Tous les articles par Katia Bayer

Concours de clips lancé par David Lynch himself

Auteur de films emblématiques comme Eraserhead, Mulholland Drive, Blue Velvet et la série culte Twin Peaks TV, cinéaste et artiste visuel, David Lynch est l’un des réalisateurs les plus importants de l’ère moderne. Agé de 64 ans, l’homme dont le nom est devenu synonyme de l’avant-garde peu orthodoxe a lancé un nouveau chapitre dans sa carrière en sortant un single électronique ,Good Day Today / I Know, par l’intermédiaire le leader indépendant Sunday Best Recordings, au Royaume-Uni.

David Lynch a eu envie de donner aux cinéastes du monde entier la chance de réaliser les clips officiels pour les deux morceaux via le site Genero.tv!. Les inscriptions se terminent le 20 décembre, il y aura 10 finalistes pour chaque morceau – 8 sélectionnés par Lynch et Genero.tv et 2 basés sur les votes. Lynch désignera alors un gagnant pour chaque morceau, tous deux recevront £ 2000 et leurs vidéos seront exposées dans le monde entier.

Good Day Today

ENG. Responsible for such iconic films as Eraserhead, Mulholland Drive, Blue Velvet and the cult TV series Twin Peaks, film maker and visual artist David Lynch is one of the most important directors of the modern era. Now aged 64, the man whose name has become a byword for the unorthodox and avant-garde has launched a new chapter in his career releasing an electronic single, Good Day Today / I Know, through leading UK independent Sunday Best Recordings.

Lynch is now giving film makers all over the world the chance to make the official music videos for both tracks via Genero.tv! Entries close on Dec 20 and there will be 10 finalists for each track – 8 selected by Lynch and Genero.tv and 2 based on votes. Lynch will then selecting a winner for each track, with both receiving £2,000 and having their videos serviced to media globally.

I know

Infos : http://genero.tv/davidlynch, http://www.davidlynch.com, http://genero.tv/watch-video/11938/

Festival des Arcs. Neige & courts

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Panorama Européen

Autumn Man de Jonas Selberg Augustsen

Bonne nuit de Valéry Rosier

Logorama de H5

Miramare de Michaela Müller

Poste restante de Marcel Lozinski

Sinna mann (Angry Man) d’Anita Killi

Focus Danemark

Der er yndig mand (This Charming Man) de Martin Strange-Hansen

Det perfekte Menneske (The Perfect Human – L’Homme parfait) de Jørgen Leth

Drengen der gik baglæns (The Boy who Walked Backwards) de Thomas Vinterberg

Shaman de Luc Perez

Films d’écoles de cinéma européennes

Hide and Seek de Szocs Petra (Hongrie)

The Cheap Copy deVirag Zomboracz (Hongrie)

Cold Grove de Mihaly Schwechtj (Hongrie)

Naked Pact d’Orsi Nagypal (Hongrie)

With clean hands de Tiszta Kezzel (Hongrie)

Laundry de Nicole Volavka (Croatie)

Epilogue de Balazs Loth (Hongrie)

Listening to the silences de James Barrett (Royaume Uni)

Everything is new de Jamie Chambers (Royaume Uni)

Don’t want any stone in my cherry de Louise Arhex (France)

A Portrait of You de Pierre-Alain Giraud (France)

Dream baby dream de Christophe Nanga-Oly (France)

Moussem les morts de Vincent Le Port (France)

In the darkness there is light d’Ali Abassi (Danemark)

Palestinian strings de Mikkel Jersin (Danemark)
Le site des Arcs : www.lesarcs-filmfest.com

C comme Coagulate

Fiche technique

Synopsis : Absences, présences et distorsions aquatiques dans une chorégraphie des fluides. Forces énigmatiques contorsionnent les lois physiques et affectent le comportement des êtres vivants dans des espaces épurés.

Genre : Expérimental

Durée : 05’56 »

Année : 2008

Pays : France

Réalisation : Mihai Grecu

Scénario : Mihai Grecu

Image : Patrick Dehalu

Son : Simon Apostolou, Frédéric Marquilly

Montage : Momoko Seto, Catherine Aladenise, Mihai Grecu

Musique : Thibault Gleize, Frédéric Marquilly

Interprétation : Hyun-Wook Kang

Production : Le Fresnoy

Articles associés : la critique de « Centipède sun », l’interview de Mihai Grecu

Centipède Sun de Mihai Grecu

En dix minutes, Mihai Grecu nous fait voyager dans les terres arides du Chili avec son film « Centipède Sun ». Nom révélateur au sens où centipède est un gros animal dangereux comme le soleil du désert. Ces terres hypnotiques, poétiques font bouillir notre imagination par une musique qui nous transporte et nous envoûte. À la limite de l’oppression, ces airs mystérieux nous dévoilent des paysages calmes et reposants.

