Tous les articles par Katia Bayer

Concours One Day One Movie : appel à projets

Pour concourir, une phase de présélection retiendra 15 équipes. Pour participer à cette première étape il est demandé de réaliser un dossier de présentation comprenant une lettre de motivation, un synopsis de 200 mots maximum sur le thème « Les écrans du futur dans la vie quotidienne ». Le dossier peut être agrémenté de photos, dessins, croquis, illustrations, vidéo. Ces éléments devront être fournis sur un support numérique ou via un lien vers un blog, site web…

Les inscriptions s’effectuent sur le site web www.satis-expo.com et la date de clôture pour l’envoi des dossiers est fixée au 30 septembre. Le concours est ouvert aux créateurs, auteurs, réalisateurs, étudiants… Pour remplir le formulaire d’inscription, cliquer ici.

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Le concours se déroulera sur 24 heures « de midi le 19 octobre à midi le 20 octobre ». Les équipes tourneront avec leur propre moyen et finaliseront leur programme afin de livrer un programme d’une durée inférieure ou égale à 2 minutes encodé pour une diffusion sur le web. Le thème du concours sera dévoilé lors de l’accueil des équipes sur le salon. Le jury visionnera les contenus dans l’après-midi et remettra les prix dans la soirée.

Bastien Dubois : “J’ai passé un an et demi à chercher de l’argent pour faire un film sur Madagascar sans jamais y avoir mis les pieds”

La première fois, c’était à Anima, dans les couloirs de l’Espace Flagey. Après, il y eut la séance des Lutins où il récupéra son prix du meilleur film d’animation, assis sur scène. La dernière rencontre fut la bonne : Bastien Dubois, réalisateur de Madagascar, carnet de voyage, se pointa aux Grands Boulevards, boucle d’oreille à droite, rendez-vous à gauche et t-shirt illustré au centre.

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Format Court : Assez tôt, tu as eu envie d’être carnettiste. Qu’est-ce qui t’attirait particulièrement dans les carnets de voyage ?

Bastien Dubois : Je pense qu’au-delà du carnet, c’était surtout le voyage qui m’intéressait. Le carnet, c’est plus un moyen d’expression. D’une part, ça donne un objectif à ton voyage, d’autre part, ça facilite vraiment les rencontres. Quand tu es en train de dessiner, il y a toujours quelqu’un qui va s’approcher, s’arrêter, te poser des questions. Lors de certains voyages, je me suis retrouvé sans argent, mais mes dessins me permettaient de survivre. Dans le Grand Bazar d’Istanbul, j’ai rencontré un homme qui possédait toute une rue et qui m’a demandé de dessiner l’un de ses magasins. J’ai payé 20 nuits d’hôtel grâce à ce dessin. À Naples, j’avais perdu ma carte bleue, j’arrêtais les touristes pour faire leur portrait, avec des dessins accrochés à mon sac à dos. Quand on voyage en groupe, on fait peu de rencontres, quand on voyage seul, on en fait un peu, quand on dessine, on en fait encore plus.

En rentrant d’un de ces voyages, tu t’es inscrit à Supinfocom, à Valenciennes. Tu avais des repères en animation ?

B.D. : Pas trop… En arrivant à Supinfocom, je n’avais aucune idée de ce qu’était réellement le milieu du court métrage d’animation. J’étais allé à quelques nuits d’animation et à très peu de festivals. Au départ, je me voyais même plus dans la BD, le jeu vidéo, l’illustration, la création de sites Internet que dans la réalisation.

Qu’est-ce qui t’a poussé vers la réalisation alors ?

B.D. : Supinfocom est une école de techniciens. Quand j’ai commencé, on faisait de l’ordinateur toute la journée, il me fallait une échappatoire car ce n’était pas une finalité pour moi. Je voulais voyager, faire des choses hors des chemins battus.

Quand je suis revenu d’Istanbul en 2004, j’ai commencé directement Supinfocom. Ça a été un choc parce que je me suis retrouvé à faire quelque chose de très formaté alors que pendant deux mois, j’avais été complètement libre, à faire du stop et à dormir à la belle étoile. L’idée de faire un film sur des carnets de voyages après mes études est apparue. Elle m’offrait un objectif, un point de repère qui m’a permis de tenir pendant les deux ans de Supinfocom. Sans ça, je pense que j’aurais lâché l’école avant parce que j’avais vraiment été dans un état d’esprit de vagabondage et de liberté totale les mois précédents.

Quelle touche personnelle as-tu apporté sur Ah, le film de fin d’études que tu as fait avec Simon Moreau et Joris Bacquet ?

B.D. : Je ne sais pas. Un petit grain de folie (rires) ! Je crois avoir surtout contribué au fait que ce soit aussi sombre et dérangeant. Ce n’est pas évident de répondre après coup. On bossait ensemble, chacun rebondissait sur les idées des autres, c’est vraiment un travail complémentaire. Simon est à la base de l’univers graphique de « Ah ». Après, au niveau du film, de la réalisation, du design, chacun y a mis un peu du sien.

En 2007, après tes études, tu as entrepris un voyage à Madagascar. Qu’est-ce qui t’a incité à raconter une histoire sur ce pays en particulier ? Avais-tu une connaissance préétablie de l’endroit ?

B.D. : Absolument pas. Je savais que je voulais faire un film sur des carnets de voyage mais je n’avais aucune idée du pays que j’allais choisir. Pendant mes études, j’ai rencontre une fille d’origine malgache qui m’a parlé de Madagascar et qui m’en a montré des photos. Petit à petit, l’idée a fait son chemin. Après, j’ai passé un an et demi à chercher de l’argent pour faire ce film sur Madagascar sans jamais y avoir mis les pieds.

