Archives par mot-clé : France

Wonderwall de Róisín Burns

Wonderwall de Róisín Burns

Nous sommes en 1995, à Liverpool, où les dockers sont en grève. Mais pour Siobhan et son grand frère Rory, rien n’est plus important que de savoir si Oasis va battre Blur dans la fameuse Battle of Britpop. « Wonderwall », réalisé par Róisín Burns, fait partie des 24 courts-métrages de fiction présélectionnés pour les Cesar 2026. Le film a également été sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes et a remporté le Grand Prix du festival Côté Court à Pantin, confirmant son succès critique.

Rémi Mardini. Le travail sur l’image, celle qu’on laisse, celle qu’on a de soi-même

Rémi Mardini. Le travail sur l’image, celle qu’on laisse, celle qu’on a de soi-même

Alors qu’il recevait plusieurs prix au Festival de Saint-Jean-de-Luz (Prix du public, Prix du SFCC-prix accordé par des membres du syndicat de la critique de cinéma-, et Prix vision d’avenir) pour son très subtil premier court « En Beauté », nous avons eu l’envie d’interroger le jeune cinéaste Rémi Mardini.

Fille de l’eau de Sandra Desmazières

Fille de l’eau de Sandra Desmazières

Après le court-métrage « Le Thé de l’Oubli » (2008), qui décrit une nuit où une jeune femme termine sa tasse de thé avant de sortir sous la pluie et de traverser lentement la ville, Sandra Desmazières a réalisé « Fille de l’eau » (France, Portugal, Pays-Bas), sélectionné en compétition officielle à Cannes et récompensé récemment par le Prix Emile Reynaud 2025. Ce nouveau film d’animation semble presque en être la continuité : les souvenirs les plus enfouis se révèlent dans la fumée d’un thé brûlant. À l’image d’un songe mi-doux mi-amer, la réalisatrice nous plonge dans les réminiscences aquatiques d’une vieille dame, Mia.

L comme Lettres à mon ami Yohei Yamakado depuis son pays natal

L comme Lettres à mon ami Yohei Yamakado depuis son pays natal

« Cela fait presque dix ans que mon ami Yohei Yamakado, cinéaste et musicien, n’est pas retourné au Japon. Je suis allé au pays de son enfance avec une caméra 16 mm, pour lui donner des nouvelles de son pays, des lieux où il a vécu et des gens qu’il y a aimés. Le film est un carnet de voyage, un recueil de lettres, une enquête intime sur l’enfance et une ode à l’amitié. »
Réal. : Olivier Cheval
Documentaire, 25′, 2025
France

Les filles du ciel de Bérangère McNeese

Les filles du ciel de Bérangère McNeese

La future fille du ciel vole. Dans un supermarché. Seule, elle se fait attraper. En plein vol. Ce n’est que par l’entremise d’une jeune femme inconnue, qui fait diversion, qu’elle peut s’échapper. Voilà comment débute le premier long-métrage de Bérangère McNeese, film de sororité, d’une bande de filles, dans lequel la débrouille et l’entraide font communauté, à la marge.

F comme Une Fugue

F comme Une Fugue

De Frère, Sœur se souvient qu’il avait les yeux noirs, des cheveux semblables aux siens, des épaules fines comme les ailes d’un oiseau et qu’il connaissait par cœur le chemin de la rivière. De Frère, Sœur n’a rien oublié.
Réal. : Agnès Patron
Animation, 15′, 2025
France

Mon inséparable de Anne-Sophie Bailly

Mon inséparable de Anne-Sophie Bailly

Présenté dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise 2024, le premier long-métrage d’Anne-Sophie Bailly met en scène une relation fusionnelle entre une mère et son fils en situation de handicap. Laure Calamy, toujours époustouflante, incarne Mona, une femme qui a élevé toute seule son enfant Joël, interprété par Charles Peccia-Galletto (nommé pour le César des Révélations masculines 2025).

Les Bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon

Les Bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon

Avec « Les Bottes de la nuit », gagnant du Cristal du court-métrage, du Prix du Public et du Prix André Martin au festival d’Annecy, Pierre-Luc Granjon livre un trésor d’animation, à la fois délicat et envoûtant, où le trait du dessin devient le prolongement d’un monde enfantin baigné de mystère. Le film nous entraîne dans une aventure nocturne où la beauté plastique se conjugue à une grande finesse émotionnelle, sans jamais perdre de vue le regard de l’enfant.

Pierre-Luc Granjon : « Je suis toujours en réaction au film précédent »

Pierre-Luc Granjon : « Je suis toujours en réaction au film précédent »

Son film, « Les Bottes de la nuit », réalisé grâce à l’écran d’épingles, a remporté le Cristal du court-métrage, le Prix du Public et et le Prix André Martin au Festival d’Annecy. Pierre-Luc Granjon, qu’on a découvert il y a quelques années avec « Le Loup blanc », raconte sa découverte de l’animation en volume, la réalité du métier, l’envie d’être heureux et le besoin de se renouveler.

Tawfeek Barhom : « Les gens doivent s’habituer à écouter nos histoires »

Tawfeek Barhom : « Les gens doivent s’habituer à écouter nos histoires »

Tawfeek Barhom est connu comme acteur. Il a joué dans « Mon fils » d’Eran Riklis, « La Conspiration du Caire » de Tarik Saleh, « Les fantômes » de Jonathan Millet comme dans « The Way of the Wind », le prochain film de Terrence Malick. Pourtant, l’acteur se voit plutôt dès le départ comme un réalisateur, un raconteur d’histoires. Ayant franchi le cap, il a reçu pour son premier film, « I’m glad you’re dead now », la très convoitée Palme d’or du court-métrage 2025.

I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom

I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom

« Quand nous regardons un court métrage, nous sentons bien qu’un univers plus vaste se met en place, un univers qui n’est pas réductible à la somme des plans vus à l’écran. » remarquait le professeur Sébastien Févry. C’est dans cet univers hors-film que la Palme d’or du festival de Cannes a enfoui ses secrets. « I’m Glad You’re Dead Now » est paradoxal, difficile à décrire et pourtant limpide, clair sans rien réellement montrer ou prononcer.

Dian Weys : « Chaque mot écrit sur la page doit compter »

Dian Weys : « Chaque mot écrit sur la page doit compter »

« Aasvoëls » (« Vautours », en français) fait partie de la sélection officielle des courts-métrages de Cannes 2025. Réalisé par Dian Weys, ce film coup de poing a justement remporté cette semaine le Grand Prix Unifrance du court à Cannes. Il reste en lice pour la Palme d’or du court-métrage (dévoilée ce samedi 24 mai).

D comme Dieu est timide

D comme Dieu est timide

Lors d’un voyage en train, Ariel et Paul s’amusent à dessiner leurs plus grandes peurs lorsque Gilda, une étrange passagère, s’invite dans leurs confidences. Son expérience de la peur ne semble néanmoins pas aussi innocente que leurs dessins.
Réal. : Jocelyn Charles
Animation, 15′, 2025
France

Dieu est timide de Jocelyn Charles

Dieu est timide de Jocelyn Charles

Avec ses deux personnages qui tuent le temps en dessinant durant leur trajet, Jocelyn Charles fait résonner son propre geste de créateur avec un court-métrage coloré et inspiré qui trompe la pusillanimité contenue dans son titre : « Dieu est timide ». Le jeune cinéaste vient de proposer son premier film en compétition à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2025.