Retour sur la 6e édition de Silence on court !

Silence on court !, ce festival organisé par des étudiants, présentait cette année 24 courts métrages pour une compétition très éclectique et surprenante. Six salles parisiennes, dont une sur une péniche, ont accueilli les projections sous le parrainage avisé de Bertrand Bonello.

Pour prétendre à la compétition de Silence on court !, il faut avoir moins de 30 ans, du moins lors de la réalisation du film (le plus dur restant de le prouver). Une compétition regroupant des jeunes gens donc, parfois inconnus au bataillon des festivals (Rémi Gendarme, les frères Denis) ou bien déjà primés ailleurs (Franco Lolli, Osman Cerfon, Jan Czarlewski).

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Malheureusement (et aussi logiquement), certains films sélectionnés se révèlent moins engageants et prometteurs. C’est le cas de « Les compliments d’amour » de Marie Madinier, petite bluette assez fade sur la difficulté de l’enfance malgré la justesse de l’enfant qui en tient le rôle principal. Même chose pour « Snail trail » (Philipp Artus) et « Pièce à nouer » (Ornella Macchia), deux films d’écoles assez mineurs qui aussitôt vus sont déjà oubliés.

Il est intéressant de noter que le comité de sélection du festival est composé de pas moins de treize membres (chiffre hautement symbolique en passant) ce qui complexifie énormément le processus de choix, pouvant aussi brouiller la ligne éditoriale souvent plus claire lorsque l’on a à faire à un comité réduit. Toutefois, les compromis et les concessions sont assez rares, semble-t-il, tant le comité privilégie les films risqués et empreints d’une certaine marginalité face au courant principal. Souhaitons que ce type d’initiative, libre et engagée mais à l’économie frêle, puisse continuer et se transmettre à une nouvelle génération d’étudiants prompts à défendre une certaine idée du court métrage.

Amaury Augé

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