Quand je suis arrivé sur place, j’avais juste une base de scénario. J’ai commencé à faire des dessins, à animer sur place. Je louais une chambre dans un orphelinat. J’alternais les voyages et le travail. Quand je ne m’enfermais pas dans ma chambre pour travailler, je faisais des allers-retours pour faire des pauses, trouver des anecdotes, des scènes de vie, esquisser des croquis, prendre des photos et des sons, tourner quelques vidéos. Tout cela me servait de matière première pour créer les dessins nécessaires à la fabrication des plans. J’ai fait la moitié du film sur place, le reste, je l’ai fait en rentrant en France.

Le film entremêle du dessin, de la peinture, de la photo, de la broderie, … Quels ont été tes outils sur place ?

B.D. : Je suis parti avec un ordinateur portable, un appareil photo d’assez bonne qualité pour faire des scans, 10 kg de matériel de dessin (papier, peinture, encre, …). Sur place, j’ai acheté une petite imprimante et j’ai fabriqué une table lumineuse avec un vieux tiroir qu’un charpentier m’a déniché.

Madagascar, carnet de voyage est traversé par des visages. Est-ce que leurs propriétaires l’ont vu, une fois terminé ?

B.D. : Certains, oui. En décembre dernier, je suis retourné pendant un mois à Madagascar, j’ai loué un bus et j’ai emmené des gens qui sont dans le film à le voir à l’Alliance française. Là-bas, il y a un petit cinéma à savoir une salle avec des chaises en plastique et une toile.

Les musiciens n’avaient pas du tout compris qu’on allait voir le film au cinéma. Ils pensaient qu’on allait enregistrer de la musique parce qu’à chaque fois que j’allais les voir, c’était dans ce but, donc ils sont venus au cinéma avec leurs instruments de musique ! Comme il y a eu quelques petits problèmes techniques, on a dû attendre une demi-heure avant que la projection commence. Ils ont alors commencé à jouer dans le cinéma et tout le monde s’est levé et s’est mis à danser ! Quand on a projeté le film, ça a été une expérience géniale. C’était la première fois que les gens que j’avais emmenés allaient au cinéma et ils voyaient un film qui parlait d’eux ! Ils se reconnaissaient, pointaient du doigt l’écran en disant : « Izao ! Izao ! » (« Moi ! Moi ! »).

Pourquoi as-tu décidé de te mettre en scène dans le film ?

B.D. : Ah, tu as remarqué ? C’est quelque chose de très discret. Ce n’est pourtant pas du Antoine de Maximy, avec la caméra en gros plan sur la figure ! Les gens qui me connaissent savent que c’est moi. Si j’avais pu, j’aurais tout fait en vue subjective, je voulais vraiment que le spectateur s’immerge, vive le voyage, mais je me suis dit qu’il fallait par moments qu’il y ait une interaction à l’image pour offrir une crédibilité au film.

Où en es-tu ? Quels sont tes projets actuels ?

B.D. : Je travaille sur un clip et sur un projet de court qui se passera en Papouasie mais qui n’est pas un carnet de voyage comme  Madagascar.

Au vu de ton parcours, qu’est-ce que tu as appris du format court ?

B.D. : Le court offre une liberté et une indépendance au niveau du format, de la durée, et des financements que tu ne trouves pas en long. Néanmoins, un film comme Madagascar coûte relativement cher, donc il a fallu trouver des sous. Après, moi, j’admire beaucoup quelqu’un comme David O’Reilly, l’auteur de Please say something, qui a une technique très simple, qui peut fabriquer un court en deux-trois mois, qui s’auto-produit, qui utilise de la 3D et qui ne fait pas de rendu ni de compositing. Je suis complètement admiratif de la créativité et de l’énergie que développe ce mec parce qu’il est complètement libre d’être juste dans la narration et de faire exactement ce qu’il veut très rapidement. C’est quelque chose que je lui envie beaucoup parce que moi, dès que je veux mettre un truc en place, ça prend des mois (rires) !

Tu le lui as dit ?

B.D. : Oui, bien sûr, on en parle souvent. C’est un très bon pote !

Propos recueillis par Katia Bayer

Article associé : la critique du film

Nisimasa : concours de scénario

Prix : 2 sessions d’atelier de réécriture encadrés par des scénaristes et producteurs européens professionnels.

Règlement : https://sites.google.com/site/rulescallforscript2010/european-short-pitch-call-for-script-2010

Vous trouverez ici des informations sur l’édition 2009/2010 : http://www.nisimasa.com/ ?q=node/291

Une partie des films développés dans le cadre des éditions 2007, 2008 et 2009 du projet « European Short Pitch » ont été projetés à Cannes cette année : www.semainedelacritique.com/films/2010/2010_invit_nisimasa.php

Date limite : 31 juillet 2010.

Contact : nisimasafrance@yahoo.fr
tél : 06.74.15.42.58
www.nisimasa.com

NISI MASA FRANCE
Att : Clara Guillaud
187 rue legendre
75017 France

L’association NISI MASA France est membre de NISI MASA, un réseau européen de jeunes cinéphiles fondé en 2001 et présent aujourd’hui dans 19 pays. Il vise à découvrir de nouveaux talents du jeune cinéma européen, à mener en Europe des projets interculturels autour du cinéma et à créer un espace de discussion et de collaboration entre jeunes réalisateurs européens.

M comme Madagascar, carnet de voyage

Fiche technique

Synopsis : Découvrez Madagascar à travers le regard d’un carnettiste. Les pages du carnet se tournent, les dessins s’animent pour nous faire découvrir l’extraordinaire diversité de l’Île Rouge, en particulier le Famadihana, le culte du retournement des morts.