Bercé entre panoramiques et plans fixes, l’on découvre un art expérimental, une chaude métaphore, une vision méconnue du Chili. Cette ode de 600 secondes mêle destruction et environnement, construction et expérimentation. La révolution minérale s’exprime enfin, les pierres se lèvent, les rochers se fragmentent : la terre gronde livrant au spectateur de sublimes images où la réalité se mélange à la magie.

L’inerte prend vie, les mélodies jettent un souffle conférant à ces nuages sablonneux des formes magistrales. Notre esprit voyage, vagabonde et parfois même se rafraîchit d’une oasis ou d’un cours d’eau, nous faisant partager les « images mentales » dont Mihai Grecu s’inspire pour créer ses courts métrages  tous dominés par une dimension d’éclatement et des mouvements de caméra langoureux.

C’est en effet ce même travail sur les images en trois dimensions qui fait tout l’intérêt de « Coagulate », son film précédent, qui n’est autre qu’une succession de tableaux somptueux emplis de finesse. L’eau y est fortement présente, constituant ainsi le contrepoint de « Centipède Sun », hymne à la terre aride. A travers son oeuvre et sa recherche esthétique, Mihai Grecu fait preuve d’une grande maîtrise de l’imagerie moderne.

Geoffrey Spaur

Consulter la fiche technique de « Centipède sun » et de « Coagulate »

Article associé : l’interview de Mihai Grecu

C comme Centipède Sun

Fiche technique

Synopsis : Une vidéo-poème hypnotique sur le paysage en changement: cette suite de métaphores sur l’isolation, la déconstruction et les limites du territoire habitable présente une perspective unique sur la crise environnementale contemporaine.

Genre : Expérimental

Durée : 10’10 »

Année : 2010

Pays : France

Réalisation : Mihai Grecu

Scénario : Mihai Grecu

Image : Enrique Ramirez

Montage : Momoko Seto

Musique : Herman Kolgen

Production : Arcadi, Mihai Grecu

Article associé : l’interview de Mihai Grecu

Mihai Grecu. L’esthétique ciselée et la symbolique 3D

Ses films sont des expériences, les éléments naturels l’inspirent. Formé au dessin, ce jeune Roumain a choisi l’art vidéo pour donner forme et vie à ses visions. Etrangeté, hallucination, déshumanisation habillent ses courts métrages. Les deux derniers s’opposent et se complètent : « Coagulate », qu’il a réalisé au Fresnoy, repose sur l’eau, alors que « Centipède Sun », présenté ces jours-ci à Vendôme, installe ses baleines dans le désert du Chili.

Consulter la fiche technique du film

Article associé : la critique du film

Format Court à la recherche de petites mains et de grandes idées

Nous sommes à la recherche de personnes résidant de préférence à Paris (mais pas seulement), ayant un peu de temps et de chouettes qualités humaines (curiosité, ouverture, …) à consacrer au projet ainsi qu’une connaissance approfondie du court métrage dans la poche.

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Nos besoins : de nouveaux auteurs

L’équipe rédactionnelle de FC est de plus en plus sollicitée par le nombre de films et de festivals. Pour couvrir au mieux l’actualité du court, nous avons besoin de nouveaux rédacteurs, étudiants en cinéma, critiques en herbe ou « simples » cinéphiles. Dites-nous pourquoi vous souhaitez écrire pour le site, faites-nous part de vos qualifications, centres d’intérêt et/ou expériences personnelles en lien avec votre candidature, et envoyez-nous la critique d’un court métrage que vous avez aimé.

Pour tout renseignement ou pour nous montrer vos petites mains : info@formatcourt.com

Pierre Etaix ou le goût irrésistible du comique

Un brin charmant, un brin discret, le clown Etaix n’aurait pas fait de cinéma sans être passé par le music-hall, face à un public présent chaque soir. À 80 ans passés, l’homme continue à faire rire, comme lorsqu’il déclare avoir toujours fait des films dans des délais brefs (“mon producteur peut en être fier, d’ailleurs, il en est mort”). Influencé par Jacques Tati et Buster Keaton, il nous parle du son, du gag, du cirque et du ping-pong. Rencontre en images, en ouverture du festival de Vendôme.

Articles associés : la critique des films de Pierre Etaix, le reportage sur les courts métrages de Pierre Etaix

ARTE, concours en ligne de courts métrages d’animation étudiants

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Les étudiants doivent faire parvenir à la société Trois fois plus, au plus tard le 13/05/2011 un court métrage d’animation achevé postérieurement au 1er janvier 2008 dont la durée ne doit pas excéder 10 minutes et réalisé dans le cadre d’une école d’animation.

