Festival d’Annecy, notre sélection de 16 courts-métrages à voir en ligne

Ce lundi 15 juin 2020,  le Festival international du film d’animation d’Annecy aurait dû prendre place dans la « Venise des Alpes » et fêter ses 60 ans d’existence.

Cette année, comme beaucoup d’autres festivals, il se tiendra en ligne. On vous invite d’ailleurs à le suivre sur le web, le festival étant accessible à tous pour 15 euros.

Pour accompagner l’évènement, nous avons décidé de diffuser quelques perles du court, accessibles en ligne, programmées à Annecy de 2002 à aujourd’hui.

Les 16 courts-métrages retenus seront partagés sur notre site et sur nos réseaux, à raison d’un film par jour, du 15 au 30 juin, dates auxquelles le festival se tiendra cette année virtuellement.

 

JOUR 16 : Atama Yama, Koji YAMAMURA, 2002, Japon

Le dicton « Il n’y a pas de petites économies » est poussé à l’extrême dans cette adaptation étonnante et drôle du rakugo japonais « Ataya Yama ». Un vieillard avare se retrouve avec un cerisier sur la tête après avoir mangé des noyaux de cerises afin de ne rien gaspiller…Une situation insolite avec un dénouement inattendu font de ce court métrage d’animation primé du Cristal d’Anneyc en 2003 un vrai moment de pur plaisir.


JOUR 15 : Overtime, Oury ATLAN, Thibaut BERLAND, Damien FERRIÉ, 2004, France

Réalisé par trois anciens de Supinfocom, « Overtime » se partage entre nostalgie, poésie et mélancolie. Film-hommage à Jim Henson, le créateur des Muppets, ce court métrage bicolore orchestre, le temps de quelques partitions kletzmer, un réjouissant ballet chorégraphique en images de synthèse. « Overtime » renvoie l’homme à son côté obscur en même temps qu’il inscrit avec rythme les mouvements de pantins-amphibiens dans la postérité d’une fable graphique.


JOUR 14 : KJFG n°5, Alexey ALEKSEEV, 2007, Hongrie

« KJFG n°5 » est une animation musicale absurde mettant en scène nos amis, les animaux des bois. Lauréat du prix SACEM de la musique originale au Festival d’Annecy en 2008, ce sketch hongrois épatant laisse un air ridicule dans la tête et un sourire joyeux sur les lèvres.


JOUR 13 : Slavar, Hanna HEILBORN, David ARONOWITSCH, 2008, Suède

Documentaire animé sur l’esclavage infantile au Soudan, « Slavar » de Hanna Heilborn et de David Aronowitsh a remporté en 2009 le Prix Unicef ainsi que le prestigieux Cristal d’Annecy. À partir d’une interview, le court métrage retrace la triste histoire d’Abuk, 9 ans et de Machiek, 15 ans, anciens esclaves d’une milice militaire soudanaise.


JOUR 12 : El empleo, Santiago Bou Grasso, 2008, Argentine

Mêlant subtilement passivité du quotidien, individus-objets et sobriété du dessin, « El Empleo », de Santiago Grasso, est le tout premier film argentin primé à Annecy depuis la création du festival. Prix Fipresci à Annecy en 2009, le film livre, entre critique sociétale et humour raffiné, un regard différent et original sur les notions de travail, de monde en crise et d’exploitation de l’homme par l’homme.


JOUR 11 : Western Spaghetti, PES, 2008, USA

Les spaghettis à la sauce tomate façon PES, dont les ingrédients secrets sont de la stop motion, un peu de magie, de l’humour et beaucoup d’imagination sauront ravir vos papilles. Avec l’aide de matériaux banaux que l’on trouve dans n’importe quelle maison, le réalisateur crée un plat hors du commun. Son insolite recette de pâtes, primée par le Public d’Annecy en 2009, ravira les gourmets de l’animation. Temps de dégustation : 1’45’’.


JOUR 10 : Edmond était un âne, Franck Dion, 2012, France, Canada

Edmond est petit, esseulé, différent, étrange. Un jour, ses collègues jaloux le couvrent d’un bonnet d’âne. Edmond devient un phénomène de foire mais il trouve étonnement dans ce couvre-chef inattendu une révélation et un apaisement au point de ne plus vouloir le quitter au grand dam de ses collègues et de son épouse. Ode absolue à la tolérance, « Edmond était un âne » de Franck Dion est un film précieux, lumineux, bouleversant et époustouflant de maîtrise, très justement récompensé du Prix spécial du Jury à Annecy en 2012.


JOUR 9 : I am Tom Moody, Ainslie Henderon, 2013, Royaume-Uni

Lauréat du Prix spécial du jury à Annecy en 2013 et Prix Format Court du meilleur film d’école au festival Anima la même année à Bruxelles, « I Am Tom Moody » d’Ainslie Henderson est un conte touchant sur les rêves brisés et la confrontation avec ses démons intérieurs.