Genre : Animation

Durée : 12’

Pays : France

Année : 2009

Réalisation : Bastien Dubois

Animation : Bastien Dubois

Scénario : Bastien Dubois

Montage : Bastien Dubois, Boubkar Benzabat

Son : Cyrille Lauwerier

Production : Sacrebleu Productions

Articles associés : la critique du film, l’interview de Bastien Dubois

Madagascar, carnet de voyage de Bastien Dubois

“L’invitation au voyage”

Voici un petit film à l’univers captivant. Dans ce récit qui relève avant tout de l’envie de partager la passion du voyage, Bastien Dubois s’essaye à un exercice de style très original. Il nous absorbe, nous emprisonne dans un récit animé, pieds et poings liés par des images et des sons pittoresques. L’auteur ne se contente pas de nous raconter son expérience malgache, il nous la fait vivre.

Au travers d’un récit simple et universel qui emprunte la forme du carnet de voyage, cet ancien étudiant de Supinfocom nous emmène à la découverte d’un pays et de ses traditions. Graphiste doué et aquarelliste talentueux, il mélange les techniques d’animation avec beaucoup de subtilité libérant le film de toute contrainte expressive, lui accordant la liberté de ton, propre à la littérature de voyage. Aux côtés des images mouvantes, s’ajoute un travail de son remarquable qui permet de plonger le « visiteur » dans une réalité palpitante, à la manière d’un jeu vidéo.

Cinéaste explorateur, Dubois aime se perdre dans les dédales des rues étrangères, dans les rangées chatoyantes des marchés exotiques, saisir quelques instants volés au détour d’une ruelle et croquer la cérémonie du culte du retournement, la Famadihana, pour se rendre compte de l’importance des ancêtres dans la société malgache. Les souvenirs, les images sont ainsi immortalisées dans les aquarelles colorées de Bastien qui livre une lecture mosaïque de l’île rouge où l’atmosphère et les sons d’ambiance l’emportent sur une narration classique.

En tableaux instantanés, Madagascar, seul vrai protagoniste du film, se déploie, dans un doux chaos inextricable. Bastien Dubois y dépeint avec force et virtuosité formelle, les petits et grands bonheurs d’hommes et de femmes aux mille visages. Il s’interroge sur la manière de témoigner de l’éphémère. Il aime s’arrêter sur les détails qui forgent la réalité de sensations fugaces et malgré tout, demeurent et construisent la mémoire. Telle une invitation au voyage, Madagascar, carnet de voyage diffuse calme et légèreté dans les interstices d’une culture qui parle à l’âme en secret.

Marie Bergeret

Consulter la fiche technique du film

Article associé : l’interview de Bastien Dubois

Focus Bastien Dubois

C’est l’histoire d’un mec. Qui fait de l’auto-stop à Lille pour rejoindre Istanbul. Qui entre en contact avec les autres en dessinant. Qui n’avait pas prévu de devenir réalisateur. Qui se pointe à Valenciennes pour étudier l’infographie. Qui ne pense qu’à repartir, avec un but en tête. Qui arrive à Madagascar avec 10 kg de matériel de dessin. Qui recueille sur place des anecdotes, des scènes de vie, des sons d’ambiance. Qui en revient avec un film, « Madagascar, carnet de voyage », lauréat de plusieurs prix en festival et un Lutin aux Lutins. C’est l’histoire d’un mec nommé Bastien Dubois.

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Retrouvez dans ce Focus :

La critique de «Madagascar, carnet de voyage »

L’interview de Bastien Dubois

Festival de Clermont-Ferrand : ouverture des inscriptions

Nouveauté : déposer le fichier vidéo de votre film sur Shortfilmdepot. Vous pouvez télécharger (uploader) un fichier vidéo de votre film dès que vous avez fini de remplir la fiche film (ou le rajouter à une fiche film complète existante).

Le téléchargement n’est possible que pour les films produits à partir de janvier 2010. Téléchargement gratuit durant la phase test ; un seul téléchargement par film.

Compétition nationale

* Date limite d’inscription et réception des films : 30 octobre 2010

* Contact : Nadira Ardjoun (n.ardjoun@clermont-filmfest.com)

Compétition internationale

ATTENTION : 2 dates limites d’inscription

* 15 juillet 2010 : pour les films terminés en 2009 (après le 1er juillet 2009)

* 14 octobre 2010 : pour les films réalisés en 2010

* Contact : Christian Guinot (c.guinot@clermont-filmfest.com)

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Online entries to the 2011 Clermont-Ferrand Short Film Festival & Market are now open on Shortfilmdepot. Submit your film.

ATTENTION : NEW DEADLINES AND ENTRY PROCEDURE

* for films completed in 2009 (after July 1, 2009) : Deadline for online entry : July 15, 2010

* for films completed in 2010 (after January 1, 2010) : Deadline for online entry : October 14, 2010

NEW : upload a video file of your film on Shortfilmdepot.

You can upload a video file of your film once you have filled out your filmcard. Films can also be uploaded and added to an existing filmcard. Uploading is available only for films produced in 2010. Uploading is free during test phase, and limited to one upload per film.

Contact : Christian Guinot (c.guinot@clermont-filmfest.com)

Canal+ lance sa nouvelle Collection : « Ecrire pour Nathalie Baye ».