Les courts métrages seront mis en ligne sur le site Internet www.arte.tv à compter du 15/11/2010 au fur à mesure de leur réception et seront consultables gratuitement par les internautes.

Règlement du concoursFormulaire d’inscription

> Galerie du concours

Pour en savoir plus :  http://php.arte-tv.com/court-circuit-off/index.php?page=concours

Etaix, parcours en courts

Vendredi, s’ouvrait le 19ème festival de Vendôme avec la projection du « Grand Amour », en présence de Pierre Etaix. Si le film n’a pas vieilli, son auteur de 82 ans avoue, lui, avoir pris beaucoup de rides. Digne hériter du slapstick, Etaix a créé au fil de ses films un personnage qui n’est autre que sa propre caricature. Et cela, dès ses premiers courts métrages.

Rupture

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Un jeune homme (Pierre Etaix) découvre une lettre de rupture de sa fiancée. La tristesse ne dure pas longtemps : il lui signifie à son tour son désengagement dans leur histoire devenue postale. S’ensuit alors une succession de petites maladresses apparemment insignifiantes toutes plus drôles les unes que les autres : les timbres s’avalent, l’encre se dissipe, le papier vient à manquer, le bureau ne tient plus debout, le jeune homme passe par la fenêtre.

« Rupture » est le premier court métrage d’Etaix, son premier film au cinéma, et son personnage s’esquisse déjà. Dandy élégant, distrait invétéré, Etaix est le jeune homme et le jeune homme est Etaix. Les gags s’enchaînent comme au music-hall, la première école d’Etaix, et offrent un rythme sans pareil au film. Parcouru d’un seul « Oh, non », « Rupture » est un film pratiquement muet. Même si l’on est en 61, cela ne fait rien car l’habillage sonore et la musique sont très présents dans le film. Etaix a intégré les leçons de Tati et de Bresson : le son est au moins aussi important que l’image, il faut lui accorder du temps. L’apport est payant : le film remporte le Prix FIPRESCI à Mannheim et le Grand Prix du Festival Oberhausen en 62.

Heureux Anniversaire

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Une épouse prépare son anniversaire de mariage pendant que son mari (Etaix pour ne pas changer) peine à rentrer chez lui. Cette fois, Etaix n’est pas au centre du film, d’autres personnages et situations croisent son chemin et le retardent encore plus pour rejoindre le domicile familial : un homme recouvert de crème à raser cherche à tout prix une place de parking, un Belge se démène pour arrêter un taxi, des déménageurs transportent de la vaisselle, et les cactus de la fleuriste piquent.

Ce deuxième court métrage d’Etaix, co-écrit et co-réalisé (on l’oublie) par Jean-Claude Carrière, fut réalisé juste après « Rupture ». On retrouve le personnage maladroit et confus du jeune homme de l’année précédente sauf qu’entre temps, celui-ci semble avoir trouvé une femme pour la vie et que le film n’est pas tourné en huis clos. Au contraire, la rue, ses hasards et ses « non, mais tu as vu ce crétin ? » offrent une saveur toute particulière au film, récompensé pour le coup de prix pas trop andouilles : le Grand Prix du Festival Oberhausen, le Prix Simone Dubreuilh à Mannheim, le Prix du Meilleur court au British Film Academy de Londres et l’Oscar du meilleur court métrage à Hollywood. Rien que ça.

En pleine forme

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Un jeune homme (doit-on encore préciser de qui il s’agit ?) campe dans un pré. Comme chaque matin, il tente péniblement de se préparer du café. C’est sans compter les caprices du hasard, le manque de volonté de sa cafetière et le désir d’indépendance du grain à moudre. Chassé par un agent de police, il se mêle à la communauté du camping local.

Dernier court « officiel » d’Etaix, ce film est initialement une des séquences du long métrage « Tant qu’on a la Santé » dans sa première version de montage. Quelques années après l’avoir réalisé, Etaix extrait cette séquence et l’intitule pour l’occasion « En pleine forme ». Là aussi, l’individu est à part, dans sa bulle, et observe les autres, sans avoir l’air de les comprendre. Une fois encore, l’humour, le rythme et les gags d’Etaix font sensation.

Katia Bayer

Consulter les fiches techniques de « Rupture », « Heureux anniversaire », et « En pleine forme »

Articles associés : le reportage sur les courts métrages de Pierre Etaix, l’interview de Pierre Etaix

E comme En pleine forme

Fiche technique

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Ce court métrage est, à l’origine, l’une des séquences du long métrage Tant qu’on a la Santé dans sa version de 1965. En 1971, Pierre Etaix revient sur le montage de son film et extrait cette séquence qui devient le court métrage En Pleine Forme. En 2010, il décide de le présenter lors de la ressortie de ses films restaurés.

