Festival Format Court. Focus Festival de Cannes

Retrouvez notre Zoom sur la page Facebook de Format Court avec Márk Beleznai, réalisateur de « Agapé » (Cinéfondation 2020), Zoé Klein (sélectionneuse, Compétition officielle Cannes) et Marie-Pauline Mollaret (sélectionneuse, Semaine de la Critique)

Programme plus disponible !

Cette année, le Festival de Cannes a cherché à s’adapter, comme les autres festivals. Outre le label #Cannes 2020, l’événement a maintenu sa sélection de courts et de films d’études et son Jury commun aux deux sections, l’officielle et la Cinéfondation.

Ce focus créé dans le courant du mois de mai devait accueillir nos coups de coeur de Cannes, toutes sections confondues. Les films choisis (dont I am afraid to forget your face de l’Egyptien Sameh Alaa, Palme d’or 2020) étant encore trop “jeunes” pour basculer sur le web, nous avons revu notre programmation et vous proposons un condensé de ce qui fait le succès de Cannes, depuis toutes ces années : la mise en lumière de nouveaux talents, la dimension internationale assumée, la prise de risques aussi.

Si le festival est indispensable pour lancer la carrière d’un long-métrage, il est aussi un tremplin pour le court. Beaucoup de gens ignorent que le court y a sa place (et même un marché, le Short Film Corner) et qu’il est programmé autant en compétition officielle et à la Cinéfondation (dédiée aux films d’étudiants) qu’à la Quinzaine des Réalisateurs et à la Semaine de la Critique. Bon nombre d’auteurs repérés aujourd’hui ont d’ailleurs fait leurs débuts à Cannes, que ce soit Bouli Lanners, Bruno Podalydès, Pedro Costa, Jane Campion, Deniz Gamze Erguven, Nadav Lapid, … Il n’est pas rare d’ailleurs de voir revenir un(e) jeune réalisateur/réalisatrice à Cannes après un ou plusieurs courts, que ce soit dans la même section ou dans une section parallèle.

Ce programme vous propose dès lors un condensé de films ayant fait leurs débuts à Cannes. Agapé de Márk Beleznai, sélectionné à la Cinéfondation 2020, nous vient de Hongrie. Il s’agit d’un film d’école de la Budapest Metropolitan University. Une robe d’été de François Ozon a été révélé à la Semaine de la Critique 1996 deux ans avant son premier long, Sitcom. The Heart of the Word du génial Guy Maddin (dont nous avions diffusé l’an passé Sissy Boy Slap Party) a fait partie de la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs 2001. Le réalisateur canadien, que nous avons interviewé à deux reprises, reste extrêmement fidèle à la forme courte malgré les années et son passage au long-métrage. Enfin, ce programme accueille 4 courts-métrages sélectionnés en compétition officielle à Cannes, à des années différentes, et tous chroniqués sur Format Court : Night Shift de Zia Mandviwalla (Nouvelle-Zélande, 2012), Caroline de Celine Held et Logan George (USA, 2018) et le classique et surréaliste Music for one appartment de Johannes Stjärne Nilsson et Ola Simonsson (Suède, 2001). Dernier coup de cœur : C’est gratuit pour les filles de Claire Burger et Marie Amachoukeli, présenté à la Semaine de la Critique 2009 et César du meilleur court-métrage 2010. Avant ce film, les deux jeunes femmes avaient présenté Forbach, le film de fin d’études de Claire Burger à la Cinéfondation en 2008. Après ce film, Party Girl, leur premier long-métrage co-réalisé avec Samuel Theis, obtiendra la Caméra d’or 2014. Cette année, Claire Burger est revenue à Cannes pour participer au Jury des courts-métrages et de la Cinéfondation. Boucle bouclée.

Katia Bayer

Programmation

Une Robe d’été, François Ozon. Fiction – Fidélité Productions – 15’16 – France – 1996 – Sélectionné à la Semaine de la Critique 1996

Luc, en vacances avec son ami, recherche le calme sur une plage déserte. Une belle Espagnole l’aborde.

Agapé, Márk Beleznai. Fiction – Budapest Metropolitan University – 16’ – Hongrie – 2020 – Sélectionné à la Cinéfondation 2020

Un adolescent cinéphile et une femme célibataire de 40 ans se rencontrent. Lorsqu’ils se croisent à nouveau, ils s’aperçoivent qu’ils ont beaucoup en commun et, malgré les apparences, forment une relation inattendue.

The Heart of the world, Guy Maddin. Fiction, expérimental – Sun Life Financial -Telefilm Canada – 6’- Canada – 2000 – Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs 2001

Anna, une scientifique au service de l’État, découvre que le coeur de la planète va bientôt éclater.

Night Shift, Zia Mandviwalla. Fiction – Curious Film – 14’ – Nouvelle Zélande – 2012 – Compétition officielle, Festival de Cannes 2012

Salote, une nettoyeuse d’aéroport commence un autre long quart de nuit. Elle garde la tête baissée, fait son travail et tire sa survie de ce que les autres laissent derrière elle. Personne ne lui épargnerait généralement un second regard.

Caroline, Celine Held et Logan George. Fiction – ELO – 12’ – États-Unis – 2018 – Compétition officielle, Festival de Cannes 2018

Tous les plans pour trouver une baby-sitter ayant échoué, Caroline, une fillette de six ans, se retrouve en charge de son petit frère et de sa petite sœur en pleine canicule, un été au Texas.

C’est gratuit pour les filles,  Claire Burger et Marie Amachoukeli. Dharamsala – Fiction – 22’ – France – 2009 – César du Meilleur court-métrage 2010 – Sélectionné à la Semaine de la Critique, Cannes 2009

Dans quelques jours, Laetitia obtiendra son brevet professionnel de coiffure. Elle et sa meilleure amie Yéliz, pourront concrétiser leur rêve : ouvrir un salon ensemble. Mais avant de passer son examen, Laetitia veut aller à une fête.

Music for one appartment, Johannes Stjärne Nilsson et Ola Simonsson. Fiction – Kostr-Film – 9’ – Suède – 2001 – Compétition officielle, Festival de Cannes 2001

Six musiciens préparent une attaque musicale bien ficelée en banlieue. Lorsqu’un couple quitte leur appartement, les musiciens attaquent. Avec les objets ménagers et quotidiens, ils donnent un concert dans la cuisine, la chambre, la salle de bain et le salon.

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