Imaginez :

* Des projets de fiction courte au parti pris fort ou pourquoi pas expérimentale. Un casting inédit, des rôles inattendus
* Des films d’animation illustrant sa carrière, sa personnalité tout comme sa filmographie, un rôle phare, une interview marquante, une histoire personnelle…
* Un documentaire inspiré de ses préoccupations d’actrice ou de femme. Dont elle serait être la narratrice…

Bref ! Une collection inédite de cinq films pour répondre aux attentes de Nathalie Baye qui  espère voir émerger de nouveaux talents, qui veut être surprise par l’originalité et l’inattendu, qui aimerait de nouvelles rencontres autant devant que derrière la caméra.

Cette collection sera exceptionnellement présentée en avant première à La Semaine de la critique dans le cadre du festival du film de Cannes 2011 simultanément à la diffusion sur l’antenne de Canal+.

Les réalisateurs ont jusqu’au 17 septembre 2010 pour envoyer, en 3 exemplaires : un scénario pour un film de 10 minutes avec une note d’intention pour la mise en scène, un synopsis, une note pour Nathalie Baye, un C.V et copie DVD des réalisations précédentes uniquement à :
CANAL+ / LA COLLECTION
PROGRAMMES COURTS ET CREATIONS
5-13 BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

Brussels Film Festival, le Prix du meilleur court métrage belge

Le Jury, composé d’André Buytaers (réalisateur), Katia Bayer (journaliste ‘Format Court’), Dimitra Bouras (journaliste ‘Cinergie’), Inès Rabadan (réalisatrice ‘Belhorizon’), Pierre Raemdonck (journaliste ‘Visie’), Freddy Sartor (journaliste ‘Filmmagie’) et Caroline Strubbe (réalisatrice ‘Lost Persons Area’), a choisi hier soir de remettre le prix à « Phone Story » de Berivan Binevsa.

Synopsis : Mémo, immigré Kurde, gère une téléboutique dans un quartier populaire de Bruxelles. Sa curiosité maladive et sa solitude mal vécue le poussent à écouter les conversations de ses clients, notamment celles de la belle Leïla…

U comme Un beau matin

Fiche technique

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Synopsis : Dans une petite ville, un étudiant et un photographe acceptent de sacrifier leurs animaux domestiques qui ne correspondent plus aux normes édictées par l’Etat. Mais ces normes s’étendent bientôt au-delà des chiens et des chats…

Genre : Animation

Durée : 12’20 »

Année : 2005

Pays : France

Réalisation : Serge Avédikian

Scénario : Anik Leray , Serge Avédikian

Directeur photographie : Solweig Von Kleist

Musique : Michel Karsky

Montage : Annick Hurst, Chantal Quaglio

Animation : Alain Amielet , Sandrine Stoyanov

Interprétation : Maya Mercer

Voix : Hovnatan Avédikian , Samuel Jouy

Décors : Frédéric Tribolet

Effets spéciaux : Frédéric Tribolet

Montage Son : Yves Servagean

Mixage Son : Mélissa Petitjean

Production : La Fabrique

Article associé : l’interview de Serge Avédikian

 

L comme Ligne de vie

Fiche technique

Synopsis : Un camp de concentration. Des bourreaux et des victimes. Présence de la mort. Jeux de concurrence pour combler le vide. Un chronomètre pour mesurer la vitesse d’exécution des travaux. L’un des prisonniers se surpasse. Il gagne et il meurt. Un autre le remplace. Il dessine en cachette. Les autres l’admirent. Le gardien est pendu. Le prisonnier perd ses mains. Il trace malgré tout, la ligne de vie, aux yeux de tous.

Genre : Animation

Durée : 12′

Année : 2002

Pays : France

Réalisation : Serge Avédikian

Scénario : Serge Avédikian, Raymond Delvax

Directeur de la photographie : Frédéric Tribolet

Son : Christophe Bourreau

Story board : Serge Elissalde

Dessins : Raymond Delvax

Animation : Alain Amielet

Montage : Simon Pradinas

Musique : Michel Karsky

Montage : Chantal Quaglio

Voix : Bernard Ballet

Production : Les Films de l’Arlequin

Article associé : l’interview de Serge Avédikian

Serge Avédikian : Avec « Chienne d’histoire », j’ai découvert la force de la métaphore

Alternant le jeu, la réalisation et la production, Serge Avédikian nourrit un intérêt pour des mots-impacts tels que le court, l’animation, la pulsation, la mémoire, le fragment et la bonne distance. En mai, il obtient à Cannes la Palme d’Or du court métrage pour « Chienne d’histoire ». En juin, le film fait l’ouverture du festival Côté court à Pantin et est programmé dans son Panorama.  Rencontre hors-lieu et hors-temps.

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Dans ta filmographie, il y a beaucoup de liens avec le court métrage. Soit tu réalises des films courts soit tu joues dans ceux des autres. Qu’est-ce que ce format a pu représenter dans ton parcours ?

C’est intéressant comme question. Personnellement, je n’ai pas abordé directement le court. J’ai commencé en tant que comédien au théâtre et au cinéma. J’ai eu beaucoup de chance de travailler sur des films formidables, avec des metteurs en scène très différents que j’ai beaucoup observés. En 1989, j’ai réalisé mon premier court. « J’ai bien connu le soleil » est un film dédié à André de Richaud, un auteur maudit extraordinaire que j’ai découvert sous les conseils de Michel Piccoli.