Genre : Fiction

Durée : 14′

Année : 2010

Pays : France

Réalisation : Pierre Etaix

Scénario : Pierre Etaix

Interprétation : Pierre Etaix, Jean Preston, Bocky, Randell, Roger Trapp, Robert Blome

Musique : Jean Paillaud, Luce Klein

Image: Jean Boffety

Montage : Henri Lanoë

Décors : Jacques D’ovidio

Son : Jean Bertrand

Articles associés : Le reportage sur les courts métrages de Pierre Etaix, l’interview de Pierre Etaix

H comme Heureux Anniversaire

Fiche technique

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Synopsis : Une jeune femme prépare la table pour fêter son anniversaire de mariage. Le mari se trouve coincé dans les encombrements parisiens. Les quelques arrêts pour les derniers achats ne font que le retarder davantage.

Genre : Fiction

Durée : 12′

Année : 1962

Réalisation : Pierre Etaix, Jean-Claude Carrière

Scénario : Pierre Etaix, Jean-Claude Carrière

Musique : Claude Stieremans

Images : Pierre Levent

Interprétation : Pierre Etaix, Robert Blome, Lucien Fregis, Laurence Lignières, Georges Loriot, Nono Zammit

Producteur : Pierre Etaix, Jean-Claude Carrière

Articles associés : Le reportage sur les courts métrages de Pierre Etaix, l’interview de Pierre Etaix

R comme Rupture

Fiche technique

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Synopsis : Un homme reçoit une lettre de rupture de sa bien-aimée qui lui renvoie sa photo déchiré. L’amoureux blessé décide de répondre à cette missive. Stylo à encre, porte-plume, table de travail, timbres-poste, papier et encrier deviennent diaboliquement récalcitrants et comble de malheur, le jeune homme se retrouve éjecté par la fenêtre de son fauteuil à bascule.

Genre : Fiction

Durée : 11′

Pays : France

Année : 1961

Réalisation : Pierre Etaix, Jean Claude Carrière

Scénario : Pierre Etaix, Jean-Claude Carrière

Avec : Pierre Etaix, Anny Elsen, Anne-Marie Royer

Musique : Jean Paillaud

Images : Pierre Levent

Articles associés : Le reportage sur les courts métrages de Pierre Etaix, l’interview de Pierre Etaix

Le mystère de Pierre

Pour parler de Pierre Etaix, peut-être faut-il (ré)introduire le personnage lui-même. Pierre Etaix s’inspire et inspire. Clown, comique visuel, il a joué ou est apparu dans les films des autres (« Pickpocket » de Bresson, « Les clowns » de Fellini, « Max mon amour » d’Oshima, …) et dans les siens, travaillé avec Jacques Tati (il a dessiné, a créé des gags et été assistant-réalisateur sur « Mon oncle »), joué avec les sons, et développé un cinéma poétique teinté de burlesque (à moins que ce ne soit l’inverse) dont l’exploitation s’est étonnement interrompue dans les années 1990.

Courant 2010, pourtant, une nouvelle tomba comme une mouche dans la soupe : les films de Pierre Etaix, tout juste restaurés, allaient à nouveau être projetés comme il y a vingt ans. Pendant de nombreuses années, un sombre et complexe bordel juridique avait en effet rendu ses films invisibles et bloqué leur ressortie. Pour voir des Etaix, il fallait emprunter des vieilles K7 vidéo édentées dans les ciné-clubs universitaires ou compter sur les hasards de programmation d’une quelconque cinémathèque.

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Certains connaissent Pierre Etaix, d’autres l’ont découvert récemment : ses films sont sortis en salle cet été et en DVD cet automne. Au cinéma, les longs (« Le Soupirant », « Le Grand Amour », « Yoyo », « Pays de Cocagne », « Tant qu’on a la santé ») étaient précédés d’un court ( « Rupture », « Heureux anniversaire », « En pleine forme ») également repris dans le coffret consacré au dernier représentant vivant de l’humour burlesque.

Depuis l’annonce de son grand retour, Etaix a enchaîné les rendez-vous publics, les séances spéciales et les interviews. La presse a beaucoup évoqué l’imbroglio juridique, le lien spécifique du réalisateur avec le cirque et les planches, le charme de ses longs métrages, la collaboration avec Jean-Claude Carrière, son co-scéariste, et celle avec Jacques Tati. Elle a par contre moins parlé des courts d’Etaix, précurseurs de son style absolument propre.

Ce que l’on sait moins au sujet d’Etaix, c’est que sa filmographie compte en réalité plus que trois courts. Sur le tournage de « Mon oncle », Etaix rencontra Louis Dolivet, producteur à la Gray Film, qui l’incita à se mettre à la réalisation d’un court métrage. Cela déboucha sur « Le petit citoyen », un essai qui ne fut jamais montré. Par la suite, Etaix entama une collaboration avec Jean-Claude Carrière dans un film en 8 mm auquel il donna le même titre et dont les gags allaient influencer son premier long métrage « Le Soupirant ».

