6ème Millenium Festival – du 3/4 au 11/4, Bruxelles

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Depuis sa création en 2009, le Festival Millenium poursuit sa vocation de proposer des documentaires qui interpellent et nous font découvrir l’Autre dans sa complexité ainsi que la beauté de la différence. Initié pour mettre à l’honneur des films dont les thèmes sont liés aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, le festival est devenu un rendez-vous incontournable grâce à l’originalité de sa programmation.

La 6ème édition du festival aura lieu du 3 au 11 avril, ai CIVA et à l’espace Senghor à Bruxelles.

Découvrez la sélection de courts et moyens métrages!

Compétition internationale

Yemeniettes de Shawn Thompson (Yemen, 60′)
Trois adolescentes yéménites participent à un concours d’entrepreunariat. Cependant, en chemin, elles rencontrent les difficultés posées par un pays où l’éducation est corrompue, sans emploi et sous la menace de la présence d’Al-Qaïda. Malgré le fait d’avoir grandi dans une société où le modèle traditionnel des genres est encouragé et perpétué, Wafaa, Maha et Reem sont déterminée à se forger un meilleur avenir.

Compétition « Travailleurs du Monde »
Films sélectionnés en collaboration avec Le P’tit Ciné, organisateur du Festival Regards sur le Travail

Avec le vent de Raf Custers (Belgique, 36′)
Croissance pour les uns, patience pour les autres. Nous le voyons en République démocratique du Congo, où ce documentaire a été tourné en avril 2013. Le film déconstruit les rapports entre les populations locales et l’industrie minière. Pendant que le cuivre et le cobalt sont extraits des mines pour nourrir l’économie mondialisée, les congolais toussent. Le vent chargé de pollution est aussi celui des aspirations à un développement soutenable et au bien être pour le peuple congolais.

Karaoké domestique d’Ines Rabadan (Belgique, 35′)
Dans toutes les maisons, quelqu’un doit ranger, lessiver, nettoyer. Mais qui ? Karaoké domestique est une performance et une expérience : trois « couples » de femmes, dont l’une s’occupe du travail ménager de l’autre, sont interviewés par la réalisatrice Inès Rabadán au sujet de l’organisation et de la hiérarchie complexe qui règne dans une maison.

 Little Land de Nikos Dayandas (Grèce, 51′)
Depuis l’arrivée de la crise financière en Grèce, de plus en plus de jeunes athéniens ont décidé de déménager vers la campagne, dans l’espoir d’une vie meilleure. Parmi eux, Theodoris qui s’est installé sur l’île isolée d’Ikaria dans la mer Égée. Il y découvre une économie locale qui s’avère fonctionnelle, une petite société qui fait preuve d’une exceptionnelle culture de l’autonomie et de la coopération, où le peuple vit mieux et plus longtemps. Le documentaire a pour but de dévoiler le secret des habitants de l’île, dont la vie, totalement différente, pourrait nous inspirer en temps de crise économique et sociale.
Compétition « Vision Jeune »

Le printemps d’Hana de Sophie Zarifian, Simon Desjobert (France, 55′)
Le 11 février 2011, après 18 jours de manifestations populaires, le président égyptien Hosni Moubarak démissionne et décide de remettre le pouvoir entre les mains du conseil suprême des forces armées. Du haut de ses 18 ans, Hana décide de participer activement à ce mouvement révolutionnaire. Elle cherche, avec la grande spontanéité qui la caractérise, un moyen de s’impliquer dans les changements politiques et sociaux de son pays. Elle essaie de faire entendre sa voix auprès de sa famille, au sein d’un nouveau parti politique, dans son groupe d’amis, ou encore dans la rue.

Democracy Camp de Ismail Elmokaden, Zahra Mackaoui (Israel, 48′)
Dans un camp pour adolescent en Egypte, durant l’été 2011, la rébellion est dans l’air. Encouragés à s’exprimer librement et influencés par la vague révolutionnaire du printemps arabe, les jeunes adolescents du camp commencent une révolte contre le règlement de leur propre camp. Mais après l’euphorie initiale, des divisions émergent entre les différents protagonistes, et les enfants découvrent que la démocratie est plus compliquée à mettre en place que ce qu’ils imaginaient. A leur retour à la maison – en Egypte, Tunisie, Yémen et Cisjordanie – ils peinent à trouver leur voie parmi les bouleversements qui ont lieu dans la région. Ces adolescents ordinaires représentent la pensée et les changements du monde arabe, et à travers eux le film explore la prise de conscience politique et sociale vécue par des millions d’enfants.

Nous, dehors de Bahïa Bencheikh-El-Fegoun, Merieme Achour Bouakkaz (Algeria, 53′)
Manel, jeune fille de 23 ans, a porté le voile pendant deux ans. Aujourd’hui, elle est sur le point de changer sa vie et de se libérer du hijab qui l’opprime de plus en plus. Manel se cherche, elle est en quête de réponses au coeur d’une société qui a du mal à accepter deux concepts : la liberté et le respect. A travers son histoire, nous rencontrons d’autres femmes de son âge mais aussi d’autres générations. Elles se font par de leurs quêtes, de leurs doutes et des expériences qu’elles ont vécues.