Rétrospectivement, j’ai fait finalement peu de films longs. J’ai toujours défendu l’idée que les films courts devaient avoir leur durée, leur temps de pulsation propre. Lorsqu’il est vécu de façon libre, le format court est très, très fort, comme l’est parfois un poème, un quatrin, une chanson, … Le format a été réellement pour moi un espace de liberté mais aussi un espace d’adéquation économique, mentale, spirituelle et rythmique dans la façon dont je voulais m’exprimer. Il se trouve que mon histoire personnelle et familiale est fragmentée : mes parents sont nés en France et sont partis en Arménie, mon grand-père est né en Anatolie et est arrivé en France, moi, je suis né à Erevan et je suis arrivé à Paris. Ce sont des voyages qui fragmentent physiquement le temps et la pensée. Je pense qu’inconsciemment et consciemment, le format court a été une réponse propice à cette notion de fragment.

Tes courts empruntaient à la fiction et au documentaire jusqu’à ce que tu commences à t’intéresser à l’animation. Pourquoi as-tu privilégié ce genre dans tes trois derniers films adaptés de faits réels ou des nouvelles ? Est-ce que la forme a déterminé le fond ou était-ce l’inverse ?

Un artiste se doit d’être à l’écoute de ce qu’il y a l’intérieur de lui et de ses nécessités par rapport ce qu’il veut exprimer. Quand j’ai lu la nouvelle de Raymond Delvax, Quelque part dans le Nord de l’Allemagne, qui a donné le film « Ligne de vie » et que j’ai vu sa peinture, je me suis dit que ce serait une hérésie de filmer en prises de vues réelles l’histoire d’un peintre dont on coupe les mains dans un camp de concentration pour la liberté d’expression. À l’inverse, faire ce film à partir d’une peinture – celle de Delvax – s’est imposé comme une nécessité, en partie parce que j’ai une grande affection pour les peintres et la peinture. J’ai eu envie de raconter une histoire à partir de la suggestion et de la force des lignes picturales, en ayant recours aux nouvelles technologies.

Très rapidement, j’ai compris qu’il ne fallait pas faire de l’illustration ni du collage pour faire un film. Composer une image, c’est y intégrer des matériaux en faisant de telle façon que ça ne se voit pas et que l’alchimie prenne. Avec «  Ligne de vie », est né le goût pour les sujets universels, extrêmement forts et difficiles à traiter. Mon film suivant, « Un beau matin », traite de liberté, d’embrigadement, de pensée unique. « Chienne d’histoire » s’intéresse aux rapports au positivisme et aux extermination de masse. Ce sont des sujets qui, pour moi, ne pouvaient pas être traités autrement que par la peinture et l’animation. Je trouve d’ailleurs que le cinéma d’animation permet d’être métaphorique, allégorique. Pour moi, il ne faut pas prendre le spectateur en otage et ne pas retourner la violence contre lui.

Les sujets sont déjà relativement violents, ce n’est pas plus mal d’éviter de projeter des images d’horreur.

Oui. Actuellement, des gens m’écrivent pour me dire qu’ils ont beaucoup aimé « Chienne d’histoire » en le voyant sur Arte et qu’ils vont le montrer à leurs enfants. C’était déjà le cas pour « Ligne de vie ». Normalement, ce sont des sujets qu’on ne montre pas aux enfants, mais c’est ça la vertu de la peinture, de l’animation. Des enfants peuvent sentir qu’il y a une violence très forte dans un film mais qu’elle ne se retourne pas contre eux, qu’il y a une mise à distance par la poésie et l’esthétique.

Tu parlais de nouvelles technologies. Est-ce qu’il n’y a pas un risque de déformer une peinture préexistante en apportant des choses qui ne sont pas propres à l’artisanat ? D’être trop dans la tromperie, le trucage ?

De se perdre ? Mais même dans les prises de vues réelles, « un travelling, c’est politique », comme disait Godard (rires). Je n’irais pas jusque là, mais les choix qu’on fait nous viennent de loin. Ce sont des rapports à l’image, au son, à la forme, au mouvement qui composent avec notre sensibilité. C’est pour ça que comme j’aime la peinture, je travaille plus avec des peintres qu’avec des illustrateurs ou des graphistes, et que quand j’aime le trait de l’un de ces artistes, je le pousse à faire de la peinture et non pas de l’illustration. À moi après de mettre son travail en mouvement et de disloquer les images. Pour les peintres, c’est parfois fastidieux de faire des choses fragmentées afin qu’on puisse les animer, mais au final, on retrouve la peinture qu’ils aiment.

De film en film, tu travailles avec le même compositeur, Michel Karsky. Qu’est-ce qui t’intéresse chez lui ?

Avec Karsky, on a une relation particulière. Ça fait 15 ans qu’on travaille régulièrement ensemble. Il utilise beaucoup la voix dans ses créations : j’ai fait beaucoup de voix en russe, en arménien et en français pour lui. Il a été de mon premier film, « J’ai bien connu le soleil ». C’est un compositeur qui ne travaille avec personne d’autre au cinéma. Il a une façon d’écrire la musique, comme sa mère peignait ou comme je fais du cinéma : par couches, par montage/démontage, par construction mentale. Comme moi, je fuis la plupart du temps la parole dans mes films, j’ai besoin qu’ils soient portés par une dramaturgie musicale et non pas juste par des sentiments musicaux. C’est très différent, c’est ce que m’apporte Karsky.

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« Un beau matin »

« Un beau matin » s’intéressait au sacrifice des animaux domestiques. « Chienne d’histoire » semble lui être lié, même s’il se base sur un fait historique. Est-ce qu’un film a pu en déterminer un autre ?