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À l’époque, Etaix n’arrivait pas à convaincre le producteur Paul Claudon de financer « Le Soupirant » malgré les prix glanés par ses deux premiers courts, « Rupture », lauréat du Prix FIPRESCI à Mannheim et Grand Prix du Festival Oberhausen, et « Heureux anniversaire », Grand Prix du Festival Oberhausen, Meilleur court au British Film Academy de Londres et Oscar du meilleur court métrage à Hollywood en 63. Comme quoi, les honneurs et les statuettes ne garantissent pas toujours l’accès au cinéma long.

Pour poursuivre sur sa lancée, Etaix imagina alors son film comme une succession de séquences, de courts même, qui aboutit finalement à un format long pour faciliter le montage financier du film. Par la suite, Etaix extraira même une séquence de « Tant qu’on a la Santé », un autre long, qui deviendra un court à part entière, « En pleine forme », et qui figurera dans les films restaurés et ressortis en 2010. Là aussi, une scène, coupée au demeurant, représenta un court.

 

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Bien plus tard, en 78, après avoir fait plusieurs longs, Etaix revint à la forme courte avec « Reprise », un pilote réalisé pour la télévision qui ne trouva pas acquéreur. Et dix ans plus tard, il tourna en images de synthèse « Rêve d’artiste, ou le cauchemar de Méliès » pour la Sept (pré-Arte) pour une soirée thématique sur le magicien des premiers temps, Georges Méliès.

Etaix aura donc réalisé six courts métrages, or les ressorties officielles n’en ont mis que trois en avant : « Rupture », « Heureux anniversaire », et « En pleine forme ». A y regarder de plus près, la commande pour la Sept réalisée en hommage à Méliès figure quand même sur le coffret Arte. Cela n’explique pas pour autant ce que sont devenus ses deux autres courts, « Le petit citoyen » et « Reprise ». Sont-ils perdus, invisibles, oubliés, inmontrables ? Mystère et boule de pomme.

Katia Bayer

« L’intégrale Pierre Etaix » : coffret 5 DVD – Éditions Arte Vidéo

Consulter les fiches techniques de « Rupture », « Heureux anniversaire », et « En pleine forme »

Articles associés : la critique des films de Pierre Etaix, l’interview de Pierre Etaix

Festival de Vendôme 2010

Retrouvez dans notre focus :

–  Le palmarès 2010

L’interview de Julien Hallard

La critique de « Cheveu » de Julien Hallard

L’interview d’Anthony Quéré, réalisateur de « Dounouia, la vie »

La critique de « Centipède Sun » de Mihai Grecu

L’interview de Mihai Grecu

L’interview de Pierre Etaix

La critique des films de Pierre Etaix

Le reportage sur les courts métrages de Pierre Etaix

Vendôme, la compétition nationale

Vendôme, la compétition européenne

Plus nos précédents articles en lien avec le festival..

La critique de « Dounouia, la vie » de Olivier Broudeur et Anthony Quéré

La critique d' »Aglaée » de Rudi Rosenberg

La critique de « Vasco » de Sébastien Laudenbach

La critique de « Monsieur l’abbé » de Blandine Lenoir

La critique de « Nuit blanche » de Samuel Tillman

La critique de « A family portrait » de Joseph Pierce

La critique de « Pour toi je ferai bataille » de Rachel Lang

César 2011 : Projection des courts métrages (pré)sélectionnés

Programme détaillé

Samedi 4 décembre 2010 : Sélection Officielle César du Court Métrage 2011 – 1ere partie, de 10h00 à 13h00

8 et des Poussières – Laurent Teyssier / 23 min
C’est plutôt genre Johnny Walker – Olivier Babinet/ 28 min
Chienne d’histoire – Serge Avedikian / 15 min
Enterrez nos chiens – Frédéric Serve / 50 min
La République – Nicolas Pariser / 35 min 58 s
L’Homme à la Gordini – Jean-Christophe Lie / 10 min
Logorama – H5 / 16 min 5 s

Samedi 11 décembre 2010 : Sélection Officielle César du Court Métrage 2011 – 2e partie, de 10h00 à 13h00

La guitare de diamants – Frank Beauvais / 55 min
Monsieur l’Abbé – Blandine Lenoir / 35 min 17 s
Petit tailleur – Louis Garrel / 44 min
Un transport en commun – Dyana Gaye / 48 min
Une pute et un poussin – Clément Michel / 15 min

Samedi 18 décembre 2010 : Préselection Court Métrage César du Film d’Animation 2011, de 10h00 à 12h00

