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Ouverture des inscriptions pour le Festival Côté court

Conditions de participation

Peuvent s’inscrire à la compétition et aux panoramas, les films :

– De production française,
– Produits après le 1er janvier 2010 et non déjà soumis au comité de sélection.
– De durée inférieure à 60 mn.
– Sur support de projection 16 mm, 35 mm, Beta SP, Beta Num, Mini DV, Mini DVCam, DVCam.
– Tous les genres. Les films d’animation ou documentaires ne peuvent pas postuler à la compétition mais peuvent être retenus pour les Panoramas (sélections non compétitives).

Panoramas

Tout film inscrit en compétition (Fiction ou Expérimental-Essai-Art vidéo) est également susceptible d’être sélectionné hors compétition dans les sélections Panoramas (sous réserve du refus écrit du réalisateur).

Inscription sur la plateforme des festivals : http://www.le-court.com/films_platform

Site du festival : www.cotecourt.org

A comme Les Arbres naissent sous terre

Fiche technique

Synopsis : A l’entré d’un couloir, un homme regarde fixement une porte fermée. Dans la pièce voisine, une grand-mère et un jeune homme s’affairent en silence. L’homme organise une veillée funèbre qui se déroulera le soir même. Il contacte les membres de la famille. Ensuite, l’homme enclenche un gramophone. C’est alors une exploration intérieure où se mêle la vie et la mort, une explosion de couleurs, de formes, de matières, de sons et d’énergies.

Genre : Animation

Durée : 6’53’’

Pays : Belgique

Année : 2010

Réalisation : Manon et Sarah Brûlé

Animation : Manon et Sarah Brûlé

Scénario : Manon et Sarah Brûlé

Montage son: Alice de Matha

Son : Jonathan Banquet

Musique : Romain Verwilghem

Production : La Cambre (en collaboration avec l’INSAS)

Article associé : la critique du film

Les arbres naissent sous terre de Manon et Sarah Brûlé

Une errance intime et poétique où se mêlent la vie et la mort sur des accords de guitare tsiganes, « Les arbres naissent sous terre », l’animation de Manon et Sarah Brûlé, étudiantes à la Cambre, a remporté, samedi soir, à Huy, le Prix de la Communauté française Wallonie-Bruxelles.

Un homme organise une veillée funèbre. Ses mots résonnent dans le silence de la nuit comme un soupir douloureux qui se reflète dans des tons froids aux accents de nostalgie brumeuse. Le récit nous emporte dans des souvenirs pluriels où seules les sensations persistent, où seul le détail a de l’importance et où la banalité apparaît dans toute sa fragilité. Petit à petit, la trivialité figurative d’une famille en deuil se transforme en un essaim multicolore, métamorphose du chagrin causé par la perte de l’être cher.

Sur un air à la Django Reinhardt joliment interprété par Romain Verwilghem, s’ensuit un feu d’artifices de formes et de sons, un florilège sensuel et impressionniste de bestioles virevoltant au gré du souvenir. Pictural à souhait et esthétique avant tout, le film d’études des demoiselles Brûlé accorde une grande importance aux impressions fugitives, aux moments éphémères précieusement récoltés dans le creux des mains de la mélancolie et de la tristesse. Un petit film dont on ressort transformé, non pas chamboulé mais différent, comme l’avant d’un départ ou l’après d’un retour. Dans ces allers-retours de la vie, l’espace d’un instant, le film rend hommage à l’absence désormais éternelle de ce qui a quitté la réalité pour devenir l’infime poussière que cultive la terre et où naîtra dès lors, l’arbre de tous les possibles.

Marie Bergeret

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Festival de Clermont-Ferrand 2011, participez au Jury jeunes

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Pour participer, vous devez avoir entre 18 et 26 ans révolus (né entre le 12/02/1984 et le 04/02/1993) et constituer un dossier de candidature comprenant :

– un C.V. (n’oubliez pas de préciser votre e-mail)

– une photo

– une photocopie de la carte d’identité

– un engagement sur l’honneur à participer à l’intégralité du Festival du 4 au 12 février 2011

– une lettre de motivation manuscrite (une feuille A4 minimum), dans laquelle vous devrez, dans un style personnel et spontané, exprimer ce que vous aimez et n’aimez pas dans le cinéma (donnez 3 ou 4 exemples de films), et votre envie et votre capacité à vivre cette expérience au sein d’un groupe.

Les dossiers sont à déposer ou à envoyer à l’Espace Info Jeunes, 5, rue Saint-Genès, 63000 Clermont-Ferrand, avant le 17 décembre 2010.