Les choses n’arrivent pas par hasard, elles arrivent parce que des liens se mêlent entre l’inconscient collectif et personnel. Les chiens ont toujours été présents dans ma vie. Comme j’ai eu une vie rurale les six premières années de ma vie, ils ont joué un rôle important dans la peur ou l’apprivoisement des choses. Ça m’est resté. Évidemment, c’est la nouvelle Matin brun (ayant déterminé « Un beau matin ») qui m’a choisi, ce n’est pas moi qui l’ai choisie. Non pas à cause des chats et des chiens mais parce que le thème général m’intéressait. «  Chienne d’histoire » est arrivé peu après parce que je connaissais déjà cette histoire et que je voulais la raconter à ce moment-là.

Par contre, le travail et la technique m’ont aidé d’un film à l’autre. Je pense que je n’aurais jamais pu arriver à une forme aussi radicale et épurée dans « Chienne d’histoire » si je n’avais pas dû travailler sur « Ligne de vie » et « Un beau  matin ». Après, la vigilance d’un artiste, c’est de ne pas se répéter tout en sachant qu’il se répète de toute façon…

Comment fait-on pour ne pas se répéter dans trois films d’animations successifs ?

Je trouve que les films peuvent être considérés comme une trilogie mais en même temps, ils sont très différents. À chaque film, je travaille avec un nouveau peintre parce que je considère que le sujet appelle une forme nouvelle. En revanche, je garde la base : Chantal Quaglio monte les films, Frédéric Tribole travaille sur l’image, …. On a moins besoin de parler de nos approches techniques, on connait nos pulsations, nos goûts et on se comprend plus vite.

Dès qu’un artiste s’installe dans un savoir-faire, dans des recettes qu’il sait appliquer, dans une méthode trop fermée de travail, je pense qu’il peut améliorer ce qu’il fait mais qu’il se répète. Il ne se transcende pas lui-même, ne prend pas le risque de se perdre de nouveau. Si on dicte trop à un film ce qu’on veut, on finit par le rendre volontariste alors que si on le laisse nous parler et qu’on l’écoute, on commence à être dépassé par lui, et cela devient une vraie relation de corps à corps dont on ne peut jamais totalement prévoir le résultat.

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Est-ce que tu as découvert des choses que tu n’avais pas du tout prévu avec « Chienne d’histoire » ?

Oui. J’ai découvert la force de la métaphore. En le faisant, je ne pensais pas que les gens allaient à ce point penser que c’était une métaphore sur le génocide des Arméniens parce que je suis d’origine arménienne et parce que dans le passé, j’ai fait des choses dans ce sens. C’était très clairement un film politique, mais je ne pensais pas que les gens allaient s’engouffrer à ce point dans la question du génocide et du coup s’attacher moins à ce qui m’intéresse beaucoup dans le film (les rapports pervers entre Occident et Orient, entre chrétiens et musulmans, entre positivistes européens et turcs). Tout cela est dans le film alors que le génocide des Arméniens n’y est pas. Le film m’a appris qu’on a beau faire une œuvre radicale, « pragmatique » et politique pour essayer d’aller à l’essentiel, les gens s’attachent plus à ce qui entoure l’objet qu’à son contenu.

Est-ce que le film a été ou va être montré dans les écoles en Turquie ?

Dans les écoles non, mais à l’université, oui. Avant Cannes, je l’ai montré dans trois universités. C’est d’ailleurs après une projection dans une faculté d’Istanbul que j’ai appris que le film allait à Cannes. Je venais de le présenter, on était en plein débat quand à la fin, j’ai vu un texto de Ron Dyens, le producteur : « Yes pour Cannes ! ». Là, ça va plus loin : le film va être montré à la télévision turque, sur la chaîne privée NTV, avec un débat à la clé. Cette diffusion est inespérée, c’est un souhait que j’avais mais que je croyais impossible à réaliser.

Par le passé, tu as eu l’opportunité de fréquenter plusieurs festivals. Qu’est-ce que l’effet Cannes – une sélection, une Palme a pu t’apporter ?

Il y a plusieurs niveaux de lecture. En premier lieu, l’émotion. C’est une émotion forte d’être reconnu par des pairs qu’on estime, notamment par un jury présidé par Atom Egoyan pour qui j’ai une réelle admiration en tant qu’artiste. Cannes, c’est quelque chose d’énorme. Je ne mesurais pas à quel point c’était mondial : on t’écrit de partout, le film est demandé dans le monde entier, je reste devant mon ordinateur jusqu’à minuit pour répondre à différentes demandes et prendre des décisions dans différentes langues.

Pour l’instant, l’effet Cannes, je le vis au jour le jour. Je le mesurerai plus tard, je pense. En tout cas, ce que j’observe pour le moment, c’est que c’est formidable pour le film. Il va faire des festivals qu’il n’aurait probablement jamais fait, il s’ouvre à des endroits du monde inattendus (l’Asie, les Etats-Unis). D’un coup, les frontières tombent plus rapidement. Cannes est un accélérateur de particules, un amplificateur, une caisse de résonance : ce qu’on dit habituellement se vérifie. Vingt-six copies ont déjà été tirées rien qu’en France. Certaines personnes n’auraient jamais eu la chance de voir le film sans cette ouverture.

Propos recueillis par Katia Bayer

Articles associés : la critique de « Chienne d’histoire », la critique de « Histoire de chiens », l’interview d’Atom Egoyan

Consulter les fiches techniques de « Ligne de vie », « Un beau matin », et « Chienne d’histoire »

The Manhattan Short Film Festival 2010

An extraordinary global event will take place the week of September 26th to October 3rd 2010 when over 100,000 people in over 200 cities across six continents gather in Cinemas, Galleries, Museums and Cafes for one purpose…to view and vote on our Finalists’ Films in the Annual MANHATTAN SHORT Film Festival.

Rules and Regulations

The Festival screens off HD Cam, Digital Beta or Beta SP. No Film Prints are ever required.