Chienne d’histoire – Serge Avedikian / 15 min
L’homme à la Gordini – Jean Christophe Lie / 10 min
La femme squelette – Sarah Van Den Boom / 9 min 7 s
Logorama – H5 / 16 min 5 s
Love Patate – Gilles Cuvelier / 13 min 12 s
Matières à rêver – Florence Miailhe / 6 min
Mémoire fossile – Anne-Laure Totaro, Arnaud Demuynck / 10 min

Cinéma Balzac : 1 Rue Balzac – 75008 Paris

Festival de Clermont-Ferrand, la compét’ nationale

– À cor et à cri de Brice Pancot

– L’ Accordeur d’Olivier Treiner

Aglaée de Rudi Rosenberg

– L’ Amour-propre de Nicolas Silhol

– Anne et les tremblements de Solveig Anspach

– Au bord du monde de Hervé Coqueret, Cécile Bicler

– Branque brol tambours d’Aurélien Breton, Lionel Brouyère, Caroline Gasnier M., Benoît Leleu

– Chair disparue de Pascal Mieszala

– Checkpoint de Ruben Amar

– Chef d’oeuvre ? de Luc Moullet

– Chernokids de Matthieu Bernadat, Nils Boussuge, Florence Ciuccoli, Clément Deltour, Marion Petegnief

– Chroniques du pont de Hefang Wei

– Le Cirque de Nicolas Brault

– Coloscopia de Benoit Forgeard

– Le Costume en partage de Mathias Desmarres

Coucou-les-Nuages de Vincent Cardona

– La Dame au chien de Damien Manivel

– Dans la jungle des villes de Denis Eyriey, Stéphane Demoustier

– Diane Wellington d’Arnaud des Pallières

– Dr Nazi de Joan Chemla

– Enfant de Yak de Christophe Boula

– Far From Manhattan de Jacky Goldberg

– La Femme à cordes de Vladimir Mavounia-Kouka

– La Femme du lac de Mathilde Philippon-Aginski

– La Fille de l’homme de Manuel Schapira

– Françoise d’Elsa Duhamel

– La Grande Muraille de Qin de Khalil Cherti

– Hurlement d’un poisson de Sébastien Carfora

– J’aurais pu être une pute de Baya Kasmi

– Je vais à Disneyland d’Antoine Blandin

– Jéricho de Tamara Erde

– Kataï de Claire Doyon

– Love Patate de Gilles Cuvelier

– M’échapper de son regard de Chen Chen

– Manu de Jérémie Elkaïm

– Le Meilleur ami de l’homme de Vincent Mariette

– Miss Daisy Cutter de Laen Sanches

Monsieur l’Abbé de Blandine Lenoir

– Moonlight Lover de Guilhem Amesland

– Nuisible(s) d’Erick Hupin, Hans Baldzuhn, Pierre Nahoum, Baptiste Ode, Philippe Puech

– Opale Plage de Marie-Eve de Grave

– Pandore de Virgil Vernier

– Paris-Shanghai de Thomas Cailley

Petit Tailleur de Louis Garrel

– Le Piano de Lévon Minasian

– Red Balloon d’Alexis Wajsbrot, Damien Mace

– Rubika de Claire Baudean, Ludovic Habas, Mickaël Krebs, Julien Legay, Chao Ma, Florent Rousseau, Caroline Roux, Margaux Vaxelaire

– Shadows of Silence de Pradeepan Raveendran

– Siggil de Rémi Mazet

– Smoking et trompette de Raphaël Potier

– Sortie de route de Jonathan Hazan

– The Strange Ones de Lauren Wolkstein, Christopher Radcliff

– Sur la tête de Bertha Boxcar d’Angela Terrail, Soufiane Adel

– Telegraphics d’Antoine Delacharlery, Lena Schneider, Léopold Parent, Thomas Thibault

– Terrains glissants de François Vogel

– Tomatl : chronique de la fin d’un monde de Luis Briceno

– Tremblay-en-France de Vincent Vizioz

– Un homme debout de Foued Mansour

– Un juego de ninos de Jacques Toulemonde Vidal

– Un Mardi de Sabine El Chamaa

– Un nuevo baile de Nicolas Lasnibat

Vasco de Sébastien Laudenbach

– Ya Basta de Gustave Kervern, Sébastien Rost

Festival d’Angers, appel à candidature

Ouverte à tous et sans thème imposé, la compétition récompensera le meilleur premier film (de fiction, d’animation ou documentaire) entièrement réalisé en 3D Relief.