Contact : Sauve qui peut le court métrage, Christian Denier : c.denier@clermont-filmfest.com/ +  33 (0)473 147317

Paris-Pologne, Festival Łódź en Seine

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La première édition du Festival Łódź en Seine présente une sélection de courts-métrages réalisés à l’école de Łódź depuis sa création jusqu’à nos jours. La programmation, articulant la “tradition” avec la “modernité”, offre l’occasion inédite de découvrir les premiers films de et avec Roman Polanski et de redécouvrir notamment ceux de Krzysztof Kieślowski et de Krzysztof Zanussi. Elle fera également la part belle aux cinéastes récemment issus de l’école, lesquels sont invités à présenter leurs films et à débattre avec le public.

Pour la première fois en France, un Festival est dédié à la mythique école polonaise de cinéma de Łódź. Il présente les meilleurs courts-métrages – fiction, documentaire, animation, expérimental – réalisés dans cette école depuis sa création jusqu’à aujourd’hui. Parmi eux, des films rares de Zbigniew Rybczyński, Jerzy Skolimowski, Krzysztof Kieślowski et Krzysztof Zanussi seront projetés. En exclusivité, un long métrage inédit en France avec Roman Polanski (Fin de nuit – Koniec Nocy de J. Dziedzina, P. Komorowski et W. Uszycka — 1956).

27/10/10 à 20h : Roman Polanski – hommage à l’acteur-auteur : Nouveautés formelles et liberté affichée : Le Bad Boy des années 1950
Rencontre-débat avec Robert Gliński, réalisateur et actuel directeur de l’école de Łódź.

28/10/10 à 20h : Les Grandes Figures
De l’inquiétude à la subversion : Les Paradoxes des années 1960-1980
Rencontre-débat avec Krzysztof Zanussi, réalisateur. La séance sera suivie d’un verre de l’amitié.

29/10/10 à 20h : Les Energies Contemporaines
L’école de Łódź comme tremplin artistique contemporain
Rencontre-débat avec Julia Kolberger et Jan Wagner, réalisateurs.

En partenariat avec le CNC, le Polish Film Institute, l’Institut Polonais de Paris et l’École de cinéma de Łódź.

Infos : Studio des Ursulines – 10, rue des Ursulines – 75005 Paris
Programme complet : www.filmpointpl.org
Pour plus d’informations : contact@filmpointpl.org

K comme Kavi

Fiche technique

Synopsis : Kavi est un jeune Indien qui voudrait jouer au cricket et aller à l’école mais qui n’a pas d’autre choix que de travailler dans un four à briques comme un esclave contemporain. Il doit soit accepter son destin, soit se battre pour mener une vie différente.

Genre : Fiction

Pays : Inde, Etats-Unis

Durée : 19′

Année : 2009

Réalisation : Gregg Helvey

Scénario : Gregg Helvey

Image : John Harrison

Son : Gentry Smith

Musique : Patrick Kirst

Montage : Chris Witt

Interprétation : Mukesh Barahti, Debu Battachyara, Rajesh Kumar, Sagar Salunke, Rishi Raj Singh, Madhavi Juvekar, Ulhas Tayade

Décor : Digoo Talekar

Production : University of Southern California/School of Cinematic Arts

Le site du film : http://kavithemovie.com/

Article associé : la critique du film

Kavi de Gregg Helvey

Tu seras un Homme, mon fils

Petite fiction nous venant tout droit des États-Unis, « Kavi » a été nominé aux Oscars avant d’être projeté sur le grand écran du FIDEC. Son auteur, Gregg Helvey a parcouru le globe pour le National Geographic et la BBC 1 affinant petit à petit son intérêt et son engagement pour la cause juste.

Pour une entrée cinématographique, en voilà une intéressante. Par sa façon toute particulière de narrer le quotidien d’un garçonnet dont le rêve est de jouer au cricket et d’aller à l’école alors qu’il est condamné à fabriquer des briques dans le fin fond du Maharashtra, « Kavi » peut faire penser à « Slumdog Millionaire ». Et pour cause, il emprunte au film de Danny Boyle, la thématique de l’enfant qui brise ses chaines, symboliques ou réelles, pour devenir un homme libre dans la plus grande démocratie du monde, un homme capable de choisir sa destinée.

Chose infiniment ardue que de revendiquer le droit à vivre ses désirs dans un pays liberticide à bien des égards, cela, Helvey, sorti de l’USC l’a bien compris. Avec son film de fin d’études, son intention est clairement de dénoncer l’esclavagisme contemporain. Malheureusement, il aurait gagné à être moins explicite sur ses intentions car son court offre un traitement narratif assez simpliste et manichéen. Le fait que « Kavi » soit en réalité le pitch d’un long-métrage n’étonne finalement qu’à moitié et l’on se surprend à vouloir voir le film, le grand, une fois terminé.

Avant tout porteur d’un message, « Kavi », entièrement tourné en Inde, en Hindi, en Marathi et en anglais, a le mérite de parcourir les Festivals à travers le monde où il glane prix et reconnaissances prestigieuses permettant ainsi d’ouvrir les yeux sur une pratique scandaleuse qui va totalement à l’encontre des droits humains.