For preselection the Festival requires films on DVD in NTSC and PAL formats.

Films in languages other then English require English subtitles.

Films should be no longer then 18 minutes in length. The festival will allow for 1 to 2 minutes leeway to suit the filmmaker’s vision

Deadline: July 31, 2010

Entry Fee: $35

There is no Late Deadline. All films MUST be in by July 31, 2010

Credit card payments are preferred by foreign applicants and no handling fee will be added to their entry. Payment by check is preferred for filmmakers entering from the USA. Should USA filmmakers wish to enter and pay via their credit card a $3.00 handling fee will apply.

Successful applicants will be asked to immediately submit master tapes on either HD Cam or any other HD format, Digital Beta or Beta sp in either PAL or NTSC formats.

Please have press kits, translations and stills including a still of the director on hand and ready to send into us ASAP, should your film be selected. As over 400 media outlets around the world request stills, images must be 300 dpi and saved as a tiff or jpeg files.

Mail entries to

The Manhattan Short Film Festival
22 Prince Street # 110
New York, NY 10012
USA

25ème Festival Européen du Film Court de Brest, appel à films

25 ans de découvertes… Des quatre coins du continent, le Festival Européen du Film Court de Brest rassemble une sélection de plus de 200 œuvres qui annoncent les nouvelles tendances narratives et esthétiques du cinéma de demain. À Brest, le court métrage révèle les cultures et impose le regard des jeunes créateurs européens sur le monde d’aujourd’hui.

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Le Festival fêtera ses 25 ans du 8 au 14 novembre 2010. Au programme :  Compétition européenne, Panorama animation, Panorama Bretagne, Programmes jeune public, Focus Royaume-Uni, Programmes spéciaux anniversaire.

Comment inscrire un film ?

1 – Votre compte
– Vous avez déjà un compte sur le site du festival.Identifiez-vous.
– Vous souhaitez créer un compte, remplissez le formulaire.

2 – Inscription film
Une fois votre compte créé, muni de votre identifiant et de votre mot de passe, vous pouvez inscrire votre(vos) film(s).

Dates limites d’inscription

Films français : 16 juillet 2010
Films européens : 2 août 2010

Pour plus d’infos, consultez le règlement.

Brussels European Film Festival 2010 : sélection des courts

Pour la première fois depuis sa première édition en 2003, le Brussels European Film Festival programme une sélection de courts métrages belges. Retrouvez les dix candidats de 2010 !

* L’ARBRE A CLOUS, Fabrice Couchard (Belgique – 2009 – 20′)
* LA BALANCOIRE, Christophe Hermans (Belgique – 2009 – 19′)
* CLIMAX, Frédéric Sojcher (Belgique – 2009 – 14′)
* DE SI PRES, Rémi Durin (Belgique – 2009 – 13′)
* HOW TO ENRICH YOURSELF BY DRIVING WOMEN INTO FINANCIAL AND EMOTIONAL BANKRUPTCY, Pim Algoed (Belgique – 2009 – 15’30 »)
* PAIX SUR TERRE, (Belgique – 2009 – 13′)
* PHONE STORY, Berivan Binesva (Belgique – 2009 – 16′)
* POST SCRIPTUM, Jef Vingerhoedt (Belgique – 2009 – 16′)
* TAPE, Jonas Wellens (Belgique – 2009 – 05’30 »)
* VASCO, Sébastien Laudenbach (Belgique – 2009 – 11′)
* WINDSTIL, Anthony van Roosendael (Belgique – 2009 – 12′)

Le site du festival

Soirée Florilège Annecy 2010

Programme :

CATÉGORIE FILMS PUBLICITAIRES

Harmonix « The Beatles : Rock Band » de Pete Candeland – USA – 2009 – 2’ – Ordinateur 2D
Introduction spectaculaire au nouveau jeu d’Harmonix.

CATÉGORIE FILMS DE FIN D’ÉTUDES

– The Visitor de Hu Rui – Allemagne/Chine – 2009 – 7’ – Ordinateur 2D
Une toile ravive, chez un homme, le souvenir de son propre cauchemar.

– Chair amie de Pierre Adrien – France – 2009 – 4’ – Dessin sur papier, Ordinateur 2D
Une femme se laisse tenter par une aventure d’un soir. Le lendemain, elles fait brutalement réveiller par… le lit.

– A Tall Tale de Brittany Biggs -USA – 2009 – 8’ – Ordinateur 3D
Ayant toujours cherché à se faire accepter, une exclue aux jambes anormalement longues découvre qu’elle est peut-être la seule suvivante du royaume qui l’a chassée.

CATÉGORIE FILMS EN COMPÉTITION

– Les journaux de Lipsett de Theodore Ushev – Canada – 2010 – 14’ – Rotoscopie / dessin sur papier
Le tourbillon d’angoisses du célèbre cinéaste expérimental canadien Arthur Lipsett, mort à 49 ans. Exploration d’une prodigieuse frénésie créatrice, le film est aussi le récit de la chute vertigineuse d’une artiste dans la dépression et la folie.

– The Lost Thing d’Andrew Ruheman et Tan Shaun – GB – 2010 – 15’ – Ordinateur 3D
Un garçon trouve une étrange créature sur une plage et décide de lui trouver une maison, dans un monde où tous pensent avoir des choses beaucoup plus importantes à faire.

– Going West de Line et Martin Andersen – Nlle-Zélande/GB – 2009 – 2’ – Éléments découpés
Le narrateur se souvient du voyage en train de Loomis, sa ville natale, à Auckland. Il quittait sa famille, sa petite ville avec ses pâturages, sa plage, pour Auckland, ville de lumières et de péchés.

