Archives par mot-clé : Festival de Clermont-Ferrand

35e Festival international du Court Métrage de Clermont-Ferrand, le palmarès

35e Festival international du Court Métrage de Clermont-Ferrand, le palmarès

Le Festival international du Court Métrage s’est achevé à Clermont-Ferrand hier soir, samedi 9 février 2013. Le Grand Prix International est revenu au film mexicain de fiction « Para armar un helicóptero » (« Même de quoi construire un hélicoptère »), réalisé par Isabel Acevedo et le Grand Prix Labo à « A Story for the Modlins » (« Une histoire pour les Modlin »), documentaire espagnol de Sergio Oksman. Côté français, le premier film du comédien Xavier Legrand, « Avant que de tout perdre », a cumulé le Grand Prix National, le Prix du Public, le Prix de la Jeunesse et le Prix de la Presse Télérama.

Para armar un helicoptero d’Izabel Acevedo

Para armar un helicoptero d’Izabel Acevedo

Avec « Para armar un helicoptero », lauréat du Grand Prix international du Festival de Clermont-Ferrand, la réalisatrice mexicaine Izabel Acevedo nous plonge dans la réalité chaotique d’une ville tentaculaire, Mexico. Avec un regard intime et social, elle aborde le thème de la survie au quotidien face aux carences structurelles inhérentes à ces mégalopoles du sud qui, souffrant d’une croissance démesurée, peinent à offrir des conditions de vie stables à ces habitants. Le film nous invite à suivre le parcours d’Oliverio, un jeune adolescent à la recherche de solutions pratiques et inventives pour compenser l’absence de services publics et répondre aux besoins vitaux de sa famille.

Water Project/Projet Eau

Water Project/Projet Eau

Parmi les nombreux programmes proposés cette année au 35ème Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, nous avons eu le plaisir de regarder le “Projet eau »/ »Water Project ». Initié par Yael Perlov du département du film et de la télévision de l’université de Tel Aviv, ce projet regroupe 2 programmes de 9 courts métrages réalisés par des cinéastes israéliens et palestiniens. Avant cela, toujours dans la volonté de redéfinir les rapports entre Israéliens et Palestiniens, deux autres séries de courts métrages avaient été réalisés, notamment autour du thème du café.

De Calcutta à Clermont-Ferrand : le nouveau cinéma bengali

De Calcutta à Clermont-Ferrand : le nouveau cinéma bengali

Depuis 1995, la Satyajit Ray Film and Television Institute (SRFTI) de Calcutta œuvre à former une nouvelle génération de cinéastes indiens. En marge du cinéma commercial devenu synonyme d’industrie, de production et de consommation de masse, leurs films livrent un portrait plus réaliste de l’Inde, mettant en avant ses diversités, ses identités plurielles et complexes. Dans le cadre de sa rétrospective Inde cette année, le festival de Clermont-Ferrand a consacré une séance à cette école de cinéma fort renommée avec cinq films peu connus, plus captivants les uns que les autres.

La femme qui flottait de Thibault Lang-Willar

La femme qui flottait de Thibault Lang-Willar

Avec un premier film complètement décalé, Thibault Lang-Willar, réussit à provoquer une tension nerveuse drolatique autour d’une morte étrangement tombée du ciel et d’un duo de comédiens à qui le bizarre et l’absurde siéent à merveille. « La femme qui flottait » est une comédie douce-amère. Le film nous emmène dans un drame étrange va conduire à un bouleversement des relations de voisinage entre deux quarantenaires hirsutes et enclins à des troubles aussi banals que gênants… très gênants.

La présence des chaînes de télévision à Clermont-Ferrand

La présence des chaînes de télévision à Clermont-Ferrand

Lors de la production d’un court-métrage, on compte bien sûr sur le travail assidu et acharné des producteurs qui partent à la recherche de différents partenaires, financeurs et diffuseurs. Et parmi les sources de financement et de diffusion les plus connues et les plus traditionnelles, on citera les régions malgré les quelques derniers retournements pour certaines, le CNC, les entités telles que la SACEM, l’ADAMI, la SACD, etc., la Procirep et les chaînes de télévision.

La Jetée de Chris Marker

La Jetée de Chris Marker

Modestement qualifié de photo-roman par son auteur, « La Jetée » est une œuvre unique, profonde et mystérieuse qui a marqué les esprits et inspiré plusieurs générations de réalisateurs. Projeté en ouverture du 35e Festival de Clermont-Ferrand plus de 50 ans après sa réalisation, ce film continue toujours autant de fasciner le public et la critique au point de prêter son nom au bâtiment qui abrite l’association « Sauve qui peut le court métrage ». Cet hommage rendu par le Festival de Clermont-Ferrand rappelle l’importance donnée au patrimoine cinématographique et par la même occasion à la mémoire du Cinéma.

Solipsist d’Andrew Thomas Huang

Solipsist d’Andrew Thomas Huang

Petit phénomène en soi dans le milieu artistique branché, Andrew Thomas Huang a su imposer avec « Solipsist » un univers coloré et texturé, marqué par une direction artistique très aboutie et un syncrétisme parfait dans l’utilisation de marionnettes et d’effets spéciaux. Ce petit bijou lui a valu de nombreuses louanges et récompenses, ainsi que l’attention d’un des grands noms de la musique islandaise, Björk, qui lui a confié, les yeux fermés, la réalisation de son nouveau clip : Mutual Core.