Marie Bergeret

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Fidec, le palmarès

• Grand Prix International : « La menace vient de l’espace » de Pierre-Axel Vuillaume-Prézeau – France (CinéCréatis – 2009), Fiction – 19′

• Prix Roger Closset (1000 € offerts par le FIDEC) : « Echo » de Magnus von Horn – Pologne (Polish National Film Lodz – 2009), Fiction – 15′

• Prix Roger Closset (1000 € offerts par le FIDEC) et Prix International du jury jeune : « Ich bin’s Helmut » de Nicolas Steiner – Allemagne/Suisse – (Filmakademie Baden-Württemberg – 2009) Fiction – 11′

• Grand Prix National : « Pour toi je ferai bataille » de Rachel Lang. Belgique (IAD – 2010), Fiction – 20’48 »

• Prix Communauté française Wallonie-Bruxelles : « Les arbres naissent sous terre » de Manon Brûlé et Sarah Brûlé – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 6’53 »

• Prix de la SABAM : « A l’intérieur » de Raphaël Letoux Lungo – Belgique (INSAS – 2010), Documentaire – 15’45 »

• Prix National du jury jeune : « 50 cents » de Mathieu Pujol. Belgique (INRACI – 2009), Fiction – 11′

• Prix du Public (500 € offerts par a Ville de Huy) : « L’œil du paon » de Gerlando Infuso – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 13′

• Prix du Soroptimist Club de Huy à une artiste ou technicienne : Constance Schmitz, chef opératrice du film « Rummel » de Benjamin Teske – Allemagne (Beuth Hochschule für Technik – 2010), Fiction – 7’21 »

• Prix BeTV : « The Chicken and the worm » de Katharina Hullmann – E-U/Allemagne (Bauhaus University Weimar – 2010) Animation – 2’14’

• Mention spéciale, coup de coeur du jury jeune : « Ich bin Schauspieler » de Elmar Imanov – Allemagne (Internationale Filmschule Köln – 2010), Fiction – 18’20 »

Festival du court métrage de Brest, le coin Cocotte Minute

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– Project Alpha / Christian Munk Sørensen / 7’ / Danemark

– 0.363 / Daniel Ablin, Jessy Deshais / 2’34’’ / France

– Pixels / Patrick Jean / 2’35’’ / France

– Civilisation / Claude Duty / 4’30’’ / France

– Près d’ici / Bryan Cavroy, Maxime Le Quément / 3’ / France

– Cucarazza / Rémi Zaarour dit Pozla / 2’32’’ / France

– Tous les hommes s’appellent Robert / Marc-Henri Boulier / 6’ / France

– Enfermés dedans ! / Yvain Lucas / 4’37’’ / France

Muzorama / Elsa Brehin, Raphaël Calamote, Mauro Carraro, Maxime Cazaux, Emilien Davaud, Laurent Monneron, Axel Tillement / 3’15’’ / France

– 3X3 / Nuno Rocha / 6’ / Portugal

– Le syndrome du timide / Pierre-Axel Vuillaume-Prézeau / 6’24’’ / France

– Leave Not a Cloud Behind / Pablo González / 7’15’’ / France

– Lobster Club / Milo Waterfield / 6’17’’ / Royaume-Uni

Espèces de patates / Yohann Stehr / 5’50’’ / Belgique

– Jeux pluriels / Nicolaï Troshinsky / 5’17’’ / France

– Rubika / Claire Baudean, Ludovic Habas, Mickaël Krebs, Julien Legay, Chao Ma, Florent Rousseau, Caroline Roux, Margaux Vaxelaire / 3’58’’ / France

– Babioles / Matray / 4’44’’ / France

Micro-dortoir / Lia Bertels / 3’35 » / Belgique

Festival du court métrage de Brest : les films en compétition

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Programme 1

– L’an 2008 / Martin Le Chevalier / 20’ / France
– Bröderna Jaukka / Peter Grönlund / 14’ / Suède
– Turning / Kami Arieli, Saul Freed / 10’ / Royaume-Uni
– Fundacja Kultura / Rafal Kapelinski / 30’ / Pologne
Bingo / Timur Ismailov / 28’ / Pays-Bas

Programme 2

– Rita / Antonio Piazza, Fabio Grassadonia / 19’ / Italie
– Half Term / Sam Donovan / 22’57’’ / Royaume-Uni
– Gisberta / Lisa Violetta Gass / 24’06’’ / Allemagne
– Samaritanen / Magnus Morg / 29’ / Norvège

Programme 3

Muzica in sange / Alexandru Mavrodineanu / 17’ / Roumanie
– Lighthouse / Anthony Chen / 23’ / Royaume-Uni
Thermes / Banu Akseki / 25’ / Belgique
– Ünnep/Celebration / Ádám Császi / 16’ / Hongrie
– Mi amigo invisible / Larcuen Pablo / 13′ / Espagne

