Réalisatrice de « L’Heure de l’ours » (César du meilleur court-métrage d’animation 2021), Agnès Patron signe avec « Une fugue » son retour au court. Le film explore la mémoire, la fratrie et les fantômes qui nous accompagnent, dans un geste où la peinture, le son et l’animation se répondent. Présenté à la Semaine de la Critique en séance spéciale en mai, « Une fugue » se balade actuellement en festival. En septembre, il remportait le prix du meilleur court d’animation à Toronto. En février, il concourt en compétition à Clermont-Ferrand.
Après « L’Heure de l’ours », César du meilleur court-métrage d’animation 2021, la réalisatrice Agnès Patron revient avec un nouveau court-métrage d’animation à la gouache, « Une fugue », sélectionné en mai à la Semaine de la Critique, consacré au deuil entre frères et sœurs.
Après Pile Poil de Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller et La nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel, primés l’an passé, voici les deux nouveaux courts primés ce vendredi soir lors de la cérémonie des César.
À Format Court, on aime bien Agnès Patron, pas seulement parce qu’elle a réalisé L’heure de l’ours, un “Carnaval aux allures de fin du monde », récompensé du César du Meilleur Court-Métrage d’Animation 2021, mais aussi parce qu’elle a signé, raturé, modifié l’affiche de notre 2ème Festival Format Court à plusieurs reprises au gré des annonces gouvernementales liées au Covid. Dans ce long entretien réalisé sur Zoom, la diplômée des Arts-Décos raconte l’instinct, la désillusion de sa première année artistique, son déclic pour l’animation, mais également son fils, premier spectateur.
En compétition officielle au Festival de Cannes en 2019 et lauréat du jury étudiants de l’édition 2019 du Festival Paris Courts devant, L’Heure de l’ours, d’Agnès Patron, marque surtout par son jeu des couleurs et des contrastes.