Rodri de Franco Lolli

Rodri de Franco Lolli

Avec « Rodri », Franco Lolli renoue des liens avec son film de fin d’études de la fémis, « Como todo el mundo » : même équipe de tournage, même regard sociologique porté sur la société colombienne, même recours aux comédiens non professionnels. Le premier film avait déjà bien circulé en festival (à Clermont-Ferrand, entre autres, où il avait remporté le Grand Prix en 2008). « Rodri » lui emboîte le pas (Quinzaine des Réalisateurs, Festival Côté Court de Pantin, Premiers Plans d’Angers et maintenant, Clermont-Ferrand).

A Story for the Modlins de Sergio Oksman

A Story for the Modlins de Sergio Oksman

Se voir offrir une histoire passionnante et étrange, clés en main, pourrait représenter le rêve de beaucoup de cinéastes. C’est ce qui est arrivé à Sergio Oksman, réalisateur de « Notes on the Other », précédemment montré au Festival de Clermont-Ferrand, qui a trouvé dans une rue de Madrid un carton contenant les archives personnelles d’une famille américaine, les Modlins et qui a décidé de reconstituer leur histoire rocambolesque, « à sa façon » comme il le précise fort justement.

Men of the Earth d’Andrew Kavanagh

Men of the Earth d’Andrew Kavanagh

Sélectionné en compétition Labo à Clermont-Ferrand cette année, « Men of the Earth » n’est que le deuxième opus du jeune Australien Andrew Kavanagh, mais affirme déjà son style caractéristique et inimitable. Tout aussi singulier que « At the Formal », découvert l’an dernier, la ciné-expérience aborde, cette fois-ci, les rituels mystérieux auxquels se prêtent des ouvriers de la voirie.

Swięto Zmarłych (La fête des morts) d’Aleksandra Terpińska

Swięto Zmarłych (La fête des morts) d’Aleksandra Terpińska

Les voitures dans la ville et les trains à vive allure glissent dans le paysage en traçant des lignes horizontales. Les larmes et la pluie ont, quant à elles, un autre point commun; celui de tomber à la verticale. Les premiers plans de «La fête des morts » d’Aleksandra Terpińska semblent nous rappeler ces évidences cachées; à l’image, les clignotements urbains se mêlent aux coulées de pluie.

Patricia de Sabine Massenet

Patricia de Sabine Massenet

En 2008, l’artiste vidéaste Sabine Massenet cachait au hasard des livres de dix-sept bibliothèques de Seine-Saint-Denis une petite carte qui disait « Si vous trouvez cette carte veuillez écrire à l’adresse suivante ». Pendant deux ans, elle a ainsi correspondu avec des lecteurs et des lectrices ayant découvert cette missive étrange. Dix-neuf ont accepté d’être filmés et d’évoquer leur rapport aux livres et à la lecture. Patricia, qui donne son nom à ce court métrage étonnant présenté en sélection à Clermont-Ferrand, a été la première.

Velocity de Karolina Glusiec

Velocity de Karolina Glusiec

Dessins instinctifs, musique lancinante, voix off hypnotisante : tous les ingrédients sont réunis pour une immersion dans les vestiges de la mémoire. « Velocity », film d’école issu du Royal College of Art, présenté en Labo à Clermont-Ferrand, est un film qui parle avant tout à nos sens. C’est une réflexion sur la mémoire et ses multiples perceptions, sous une forme peu commune : celle de dessins en noir et blanc inspirés par les souvenirs de son auteur.

Mademoiselle Kiki et les Montparnos d’Amélie Harrault

Mademoiselle Kiki et les Montparnos d’Amélie Harrault

Même si ce n’est pas sa spécialité, le Festival de Clermont-Ferrand sélectionne année après année bon nombre de films d’animation, notamment en compétition nationale et en section labo. En épluchant le catalogue, « Cornée », « Tram », « Peau de chien », « Kali le petit vampire », « Fleuve rouge, Song Hong » ou « Edmond était un âne » nous reviennent en mémoire. Des nouveautés aussi surgissent, à l’instar de « Mademoiselle Kiki et les Montparnos », un premier film d’Amélie Harrault, concourant à la fois en compétition nationale et internationale.

Clermont 2013 : la SRF (Société des Réalisateurs de Films) inaugure le débat des réalisateurs, le mardi 05/02 !

Clermont 2013 : la SRF (Société des Réalisateurs de Films) inaugure le débat des réalisateurs, le mardi 05/02 !

Le festival de Clermont Ferrand est une occasion unique pour les réalisateurs du monde entier d’échanger sur tout ce qui les concerne, les préoccupe, les motive dans le court métrage. La SRF (Société des Réalisateurs de Films) vous convie cette année à un nouveau rendez-vous débat en ouverture du Bar des réalisateurs, le mardi 5 février de 16h à 18h, à l’hôtel Océania (82 bd. François Mitterrand), où des cinéastes européens viendront dialoguer et confronter leurs points de vue sur la diffusion du court : comment les réalisateurs européens montrent-ils leurs courts métrages, et dans quelles conditions ?