• Sont acceptés :
– les premiers courts métrages ou films d’école réalisés en 3D native (et non 3D recréé)
– produits ou coproduits majoritairement en Europe
– d’une durée inférieure à 30 minutes

• Pour participer à la présélection, envoyez votre film au format Windows Media Vidéo 9 (WMV9) ou MPEG-4, en multiview, side by side intégrant vue gauche et vue droite.
– date limite d’inscription : 7 décembre 2010
– annonce de la sélection : mi-décembre 2010

• Envoyez votre film accompagné du formulaire d’inscription téléchargeable ci-dessous à l’adresse suivante :
Festival Premier Plans
9 rue Claveau – BP 82 214
49022 Angers cedex 02 – France

téléchargez le règlement
download the regulation
téléchargez le dossier d’inscription / download the application form

Eve-Laure Avigdor : « Le court est un espace important et singulier qu’il faut préserver »

Chargée du créneau court métrage à la Commission de sélection des films et membre du jury officiel à Media 10-10, Eve-Laure Avigdor nous fait état de la situation du cinéma bref en Belgique francophone.

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En quoi consiste ta fonction au sein de la Commission de sélection des films?

La Commission de sélection des films est un secrétariat au sein du Centre du cinéma qui gère tout l’aspect administratif des demandes d’aide à la production, à la finition, à l’écriture ou au développement pour les documentaires. C’est une commission composée de professionnels du secteur. On y trouve une section long-métrage, documentaire et court métrage. Moi, je suis responsable du court. Je m’occupe concrètement de toute l’organisation, de la réception des dossiers à l’étude de leur recevabilité. Je suis en contact avec les professionnels d’un côté et les membres qui siègent, de l’autre. Donc, j’assiste à toutes les réunions, je prends note de ce qui se dit sur chaque projet et je rédige l’avis envoyé à la Ministre de la Culture pour approbation tout comme je rédige les retours aux demandeurs.

Quels sont les critères de recevabilité d’un dossier ?

Les règles de recevabilité sont différentes pour chaque créneau. Pour le court, il s’agit surtout de vérifier que tous les éléments obligatoires figurent au dossier. Par exemple, le demandeur doit être une société de production qui peut être une ASBL [association sans but lucratif] mais qui doit avoir pour objet principal la production audio-visuelle. Il y a aussi des critères de budget. Je vérifie qu’il y a une certaine cohérence entre le budget prévisionnel et le plan de financement. S’il y a des contradictions, je le signale au producteur avant que le projet soit étudié.

D’après les projets reçus en général, quelles seraient les forces et les faiblesses des courts métrages produits en Communauté française ?

En ce qui concerne les scénarios présentés, je suis toujours étonnée de constater la grande diversité. Il y a énormément de films de genre, des films noirs, des films d’horreur, de zombies, plus fantastiques ou des comédies. Et ça c’est une force, je trouve. Parce que je sais que parfois des jeunes m’appellent et me demandent s’ils peuvent remettre une comédie parce qu’on leur a dit que ça ne servait à rien, qu’à la Communauté française, on n’aimait pas ce genre là et qu’il fallait faire du film social. La faiblesse serait donc de se confiner à un genre pour plaire à la Commission.

Comment expliques-tu dans ce cas que la diversité de départ ne se retrouve pas nécessairement dans les films produits ?

Je trouve qu’elle s’y retrouve quand même un peu. Il y a par exemple des comédies ou des films de zombies qui sont aidés. Ce n’est peut-être pas la majorité mais on ne peut pas dire qu’on n’en aide pas. Si un film est refusé, c’est peut-être aussi parce qu’il comporte des faiblesses, parce qu’il n’est pas assez travaillé, indépendamment de son genre. Il y a des films très cyniques qui sont aidés, j’en ai vu à Media 10-10.

Pendant le Festival du court métrage de Bruxelles, s’est tenue une table ronde sur le court métrage. La deuxième partie s’est déroulée dans le cadre de Media 10-10. Quels sont les changements fondamentaux apportés dans le domaine de la production, de la promotion et de la diffusion du court métrage ?

On a décidé de la mise en place d’une table ronde dans le but de donner la parole à tous les intervenants. Parce que l’on s’est rendu compte que le secteur du court était très diversifié et qu’il n’était pas ou peu représenté, on a ressenti la nécessité d’une réflexion continuelle sur les choses, une consultation plus large. C’est la raison pour laquelle on a lancé l’idée de la table ronde. Et par rapport à la Commission, une des principales choses qui est revenue, c’est l’ouverture au minoritaire. Donc maintenant, des producteurs belges ont la possibilité de demander de l’argent pour des films pour lesquels ils sont minoritaires du point de vue de la production. Ils peuvent, pour un film belge réalisé par un auteur belge, envisager que leur part financière soit minoritaire et ils peuvent aussi demander une aide pour un film français par exemple ou italien parce qu’ils peuvent être engagés dans un projet qu’ils n’ont pas initié. Ce qui leur permet de boucler des projets à eux et d’être sur des projets culturellement intéressants. Cela permet aussi de donner une réciprocité à des producteurs qui à l’étranger font la même chose pour eux. Le but est de s’ouvrir à l’étranger tout en préservant la production belge. Cette nouvelle réglementation, qui est un peu calquée sur celle du long, donne une nouvelle définition d’un majoritaire et d’un minoritaire basée sur des critères culturels et non plus sur des critères économiques.

