Citation documentaire, filtre vert, musique classique. Les premiers moments du film de Arthur Môlard ressemblent à beaucoup de propositions plus ou moins adroites du cinéma de science-fiction, notamment françaises. Mais, à l’instar de « Juke-box » de Ilan Klipper et de « L’homme qui avait perdu la tête » de Fred Joyeux, deux autres films de la sélection du dernier Festival de Clermont-Ferrand, « Jiminy », propose une vision décalée de la folie face à une normalité défaillante.
L’humain et la machine entretiennent des relations particulières dans « Jiminy », un court métrage de science-fiction avec notamment Denis Lavant. Le film réussit le tour de force de rendre crédible un univers de science-fiction avec les moyens actuels du court-métrage. Comment y parvient-il ? Quelles ont été ses sources d’inspiration ? Voici quelques réponses d’Arthur Môlard, son réalisateur.
Il a remporté le César du Meilleur Court Métrage vendredi passé après avoir fait un superbe parcours en festival, notamment à Clermont l’an passé (Grand Prix, Prix du Public et Prix Télérama). Le premier film de Xavier Legrand, « Avant que de tout perdre », évoque la violence conjugale, la peur et les non-dits, sous la forme d’un thriller extrêmement efficace. Comédien avant d’être réalisateur, Xavier Legrand revient sur son parcours, son intérêt pour la dramaturgie, la prise en charge de l’émotion et son écriture plus adaptée au cinéma qu’au théâtre.
C’est un dimanche habituel pour Lis, Babu, Gito et Nino, enfants des rues de Maputo. Alors que la fête foraine bat son plein, ils font la manche, espérant récolter quelques piécettes pour pouvoir profiter à leur tour des attractions du parc. Sélectionné en compétition internationale à Clermont-Ferrand, « A Tropical Sunday » de Fabian Ribezzo dresse un portrait sans fard des conditions de vie de nombreux enfants au Mozambique.
Grand Prix Labo en 2010 avec son film « Petite Anatomie de l’Image », Olivier Smolders est de retour cette année au Festival de Clermont-Ferrand, toujours dans la sélection Labo, avec un film enquête fascinant, « La Part de l’Ombre ». Plusieurs questions centrées autour de cette nouvelle œuvre vous permettront de découvrir un auteur passionnant et radical, soucieux d’explorer notamment les problématiques liées à la représentation de l’image au cinéma et dans la photographie.
En compétition internationale du festival de Clermont Ferrand était présenté cette année le film de Xiaoyu Du, « Pork & Luna », mettant en scène la cohabitation houleuse d’une jeune fille et de sa belle-mère.
« Gli Immacolati », de Ronny Trocker, présenté en sélection nationale de Clermont-Ferrand, repose sur un fait divers survenu en Italie. Décembre 2011, à Turin. Une manifestation de soutien dégénère. Les habitants d’un quartier populaire mettent le feu à la friche industrielle voisine. Celle où vit tout un campement de Roms. Une jeune fille prétend avoir été violée par deux gitans. Son mensonge aura entraîné le débordement et la folie dévastatrice d’une collectivité.
La reprise des films primés à Clermont-Ferrand aura lieu ce dimanche 16/02, là Paris, au Forum des images. Trois séances auront lieu dans la journée à 15h30 (compétition Labo), à 18h (compétition internationale) et à 20h30 (compétition internationale). Dans la continuité des opérations menées avec le Forum des images autour du Carrefour de l’animation, du festival d’Annecy et des Premiers Plans d’Angers, Format Court vous offre des places pour assister à l’une de ces séances, l’internationale.
Après Ron Dyens (Sacrebleu Productions), Jean-Christophe Reymond (Kazak Productions) et Emmanuel Chaumet (Ecce Films), Mathieu Bompoint (Mezzanine Films) a remporté l’an passé le prix Procirep du Meilleur Producteur au festival de Clermont-Ferrand. Grâce à ce prix, il a bénéficié de 5000€ à redistribuer dans un ou plusieurs court(s) métrage(s) et d’une carte blanche présentée ces jours-ci au festival de Clermont-Ferrand.
