Cinéaste marocaine vivant en France, Laïla Marrakchi est l’auteur de trois courts métrages, « L’horizon perdu », « Deux cents dirhams », « Momo Mambo », et d’un long métrage, « Marock », considéré comme subversif dans son pays d’origine, à sa sortie en 2005. Sept ans après son dernier passage à Clermont-Ferrand, elle est à nouveau dans le coin, en tant que membre du Jury National.
Leurs films ont été sélectionnés à Clermont-Ferrand. Ils se mesurent à des pros, alors qu’ils sont encore aux études ou qu’ils viennent à peine d’en sortir. Pourquoi choisit-on une école et pas une autre ? Comment y expérimente-t-on le sentiment de liberté ? En tant qu’étudiant, perçoit-on suffisamment la réalité du métier à venir ? Autant de questions posées à cinq réalisateurs issus de la compétition nationale, internationale et labo.
Parfois, l’une ou l’autre information tombe sombrement. Une dizaine de personnes périssent en tentant de rejoindre les côtes italiennes, une famille chinoise se fait expulser du sol français malgré plusieurs recours en justice, des sans papiers roumains se font exploiter et remplacer à tout va, … Parfois, l’une ou l’autre de ces informations réveille, décile le regard, creuse une ride et nous fait prendre conscience que la vie n’est pas aussi « pink » que le chantait Édith.
Pendant plusieurs mois, le Brésilien Sergio Oksman s’est intéressé à Ernest Hemingway, à ses sosies, aux fantômes, et à une photographie vieille de 86 ans. Parlant de son film comme d’une imposture, le réalisateur de « Notes on the Other » (Notes sur l’autre) revient sur son parcours, sur la manière de raconter des histoires, et sur la frontière entre la fiction et le documentaire.
Au Marché du Festival, certains stands sont plus discrets et récents que d’autres. Voisins cette année, la République tchèque, la Pologne, et la Roumanie font partie de ces pays dont la réputation est acquise, mais dont l’absence se faisait auparavant ressentir dans l’espace réservé à la promotion du court. Pour accueillir leurs nouveaux copains, les autres pays se sont un peu poussés, tout en gardant le sourire et l’oeil ouvert sur les nouveaux films.
Avec son premier film, « Je criais contre la vie. Ou pour elle, » Vergine Keaton revisite les mythes fondateurs, le cyclique, la régénération et l’inversement naturel des choses, grâce à une chorégraphie musicale illustrée par d’authentiques gravures d’époque. Un film précieux repéré à l’ACID à Cannes et servi ces jours-ci à Clermont-Ferrand.
Lundi 1er février, dans les salons très chics de l’hôtel Mercure, a eu lieu la remise des prix France Télévisions, en association avec la rédaction de L’Express. Une première au Festival, puisque les récompenses étaient à la fois décernées par un Jury professionnel, présidé par Philippe Lioret, et par les internautes ayant visionné les sept courts métrages présélectionnés sur le site de L’Express.
Ce 2 février, a eu lieu la deuxième édition d’Euro Connection, le rendez-vous européen de la coproduction, apparu l’an passé à Clermont-Ferrand. Son objectif : favoriser la concrétisation de projets européens sélectionnés au préalable et stimuler les partenariats entre les sociétés de production, les financeurs et les diffuseurs européens. Interview-escaliers avec Anne-Laure Grivaud, l’assistante de Laurent Crouzeix sur ce dossier.
Zombies, films roses, courts à (r)attraper, filmos africaines, honneurs marocains, décibels dans les oreilles, …… Cette année, les trois sections classiques du Festival (Nationale, Internationale, et Labo) sont bien concurrencées dans la Mecque du canard et du court métrage. Tour de table et d’horizon.
Double candidat aux Festivals d’Angers et de Clermont-Ferrand cette année, « A Family Portrait » est un court animé britannique remarqué pour sa singularité. Osé et impertinent, il s’inscrit non sans humour dans la pure veine des films Channel 4, dont il est une coproduction avec Fifty Nine Productions, Film London et le UK Film Council.
Un Prix des internautes sera attribué le 1er février, au Festival de Clermont-Ferrand, par la rédaction de L’Express. Last but not least. Votez avant le 24 janvier pour votre film préféré parmi les 7 titres sélectionnés par les programmateurs de France Télévision.
En 2010, Clermont-Ferrand vivra sa 9è compétition Labo, avec 42 films considérés comme suffisamment originaux, inattendus et expérimentaux. Voile levé sur leur identité…
Cette année, pas moins de 5118 titres ont été inscrits à Clermont-Ferrand, dans l’espoir de figurer dans la compétition internationale. 76 d’entre eux ont été retenus. Les voici…
La première rencontre remonte à mai, les pieds dans le sable, à proximité de l’Espace Miramar, le fief de la Semaine de la Critique. La dernière date de décembre, en baskets, sous la pluie, devant le Balzac, après la projection des films sélectionnés aux César. En faisant connaissance à la Fémis, Claire Burger, la monteuse, et Marie Amachoukeli, la scénariste, se sont trouvées « meilleures à deux que seules ».
Primé dans de nombreux festivals, dont ceux de Clermont-Ferrand et de Cannes, « Forbach » est le film de fin d’études de la réalisatrice lorraine, Claire Burger, monteuse diplômée de la Fémis. Délicatement équilibré entre documentaire et fiction, le film s’inspire librement de l’histoire de Samuel Theis, l’acteur principal et ami d’enfance de la réalisatrice, et se construit autour de son retour dans sa ville natale et sa famille.
Cette année, le Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand aura lieu du 29 janvier au 06 février 2010. Les inscriptions en ligne sont déjà ouvertes, sur le site www.shortfilmdepot.com.
En 2007, Bref, le magazine français du court métrage, inaugurait “La petite collection”. En partenariat avec l’éditeur Chalet Pointu, il lançait un DVD de films belges francophones en lien avec la rétrospective belge programmée par le festival de Clermont-Ferrand. Deux ans plus tard, après 10 volumes majoritairement associés au contenu de la revue, Bref a établi une sélection de 15 courts métrages néerlandais, faisant écho à la rétrospective consacrée cette année par le festival aux Pays-Bas.
Une femme battue, une boucherie glauque, et des percussions à n’en plus finir. Tels sont les ingrédients de ce film japonais à la tonalité baroque repéré à Clermont-Ferrand.