Programme 4

– Dr Nazi / Joan Chemla / 15’ / France
– Les Ventres vides / Julien Guetta / 20’07’’ / France
– Angela / David Maye / 22’ / Suisse
– Le Frère / Julien Darras / 39’ / France

Programme 5

Tre Ore / Annarita Zambrano / 12’ / France
– Adieu Molitor / Christophe Régin / 26’ / France
– Ke ego gia mena / Giorgis Grigorakis / 20’ / Grèce
Monsieur l’Abbé / Blandine Lenoir / 35’ / France

Programme 6

– On ne mourra pas / Amal Kateb / 20’34’’ / France
– Balansz / Balázs Lengyel / 12’ / Hongrie
– Marina / Alex Montoya / 13’30’’ / Espagne
– Man and Boy / David Leon, Marcus McSweeney / 18’ / Royaume-Uni
– Höstmannen / Jonas Selberg Augustsén / 29’ / Suède

Programme 7

– La Ventaja Del Sicario / Luis Moreno Bernardo / 7’27’’ / Espagne
– Udflugt / Kasper Torsting / 19’ / Danemark
– Moja biedna glowa / Adrian Panek / 21’ / Pologne
– Ella / Hanne Larsen / 24’ / Norvège
– Le Cochon, le naïf et le charlatan / Vincent Burgevin, Franck Lebon / 21’40’’ / France

Programme 8

– Babel / Hendrick Dussolier / 15’ / France
– 8 et des poussières / Laurent Teyssier / 23’ / France
– Un nuevo baile / Nicolas Lasnibat / 23’38’’ / France-Chili
– Face à la mer / Olivier Loustau / 30’ / France

Programme 9

– Ich bin’s Helmut / Nicolas Steiner / 11’20’’ / Allemagne
– Nach den Jahren / Josephine Links / 22’ / Allemagne
– Ana gerasirde / Mikas Zukauskas / 20’55’’ / Lituanie
– Esto es un revolver / Pablo González / 21’34’’ / France
– Noreen / Domhnall Gleeson / 17’30’’ / Irlande

Programme 10

– Axelle en hiver / Damien Lecointre Nédélec / 30’ / France
– El Tango Del Condor / Juan Raigada Fernandez / 18’ / Espagne
– Viikko ennen vappua / Hamy Amezan / 29’34’’ / Finlande
– Ya basta ! / Gustave Kervern, Sébastien Rost / 10’ / France

Le site du festival : www.filmcourt.fr

Q comme Qui veut du pâté de foie ?

Fiche technique

Synopsis : La terrible destinée d’un petit enfant chétif, mal assorti à sa famille de goinfres…

Genre : Animation

Durée : 5’50 »

Pays : France

Année :  2001

Réalisation : Anne-Laure Bizot, Amélie Graux

Scénario : Anne-Laure Bizot, Amélie Graux

Techniques : Animation en pâte à modeler

Image : Anne-Laure Bizot, Amélie Graux

Montage : Anne-Laure Bizot

Musique : Julien Widmer

Production : EnsAD – École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs

Article associé : la critique du film

Qui veut du pâté de foie ? d’Anne-Laure Bizot et Amélie Graux

Alors que le festival de film d’écoles de Poitiers se met doucement en place, son équivalent belge, le FIDEC bat son petit plein à Huy. A la soirée d’ouverture, mercredi, deux best of étaient proposés aux premiers spectateurs de l’événement. Parmi les films projetés, « Qui veut du pâté de foie ? », un film glouton de l’EnsAD (Ecole nationale supérieure des arts décoratifs) réalisé par deux filles, Anne-Laure Bizot et Amélie Graux.

Un enfant chétif et muet, surnommé Poulet, éprouve quelques angoisses lorsque sa mère, une immonde barrique sur pattes, le récupère après la fin des cours. Mangeant continuellement de tout, y compris le goûter de son fils, elle se lamente sur le manque d’appétit de celui-ci. Lorsque le repas s’agrandit en convives et en victuailles, le malaise de Poulet s’amplifie. Peut-on échapper à sa famille ?

Récompensé en son temps du Grand Prix au festival de Huy, cette animation réalisée en pâte à modeler est loin d’être le film le plus guilleret vu à ce jour. Angoisse, cruauté, absurdité, bruits de mastication, folie, boulimie, … envahissent ses cinq mini minutes. On adore, on est rebuté, on s’interroge, c’est selon. Tant mieux si un résultat se dessine, c’est que le film remplit sa mission.

Par son ton (grotesque, violent) et son sujet (la nourriture, la destruction, l’absence de limites), « Qui veut du pâté de foie ? » rappelle évidemment les scènes de table d’une certaine « Grande Bouffe » mais aussi indirectement celles de  « Next Floor » du Canadien Denis Villeneuve. Les deux films ont marqué les esprits en leurs temps, ce film de monstres en volume les rejoint en toute complémentarité.