La alfombra roja de Manuel Fernández et Iosu López (Espagne, 12′)
En Inde, pas moins de 158 millions de personnes vivent dans l’extrême insalubrité des bidonvilles. Des millions d’enfants jouent autour de déchets, de vaches, de rats et d’excréments. Le bidonville Garib Nagar, dans le quartier de Bandra (Bombay) est la maison de Rubina, une jeune fille de 12 ans qui rêve de devenir actrice et de transformer son bidonville en un endroit propre et habitable.

Panorama « Connaître l’Autre »

The War Campaign de Boris Benjamin Bertram (Danemark, 60′)
Dans plusieurs pays, l’invasion de l’Irak de mars 2003 a été déclarée illégale. Boris Bertram décortique le processus de la guerre et suggère des façons d’organiser les futures campagnes militaires pour les vendre au public. Il efface notre croyance en l’intégrité politique avec son reportage sur le prélude de la guerre en Irak et le jeu politique qui l’a déclenchée. Par l’intermédiaire d’archives et d’interviews avec des personnalités-clés, il nous montre comment les récits sont inventés et comment l’histoire s’écrit.

The Rape of the Samburu Women d’Iara Lee (Kenya, 13′)
Lorsque le Kenya était encore une colonie britannique, les femmes ont été confrontées à une épidémie de viol. Bien que ces viols aient été officiellement rapportés, les soldats n’ont pas été reconnus coupables par l’armée britannique. Au milieu des années 1990, Beatrice Chili a réagi face à cette situation en mettant en place le village de Senchen, une communauté auto-suffisante dirigée entièrement par des femmes. Dans ce village, les femmes construisent des maisons, fabriquent des vêtements, cultivent la terre et élèvent les enfants. Ce court métrage montre le courage de ces femmes qui racontent à cœur ouvert leur souffrance et qui parlent avec passion de leur combat pour obtenir justice.

The Kalasha and the Crescent d’Iara Lee (Pakistan, 13′)
Les Kalash du Chitral forment un peuple du Pakistan septentrional, dont le riche héritage culturel est en contradiction avec l’islam dominant. Aujourd’hui, bien que ce peuple doive faire face à la pauvreté, au tourisme et à l’islam, certains militent pour ne pas que leur culture s’éteigne. Les traditions Kalash peuvent-elles résister à la fois à la mondialisation et aux tensions religieuses ?

Battle for the Xingu de Iara Lee (Brésil, 11′)
Le long du fleuve Xingu, un affluent de l’Amazone, vivent plus de 10 000 indigènes dont la survie dépend de la rivière. Le gouvernement brésilien, pour développer la région, propose d’y construire un barrage hydro-électrique. Cette initiative mettrait en danger la biodiversité de son bassin mettant ainsi en péril le futur de ses habitants. En janvier 2009, plus de 100 000 Brésiliens se sont rassemblés à Belem pour le Forum social mondial, où les habitants du Xingu ont fait entendre leurs voix et ont assuré qu’ils ne laisseraient pas menacer la rivière et leur culture.

The Ghost of Piramida de Andreas Koefoed (Danemark, 58′)
Dans The Ghost of Piramida, le réalisateur Andreas Koefoed suit Efterklang dans une expédition audio de 9 jours dans la ville fantôme de Piramida sur le Spitsbergen, à quelque mil kilomètre du Pôle Nord et habité par plus d’ours polaires que d’hommes. Accompagnés par leur taciturne et peu impressionné protecteur russe d’ours polaire, le groupe part à la chasse au trésor dans les immeubles vides de la ville fantôme.

Au nom du Maire de Hirte Anca (Roumanie, 54′)
Bienvenue à Piatra Neamt, Roumanie ! Dans un petit bureau près de la Mairie, des demandeurs d’emploi font la queue devant une seule et unique interlocutrice. Un jeu de rôles commence à se mettre en place. On suit au plus près les visages, les regards et les expressions, créant ainsi une allégorie du pouvoir. De l’absurde au tragique, du comique au sérieux : c’est un film construit comme une pièce de théâtre de l’Ionesco en cinéma documentaire !

Anplagd de Mladen Kovacevic (Serbia, 52′)
Avec la technologie adéquate, on peut faire d’une simple feuille d’arbre un instrument à part entière. C’est ce que nous apprend ce sympathique film sur un village serbe qui consacre tout son amour à cet instrument si primitif. Dans le vrai style de Tarkovski, le film commence par une brise caressant les arbres et, pendant que la vie suit paisiblement son cours dans le village, l’automne décroche les feuilles des arbres. Josip et Petar se rassemblent pour jouer de la feuille et, avec l’aide de l’excentrique Vera, ils en apprennent la phonétique. Une amitié extraordinaire et taciturne se développe entre ces trois personnes.

Le site du festival

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