Le film de la semaine : Prends-moi de Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin

Fiction, 10′, 2015, Québec, By-Pass Films

Amour, sexualité, tabou, handicap et milieu hospitalier. Film à quatre mains, celles de Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin, Prends-moi (2015), s’illustre par le caractère intangible de son sujet, la complexité de ses enjeux, une très belle photo, des travellings parlants et un regard direct, sans fard sur la nudité filmée à l’écran.

Un jeune infirmier vient en aide quotidiennement à des handicapés vivant dans un centre spécialisé. Ils les accompagne aussi – cela fait partie de sa fonction – dans une « chambre d’intimité », un lieu permettant aux résidents d’avoir des relations sexuelles « encadrées » quand ils le souhaitent. Confronté à ses limites, au respect de l’intime,  il se retrouve désemparé face à l’intensité du désir de deux jeunes pensionnaires.

Filmé au plus près des corps et des visages, ce court déroutant et important a été vu à l’international (Sundance, Toronto, pour les plus gros festivals) avant de rejoindre la Toile cet été. On en profite pour lui ouvrir notre fenêtre.

Katia Bayer

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