Katia Bayer

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Vendôme, la compétition européenne

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– Nuit blanche de Samuel Tillman (Belgique)

– A family portrait de Joseph Pierce (UK)

– La playa de Berlin (Cannon Beach) de Manuel Calvo (Espagne)

– Tussilago de Jonas Odell (Suède)

– Pour toi je ferai bataille de Rachel Lang (Belgique)

– Kung Bao Huhn de Bing Chuen Choi (Allemagne)

– Betty B. and The The’s de Felix Stienz (Allemagne)

– Miramare de Michaela Müller (Suisse/Croatie)

– Love and theft de Andreas Hykade (Allemagne)

– Tord and tord de Niki Lindroth von Bahr (Suède)

– Dissonance de Anne Leclerc (Belgique)

– Long live the new flesh de Nicolas Provost (Belgique)

– Believe de Paul Wright (Ecosse)

– Angry man de Anita Killi (Norvège)

– Incident by a bank de Ruben Östlund (Suède)

– I love Luci de Colin Kennedy (Ecosse)

– Dude (Moruk) de Serdal Karaça (Allemagne)

Le site du festival : www.vendome-filmfest.com

Vendôme, la compétition nationale 2010

Du 3 au 10 décembre 2010, le festival de Vendôme dévoilera sa 19ème édition. D’ores et déjà, repérez les noms des films français sélectionnés.

– Des rêves pour l’hiver d’Antoine Parouty

– Aglaée de Rudi Rosenberg

– In limbo de Aurélia Morali et Julien Gras-Payen

– L’amour propre de Nicolas Silhol

– Le cirque de Nicolas Brault

– Cheveu de Julien Hallard

– Les perdrix de Jean-Luc Greco et Catherine Buffat

– Le bel été de Catherine Paillé

– La dame au chien de Damien Manivel

– La passerelle de Juliette Soubrier

– Vasco de Sébastien Laudenbach

– Manù de Jérémie Elkaïm

– Dounouia, la vie de Olivier Broudeur et Anthony Quéré

– Centipède Sun de Mihai Grecu

– Adieu Molitor de Christophe Régin

– Le môme Tintouin de Loic Malo

– Sur la tête de Bertha Boxcar de Angela Terrail et Soufiane Adel

– Don’t touch me please de Shanti Masud

– Elena de Yannick Muller

– Monsieur l’abbé de Blandine Lenoir

– Le bruit de l’herbe qui pousse de Jeanne Delafosse

– La fonte des glaces de Stéphane Raymond et Julien Lacheray

Le site du festival : www.vendome-filmfest.com

FIDEC 2010, les séances spéciales

Séance scolaire

– Formic de Florian Wittmann et Roman Kälin – Allemagne (Filmakademie Baden-Württemberg – 2010), Animation – 4′

– 50 cents de Mathieu Pujol – Belgique (INRACI – 2009), Fiction – 11′

– Did Michael Knight end the cold war ? de Stepan Altrichter. Allemagne (Hochschule für Film und Fernsehen Konrad Wolf – 2010), Fiction – 21′

– Condamné à vie de Hannah Letaïf et Vincent Carrétey – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 4’30 »

– Pijamas de Elena Trapé – Espagne (ESCAC – 2009), Fiction – 14′

– J’veux pas de noyau dans ma cerise de Louise Arhex – France (La Fémis – 2010), Fiction – 22′

Happy birthday with you ! Best of International 1

– Shadowman de Philipp Stennert – Allemagne (Filmakademie Baden-Württemberg – 2001), Fiction – 18’30

Meska sprawa de Slawomir Fabicki – Pologne (Polish National Film School – 2001), Fiction – 26′

– Ripaille sous le Paillasson de Mathieu Donck – Belgique, (IAD – 2004), Fiction – 13’25

– Das mädchen mit den gelben Strümpfen de Grzegorz Muskala. Allemagne (Deutsche Film und Fernsehakademie Berlin – 2008), Fiction – 5’40

Qui veut du pâté de foie ? d’Anne-Laure Bizot et Amélie Graux, France (Ensad – 2001), Animation, 6′

Eine geschichte mit hummer de Simon Nagel – Suisse (Zurich University of the Arts – 2008), Fiction – 15′

Happy birthday with you ! Best of National

Retour simple de Jérôme Guiot – Belgique (INRACI – 2009), Fiction – 20′

– Le secret des dieux de Olivier Magis – Belgique (IAD – 2004), Fiction – 15’54 »

– Pour maman, à lire si je ne me réveille pas de Anton Stettner, Belgique (INSAS – 2008), Fiction – 16’09 »

– Sequence 1 plan 2 de Rémi Durin, Belgique (La Cambre – 2007), Animation – 7’45 »

