa présentation en compétition des court-métrages en sélection officielle du Festival de Cannes 2026, Format Court vous en propose la critique que voici.

The End de Niki Lindroth von Bahr

The End de Niki Lindroth von Bahr

Niki Lindroth von Bahr est de retour avec son nouveau court-métrage d’animation en stop-motion, « The End », et il est super. Il s’agit de son deuxième film sélectionné à Cannes. En 2017, la réalisatrice suédoise avait déjà participé à la Quinzaine des Réalisateurs avec la comédie musicale animée « Min börda » (« The Burden »). The End est son cinquième film et une coproduction entre la Suède (Malade AB), le Danemark (Wired Fly) et la France (Les Valseurs).

Daughters of the Late Colonel d’Elizabeth Hobbs

Daughters of the Late Colonel d’Elizabeth Hobbs

Après son dernier court-métrage « The Debutante » (2022), présenté et primé plusieurs fois en festival, la réalisatrice et animatrice Elizabeth Hobbs revient cette année avec « Daughters of the Late Colonel », présenté à la Quinzaine des cinéastes lors de la 79e édition du Festival de Cannes. Dans ce court-métrage, la réalisatrice adapte la nouvelle du même nom de Katherine Mansfield publiée en 1920, qui met en avant deux sœurs désespérées par la mort de leur père, colonel autoritaire.

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Le Bain des sirènes de Lola Degove

Après son dernier court-métrage « Sale pluie ! » (2022), la réalisatrice Lola Degove, diplômée de l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) et de La Poudrière, présente son nouveau film « Le Bain des sirènes » en compétition officielle de courts-métrages, à l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes.

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Dernier printemps de Mathilde Bédouet

Avec son deuxième court métrage d’animation, Le dernier printemps, sélectionné en compétition officielle à Cannes, Mathilde Bédouet prolonge son geste sensible déjà à l’œuvre dans Été 96. La réalisatrice y explore l’adolescence, l’âge des premières fois où l’insouciance s’efface à mesure que surgissent les premières désillusions.

Para los contrincantes de Federico Luis

Para los contrincantes de Federico Luis

Palme d’or du court métrage au Festival de Cannes 2026, « Para los contrincantes », réalisé par Federico Luis, apparaît comme l’une des grandes révélations de la sélection. Le cinéaste revient ici au court métrage avec une œuvre d’une grande maîtrise. Sous une apparente simplicité, le documentaire développe une réflexion puissante sur la pression familiale, le regard des adultes et l’enfermement psychologique d’un enfant boxeur écrasé par les attentes des autres.

Format Long : Gabin de Maxence Voiseux

Format Long : Gabin de Maxence Voiseux

En sélection officielle à la Quinzaine des Cinéastes cette année, « Gabin » de Maxence Voiseux intrigue d’abord par son statut de premier long métrage. Si le cinéaste a déjà derrière lui plusieurs années de travail dans le court et moyen métrage documentaire télévisuel ou non, ce nouveau film semble pourtant s’inscrire dans une continuité très cohérente avec ses précédents projets.

Ce qu’on demande à une statue c’est qu’elle ne bouge pas par Daphné Hérétakis

Ce qu’on demande à une statue c’est qu’elle ne bouge pas par Daphné Hérétakis

Projeté à l’occasion de Cinéma du réel 2026 à Paris dans la section “Front(s) populaire(s)”, après un passage à la Semaine de la Critique 2024 ou encore à Premiers Plans 2025, Ce qu’on demande à une statue c’est qu’elle ne bouge pas est un court-métrage documentaire empreint d’absurde, dans lequel une caryatide s’échappe d’un musée tandis qu’un groupuscule exige la destruction du Parthénon. Quelques mots sur ce film signé Daphné Hérétakis, pour qui « filmer serait peut-être le seul antidote pour ne pas devenir de marbre. » 

Car Wash de Laïs Decaster

Car Wash de Laïs Decaster

C’est avec le son d’un jet d’eau propulsé sur la carrosserie d’une voiture que nous entrons dans Car Wash, le nouveau court-métrage documentaire de Laïs Decaster (nommé cette année au César de cette catégorie). Ce son, il constitue une grande partie de l’univers sonore des 12 minutes qui composent le film : une voiture lavée, décrassée, revitalisée par sa consciencieuse propriétaire.

Deux personnes échangeant de la salive de Natalie Musteata et Alexandre Singh

Deux personnes échangeant de la salive de Natalie Musteata et Alexandre Singh

Rares sont les œuvres qui nous plongent dans un tel état de mésaise ; c’est le cas pour ce court métrage, « Deux personnes échangeant de la salive », réalisé par le duo Natalie Musteata et Alexandre Singh. En festival depuis 2024, primé notamment à Clermont-Ferrand en 2025, nommé aux César et aux Oscars 2026, cette fiction dystopique fascine par son univers singulier tout en demeurant étrangement familier.