Rendez-vous mondial du court métrage, le Festival international de Clermont-Ferrand offre chaque année la trop rare opportunité de parcourir la planète côté courts. La sélection que vous propose la revue Bref, aussi éclectique que possible, n’a d’autre ambition que de faire partager quelques-unes des découvertes sélectionnées, puisées dans les compétitions internationale et labo.
Un lent fondu du gris au noir, des taches blanches, quelques murmures et accords à la guitare ouvrent « La Nuit américaine d’Angélique », sélectionné en compétition nationale à Clermont-Ferrand cette année.
Présenté en programme labo L4, à Clermont-Ferrand, le très esthétique « Love Games » de la coréenne Joung Yumi apporte un petit moment de quiétude tout en volupté retenue, de la délicatesse dans le propos et dans le trait qui ravissent les yeux.
Jusqu’au 8/02, se déroule le festival de Clermont-Ferrand. Pour sa 36ème édition, le festival propose ses traditionnelles sélections de courts en compétition, organise un programme autour du centenaire de la première guerre mondiale, projette des courts avec et autour de Jeanne Moreau (collection Canal +), offre une carte blanche à Mezzanine Films et s’intéresse de près à l’école Tisch School of the Arts.
Le festival de Clermont-Ferrand commence à la fin du mois, le 31/1. Parallèlement aux sélections nationale et Labo, le festival se dote d’une compétition internationale de 75 titres dans laquelle on retrouve avec plaisir les noms de Karim Moussaoui (Prix Format Court au Festival International du Film Francophone de Namur), Adrian Sitaru ou Chris Landreth. La découverte est également au rendez-vous puisque de nombreux réalisateurs étrangers inconnus en France sont en sélection cette année.
Voici la programmation Labo du prochain festival de Clermont-Ferrand. 29 films en font partie dont ceux de plusieurs auteurs déjà présentés sur notre site : Łukasz Konopa, Pekka Veikkolainen, Alberto Vázquez, Olivier Smolders, Felix Massie, Jean-Gabriel Périot, Virgil Vernier et Edouard Salier.
Cette année, 60 films figurent en compétition nationale à Clermont-Ferrand. On y retrouve des habitués (Bastien Dubois, Angèle Chiodo, Claire Burger, Marie Amachoukeli, Benoît Delépine, Emma Luchini, Karim Bensalah, Alain Della Negra, Kaori Kinoshita, Sébastien Betbeder, Arthur Harari, Bertrand Mandico, Yann Le Quellec, Christophe Le Masne, Lorenzo Recio, Laurent Achard) mais aussi plein de nouveaux auteurs.
Parmi les films de fin d’études sélectionnés au dernier Festival d’Annecy, on a retrouvé, après l’avoir vu à Clermont en Labo, « Plug & Play » du Suisse Michael Frei, essai délirant et chargé d’humour qui nous branche sur courant alternatif pour poursuivre les obsessions magnétiques des rapports complexes entre les hommes et les femmes.
Les inscriptions pour le 36e Festival de Clermont-Ferrand (31 janvier – 8 février) sont ouvertes jusqu’au 14 octobre 2013. Inscrivez vos films sur le site Short Film Depot.
Avec un peu d’ironie, nous pourrions dire que « Fishing Without Nets » est à certaines régions appauvries du monde ce que sont « Les Pirates des Caraïbes » à un certain cinéma de divertissement ou au tourisme de masse : un blockbuster en devenir. Sauf que les arêtes du réel entaillent ici toute possibilité de fantastique et d’humour. La beauté de la photographie et la richesse solaire rêvée de l’Afrique sont ici impuissantes à produire une quelconque discipline de l’horreur.