JOUR 8 : Guida, Rosana Urbes, 2014, Brésil

Rosana Urbes, première femme brésilienne à être sélectionnée et primée à Annecy avec son court-métrage « Guida » (Mention du jury Fipresci, Prix « Jean-Luc Xiberras » de la première œuvre), nous livrait en 2014 un charmant projet autour de l’acceptation de soi, de son corps et du regard d’autrui (une femme entre deux âges décide de poser nue pour des séances de modèle vivant et se révèle à elle-même et aux autres), le tout accompagné d’une superbe musique (signée Gustavo Kurlat et Ruben Feffer) et de croquis inachevés.


JOUR 7 : Negative space, Max Porter, Ru Kuwahata, 2017, France

“Negative Space”, réalisé par Ru Kuwahata et Max Porter, en lice aux Oscars 2018, raconte l’histoire de Sam et de sa relation particulière avec son père qui n’est quasiment jamais à la maison. Pourtant, un lien très fort l’unit à lui : il lui a en effet enseigné comment faire sa valise le plus rapidement et efficacement possible, de manière à ne laisser aucun espace vide. Cette animation en stop-motion nous emmène dans l’intimité de ces personnages, dont l’histoire métaphorique résonne en chacun de nous.


JOUR 6 : Happyness, Steve Cutts, 2018, Royaume-Uni

La quête du bonheur, du plaisir et de l’amour ne connaît pas de limites. Dans « Happiness », Prix CANAL+ en 2018 à Annecy, Steve Cutts nous renvoie une image directe et forte de notre société avide d’un consumérisme effréné.  Nous sommes tous des rats, pris dans un tourbillon sans fin. Il faut toujours plus, toujours mieux, et tout est bon pour y arriver : la drogue, l’alcool, le sexe, les médocs… Mais comme nous le rappelle cette vidéo satirique et pleine d’humour, on a beau chercher, le bonheur reste hors d’atteinte, et pour couronner le tout, le Dieu Dollar nous prend dans son étau impitoyable.


JOUR 5 : Girl in the Hallway, Valerie Barnhart, 2019, Canada

Prix Festivals Connexion – Région Auvergne-Rhône-Alpes à Annecy en 2019, Girl in the Hallway de Valerie Barnhart est un film bouleversant sur le kidnapping d’une petite fille dont le scénario est magistralement mis en scène. Adapté de l’histoire du Petit Chaperon Rouge et revisité en un conte cauchemardesque, le film témoigne, à travers la voix off du narrateur, du triste destin d’une petite fille livrée à elle-même. Ce court métrage offre une critique passionnante sur l’individualisme, le rejet et l’indifférence.


JOUR 4 : Catgot,  Ho Tsz Wing 2020, Chine

Annecy accueille au sein de sa compétition de films de fin d’études le magnifique “Catgot”, réalisé par l’animateur hongkongais Ho Tsz Wing. Ce très court expérimental de 3 minutes offre une explosion de couleurs sur fond noir dans une ambiance électro sympa. L’objectif de l’auteur : “présenter une performance de fontaine de manière abstraite”. Pari réussi, tout juste récompensé du Prix du Jury Jeunes pour un film de fin d’études 2020.


JOUR 3 : « Mashrou’ Leila – Radio Romance » , Vladimir Mavounia-Kouka », 2020, France, Liban

Sélectionné cette année en compétition officielle au Festival d’Annecy, le clip « Mashrou’ Leila – Radio Romance » du réalisateur Vladimir Mavounia-Kouka nous emporte au cœur d’une histoire d’amour.

Dans ce  clip, deux femmes s’élancent dans une danse charnelle mais sont constamment repoussées l’une de l’autre par des obstacles symbolisant l’homophobie ou encore le racisme. Un rêve en bleu et orange qui débute par cette maxime « Love is resistance » et qui finit par s’évanouir sur un tendre baiser.


JOUR 2 : « Le Passant », Pieter Coudyzer, 2019, Belgique

En compétition officielle au Festival d’Annecy cette année, “Le Passant” de Pieter Coudyzer est un film incroyable, disponible sur Court-Circuit. Imaginé de manière chronométrée autour d’un travelling latéral, ce court-métrage belge évoque deux destins croisés : ceux de jeunes garçons habitant dans la même rue. Visuellement et scénaristiquement, le film émouvant à souhait est un grand moment de cinéma.


JOUR 1 : « No, I Don’t Want to Dance »,  Andrea Vinciguerra, 2020, Royaume-Uni, Italie

Pour ouvrir notre focus consacré au Festival international du film d’animation d’Annecy, voici “No, I Don’t Want to Dance” réalisé par Andrea Vinciguerra, distribué par Autour de Minuit et mis en ligne par Court-Circuit. Le film, en compétition officielle cette année à Annecy, dépeint en moins de 3 minutes, une joyeuse satire de notre société. Marionnettes en laine, sens de l’absurde, rythme maîtrisé et crise de nerfs au rendez-vous !


 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *