Parfois, il se passe quelque chose d’important lors des interviews, ces moments peu naturels où deux inconnus se font face pour la première fois, où l’un est censé se livrer plus que l’autre. Ce genre de situation se produit rarement mais survient quand on rencontre quelqu’un comme Amal Kateb, comédienne et réalisatrice de « On ne mourra pas », Prix des bibliothécaires à Angers et film en lice pour le Prix France Télévisions. Habitée par l’Algérie, marquée par l’engagement et à l’origine de trous dans les murs, elle se raconte sur le fil, autour d’un film et d’une certaine histoire.
Stimulé par le jeu et le naturel des ados, Rudi Rosenberg fait des films avec eux après être passé par la case comédien. Son dernier film « Aglaée » a remporté le Prix CCAS et le Prix d’interprétation féminine à Angers et part bientôt pour Clermont-Ferrand. Rencontre entre deux villes, dans un café apaisant, à peine chamboulée par les rongeurs d’opéra.
Bàlint Szilmer a réalisé « Itt Vagyok » lors de sa troisième année d’étude à l’Université d’Art du Spectacle de Budapest. Le film raconte l’errance de Viktor (Viktor Vida) dans la capitale : ses rencontres, ses sorties, ses visites… En voyant la qualité tant esthétique que scénaristique de ce troisième court-métrage, on ne peut qu’être impatient de voir aboutir le nouveau film que le réalisateur a en projet : son premier long-métrage. En effet, déjà avec « Itt Vagyok », le jeune réalisateur prouve qu’il est capable de bien s’entourer.
Trop peu de documentaires retiennent l’attention des programmateurs de festivals bien implantés. Parfois, pourtant, ce triste état des choses change grâce à quelques films. A Angers, par exemple, seulement deux documentaires apparaissent parmi les 41 films en compétition. Comme il y en a peu, on les traque, on les repère, on les regarde. Et on aime, et on s’émeut pour « Unfinished Italy » de Benoît Felici.
Damien Manivel ne passe pas inaperçu. Sa chevelure fougueuse et rousse le distingue facilement parmi la foule. Son film « La Dame au chien », Grand Prix du jury à Vendôme en décembre dernier, est à son image puisqu’il dénote et surprend dans le paysage du court métrage. Rencontre faiblement alcoolisée par un après-midi d’hiver.
Présenté cette semaine en compétition au festival Premiers plans d’Angers, « La Dame au chien » étonne par sa construction frontale mais élégante, en abordant la rencontre improbable entre deux corps que tout oppose dans un huis clos moite et alcoolisé.
« Siemiany » est un petit village situé dans la campagne polonaise. C’est aussi l’histoire de deux jeunes adolescents, qui, comme chaque année, se retrouvent dans ce même village pour y passer les vacances d’été.
Actuellement, se déroule la 23ème édition du Festival d’Angers. Des premiers courts européens et français en compétition, des “figures libres” (réalisées hors contraintes et formats), des “plans suivants“ (réalisés par des cinéastes découverts au festival) y sont projetés jusqu’au 30 janvier. À Angers, les premiers plans, les premiers pas sont souvent les premiers courts.
À Angers, les premiers plans qui comptent ne sont pas seulement liés au long métrage : la compétition se penche aussi sur les films d’écoles et les films d’animation. En cliquant sur le visuel féminin, découvrez les titres en compétition.
Le 23ème Festival d’Angers/Premiers Plans se déroulera entre le 21 et le 30 janvier 2011. Quatre sections sont consacrées au court métrage. Voici la liste des films français et étrangers sélectionnés pour la prochaine édition.
Pour la première fois, le Festival Premiers Plans organise en parallèle de la compétition officielle une compétition de premiers films réalisés en 3D Relief. Envoyez vos films avant le 7 décembre.
La 23ème édition du Festival Premiers Plans prendra place à Angers vendredi 21 au dimanche 30 janvier 2011. Le Festival recherche des premiers et seconds longs métrages, des films d’école et des premiers courts métrages produits en Europe en 2009 et 2010. Vous avez jusqu’au 15 octobre pour y envoyer vos films.
Angers, c’est fini. Mais non, ne soyez pas maussade. L’année prochaine, le festival étalera à nouveau ses plans, et peut-être même qu’Alain Delon sera de la partie. Découvrez le palmarès 2010, avant de compter sur vos doigts les jours qui vous séparent de la 23ème édition.
Double candidat aux Festivals d’Angers et de Clermont-Ferrand cette année, « A Family Portrait » est un court animé britannique remarqué pour sa singularité. Osé et impertinent, il s’inscrit non sans humour dans la pure veine des films Channel 4, dont il est une coproduction avec Fifty Nine Productions, Film London et le UK Film Council.
Présenté au Festival Premiers Plans d’Angers dans la section ‘’Figures libres’’ et bientôt en compétition dans la section Labo à Clermont Ferrand « Zeitriss » fait partie de ces films inclassables que l’on appelle, par commodité, ‘’expérimental’’. Dans un beau noir et blanc, le réalisateur, de Quimu Casalprim i Suárez, nous embarque pour une expérience filmique qui laisse toutes portes ouvertes à l’imagination.
Depuis leur rencontre à la Sam Spieghel Film School (Israël), Mihal Brezis et Oded Binnun font des films en duo, en symbiose, et en couple. Après « Sabbat Entertainment » et « Tuesday’s Women », leurs films de fin d’études, ils ont co-réalisé « Lost Paradise » présenté cette semaine à Angers, dans la compétition officielle des courts métrages français. Rencontre avec une femme momentanément sans binôme, Mihal Brezis.
Le décalé surgit quand il le veut. Par exemple, lorsque en proie à un moment d’oubli, le regard dans le vide et les pensées ailleurs, une phrase anodine, « vous êtes dans vos rêves ! », signe votre retour à la réalité. Récoltés dans le métro, ces quelques mots ont beau s’effacer à la station suivante, ils provoquent une sensation étrange après la vision du film de Menno Otten, « In een Vergeten Moment », projeté à Angers dans le cadre du Programme Figures Libres.
Découvert à Annecy et retrouvé à Angers, « Homeland » est un court d’école tchèque réalisé par un espagnol, Juan de Dios Marfil Atienza. Produit par la FAMU, ce film d’animation en noir et blanc est un hommage à l’amour, à la liberté, et au tricot.