– Love & Theft d’Andreas Hykade – Allemagne – 2009 – 7’ – Dessin sur papier
« Et j’ai toujours avec moi le cadeau que tu m’as donné, il fait partie de moi maintenant, je l’ai chéri et gardé, il sera avec moi jusqu’à ma tombe pour l’éternité. » (Bob Dylan)

– The Cow Who Wanted to Be a Hamburger de Bill Plympton – USA – 2010 – 6’ – Dessin sur papier
Séduite par la publicité, une vache se retrouve tragiquement entre les mains de bouchers et de carnivores.

Logorama de François Acaux, Ludovic Houdain, Hervé de Crecy – France – 2009 – 16’ – Ordinateur 3D
Une course-poursuite effrénée, des animaux sauvages lâchés dans la ville, une prise d’otages qui tourne au drame et bien plus encore !

– J’ai encore rêvé d’elle de Geoffroy Barbet Massin – France – 2009 – 3’ – Ordinateur 3D
Un homme chante son amour perdu, alors que sa femme dort à ses côtés.

Durée totale : 84 mn environ
Séance : 20h

E comme En rachâchant

Fiche technique

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Synopsis : Un petit garçon têtu et sérieux comme un pape derrière de grosses lunettes de myope réalise le rêve de tous les enfants en âge d’aller à l’école primaire : celui de dire une bonne fois pour toutes ‘merde’ au professeur et à ce qu’il représente.

Réalisation : Danièle Huillet, Jean-Marie Straub

Genre : Fiction

Durée : 7′

Année : 1982

Pays : France

Image : Henri Alekan

Montage : Jean-Marie Straub, Danièle Huillet

Son : Louis Hochet

Interprétation : Nadette Thinus, Bernard Thinus, Olivier Straub, Raymond Gérard

Production : Straub – Huillet, Diagonale

Article associé : la critique du film

En rachâchant de Danièle Huillet et Jean-Marie Straub

Programmé par le festival Côté court dans le cadre d’un panorama, « En rachâchant » du couple français Huillet-Straub renvoie son spectateur à ses années d’école et fait revivre les fantasmes contestataires de l’enfance, croisant une distanciation digne de Brecht lui-même avec l’absurde de la Rive gauche.

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Tiré et épuré de la nouvelle « Ah ! Ernesto » de Marguerite Duras (1971), ce court métrage revisite l’esprit de la Nouvelle Vague des années 60. Ernesto, un jeune écolier quelconque, transparent aux yeux de ses instituteurs, décide de ne plus aller à l’école où (bien aussi) des choses qu’il ne sait pas ! Inquiets mais pas trop, ses parents l’emmènent voir le directeur qui tente en vain de lui imposer son autorité de savant, jusqu’à se sentir obligé d’admettre l’échec de son quod erat demonstrandum.

Typiquement engagés malgré une façade plus légère, Huillet et Straub dressent ici une satire sociétale à travers une critique du système éducatif, la fameuse « brick in the wall« . L’absurde de Duras étant loin d’être gratuit, les réflexions rebelles du môme dévoilent une autre réalité, non moins valable que celle de l’institution : le président Mitterrand est assurément un « bonhomme » comme un autre, tout comme un papillon naturalisé représente un crime en quelque sorte…

Avec « En rachâchant », les cinéastes mettent en question la narrativité même du médium cinématographique : un (non-)jeu trop inconvenant même pour le théâtre, un dialogue en Sprechgesang sec et chantant, un décalage marqué entre image et parole et des plans drôlement cadrés, voire amputés, qui semblent parler dans le vide. Un court anti-didactique sur un message qui l’est autant : en 7 minutes, nous avons compris l’importance vitale d’être Ernesto !

Adi Chesson

Consulter la fiche technique du film

Festival du film de Vendôme, ouverture des inscriptions

Compétition nationale :

1- Film terminé après le 1er janvier 2009
2- Durée maxi : 59’
3- Support de projection : 35 mm (son optique), Beta SP, DV, DV Cam
4- Pays de production : France (pays de production principale et coproduction)
5- Seul les films ayant reçu une aide sélective des collectivités territoriales ci-dessous peuvent participer à la compétition nationale.
*Régions : Alsace, Agence culturelle d’Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Corse, Franche-Comté, Guadeloupe, Ile-de-France, Arcadi, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Réunion, Rhône-Alpes, Rhône-Alpes Cinéma.
*Départements : Alpes-Maritimes, Ardèche, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Côtes d’Armor, Deux-Sèvres, Eure, Finistère, Haute-Savoie, Isère, Loire-Atlantique, Lot, Sarthe, Seine-Saint-Denis (cinéma93, périphérie), Val-de-Marne, Vosges.
*Villes et Communautés urbaines : Aubagne, Décines, Paris, CU de Strasbourg.
6- Genres acceptés : fiction, documentaire, animation, expérimental, essai

Compétition européenne :
1- Film terminé après le 1er janvier 2009
2- Durée maxi : 40’
3- Support de projection : 35 mm son optique, Vidéo (Beta SP, DV, DV Cam)
4- Pays de production : Etats Membres de l’Union Européenne
(27 pays de l’UE sauf France), Pays de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) ainsi que Suisse et Croatie.
5- Seul les films ayant reçu une aide sélective d’une collectivité territoriale peuvent participer à la compétition européenne
6- Genres acceptés : fiction, documentaire, animation, expérimental, essai

Inscription sur la plateforme des festivals : http://www.le-court.com/films_platform

Site du festival : www.vendome-filmfest.com