Notre septième édition approche à grands pas : le Festival Format Court aura lieu du 8 au 12 avril prochain au Studio des Ursulines (Paris 5). Voici la composition de notre jury professionnel qui évaluera les 23 films en compétition.

Valéry Carnoy est un jeune réalisateur belge formé à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) à Bruxelles, après un premier cursus en psychologie sociale et interculturelle à l’Université Libre de Bruxelles. En 2019, il termine son film de fin d’études Ma planète, sélectionné dans plus de 80 festivals internationaux (Regard, Brest, Camerimage, Flickerfest, Leeds, Leuven, Tokyo…). Le film remporte notamment le Prix du Meilleur Film au Festival Black Nights de Tallinn. En 2021, il réalise Titan, qui lui vaut le Grand Prix National au Brussels Short Film Festival ainsi qu’une trentaine d’autres prix (Rhode Island, Busan Short, Oberhausen, Tirana…). Le film est également sélectionné aux César et dans plusieurs festivals internationaux prestigieux (Clermont-Ferrand, Molodist, Interfilm Berlin, Message to Man, Regard, Odense, Palm Springs, São Paulo…). En 2024, il tourne son premier long métrage, La danse des renards. Le film est sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes du 78ᵉ Festival de Cannes, où il reçoit le Prix Europa Cinemas du Meilleur Film Européen ainsi que le Prix SACD du Meilleur Film Français.

Bella Kim est une actrice et mannequin coréenne basée à Paris, où elle vit depuis 2015. Elle a fait ses débuts dans Hiver à Sokcho, le premier long-métrage de Koya Kamura. Le film a été sélectionné en compétition au TIFF (Toronto), à San Sebastián (Espagne) et dans plusieurs festivals internationaux. Elle fait partie des révélations féminines aux César 2026 et a également été nommée en tant que meilleure actrice en Malaisie en 2025. Parallèlement, elle travaille comme mannequin depuis huit ans et a collaboré avec des maisons telles qu’Hermès, Gucci, Lancôme ou Isabel Marant. Ses études du marché de l’art ont nourri sa vision artistique. Elle parle quatre langues : le coréen, le français, l’anglais et le japonais.

Jérémie Attard est un directeur de la photographie français originaire de Toulouse. Passionné de cinéma dès l’enfance grâce aux courts-métrages amateurs réalisés par son père, il suit une formation audiovisuelle avec un BTS au lycée des Arènes de Toulouse puis un master en cinéma à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Après plusieurs stages, notamment auprès du chef opérateur américain Sean Price Williams, il rejoint l’équipe de Marco Graziaplena comme premier assistant caméra sur Mektoub, My Love : Canto Uno d’Abdellatif Kechiche, avant d’être cadreur sur Mektoub, My Love : Intermezzo. Il signe ensuite la photographie de Tu mérites un amour d’Hafsia Herzi (Cannes 2019), de Seize Printemps de Suzanne Lindon et de Bonne Mère (Un Certain Regard, Cannes 2021), puis de L’Enfant du Paradis de Salim Kechiouche. En 2025, il est le directeur de la photographie de La Petite Dernière d’Hafsia Herzi, récompensé par la Queer Palm et le prix Louis-Delluc du meilleur film français.

Fanny Martin est monteuse pour le cinéma et la télévision. Formée au BTS Audiovisuel Jacques Prévert à Boulogne-Billancourt, elle développe depuis plusieurs années une pratique exigeante, au croisement du réalisme sonore et d’une approche plus sensorielle du son.Elle collabore aussi bien à des séries reconnues — Engrenages, Baron Noir, En thérapie — qu’à des films d’auteur. Elle a ainsi travaillé avec des cinéastes tels que Claire Burger (C’est ça l’amour, Langue étrangère), Samuel Theis (Petite nature), Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel (Somniloquies), Sébastien Lifshitz (Adolescentes, Casa Susanna), Catherine Corsini (La fracture, Le retour), Marie Amachoukeli (Ama Gloria), Justine Triet (Anatomie d’une chute), Amélie Bonnin (Partir un jour) ou encore Arthur Harari (L’Inconnue). En 2023, elle compose également la musique du film Ama Gloria de Marie Amachoukeli, élargissant ainsi son champ de création à la composition. Parallèlement à son travail pour le cinéma, elle conçoit des créations sonores pour la danse et le théâtre, explorant les liens entre narration, espace et perception sonore.

Arrivé à Paris en 2010, Juan-Carlos Salazar commence sa carrière dans la régie théâtrale avant de se tourner vers l’exploitation cinématographique au sein de salles d’art et essai. Aujourd’hui, il pilote la salle de cinéma du centre d’art contemporain du Jeu de Paume, où il orchestre à la fois la programmation et la gestion. Il y mêle films d’auteur, découvertes internationales et événements spéciaux, avec un goût prononcé pour l’innovation et un cinéma audacieux.