– Taurus de Bas Devos, Belgique (Sint-Lukas – 2006), Fiction – 10′

– La vie qui va avec de Emmanuel Marre, Belgique (IAD – 2008), Fiction – 14′

Infos : http://homepage.mac.com/vastapia/fidec/index.html

FIDEC 2010, les films en compétition

Compétition nationale

Hot car and crazy coyote de Jérôme Cauwe – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 5’13 »

Pour toi je ferai bataille de Rachel Lang – Belgique (IAD – 2010), Fiction – 20’48 »

Les arbres naissent sous terre de Manon Brûlé et Sarah Brûlé – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 6’53 »

Un duel de Pascale Brischoux – Belgique (INSAS – 2010), Fiction – 13’25 »

Onderrok de Jade De Paepe – Belgique (KASK – 2010), Animation – 3’31 »

La demande de mutation de mon papa de Emilienne Tempels – Belgique (ULg), Documentaire – 12′

Hold Up de Céline Charlier – Belgique (INRACI – 2010), Fiction – 10′

Abandon de poste de Mohamed Bouhari – Belgique (INSAS – 2010), Fiction – 15′

Condamné à vie de Hannah Letaïf et Vincent Carrétey – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 4’30 »

Helsinki de Caroline De Maeyer – Belgique (RITS – 2009), Fiction – 16’30 »

Love and Marriage de Ychaï Gassenbauer – Belgique (Académie de dessin et des arts visuels – Molenbeek – 2010), Fiction – 3’32 »

50 cents de Mathieu Pujol – Belgique (INRACI – 2009), Fiction – 11′

Soudain on sonne de Maria Körkel – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 7’48 »

Walk.Run.Fly de Julie Decarpentries – Belgique (INSAS – 2010), Fiction – 11′

L’œil du paon de Gerlando Infuso – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 13′

Ce qui tient de Celia Dessardo – Belgique (IAD), Fiction – 23′

A l’intérieur de Raphaël Letoux Lungo – Belgique (INSAS – 2010), Documentaire – 15’45 »

Hendrik is siek de Koen De Jonge – Belgique (RITS – 2009), Fiction – 20′

Le baptême du feu de Pierre Mousquet – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 3′

Compétition internationale

The last day of Bulkin de Alekseï Andrianov – Russie (VGIK – 2009), Fiction – 15′

The Chicken and the worm de Katharina Hullmann – Etats-Unis/Allemagne (Bauhaus University Weimar – 2010), Animation – 2’14’

Kavi de Gregg Helvey – Etats-Unis (USC – 2009), Fiction – 19′

En vrai, je suis un monstre de Adrien Bordone – Suisse (Ecole cantonale d’art de Lausanne – 2010), Fiction – 11’50 »

Red Road de Jero Yun – France (Le Fresnoy – 2010), Expérimental – 9′

Der Eintänzer de Gregor Erler – France (Filmakademie Baden-Württemberg – 2010), Fiction – 28′

Rummel de Benjamin Teske – Allemagne (Beuth Hochschule für Technik – 2010), Fiction – 7’21 »

Matka de Jakub Piatek – Pologne (Andrzey Wajda Master School of film – 2009), Documentaire – 11′

Cavalier seul de Vincent Mariette – France (La Fémis – 2009), Fiction – 30′

Ich bin’s Helmut de Nicolas Steiner – Allemagne / Suisse (Filmakademie Baden-Württemberg – 2009), Fiction – 11′

Swimming pool de Alexandra Hetmerová – République Tchèque (Famu – 2010), Animation – 6’34 »

Ballongresan de Jonas kukkonen – Aalto University School of Art & Design, Finland, 2009), 14:48 min

La menace vient de l’espace de Pierre-Axel Vuillaume-Prézeau France (CinéCréatis – 2009), Fiction – 19′

Bob de Jacob Frey et Harry Fast – Allemagne (Filmakademie Baden-Württemberg – 2009), Animation – 3’15 »

La sombra del Tiempo de Teddy Barouh – Cuba / France (Escuela Internacional de Cine y TV – 2009), Fiction – 16′

United we stand de Alejandro Pedregal – Finlande (University of Art and Design Helsinki – 2009), Fiction – 19′

Kritzen & Kribbeln de Amaury Berger – Suisse (ZHDK – 2009), Fiction – 13’15 »

Helsinki de Caroline De Maeyer – Belgique (RITS – 2009), Fiction – 16’30 »

La Nadadora de Gemma Vidal – Espagne (Ecam – 2010), Fiction – 10′

Ich bin Schauspieler de Elmar Imanov – Allemagne (Internationale Filmschule Köln – 2010),
Fiction – 18’20 »

Le baptême du feu de Pierre Mousquet – Belgique (La Cambre – 2010), Animation – 3′

Echo de Magnus von Horn – Pologne (Polish National Film Lodz – 2009), Fiction – 15′

Impromptu pour cor solo de Frédéric Barrette – Canada (INIS – 2009), Fiction – 5’03 »