Ensuite, il y a d’autres changements liés à cette ouverture. Par exemple, la Commission exige qu’après avoir déposé un projet minoritaire, le producteur ne peut déposer qu’un projet majoritaire, elle exige aussi un minimum de financements acquis. Il y a deux autres changements qui concernent l’augmentation de la durée de mise en production des films, allongée à 2 ans comme c’est le cas pour le long ou le documentaire, et la nécessité pour un producteur de fournir plus d’informations et de renseignements sur les droits d’auteurs, sur leurs contrats. Dorénavant, ce sera un des critères de recevabilité. L’idée est bien évidemment de protéger les auteurs et de leur faire prendre conscience qu’ils ont quelque chose à défendre.

Ces changements concernent davantage la production. Qu’en est-il de la promotion et de la diffusion?

Je trouve qu’avec l’ouverture au minoritaire, le fait d’être en coproduction internationale pour un court métrage belge ouvre une part de marché de diffusion énorme. Quant à la promotion, les discussions ne sont pas encore actées.

media10-10-2010

En tant que membre du jury à Media 10-10, tu as été amenée à voir des films que tu avais vus au début de leur création, à l’état de scénario. Comment reçois-tu leur évolution ? Juges-tu ces films de la même façon ?

C’est très enrichissant pour moi et c’est la raison pour laquelle, même en dehors des festivals où je suis jury, j’essaye de voir le plus souvent les films qu’on a aidés ou pas. Puisque je lis quand même énormément de scénarios. Il y a des films qu’on n’aide pas forcément mais qui se font et je suis toujours curieuse de les voir. Parfois, je retrouve les faiblesses qui étaient à l’écriture alors qu’à d’autres moments, il y a de bonnes surprises. Des projets qui semblaient un peu faibles où les éléments ne transparaissaient pas forcément à l’écrit, se font quand même et je constate que les réalisateurs ont bien fait d’être tenaces et d’aller jusqu’au bout. Mais il est certain que c’est un peu perturbant en tant que jurée de voir les films quand on a lu le scénario et les notes d’intention.

Cela te rend-tu plus exigeante vis-à-vis de ces films ?

Oui, certainement mais pas plus exigeante dans un sens d’excellence. Je pense effectivement que ça modifie mes attentes d’un film. Quand il s’agit d’un film dont je n’ai pas lu le projet, je n’en attends pas forcément quelque chose. Je le vois et je le reçois avec ma sensibilité, mon parcours, ma connaissance et mes goûts. Alors que les films que j’ai vu passer, je ne les regarde pas de la même façon. Mais pour le jury, je vote vraiment en mon âme et conscience.

Par rapport à la programmation dans l’ensemble, qu’as-tu pensé de la sélection ?

Je t’avoue que j’ai trouvé la sélection inégale dans le sens où il y avait quelques très bons films, des incontournables que l’on voit partout et des films moins bons. C’est peut-être dû au fait qu’il y avait énormément de films de fin d’études pour lesquels je trouvais que c’était un peu injuste de se retrouver à concourir aux côtés de films de bien meilleure qualité. Je ne dis pas qu’un film de fin d’études ne peut pas se retrouver en compétition, on en a primé d’ailleurs, mais j’ai parfois eu l’impression qu’il y avait des exercices plus que des films.

Comment perçois-tu l’avenir du court métrage ?

Moi, j’y crois vraiment. Mais je pense qu’il faut davantage de gens qui y croient. Je pense que le court est un espace important et singulier qu’il faut préserver. Et je n’ai pas l’impression qu’en Belgique francophone on ait tout essayé en termes de diffusion. Même s’il y a des initiatives qui existent, je pense qu’il y a des choses qui peuvent être amplifiées. Si on veut que les gens se déplacent et paient pour voir des courts métrages, ce serait bien que le peu de films qu’ils voient avant les longs soient de qualité et pas coupés ou massacrés parce qu’ils sont passés lumières allumées. Ce serait peut-être bien que, dans les écoles, on voie des films de qualité. Je trouve que le court métrage est un très bon outil pour l’éducation à l’image. S’il y avait ce travail là, les gens sauraient ce que c’est qu’un court métrage et ne se demanderaient pas ce que c’est que cet obscur film qu’ils ont vu par hasard.

Propos recueillis par Marie Bergeret

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