Mort d’un acteur d’Ambroise Rateau

Mort d’un acteur d’Ambroise Rateau

Avec « Mort d’un acteur », Ambroise Rateau obtient une très belle consécration en étant parmi les quatre nommés aux César 2026 du meilleur court-métrage de fiction, après avoir fait le tour des festivals depuis octobre 2024. Cette comédie métafictionnelle, comme le stipule le cinéaste, nous entraîne dans une histoire à la fois drôle et satirique, où l’acteur Philippe Rebbot devient spectateur de sa propre mort et doit agir en conséquence.

Ni Dieu ni Père de Paul Kermarec

Ni Dieu ni Père de Paul Kermarec

L’intelligence artificielle telle que présente dans notre quotidien peut-elle recréer une relation intime qui nous manque ? C’est la question centrale mise en lumière dans « Ni Dieu ni Père », premier court-métrage documentaire de Paul Kermarec, nommé aux César cette année. Paul (également personnage de son film) a 4 ans lorsque son père quitte le foyer familial. C’est de cette absence qui l’a toujours hanté que va naître l’idée d’un projet : combler le manque en essayant de créer une relation humaine et profonde avec l’intelligence artificielle. Une idée que le film va incarner via une forme tout à fait singulière.

Citizen Inmate de Hesam Eslami

Citizen Inmate de Hesam Eslami

Terre à la fois en pleine ébullition sociale et politique depuis plusieurs années, l’Iran voit émerger de plus en plus de réalisateurs issus de cet environnement de contrôle quotidien, qui livrent des films absolument passionnants. C’est notamment le cas récemment de cinéastes comme Jafar Panahi, ou encore Saeed Roustaee avec le remarquable Leila et ses frères. Ainsi de plus en plus d’auteurs iraniens ne s’interdisent pas le recours au genre pour parler des problèmes politiques et sociaux qui rongent leur pays. C’était notamment le cas de Hesam Eslami avec « Citizen Inmate » sélectionné à Clermont-Ferrand dans la catégorie Labo.

Formats Longs : Sœurs, journal d’une reconstruction de Julia Zahar

Formats Longs : Sœurs, journal d’une reconstruction de Julia Zahar

Représentative de son temps, cette 8e édition du Fipadoc a vu émerger, à travers plusieurs sélections, des auteurs et des films qui s’attachent à aborder des problématiques de plus en plus modernes et envahissantes, notamment celle de la santé mentale chez les jeunes, un trouble majeur qui s’apparente de plus en plus à une véritable épidémie. C’est précisément de cela dont parle le long métrage « Sœurs, journal d’une reconstruction » réalisé par Julia Zahar.

Wonderwall de Róisín Burns

Wonderwall de Róisín Burns

Nous sommes en 1995, à Liverpool, où les dockers sont en grève. Mais pour Siobhan et son grand frère Rory, rien n’est plus important que de savoir si Oasis va battre Blur dans la fameuse Battle of Britpop. « Wonderwall », réalisé par Róisín Burns, fait partie des 24 courts-métrages de fiction présélectionnés pour les Cesar 2026. Le film a également été sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes et a remporté le Grand Prix du festival Côté Court à Pantin, confirmant son succès critique.

Fille de l’eau de Sandra Desmazières

Fille de l’eau de Sandra Desmazières

Après le court-métrage « Le Thé de l’Oubli » (2008), qui décrit une nuit où une jeune femme termine sa tasse de thé avant de sortir sous la pluie et de traverser lentement la ville, Sandra Desmazières a réalisé « Fille de l’eau » (France, Portugal, Pays-Bas), sélectionné en compétition officielle à Cannes et récompensé récemment par le Prix Emile Reynaud 2025. Ce nouveau film d’animation semble presque en être la continuité : les souvenirs les plus enfouis se révèlent dans la fumée d’un thé brûlant. À l’image d’un songe mi-doux mi-amer, la réalisatrice nous plonge dans les réminiscences aquatiques d’une vieille dame, Mia.

Lettres à mon ami Yohei Yamakado depuis son pays natal, de Olivier Cheval

Lettres à mon ami Yohei Yamakado depuis son pays natal, de Olivier Cheval

À l’occasion de la 16e édition du Festival de La Roche-Sur-Yon, « Lettres à mon ami Yohei Yamakado depuis son pays natal », le nouveau court-métrage documentaire d’Olivier Cheval, diplômé aux Beaux-Arts de Paris et du Fresnoy, a été diffusé dans le cadre de la compétition “Nouvelles vagues”, qui laisse la place à quatre courts-métrages aux formes variées (fiction, documentaire, art et essai), parmi des longs-métrages. Format Court revient sur ce coup de cœur de la sélection. 

Les filles du ciel de Bérangère McNeese

Les filles du ciel de Bérangère McNeese

La future fille du ciel vole. Dans un supermarché. Seule, elle se fait attraper. En plein vol. Ce n’est que par l’entremise d’une jeune femme inconnue, qui fait diversion, qu’elle peut s’échapper. Voilà comment débute le premier long-métrage de Bérangère McNeese, film de sororité, d’une bande de filles, dans lequel la débrouille et l’entraide font communauté, à la marge.