Eu adoro este som de Filipe Fernandes, Rui Matos et Zulmira Gamito – Portugal (Universidade Lusofona – 2008), Documentaire – 18′

This is who we are de Stephanie Willis – Etats-Unis (USC – 2009), Fiction – 16′

Infos : http://homepage.mac.com/vastapia/fidec/index.html

J comme Je suis venue te dire

Fiche technique

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Synopsis : Chronique d’une rupture en dix lettres. Des images, des sons, des musiques, pour lui dire…

Genre : Documentaire

Durée : 24′

Année : 1996

Pays : France

Réalisation : Laetitia Masson

Scénario : Laetitia Masson

Image : Caroline Champetier, Laetitia Masson

Son : Xavier Vauthrin, Pascal Rousselle, Laurent Thomas

Montage : Jean-Pierre Pruilh

Co-production : Cuel Lavalette Production, INA

Distribution : Documentaire sur Grand Ecran

Article associé : l’interview de Laetitia Masson

S comme Un Souvenir de soleil

Fiche technique

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Synopsis : Un garçon cherche une fille à travers des tableaux, elle lui parle de la lumière.

Genre : Fiction

Année : 1990

Durée : 8′

Pays : France

Réalisation : Laetitia Masson

Scénario : Laetitia Masson

Texte extrait des entretiens Paul Cézanne et Joachïm Gasquet.

Interprétation : Catherine Ermakof, Eric Armbrouster

Image : Laetitia Masson, Caroline Champetier

Cadre : Caroline Roussel

Son : Stéphane Bauer

Mixage : Florent Lavallée

Montage : Laetitia Masson

Scripte et costumes: Céline Prouvé

Production : La Fémis

Article associé : l’interview de Laetitia Masson

Laetitia Masson : « Mon histoire n’est faite que de rencontres avec des personnes qui à un moment donné m’ont repérée et m’ont fait confiance là où d’autres me trouvaient bizarre et nulle ».

Présidente du Jury au dernier Festival du court métrage de Lille, Laetitia Masson ( « Je suis venue te dire », « En avoir (ou pas) », « A vendre », …) est une actrice/réalisatrice rebelle et contemplative inspirée par l’amour de l’être humain et la prise de risques au cinéma. Jeu de regards, jeu de questions.

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Tu as fait la Fémis au début des années 90 alors qu’elle n’en était qu’à ses balbutiements. Comment voyais-tu l’école à cette époque ?

C’est un moment très important dans mon histoire. En tant que provinciale, originaire de Nancy, je ne connaissais absolument personne dans le cinéma. J’avais fait un court métrage avant de rentrer à la Fémis mais ça ne m’autorisait aucunement à penser que j’étais légitime dans la profession. J’étais assez timide et je sentais que j’avais besoin d’une structure. La Fémis a donc été salvatrice pour moi, d’une part j’y ai rencontré des gens de ma génération qui pensaient comme moi et pour qui le cinéma était très important, et d’autre part, j’ai appris énormément en ce qui concerne la technique. Par ailleurs, ce qui était intéressant, c’est que comme c’était le début, l’école se cherchait encore, expérimentait des choses, n’était pas figée. Je pense que c’est toujours mieux une institution qui doute qu’une institution qui est sûre d’elle. Maintenant, j’ai l’impression que l’école est devenue une sorte d’usine à fournir une industrie du cinéma et à fabriquer des gens qui vont faire des téléfilms. Nous, on était des rebelles, des idéalistes un peu fous. On se disait que le cinéma pouvait être une expression artistique en soi et pas seulement un métier. D’ailleurs, très peu de gens de ma promotion ont réalisé des films par la suite.

Aujourd’hui, en tant que cinéaste confirmée, que retiens-tu de ton apprentissage à la Fémis ?

Moi, j’ai pris l’école très simplement. Je voulais faire du cinéma. Je suis rentrée pour faire de l’image et je voulais naturellement faire des films. Le directeur et le créateur de l’école, Jack Gajos, un homme formidable et en même temps fort critiqué, repérait des individus à part, et au lieu de les faire rentrer dans le rang, il les mettait en valeur. C’était parfois injuste parce qu’il pouvait accorder de l’attention à des étudiants qui n’étaient pas dans la section réalisation, ce qui était mon cas.

En fait, mon histoire n’est faite que de rencontres avec des personnes qui à un moment donné m’ont repérée et m’ont fait confiance là où d’autres me trouvaient bizarre et nulle. Jack m’a donné l’assurance d’oser écrire, de développer une histoire, de choisir des acteurs, enfin, de réaliser un film. Très vite, à l’école, dès que je posais ma caméra, ce que je disais, la manière dont j’apparaissais provoquait rejet ou acceptation. Depuis, dans mon métier, ce comportement est plus ou moins resté.

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Un souvenir de soleil

Comment ton film de fin d’études, « Un souvenir de soleil », a-t-il été perçu ? Etais-tu encore dans cette idée de rejet, de marge ?

Oui. J’étais en département image et je faisais un film sur la lumière naturelle. Alors que tout le monde étudiait la manière de manier les projecteurs, je me disais qu’avant d’intervenir, il fallait regarder, observer les choses. A ce moment-là, j’avais été repérée par mon deuxième mentor, Caroline Champetier, une très grande chef opératrice qui fut ma directrice d’études, par la même occasion. Elle m’a protégée, comme d’autres. Une fois que je suis entrée à l’école, je n’étais plus seule.

Ton parcours est fort varié, il est fait de clips, de films de commande, de courts métrages, … Au bout d’un moment, tu t’es mise au long. Etait-ce parce que tu avais le sentiment de ne pas être prête ou parce que tu avais envie d’expérimenter plusieurs choses différentes ?

J’ai effectivement fait des courts, des longs, j’ai même travaillé comme scripte. Je peux être créative dans mille situation, je m’en rends mieux compte maintenant. Aujourd’hui, je peux faire un film avec beaucoup ou avec rien. C’est pour cela que j’accepte les commandes, parce que je vois bien que je suis suffisamment forte pour les faire imploser de l’intérieur tout en gardant un cadre. En tant que cinéaste, j’ai avant tout besoin de créer, de créer et de créer encore…

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Plus spécifiquement, quand on regarde ton cinéma, on s’aperçoit que certains de tes films (« Pourquoi (pas) le Brésil », « Je suis venue te dire »,…) ont des accents autobiographiques. Est-ce ta façon de prendre des risques ou cela répond-il à un besoin de te mettre en scène ?

Je ne sais pas, chaque film est différent. Selon le sujet, je ressens le besoin de faire passer les choses de façon souterraine, de ne pas m’exposer de trop et par moments au contraire, j’ai besoin de mettre mon corps en jeu pour prendre ce risque-là. Mais si je le fais, c’est davantage dans une optique comique. J’essaie de démystifier le rôle de l’artiste et du réalisateur, de dire que c’est aussi un être humain qui a ses doutes et ses névroses. Au moment où j’ai réalisé « Pourquoi (pas) le Brésil », c’était un moment très difficile pour moi, une période creuse. J’ai donc décidé de me mettre en scène et de montrer par exemple le producteur Alain Sarde en train de me démonter, de me dire : “votre cinéma, c’est de la merde”. J’avais besoin que les gens voient que les cinéastes sont aussi faits de chair et d’os. Après, il y a aussi le côté où j’ai besoin d’expérimenter le fait d’être acteur, de se mettre à nu, d’être filmé. C’est quelque chose d’assez violent d’être tout le temps regardé et jugé. Pas étonnant qu’ils soient tous dingues (ou presque) !

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Comme tu joues parfois dans des films ou que tu te mets en scène, comment envisages-tu ta relation avec les acteurs au moment de les diriger ?

Avant tout, j’ai besoin de les aimer. Je ne pourrai pas tourner avec un acteur que je n’aime pas. Etant donné que je suis une cinéaste contemplative, je suis comme un peintre. Je regarde avec ma caméra, je peux filmer un visage pendant des heures. J’ai tourné avec de très grands acteurs comme Adjani qui peuvent tout jouer mais aussi avec des gens qui ont un créneau plus limité mais qui ont une personnalité très forte, tout comme j’ai tourné avec des gens qui n’étaient pas acteurs. En fait, c’est l’être humain qui m’intéresse. Par exemple, pour « Un souvenir de soleil », j’ai eu envie de filmer le coursier de la Fémis. Il avait un visage tout droit sorti d’un tableau du Louvre. Voilà, c’est ma façon d’être dans la vie. Par exemple, là, vous avez l’impression que je vous parle, mais je vous regarde aussi. J’ai des visions, des arrières-pensées qui apparaissent…

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Je suis venue te dire

Tu as souvent fait référence à l’idée du ressenti des choses pour pouvoir les écrire et les réaliser. Est-ce toujours d’actualité ?

Oui, malheureusement. A cause de cela, il y des choses que je ne pourrai jamais faire, ni pour l’argent, ni pour la gloire. Il m’est arrivé de me disputer ou de refuser des collaborer avec des gens parce que je ne sentais pas que les choses étaient sincères. La liberté a un prix !

Tu es à Lille en tant que présidente du Jury. La notion de prise de risques, est-ce quelque chose dont tu tiens compte et que tu considères comme important quand tu vois les films des autres ?

Oui, absolument. Pour moi, la première chose, c’est prendre des risques. Pas pour prendre des risques en tant que tel, mais pour oser montrer quelque chose de personnel, de différent. Quelque chose qui peut-être n’existe pas encore mais qui exprime une certaine profondeur et une certaine sincérité. Il ne faut surtout pas essayer de plaire, mais bien de toucher.

Propos recueillis par Marie Bergeret et Katia Bayer

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